Shri Buddha Puja, Birthday Puja of Lord Buddha

Brighton (England)

1983-05-26 Buddha Puja Talk, Brighton, UK, DP, 55' Download subtitles: EN,FR,LT,NL,PT,RO,ZH-HANS,ZH-HANTView subtitles: Add subtitles:
Download video (standard quality): Download video (full quality): View and download on Vimeo: View on Youku: Listen on Soundcloud: Download audio:
Transcribe/Translate/Verify using oTranscribe


Feedback
Share

Shri Buddha puja. Brighton (UK), 26 May 1983.

Aujourd’hui est un grand jour pour venir à Brighton car c’est le jour de la naissance de Bouddha. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Bouddha, du Seigneur Bouddha.

Vous avez tous entendu parler de Sa naissance et du fait que Sa Mère avait rêvé d’un éléphant, d’un grand éléphant blanc, avant la naissance de Bouddha. Et ensuite il fut prédit que : « Un enfant va naître dans votre famille et il sera soit un grand saint, soit un très grand roi. »

Comme en Sanskrit le terme ‘chakravarti’ veut dire ‘celui qui est le souverain du monde entier’, alors le père se tracassa et pensa qu’il devait impliquer ce fils dans la vie de famille, dans la vie matérielle, et il Lui procura tous les plaisirs de la vie. Aussi il Lui construisit un endroit très spécial, un magnifique palais pour y vivre et où il L’a marié à une jeune fille appelée Yashodhara qui était une très, très belle femme. Il Lui fournit tous les plaisirs de la vie, tout ce qui pouvait attirer ce garçon loin de l’ascétisme.
Vous connaissez également l’histoire, quand Il partit un jour sur la route, comment Il a découvert trois genres de personnes et comment Il a ressenti : « Pourquoi une personne devrait-elle devenir vieille ? Pourquoi une personne devrait-elle souffrir dans la vie ? Et pourquoi les gens devraient-ils mourir ? »

Ainsi toutes ces trois situations ont engendré une recherche en Lui-même. Et Il a commencé à essayer de comprendre pourquoi ces choses arrivent aux êtres humains. Sa recherche a commencé avec cela. Donc Il a atteint un point où Il ne pouvait plus supporter aucun confort ni tous les attachements procurés par Son père et dans lesquels Il se retrouvait empêtré. Il avait un fils du nom de Rahul et Il a abandonné ce fils et Son épouse pour la recherche de la vérité.

En fait Je dirais qu’Il a commencé par le mauvais bout dans Sa recherche de la vérité parce qu’Il voulait savoir pourquoi existent ces misères chez les êtres humains. Et Il commença alors depuis le collectif vers le centre.

Quand nous voyons ces misères tout autour de nous, beaucoup de gens l’ont constaté, alors on demande : « Qu’en est-il des autres ? Chacun va-t-il obtenir la Réalisation ? Chacun va-t-il L’avoir ? », vous voyez. Je sens que cela provient du fait d’avoir commencé par le mauvais bout parce que, avant tout, nous devons savoir : « Sommes-nous bien ? Sommes-nous parfaits ? Sommes-nous remplis de joie ? Avons-nous reçu la connaissance absolue ? » Si vous commencez à partir de ce point de vue [personnel], c’est toujours mieux.
Parce qu’Il a commencé à partir du mauvais bout en cherchant à enlever ces misères des gens à partir du collectif, Il a dû suivre un chemin très indirect.

Ainsi Il lut tous les livres, les Vedas et les autres. Il se rendit auprès de grands pandits et de tous les gens hautement cultivés. Il les rencontra pour leur demander la réponse à cette question : « Pourquoi existent ces trois états que sont le roga [la maladie] dans la santé ou ce misérable corps physique, ensuite la mort et puis la vieillesse. Il est allé questionner tellement de gens et ils répondirent : « Tu dois mourir parce que tu es né. » Ensuite ils dirent : « Tu dois devenir vieux parce que tu es né comme cela. Et tu dois souffrir parce que tu as commis des péchés. »

Il ne fut pas satisfait de cette réponse. Alors Il s’en alla chercher et chercher et chercher et alors Il Se sentit fatigué, absolument découragé.

Quand Il arriva dans un endroit appelé Gaya, très près de Patna – J’ai vu l’endroit et l’arbre – Il s’assit sous un banian où Il s’endormit car Il était si fatigué avec Sa recherche. Et, après Son sommeil, Il se leva et soudainement reçut Sa Réalisation. Alors Il pensa : « Tout ce théâtre est terminé. »

En fait Sa Mère Elle-même était l’Adi Shakti. Elle Lui donna naissance puis mourut juste après la naissance de l’enfant.

Et Il reçu donc la Réalisation !
Maintenant, au moment où Il a reçu la Réalisation, il n’y avait personne pour Lui dire ce que c’était, ce que cela signifie, ce qu’est la Réalisation. (Mère sourit.) Personne n’était là pour Lui expliquer ou parler avec Lui de quoi que ce soit qu’Il devait comprendre. Mais à cause de Sa formidable recherche et de Son désir si ardent, alors le Shuddha Ichcha, la Kundalini Elle-même, s’éleva. Mais bien évidemment l’Adi Shakti L’avait béni et Il reçut Sa Réalisation sous le banian.

En fait toute incarnation qui venait sur cette terre devait agir en premier selon samayachar, selon le moment, l’urgence du moment. Deuxièmement, le besoin de la venue de l’incarnation sur cette terre était tout d’abord créé chez les êtres humains.
Supposons ainsi qu’à un moment où il y avait trop de ritualisme, brahmanisme ou prêtrise et que les gens essayaient de ramener toute chose à ces rituels artificiels et tout cela, alors une incarnation devait venir sur cette terre pour corriger ces idées.

Comme Krishna qui vint à un moment où Il dit : « Ceci [cette vie] n’est que du leela [jeu]. » Il supprima le puja et tout le reste. Il dit : « Il n’y a rien à faire, aucun puja, rien. Nous devons juste avoir raas, c’est-à-dire vous réjouir de vous-même. Vous voyez, c’est juste un jeu qui est en train de se passer. » Donc Il apporta ce concept à cette époque dans la conscience de tout le monde que le monde entier est un leela, est un jeu provenant de la propre fantaisie de Dieu. Donc vous avez juste à vous en réjouir.

