PP Nœuds sur les trois canaux

London (England)

1978-10-02 Knots On The Three Channels, Caxton Hall, 91' Transcribe/Translate oTranscribe

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“Nœuds sur les trois canaux”, programme public, Caxton Hall, Londres (GB), 2 octobre 1978

FrTVD2019-0903

… [Le principe] de Brahma est là, c’est le principe de la partie qui pulse, de ce pouvoir en nous, que nous devons sentir et qui pulse en toute chose.

Cela se passe dans Sahaja Yoga, pas de doute, le fait que la Kundalini s’élève, mais ce n’est pas la fin de l’histoire car l’être humain est l’instrument dans lequel cette lumière s’est manifestée. Mais une fois qu’elle s’est manifestée, il n’est pas acquis qu’elle soit tout le temps en train de brûler correctement. Il est possible, tout-à-fait possible, que la lumière puisse sortir. Si un vent contraire s’élève, alors elle pourrait sortir. Elle peut aussi diminuer un peu en intensité, elle peut sortir en vacillant, elle peut s’amenuiser un petit peu. Car les êtres humains étant ce qu’ils sont, ils se sont empêtrés dans trois complications.

Dès qu’on devient un être humain, ces trois complications commencent en nous. Et à cause de ces trois complications, on doit savoir que, si on veut s’en sortir, on doit dénouer certains nœuds qui s’appellent granthis en sanscrit, qui vous apportent ce côté mensonger, le vitathat.

C’est ce côté mensonger qui nous fait penser que : « En ce monde, après tout, tout est science, tout est ce qu’on voit, et tout ce qui est au-delà… – toutes ces sortes de choses sont vraiment fausses car, à moins de s’élever dans la réalité, on y croit. Après tout, qu’est Dieu ? Et quels sont tous ces discours sur la religion ? Que dit-on sur le Christ ? Et que dit-on sur toutes ces choses ? »

Ainsi tous ces problèmes finissent par s’identifier à nous. On croit absolument à ces mensonges tout le temps.

Vous êtes davantage concernés par les mensonges que par la vérité même si vous vous inquiétez de la vérité. Si vous êtes nés avec une mentalité de chercheur, alors vous tentez de chercher et de penser à quelque chose qui est au-delà, vous tentez de comprendre qu’il doit y avoir quelque chose au-delà et que quelque chose doit se passer.

Mais vous êtes encore liés par ces trois complications dans la vie à cause desquelles nous acceptons le monde tel qu’il est parce que nous ne connaissons pas la réalité. Jusqu’à ce que nous pénétrions dans la réalité, nous ne savons même pas réellement ce qu’est la réalité, quelle est la substance de base de notre être, comment nous vivons, ce qu’est l’être subtil, quelle est notre manière de vivre et quel est notre but, ce que nous sommes censés accomplir. Toutes ces questions sont très vagues dans notre mental

Alors nous commençons à chercher ici et là, nous tournons en rond ici et là et nous tentons de trouver des réponses. Nous parlons aux gens, nous lisons des livres et spécialement des livres de philosophie, pour tenter de découvrir ce qu’il faut faire au sujet de la réalité, pourquoi sommes-nous attirés par cela, pourquoi ne sommes-nous pas heureux, pourquoi nous sentons-nous insatisfaits dans la vie, pourquoi recherchons-nous sans cesse quelque chose parfois et nous ne nous sentons pas comblés en nous-mêmes, et pourquoi ne comprenons-nous pas la signification de notre propre être, qu’est-ce qui nous pousse de la sorte.

Toutes ces questions nous viennent en tête.

(A part : Veuillez entrer.)

Elles nous viennent toutes en tête et nous commençons à chercher. Et en fait nos priorités, avant de chercher, sont très fausses car nous ne connaissons pas la réalité. Je veux dire que ce n’est pas de votre faute en soi si vous ne connaissez pas la réalité, et alors naturellement [vous vous trompez] …

Par exemple, en soi c’est très important pour quelqu’un d’attraper le train, de partir à temps est très important, ensuite c’est important d’avoir de l’argent et d’avoir une maison, puis c’est important d’avoir des enfants. Toutes ces choses deviennent beaucoup plus importantes qu’elles ne devraient l’être.

Car l’essentiel est de chercher à l’intérieur de soi. La question est : que devons-nous rechercher et qu’est-ce qui est si important à ce propos que toutes les écritures ont parlé de ceci que vous devez chercher en vous-même, que vous devez découvrir vous-même qui vous êtes.

Quelle en est la raison ? Pourquoi ont-ils tous été si insistants ? Ainsi, à moins que vous n’y entriez [dans la vérité], vous ne le saurez pas.

C’est un tel cercle vicieux à cause de ces trois complications que Je vous mentionnais.

Car si, comme cela a été décrit, votre Esprit est une personnalité absolument détachée, un être détaché qui n’est contaminé par rien, qui est absolument complet en lui-même, qui est joie, béatitude, vérité, où en sommes-nous alors ? Pourquoi sommes-nous dans une telle impression d’avoir quelque chose de très important pour nous dans notre vie, de très spécial pour nous ? Nous pensons : « Oh, ceci doit être fait. Je dois m’en assurer personnellement. Je dois faire ces choses. » Alors pourquoi, si cet Esprit est si puissant, alors quelle est cette complication ? Quelles complications avons-nous et comment nous en débarrasser ?

Au travers de votre évolution à partir du stade de l’amibe, on peut dire même à partir de ce qu’on appelle le jad, ce qui est absolument mort [inanimé], ce qui provient absolument du stade de la matière [inanimée] jusqu’à ce stade actuel, notre évolution a, d’une certaine manière, acquis énormément de détachement. Le détachement est arrivé de telle manière que vous comprenez que vous n’êtes pas de la matière morte ; non, vous ne l’êtes pas. Au moins chacun sait sûrement cela, que vous ne l’êtes pas. Vous vous identifiez à tant de choses, mais au moins vous savez que vous n’êtes pas de la matière morte.

Avec la croissance du matérialisme et en modifiant la matière, ses formes, et tout cela, alors vous réalisez une chose de plus, que la matière ne nous apporte pas le bonheur. Je veux dire que beaucoup de gens ont réalisé à travers leur évolution que la matière ne constitue pas le but ultime de nos vies et qu’elle ne va pas nous procurer le bonheur.

Ensuite, de manière plus subtile, quand vous évoluez encore davantage, alors vous vous rapprochez de l’art et de la beauté de la matière, et vous commencez alors à voir un peu plus profondément ce que la matière signifie pour vous, et vous commencez à penser à sa beauté, ses formes, ses combinaisons et son harmonie.

Ainsi les subtilités autour de la matière se développent jusqu’à un certain point au travers de votre rationalité et de votre compréhension, et vous réalisez que cet art a également une nature finie. Je veux dire, jusqu’où pouvez-vous aller avec lui ? Et même si vous vivez dans l’art, que vous devenez un artiste, que vous êtes esthétiquement très riches, il y a des gens qui peuvent être considérés comme maîtres de l’art, et ceux qui sont vraiment évolués en matière d’esthétique mais, si vous allez examiner leurs vies, vous serez choqués de constater quelles sortes d’artistes ils sont.

Je veux dire qu’ils produisent de l’art et de belles choses, mais rien ne pénètre à l’intérieur ; ils sont très matérialistes, ils peuvent être fous ou tout-à-fait désagréablement ennuyeux.

Pourquoi donc ces artistes que vous voyez créer tout cela censé donner de la joie, sont eux-mêmes si ennuyeux, et que rien ne pénètre en eux, et qu’à part cela ils sont si oppressifs et peuvent être si égoïstes ou très, très méthodiques ou méticuleux, et pourraient être absolument mathématiques par rapport aux choses. Vous commencez à comprendre qu’ils ne sont pas cette abstraction qu’ils produisent. Vous voyez qu’ils donnent des idées et font des projections, mais qu’ils pourraient eux-mêmes ne pas être ainsi.

Alors de nouveau vous commencez à penser : comment se fait-il que cette matière, qui est devenue si subtile, qui se nomme art et artistes, comment se fait-il que cette matière n’ait rien en elle à nous offrir de cette valeur éternelle ou de cette nature qui nous est promise par les Ecritures ?