Et c’est ainsi qu’Il créa ce merveilleux festival de Holi que nous avons à Delhi. Je ne sais pas si l’un d’entre vous est allé là pour le Holi ? Non. Vous étiez là ? (Mère sourit.)

Un yogi : Il y a deux ans.

Shri Mataji : Non, mais cette fois-ci vous n’y étiez pas. Très bien. Vous pourriez recevoir des images de ça.

Très bien. Donc, de la même façon, quand Bouddha arriva, le premier problème fut qu’Il pensa que c’était mieux de ne pas parler de Dieu parce que, au cours de Sa recherche, chacun Lui donna la réponse que : « Oh, c’est Dieu qui fait cela, Il te punit. C’est Dieu qui te donne ce grand âge. C’est Dieu qui fait cela. Mais qu’est ce Dieu après tout ? Pourquoi fait-Il cela ? » Ils ajoutaient : « C’est mieux de demander à Dieu. Je veux dire, où est ce Dieu ? » Ainsi chacun blâmait Dieu pour tout comme d’habitude.

Même aujourd’hui on le fait. Ce n’est rien de si nouveau ni de si inhabituel, Je devrais dire. Donc : « Cela doit avoir été fait par Dieu. » Si vous coupez votre gorge : « Dieu a placé mon couteau dans ma main et Il m’a coupé la gorge ! » Donc, vous voyez, Il a pensé que ce serait mieux de ne pas parler de Dieu parce que tout le monde reporte tout sur Dieu.
Ensuite les gens qu’Il rencontra, dirent : « Maintenant, je suis devenu Dieu. » Il demanda : « Comment ? » Il répondit : « Je suis Dieu. » « Quoi ? Pourquoi ? » Parce qu’il pouvait hypnotiser les gens, il disait : « Je suis devenu Dieu. » Imaginez juste !

Donc Il a pensé que c’est très dangereux de parler de Dieu parce que les gens s’emparent de Dieu et L’utilisent dans leurs propres buts. Ils disent toujours : « Oh, voici ce que Dieu doit faire » et « C’est Dieu qui a fait ça » et « Je suis connecté à Dieu et Je le Lui dirai. »

Ainsi Il a eu peur de ça et Il s’est dit : « C’est mieux de ne pas parler de Dieu parce que cela place l’attention des gens sur le ritualisme, les choses artificielles, et ils construisent temples après temples et vont juste faire ces choses horribles que l’on ne devrait pas faire. »

Ainsi, si vous allez dans le Sud, vous trouverez dans les temples qu’ils rasent la tête des femmes. Ils les tonsurent complètement et elles doivent… Tout est pavé le long des côtés du mur, les murs du temple. Et les dames qui ont la tête rasée vont juste rouler le long des côtés, vous voyez. Elles doivent parfois rouler 1008 fois, imaginez ! Et on verse de l’eau sur elles, vous voyez. Dieu sait ce qu’est ce rituel, d’où il vient ! Ainsi les pauvres femmes continuent à rouler, rouler, rouler comme ça et quelqu’un verse tout le temps de l’eau sur elles, seau après seau. Son mari, son frère et eux tous les amènent l’une après l’autre, vous voyez. L’une a terminé, ensuite l’autre. (Mère fait le geste de verser de l’eau.) Pauvres dames qui roulent comme ça sur ce genre d’endroit pavé et fangeux. Je veux dire que J’ai été choquée quand J’ai vu cela. J’ai demandé : « Qu’est ceci ? » Et ensuite, plus tard, vous voyez, ils sont devenus modernes et ont donc commencé à vendre les cheveux à l’étranger. Tout cela est donc devenu une grande industrie à Madras, vous voyez. Les cheveux ont été transformés en ces coiffures ‘bouffantes’ et tout cela, comme vous l’appelez. (Rires.) Et ils les ont envoyés en Angleterre et à d’autres endroits.
Je veux dire ainsi qu’au nom de Dieu, des choses ridicules ont été faites, des choses vraiment ridicules. Donc Il a juste pensé que ce serait mieux de ne pas parler de Dieu et que la première étape serait la Réalisation du Soi.

Je dois dire que c’était un grand Sahaja Yogi parce qu’Il a dit : « Il n’y a rien à faire, ne parlez pas de Dieu ou de n’importe quoi d’autre. En premier, ayez votre Réalisation. » Ce fut la première condition : « Etablissez-La. A moins d’avoir établi votre Réalisation, il n’y a rien à faire. »

Ainsi Il a juste commencé Sa propre méthode pour propager le buddhi, la connaissance de Buddha, ou vous pouvez dire le Bouddhisme comme ils l’appellent. Bien sûr c’est devenu un « isme » par la suite.

Il a donc commencé tout cela avec l’idée que les gens devraient d’abord devenir ‘Buddha’. ‘Buddha’ signifie ‘réalisé’. ‘Buddha’ c’est ‘savoir’. Ainsi ‘Buddha’ signifie ‘la personne qui a su’, signifie ‘celui qui est une âme réalisée’.

Donc qu’a-t-il dit ? « Buddham sharanam gacchami », ‘Je m’incline’. Non, ‘Je m’en remets’. ‘Sharanam’ signifie ‘s’en remettre’. Je m’en remets ‘aux buddhas’ signifie ‘à tous les Sahaja Yogis’. Vous tous êtes des Buddhas parce que vous savez. Quand vous savez, vous êtes le Buddha.

Donc vous avez obtenu votre Réalisation sans aller dans tout ce non-sens de renonciation, de raser votre tête et de porter ce vêtement et tout cela. C’est un court-circuit ou un raccourci. Pourquoi ? Parce qu’Il avait commencé à l’autre bout [collectif]. Mais s’Il était directement parti de Lui-même, cela aurait été mieux. Vous voyez, Je vous explique comment c’est du côté pratique.
Supposons que vous vouliez réparer votre maison, alors vous devez avoir les outils pour cette maison. Mais supposons que vous vous préoccupiez de toutes les maisons du monde et que vous commenciez à les réparer, vous n’allez réparer ni les autres maisons, ni la vôtre. Donc, en premier, vous devez pratiquer sur vous-même, placer votre attention sur vous-même, vous voyez.

C’est aussi une méthode qui vous a empêché de voir le point important, de voir la réalité que, si ‘vous’ n’êtes pas bien, comment pouvez-vous améliorer le monde entier ? Donc quand votre attention se porte sur d’autres choses, vous devez savoir qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec vous avant tout et qui doit être corrigé.

Et voilà pourquoi cela Lui a pris tellement de temps à tourner, tourner et tourner. Il a dû abandonner Son épouse, Sa famille, tout, et obtenir la Réalisation. C’est parce qu’Il a tout abandonné, qu’Il a réalisé que c’est ‘Lui’ qui devait y arriver. C’était un chemin très détourné.

Mais vous, vous pouvez juste dire que : « Il n’existe rien. En premier, laissez-moi devenir bien [réalisé]. Cela, c’est sahaj [spontané]. »

Maintenant, ce qui est arrivé, c’est que c’est devenu une méthode pour les gens pour atteindre Dieu. Beaucoup de gens pensent que vous devez souffrir comme le Christ pour arriver à Dieu, que vous devez renoncer au monde puis atteindre Dieu.
En fait, renoncer au monde et tout cela n’est juste qu’un mythe. Comment allez-vous renoncer au monde ? C’est un mythe. A quoi renoncez-vous ? Je veux dire que, dans tous les cas, vous ne pouvez pas emporter ceci avec vous, le pouvez-vous ? Je veux dire, pouvez-vous-même transporter, Je dirais, même un fil ? Rien ! Quand vous venez au monde, vous venez comme cela, vous naissez avec les poings fermés. Quand vous vous en allez, vos mains sont ainsi, ouvertes ! Avez-vous jamais vu un corps mort ? Il a toujours ses mains comme ceci [ouvertes] : « Je ne prends rien. » Il s’en va juste comme cela [sans rien].

Ainsi vous ne prenez rien d’ici. Donc ce renoncement, ce : « Je renonce à ceci, je renonce à cela, je vais abandonner ceci, je vais abandonner mon épouse, je vais abandonner cela » n’a aucune signification car c’est un état d’esprit dans lequel votre être devient… Je ne connais pas le terme anglais pour cela : ‘qui n’est pas attaché à quelque chose’. Comment cela est-il appelé ? (Un yogi dit quelque chose.) Non, non, non. Vous voyez, n’importe quelle substance qui ne colle à rien, comme nous avons toutes sortes de plastiques collants.

Yogi : Non attaché, non attaché.

Shri Mataji : Non, mais avec cette qualité. Il y a une qualité du tempérament qui ne colle à rien. Cela ne colle à rien. Je veux dire que, vous le placez ici, cela va s’en aller. Vous pouvez dire le savon ou quelque chose dans ce genre-là.

Yogi : Comme le mercure, Mère.

Shri Mataji : Euh ?

Yogi : Comme le mercure, cela se répand juste.

Shri Mataji : Ah, comme le mercure. Mais le mercure également vous pouvez parfois lui appliquer de la chaleur. Mais ceci est quelque chose au-delà du mercure. C’est absolu, qui ne colle à rien, vous voyez. Nous devenons juste comme cela. Ou bien vous portez ce vêtement-ci, vous portez celui-là, vous avez ceci. D’accord? Jamais vous…
Le nom de la Déesse est Nirmama. Nirmama, cela signifie que, pour Elle, rien n’est Son bien propre, vous voyez. Elle ne s’attache à rien. Elle est dans tout mais Elle ne s’attache à rien.

Par exemple voyez maintenant la lumière ici, elle n’est attachée à rien, elle existe par elle-même. Elle ne s’attache à rien. Vous pouvez dire que ceci est la notion la plus proche : « Ne s’attache à rien » N’importe quoi essayant de s’y attacher, vous voyez, se fait brûler. C’est une bonne idée. (Rires.)

Donc voilà ce qu’il en est, c’est appelé une personne illuminée, qui ne s’attache à rien. Et n’importe quoi essayant de venir tout près, se fait brûler.

Donc une telle personne n’est attachée à rien mais il ne s’agit pas d’une chose mentale comme vous pourriez dire : « Oh, je ne suis pas attaché à vous. » Voyez, c’est très commun, spécialement dans ce pays : « Je te hais. » Mais vous ne pouvez haïr quiconque. Comment le pouvez-vous ? Ni non plus vous ne pouvez aimer quiconque car cet attachement ne peut pas vous donner ces deux qualités, vous voyez. Parce que vous êtes attaché à quelqu’un, vous dites que vous le haïssez, et simultanément vous aimez cette personne car ceci, ce sont les deux qualités d’attachement. Vous comprenez cela ? Donc une fois que vous avez de l’attachement, vous avez ces deux choses : à un moment vous haïssez, ensuite vous aimez, et vous ne savez pas ce qui vous arrive à vous-même. Mais cette attitude, cette qualité de l’esprit est telle qu’il s’agit soit de devenir mentalement attaché ou bien de devenir mentalement détaché. Mais en fait n’importe qui…
Disons que vous aimez beaucoup quelqu’un, maintenant vous n’allez même pas mourir ensemble quoi que vous puissiez essayer ! Vous ne pouvez pas mourir ensemble. Une personne doit mourir plus tôt, une autre doit mourir plus tard.

Ainsi la réponse à la question qu’Il posait : « Quelles sont les causes de toutes ces problèmes ? » fut celle-ci. Alors Il dit que c’est à cause du désir. A cause du désir humain, tous ces problèmes surviennent. Ainsi la mort, le vieil âge ou la maladie sont causés par le désir.

Voyons maintenant comment nous devrions Le comprendre dans le langage de Sahaja Yoga. Comme vous le savez, le désir est le côté gauche. Le côté gauche vous apporte la mort. Quand le côté gauche est très usé, vous obtenez la mort de façon ultime quand il est épuisé. Quand le côté gauche, le désir, est usé, vous devenez également malade. Et quand le côté gauche est trop utilisé, vous obtenez un âge avancé. Bien sûr le côté droit est celui qui opère cela mais le côté gauche est celui qui en est à l’origine. Si vous n’avez pas de désir, vous n’allez pas entrer dans le côté droit !
En premier il y a le désir. Le point de départ est le désir. Il a très bien atteint ce point mais Il n’a pas dit clairement ce que le terme ‘désir’ signifie.

‘Le désir’ signifie le côté gauche. Quand nous avons le pur désir qui est la Kundalini, alors toutes ces choses sont neutralisées. Quand la Kundalini s’élève, c’est-à-dire le pur désir, le désir réel, le seul désir, il vous donne l’absolu par lequel vous ne devenez pas vieux, vous ne mourez pas et vous ne devenez pas malade parce que vous avez atteint ce qui est éternel. Cela ne meurt pas. Vous devenez l’Esprit.

Quand vous désirez mourir, vous mourez. Quand vous désirez renaître, vous renaissez. Et vous possédez ce tempérament réalisé en vous. Cela ne meurt pas. C’est cela que vous emportez avec vous. En fait vous prenez votre Réalisation avec vous quand vous mourez.

Donc ce qu’Il a essayé de dire, c’était de construire cette attitude que nous ne devrions avoir aucun désir.
Maintenant vous voyez, parce que Son passage fut comme cela, d’aller de l’un à l’autre en abandonnant ce désir-ci, ce désir-là, celui-ci, celui-là, Il en vint finalement à la Kundalini.

Il y a un dicton : ‘Ya neti neti vachane nigamo avoochus’. Quand vous n’arrêtez pas de dire : « Pas ceci, pas ceci, pas ceci, pas ceci, pas ceci », alors vous en arrivez à un point où vous dites que ce qui reste ultimement, c’est le désir qui est le pur désir, le désir qui est la Kundalini.

Vous direz par exemple : « J’aurai une maison. Non, non, je n’aurai pas de maison, j’aurai une voiture. Non, non, pas de voiture. Non, j’aurai une épouse. Je ne regarderai aucune femme. Je n’aurai rien à faire avec cela. Je vais abandonner ceci, je vais abandonner cela, cela, cela et cela », jusqu’à ce que vous atteigniez un point où vous êtes à un point absolu et là vous réalisez que la Kundalini s’élève.

Mais Je pense que cela va trop loin. Pourquoi ne pas commencer avec l’élévation de la Kundalini ? C’est quelque chose de simple !
Donc Sahaja Yoga marche dans l’autre sens, c’est que vous faites mieux de commencer par la Kundalini et de neutraliser ainsi tout votre côté gauche. Vous voyez le point maintenant ?

C’est pourquoi Bouddha a toujours été considéré comme un athée. Mais Il ne l’était pas, Il n’était pas un athée. Mais, au point de vue stratégique, Lui et Mahavira étaient contemporains. Ils ont décidé : « Ne laissons pas n’importe où alentour le nom de Dieu parce que, une fois que vous commencez avec ce business Divin, de grandes philosophies sont construites et les gens commencent alors à s’en réclamer. » Je veux dire que cela devient ainsi. En fait quiconque lit la Gita, devient une sorte de Krishna. De la façon dont il parle, vous voyez, il devient Shri Krishna Lui-même. Je veux dire que les gens peuvent être choqués de la façon dont ils parlent. Je veux dire qu’ils sont Shri Krishna donnant un conseil à Arjuna, installés sur un char. Ils se comportent de cette façon, vous savez. Leur style est semblable à cela.

J’ai rencontré un gars appelé Chinmayanand et J’ai été étonnée, vous savez, de la façon dont il parlait. Cela M’a surpris. Je veux dire qu’il se comportait juste comme Shri Krishna – évidemment avec un aspect horrible – mais il pensait qu’il était Shri Krishna Lui-même, vous voyez.

Donc voilà l’identification qui a lieu avec les êtres humains quand ils commencent à parler à propos de Dieu ou de Ses façons d’agir ou autres.

Alors Il a dit : « Très bien, écartons cela. Parlons seulement de la Réalisation du Soi. C’est la première étape. » Et Mahavira S’est joint à Lui.

A ce moment ce fut d’une très grande aide pour tous les gens qui étaient pour le ritualisme, vous voyez. Vous savez, ils auraient dit : « C’est très difficile ».
L’Hindouisme est la chose la plus difficile. Vous devez jeûner le dimanche à cause du soleil, le lundi à cause de la lune, le mardi à cause de Mars. » Et cela continue sans cesse ainsi. Et quand vous nourrissez-vous ? (Rires.)

Si vous voulez atteindre Dieu, alors vous devez prendre votre bain à quatre heures du matin et faire ceci, faire cela, raser votre tête, et alors vous devenez un sanyasi [ascète] et vous ne pouvez pas manger ceci, cela, et vous ne pouvez pas faire cela. Les ritualistes ont commencé toutes ces choses.

Mais Il a senti que, en supposant que vous adoptiez le sanyasa [l’ascétisme], alors la moitié de vos désirs sont terminés. Vous êtes un sanyasi, vous faites le travail de Dieu et il n’est pas besoin d’avoir une famille ou n’importe quoi d’autre. Donc la moitié de vos désirs sont partis. Si vous avez une famille, alors vous désirez faire quelque chose pour la famille, vous devez vous occuper de votre famille et vous devez faire tout cela.

Mais Il n’a pas réalisé qu’Il était une âme réalisée et pas les autres. Vous voyez, si une âme réalisée fait cela, cela ne fait aucune différence pour lui qu’il ait une famille ou pas, cela ne fait aucune différence pour une âme réalisée parce qu’il n’est pas attaché.

Mais, pour une personne qui n’est pas une âme réalisée, supposons qu’il abandonne sa voiture et sa maison, qu’il aille dans les Himalayas. Là, que va-t-il faire ? Il va avoir une hutte et du barbelé tout autour. Ensuite il peut penser à une hutte dans le style géorgien, ou à une isba, car selon eux le style géorgien n’est pas prétentieux. Aussi nous pouvons avoir cela. Après tout nous sommes des sanyasis. (Rires.) C’est typique. Je vous le dis, toute notre mentalité occidentale se comporte de cette façon que, si vous voyez, nous devrions être modestes. ‘C’est très prétentieux’ est le terme qu’ils vont utiliser. Si vous placez même un petit : « Oh, c’est très prétentieux ! » Ils veulent que tout soit simple et débonnaire, vous voyez.
Mais qu’en est-il à l’intérieur ? C’est rempli avec quoi ? Tout est-il embouteillé avec toutes sortes de rhums, ceci, cela ? Mais l’extérieur doit être absolument doux. Et la nourriture ne devrait pas l’être [prétentieuse]. Si possible gardez-la juste dans sa forme naturelle, sinon n’ayez pas de goût là dedans. Ce devrait être si débonnaire que n’importe quel hôte qui vient chez vous, doive mourir de faim, vous voyez !

Toutes ces idées bizarres se sont engrangées avec cet ascétisme.

Ensuite nous avons d’autres gens comme les Shambalas qui vont maintenant dans le désert de Gobi, vous voyez. Ils ont pensé que ce désert n’était pas suffisant : « Allons dans le désert de Gobi ! » (Rires.) Ils vont donc maintenant dans le désert de Gobi.

Toutes ces idées absurdes proviennent du Bouddhisme et aussi du Jainisme.
Les Jainistes sont passés dans l’autre extrême avec le végétarisme, car Bouddha Lui-même n’était pas végétarien. Vous saviez cela ? Il n’était Lui-même pas un végétarien ni non plus Mahavira. Vous allez être surpris. Pour Eux, le végétarisme était une philosophie. Ce n’était pas une sorte de chose où vous ne mangez pas de viande et tout cela.

Car Bouddhla Lui-même est mort alors qu’Il se rendait chez un de Ses disciples qui était un shikari, un chasseur. Et ce chasseur avait tué un sanglier. Et il a dit que ce sanglier venait juste d’être tué et que cela prendrait du temps pour le cuire. Il était à moitié cuit, vous voyez. Je veux dire que Lui, étant un Indien, ne pouvait pas manger cette chose à moitié cuite et Il est tombé malade avec, Je pense, Son foie ou Il a eu un quelconque problème et Il est mort de cela. Je veux dire que Moi-même, Je ne peux pas manger de la nourriture à moitié cuite, vous voyez.

Maintenant ceci est à moitié cuit. De la nourriture à moitié cuite est une chose horrible. Mais nous la mangeons parce que ce n’est pas prétentieux, vous voyez, ou c’est une sorte de chose dont les gens ont idée que ce n’est pas [prétentieux], que c’est proche de la nature.

Voici ce qui se passe. Mais tout cela est délibéré [mental]. Vous êtes attaché à l’intérieur. A l’extérieur, si vous vous comportez comme cela [de façon non prétentieuse], vous n’allez pas le devenir.

C’est comme les hippies qui ont dans l’idée que, s’ils vivent comme des gens primitifs, alors ils deviennent primitifs. Vous ne le pouvez pas ! Votre cerveau est moderne. Juste en vivant comme cela, vous voyez, en portant une perruque comme un hippie, puis-Je devenir primitive ? Je ne le peux pas. Mon cerveau est moderne, vous voyez.

C’est ce que les gens ne comprennent pas, que nous sommes trop réfléchis et que toutes ces délibérations peuvent seulement être réduites si votre Soi vient dans votre attention. Sinon toutes celles-ci deviennent juste nos projections mentales.
Ainsi tout cet ascétisme et toutes ces idées sont apparus graduellement. De chacun d’Eux qui sont venus sur cette terre, les gens en ont réellement construit un beau gâchis.

Et ce gâchis à propos de Bouddha s’en est allé jusqu’à une telle extrémité que, si vous voyiez cela, vous seriez choqué. Cela s’est disséminé en beaucoup de formations. Mais J’ai entendu de Mon beau-fils qu’il est allé visiter certaines des caves où les premiers bouddhistes, les tout premiers bouddhistes ont vécu. Ils vivaient dans les caves parce qu’ils n’étaient pas supportés par les rois ou autres, aussi ils ont passé de mauvais moments et vivaient habituellement dans des caves. Et ce que Mon beau-fils M’a dit, c’est que, dans ces caves, il y avait des écrits en Sanscrit, en Pali et en Indien disant que c’est une survenance spontanée qui peut apporter la Réalisation du Soi. Il a photographié ces écrits. C’est donc parvenu jusqu’à nous. Vous voyez, ils étaient ainsi au courant de cela, de Sahaja Yoga. Ils étaient au courant à ce sujet.

Mais par la suite, comme toute religion qui est devenue un gâchis et toutes sortes de bizarreries, nous pouvons dire toutes sortes d’expressions bizarres, cela est advenu aussi au Bouddhisme. C’est devenu des Mahayan, Hinayan, toutes sortes de choses. Et l’un d’entre eux qui était appelé Viditama, est parti de l’Inde et s’est installé au Japon où il a commencé le système de religion Zen dans lequel il a conservé la survenance spontanée. Celui-là fut préservé. Un autre fut le style Lao Tsé qui ne parlait pas de Dieu et du Bouddha mais du Tao lui-même, l’énergie, ou nous pouvons dire de l’Adi Shakti.

Ainsi ces deux bonnes choses sont sorties de Lui. Tandis qu’ils faisaient des recherches au travers de l’histoire de Chine, ils découvrirent que l’Adi Shakti avait vécu là il y avait de nombreuses années en tant que Quan Yin. Et c’est ainsi que Quan Yin fut établie en tant que Déesse pour beaucoup de Bouddhistes.
En fait ensuite Bouddha aussi eu une autre forme parce qu’il y avait une grande concurrence entre l’Hindouisme – les Hindous de cette époque-là – et les Bouddhistes. Donc ils ont voulu former… Pour des gens ordinaires, c’est très difficile de comprendre la philosophie, donc ils ont pensé que nous devrions avoir le Bouddha exprimé comme Il avait été et comme Il sera. Donc ils ont formé leur, vous voyez comme vous dites c’est un maitreya qui est sur le point de devenir le futur Bouddha qui est le Bodhisattva, et ils ont commencé à faire Ses statues et tout cela.

Donc ils ont rendu Bouddha pareil à Dieu. Ils commencèrent à L’utiliser pour représenter le pouvoir divin, Lui procurant des formes et des objets. Et beaucoup de choses se sont passées comme cela.

Mais Bouddha Lui-même fut tellement effrayé de ce ritualisme, qu’ils disent qu’Il a indiqué : « Vous ne devriez rien vénérer, vous ne devriez construire aucun temple. » Alors, vous voyez, ils ont trouvé une échappatoire : « Si on ne peut pas construire des temples, alors nous allons construire des stupas. »

En fait, dans ces stupas, ils ont placé une dent du Bouddha – évidemment Je dois dire que c’était judicieux de le faire – mais évidemment Bouddha avait dit de ne pas le faire ! Et donc ils l’ont placée là. Et Il avait deux disciples appelés Sariputta et Moggallana. Ils étaient Ses très bons disciples et leurs os furent rassemblés après qu’ils aient été brûlés [après leur mort] et furent placés dans les stupas.

C’était vraiment judicieux de les placer là. Evidemment les os et toutes ces choses ne devraient pas être dérangés parce que ce n’est pas bon, cela crée un problème pour le corps. Si, finalement, ils les avaient placés là dans la Mère Terre, cela aurait été bien. Mais ils les ont placés dans des coffrets. Le premier coffret était en or, le second en argent, le troisième en fer, le quatrième en une sorte de bois pour momifier ces objets. Mais c’était une très mauvaise chose à faire car, si vous continuez à conserver ainsi des parties du corps de ces grands hommes, cela peut gêner leur renaissance ou leur corps s’ils désirent s’incarner à nouveau, vous voyez.
Leurs cheveux et leurs ongles cela va, mais vous ne devriez pas conserver des parties de leur corps comme cela. Et ce genre de chose procura d’autres idées insensées à des êtres humains horribles. Ce qu’ils firent, ils pensèrent que, si vous devez conserver des parties d’une personne divine qui était morte, pourquoi ne pas couper la main de quelqu’un et faire pareil.

Donc au Tibet et dans tous ces endroits, spécialement au Ladakh, vous voyez, ils prirent l’habitude de couper les mains des gens quand ils mouraient, faisaient de grands rituels pour le mort, et ensuite ils commençaient à s’approcher du mort. Ainsi ils commençaient à se mouvoir vers le côté gauche. La plupart des Bouddhistes se sont déplacés vers le côté gauche, ce qui était absolument proscrit par Bouddha car Il est sur le côté droit.

Il a dit : « Supprimez vos désirs. Faites les karmas sans désir. » Ceci était Son idée : « Activez votre côté droit sans aucun désir. » Voilà quelle était Sa philosophie.

Mais eux tous sont du côté gauche. Ils ont des désirs, non seulement des désirs mais tout ce qu’ils font, ils le font à partir de leurs désirs.
Les pires, c’est comme les Japonais. Ils pensent que vous pouvez commettre le suicide au nom de votre nation. Avec ce désir, ils vont se suicider. Pour sauver leur pays, ils peuvent se suicider. Je veux dire que c’est absurde.

Il a dit : « Tout ce que vous devez faire, faites-le sans désir », ce qui est une chose difficile pour les êtres humains. Combien agissent sans désir ? Tout ce que nous faisons, nous le faisons par désir. Même à un niveau plus subtil, même quand nous faisons un puja, nous le faisons pour que nos vibrations s’améliorent.

Pouvez-vous pensez à un état qui est absolument sans désir ? Seule Une Personne est comme cela ! Il n’y a aucun désir, Elle est sans désir. Toute cette chose est faite sans aucun désir. Ainsi il n’y a pas de désappointement, il n’y a pas de tristesse. Vous allez en Amérique en sachant que ça va être une expérience horrible. (Rires.) Mais c’est une farce. Vous y allez juste pour voir une farce. Sans aucun espoir, peut-être que cela peut réussir à être quelque chose d’extraordinaire, mais il ne faut pas avoir de désirs.

Voyez comme toute cette personnalité est sans désir que, même si Je dois désirer quelque chose, Je dois vous demander : « Ce serait mieux que vous désiriez », parce que J’ai perdu le sens du désir. J’ai dit de si nombreuses fois : « Vous feriez mieux de le faire pour Moi. » A moins que vous ne Me priiez, Je ne peux pas le faire. C’est pourquoi Je vous demande : « Ecrivez-Moi une lettre » parce que, vous voyez, Je ne peux pas désirer. Je ne peux réellement pas. Je ne fais rien. Cela se passe sans que Je ne fasse rien, alors pourquoi devrais-Je désirer ? Je ne fais vraiment rien !
Vous serez étonné de ce que Je ne fais rien, Je ne désire rien, rien du tout. Cela marche, Je regarde juste cela, et vous dites : « Mère, vous êtes en train de faire cela. » Et Je suis totalement étonnée. C’est le Tao. Si vous lisez à propos du Tao, il est dit qu’il ne fait rien mais que tout marche !

Donc voici ce qu’Il a dit – qui est totalement Sahaj – c’est que :  » ‘Vous’ devez être sans désir et tout faire, et ‘Lui’ est Celui qui contrôle notre ego » car, si vous n’avez pas de désir, vous n’allez pas non plus avoir d’ego !

L’ego se construit seulement quand vous avez un désir de faire quelque chose. Si vous le faites juste pour vous amuser, juste pour la joie, juste pour le faire, alors comment allez-vous construire l’ego ? Vous ne le pouvez pas.

C’est comme un artiste qui peint juste pour le plaisir et puis jette sa création. Créer juste pour le plaisir, c’est ce que Dieu est. Ce n’est pas avec le désir d’accomplir quelque chose. Je veux dire que le désir est si grossier, peut être extrêmement grossier. Il peut devenir plus subtil et plus subtil et plus subtil, c’est une bonne façon de faire. Mais il peut aussi être très, très grossier, comme certaines personnes qui peuvent croire que, vous voyez : « Je devrais peindre cela parce je vais en recevoir tellement d’argent » ou « Je peux le vendre à quelqu’un qui peut être le pire des hommes mais je le lui vendrai pour pouvoir obtenir plus d’argent. » C’est absolument le plus grossier de tout, vous voyez. Et vous pouvez aller vers les choses les plus insensées. Je veux dire, Je ne sais pas, mais il peut y avoir là des désirs encore pires que cela, il peut y en avoir beaucoup. Mais, en ce jour auspicieux, nous ne devrions pas penser à ceux pareils à ça qui sont là.
Mais le minimum du minimum, si vous venez au puja, faites le juste pour le plaisir de le faire, sans aucun désir, vraiment juste pour la joie. Je veux dire que nous faisons tellement de choses comme cela. Par exemple nous nous réjouissons juste de la compagnie des uns et des autres. Pensez seulement à cela.

Vous tous, les Sahaja Yogis, vous vous réjouissez de la compagnie des uns et des autres. Ceci pour quelle raison ? Pour rien du tout. Il n’y a rien là, vous vous en réjouissez juste sans aucun désir, juste pour le plaisir, un plaisir sain. Vous voyez, quand cette pureté survient dans notre tempérament de tout faire sans aucun désir, alors nous sommes libérés de notre ego.

Le Bouddha est alors éveillé en nous. Et voilà l’importance de Bouddha, c’est qu’Il s’est installé Lui-même dans une place qui est la plus difficile et qui se trouve sur le côté gauche de votre tête. (Mère touche le côté gauche de Son front.)

Vous savez, J’ai parfois vu que, chez certaines personnes, cela se projette d’ici jusqu’à cet endroit. (Mère touche Son front gauche jusqu’à Sa tempe gauche.) Ils ressentent une douleur terrible, vous savez, pour le retirer d’ici. Vous ne pouvez pas imaginer !

Donc ce point horrible qui est si bizarre, peut parfois gonfler comme cela, vous voyez, et il peut parfois percer au travers. C’est un point horrible que vous tous avez pas mal développé, vous voyez, et il prend forme de différentes façons et avec des méthodes différentes.
Pour [solutionner] cela, nous devons dire : “Buddham sharanam gacchami”, ce qui veut dire : « Nous nous en remettons nous-mêmes à Bouddha. »

Que dit-Il ensuite ? Le second point est très bien : “Sangham sharanam gacchami”, « Je m’en remets moi-même à la collectivité, sangham. » ‘Sangha’ est la collectivité. « Je m’en remets moi-même à la collectivité », alors l’ego diminue.

Avant tout, à Bouddha qui est assis là, qui est la Déité de l’illumination, vous dites : « Je m’en remets moi-même à Bouddha. » Ensuite vous dites : « Je m’en remets moi-même à la collectivité. » Les gens égoïstes ne peuvent pas s’en remettre ainsi. Donc, « Je m’en remets moi-même à la collectivité », alors nous disons : “Sangham sharanam gacchami.” En fait nous nous en remettons au Virata.

Quel est le troisième ? “Buddham sharanam gacchami, sangham sharanam gacchami.” Le troisième est : “Dhammam sharanam gacchami.” « Dhammam sharanam gacchami », ‘dhammam’ signifie ‘la religion’, ‘l’équilibre’. Je m’en remets moi-même à la religion qui en est l’essence [de l’équilibre]. Ou vous pouvez le dire dans un autre ordre : “Buddham sharanam gacchami, dhammam sharanam gacchami, sangham sharanam gacchami.” C’est tout. Si vous avez réussi cela, alors nous pouvons parler de Dieu, mais pas avant.

Donc ces trois points doivent être réussis. A la manière de Sahaja Yoga, on placerait cela ainsi.

Avant tout : « Dhammam sharanam gacchami », « Je m’en remets moi-même à mes vertus. » Tous les désirs peuvent être remis à votre vertu : « Est-ce vertueux d’agir ainsi ? » Vous pouvez le faire si vous êtes élevé de cette façon, alors vous n’allez seulement pas le faire, vous n’aurez aucun désir de faire quelque chose qui n’est pas vertueux ni juste. Vous n’allez juste pas le faire. Donc : « Dhammam sharanam gacchami. »

Ensuite vous devriez dire : « Buddham sharanam gacchami », ce qui signifie : « Je m’en remets moi-même à mon illumination. » M’en remettre moi-même à l’illumination, il s’agit de l’illumination que j’ai reçue de mon Esprit, c’est l’Esprit qui va me guider et non plus mes insensées tentations physiques, mentales et émotionnelles. Mais qu’est l’Esprit ?

Et troisièmement : « Sangham sharanam gacchami », « Je m’en remets à la collectivité, au tout, au Virata. »

Ceci est la façon dont nous devons y arriver.
Ainsi on en arrive finalement à atteindre le même point qui est : « Laissez-moi commencer à partir de moi-même. » Cela va de moi-même vers les autres et non pas des autres vers moi-même qui est pareil à traiter l’arbre depuis l’extérieur et non pas à partir des racines.

Mais Sahaja Yoga vous traite à partir des racines. En premier vous obtenez votre Réalisation, d’accord ? Ensuite apprenez comment vous en remettre vous-même à votre dharma. Ensuite vous devenez collectivement conscients. La collectivité est un tempérament, c’est avoir le sens du plaisir que vous avez à vivre dans la collectivité. Jusqu’à ce que vous ayez cela, vous n’avez pas réussi avec votre ego.

Donc Bouddha a joué un très grand rôle dans nos vies et Il est une très grande force puissante en nous. Je suis très heureuse que le Bouddha Jayanti soit tombé ici en Angleterre car, comme nous le disons, l’Angleterre est le cœur de l’univers. Cela n’a pas d’importance si Je le dis ici. Y a-t-il un Arabe ici ? (Rires.) Je ne voudrais contrarier aucun Arabe qui serait ici. (Rires.) Très bien. Et si c’est le cœur, tout ce que vous faites ici, va circuler dans l’univers entier.
Donc, si vous parvenez à conquérir votre ego ici, nous pouvons même conquérir l’ego de Mr. Reagan et de ces Russes. Nous pouvons gérer cela. Mais en premier, commencez ici. Cela va repartir dans l’autre sens, vous voyez. Maintenant ils vont devoir apprendre de vous et vous n’aurez plus a apprendre d’eux. Quand cela va marcher, vous allez être étonnés.

L’ego est le seul problème auquel Je fais face en approchant de leurs cœurs. Si l’ego est enlevé, tout ira très bien.

Donc, pour nous, le grand mantra est : “Buddham sharanam gacchami.“ Je pense que vous devez dire ces trois mantras chaque jour pour vous libérer de cet horrible ego.
Alors avez-vous des questions sur Bouddha ? Je viens d’en faire un résumé car l’histoire totale de Sa vie est très difficile.

(Pause – Shri Mataji frotte Ses mains.)

L’ego s’éloigne. Les Anglais sont des gens sages, des gens sains, et ils doivent comprendre ceci, que c’est très, très important qu’ils ne perdent pas ces qualités et devraient essayer d’établir leur illumination de façon à ce que cela circule.

Des questions ? Gavin m’a fait remarquer hier que c’est le Bouddha Jayanti. J’en suis très heureuse car, même si J’ai déjà parlé de Lui ailleurs, Je n’avais pas encore parlé de Bouddha en Angleterre.

(Pause – Shri Mataji continue à se frotter les mains.)

Et c’est pourquoi, vous voyez, Je porte maintenant un châle de Bouddha aujourd’hui car il suggère un mental détaché qui n’a pas de couleur. Et ainsi on peut avoir une personnalité qui n’a pas de couleur. Mais vous pouvez en avoir un avec des couleurs pour rendre les autres heureux !
Donc, quand vous êtes une âme réalisée, tout ce que vous faites est naturel, tout ce que vous faites. Si Je porte ceci maintenant, Je suis un Bouddha. Si Je l’enlève, alors Je suis l’Adi Shakti. Ce n’est pas du théâtre, c’est un fait.

Mais, si vous n’êtes pas une âme réalisée, avant cela, tout ce que vous faites est juste du théâtre. Par exemple, ceci est une chose artificielle. Je place Ma main là et rien ne va brûler. Mais si c’était réel, cela va vraiment brûler, quoi que Je puisse essayer. C’est comme cela.

Donc, si quelqu’un est une personne réelle, tout ce qu’il fait n’est pas du théâtre, c’est la réalité. C’est pour cela qu’ils disent : « Elle peut prendre cette forme-ci, Elle peut prendre cette forme-là. » Les gens ne comprennent pas comment une seule personne peut prendre tant de formes, mais Elle le peut. S’il s’agit de la réalité, c’est possible.

Comme la Mère Terre, Elle est une réalité, et la sève qui vient d’Elle prend tellement de formes. Voyez Son pouvoir : des fleurs, ce fruit, différentes couleurs, le parfum. Il y a tellement de choses et c’est une seule Mère Terre qui produit toutes ces choses car Elle est la réalité. La réalité en Elle peut le produire.
Ayons donc maintenant le puja. Et Il a dit aussi, en ce qui concerne les rituels, parce que la plupart d’entre eux n’étaient pas des âmes réalisées vous savez, que n’importe quel puja qu’ils faisaient, n’était pas réel. Cela n’était pas réel, n’avait pas de sens. Cela ne procurait aucun effet.

Voyez, vénérer une personne non réelle ou n’importe quelle déité non réelle, ou bien ces gens qui ne sont pas réels – Je veux dire qui ne sont pas des âmes réalisées – quelle est l’utilité d’avoir des gens non réalisés qui Me vénèrent ? Je veux dire que Je ne permettrais pas du tout à aucune personne non réalisée de Me vénérer.

Vous voyez Je dis toujours aux gens qu’à moins qu’ils soient des Sahaja Yogis parfaits – vous les reconnaissez car ce sont des gens biens – veuillez ne plus les amener au puja. C’est dérangeant pour Moi, bien plus que pour eux.

Vous voyez, ils se sentent également obligés comme si, vous voyez, ils M’obligeaient Moi. Ils pensent cela du fait qu’ils Me vénèrent, Je ne sais pas. Mais ils ne savent pas combien ils Me gênent en venant sans être réalisés. Donc ceux qui n’ont pas la Réalisation, sont vraiment dérangeants. Ils ne M’aident pas.

Donc le mythe qu’ont certaines personnes que, s’ils viennent à un puja avant la Réalisation, ils vont avoir cette Réalisation à ce moment-là, n’est pas vrai.
Vous ne devriez amener personne à un puja qui n’est pas une âme réalisée ou qui n’est pas un Sahaja Yogi. C’est dérangeant et cette personne aussi commence à douter de ceci et de cela. C’est mieux de ne pas faire une telle chose et également parce qu’une telle personne est à moitié convaincue. Il n’y a donc pas d’utilité de M’apporter des gâteaux à moitié cuits et aussi d’abîmer ce gâteau à moitié cuit de façon permanente. Car si vous faites sortir ce gâteau à moitié cuit, vous voyez, il est abîmé pour toujours. Je ne peux pas le manger ni vous ne pourrez le cuire à nouveau. Donc quelle est l’utilité d’amener quelqu’un qui est à moitié convaincu ? D’accord ? Que ce soit ainsi à partir de la prochaine fois.

Vous faites cela aussi par compassion. Je sais que vous le faites par compassion mais ce n’est pas sage. Cela ne M’aide pas ni n’aide les autres. D’accord ? Donc, à partir de la prochaine fois, également n’importe quand, vous devez faire passer une circulaire disant qu’à moins que vous soyez sûrs de la Réalisation de quelqu’un, qu’il a reçu sa Réalisation, vous ne devriez pas les appeler pour le puja. Ils ne sont bons ni à Mère, ni à eux-mêmes. Comme ils commencent, vous voyez, à douter ou autre, vous ne pouvez plus leur donner la Réalisation après cela, le pouvez-vous ? Vous vous souvenez de votre ami qui avait le même problème ? Qui était-il ? Nick ou autre.
Très bien. Donc maintenant, Gavin, vous pouvez faire le Ganesha Puja. Vous pouvez lire les noms de Ganesha. Je pense que ceux qui n’avaient pas lavé Mes pieds avant à Brighton, devraient venir. As-tu lavé Mes pieds ? Très bien, viens ici. Très bien, viens ici. Pouvez-vous mettre un essuie-mains ici ? J’ai gardé la serviette. Prenez-en une.

(Aux enfants qui Lui lavent les pieds) Vous devez frotter vos mains, pas Mes pieds, vous voyez.