Quelques personnes, à ce stade, vont vraiment au-delà, Je dirais, ou elles s’écroulent juste à ce stade. C’est-à-dire qu’alors elles pensent : « Oh, il n’y a rien qu’on puisse appeler Ecritures, c’est du chaos, tout est faux, elles peuvent ne rien contenir. Vous voyez que ce sont des racontars et que ce n’est pas vrai à ce sujet qu’il y a un pouvoir omnipénétrant et qu’il y a ce Dieu et qu’on peut devenir un avec Dieu. Ce ne peut pas être vrai. Après tout vous pouvez voir qu’il y a tant de pauvreté dans ce monde, trop de souffrances, les gens y sont si malheureux, comment peut-il y avoir un Dieu qui puisse tolérer tout cela ? » Je reçois souvent ce type de lettres : « Comment se fait-il que les gens soient si malheureux, soient ceci, cela, et alors comment pouvez-vous parler de Dieu ? »

C’est une de nos complications et cette complication survient parce que l’Atma, l’Esprit, est enveloppé par notre attention portée au sein de la matière ; car [notre perception de] la matière s’est élevée, notre attention est venue de l’extérieur et s’est élevée au point où se trouve un nœud qui nous empêche de voir l’Esprit et nous ne voyons que la matière.

Ce nœud, Je veux dire qu’il y a une grande controverse au sujet des termes. Je ne voudrais pas que vous fassiez de confusion, mais on peut dire que ce nœud est le nœud entre l’Esprit et la matière qui se nomme jad-prakruti en sanscrit.

Ce premier nœud est très difficile. On pense que cette cruche est mienne ou que cette chaise est mienne. Même si quelqu’un vous offre une chaise : « Venez, asseyez-vous ici », mais une autre personne sera un peu [perturbée] et dira : « Oh, elle lui a donné une chaise plus élevée ! »

Les êtres humains ont toutes sortes de complications. Ils sont très délicats, si stupidement identifiés aux objets. Imaginons une personne – si vous vous identifiez toujours plus à la politique – il y a là ce premier ministre : il pense que quelqu’un est assis sur une chaise ; il pense que quelqu’un va occuper cette chaise ; alors toutes sortes de choses bizarres et de complications commencent à surgir dans son cerveau. Il pense qu’il sera délogé de cette chaise qui lui permet d’être le premier ministre, alors il commence à élaborer ses propres plans et affaires.

Je veux dire que les priorités sont tellement changées ! Ensuite vous commencerez à faire campagne pour lui et tous vont se présenter aux élections et se disputer. Je veux dire que le monde entier a perdu la tête actuellement au sujet de ces choses, de comment obtenir ce siège, cette position grâce à laquelle il peut devenir le premier ministre.

Et l’autre n’y arrive pas. L’autre côté y travaille et vous voyez que c’est très important. Mais ce qui est placé sur la chaise est une autre matière morte. Vous voyez, un mort est décoré par un autre mort. Il est mort dans la mesure où tant de choses sont impliquées dont on pense qu’elles sont la vérité. Car il ne connaît pas la vérité.

En fait, admettons que vous nommiez un grand prêtre. C’est un grand prêtre assis sur un siège. A Mes yeux, Je vois une chose morte assise sur une autre chose morte, c’est tout. Car le siège ne comprend pas ces choses, celui qui est placé sur le siège ne comprend rien non plus car il n’a pas la conscience de voir ce qu’est la vérité. Alors quelle est l’utilité de faire une chose si comique ? C’est une vraie plaisanterie mais les gens sont très, très, sérieux à ce sujet, ils font toutes sortes de choses pour ces élections. C’est si sérieux. Mais si vous regardez à partir de cet autre angle, vous devriez voir que vous commencez à regarder cela en disant : « Qu’est ceci ? Je ne me suis jamais attendu à cela. Que se passe-t-il avec tout ceci ? »Vous verrez que c’est totalement ridicule.

Mais nous devons l’accepter car nous nous sommes mal identifiés à travers ce granthi, ou vous pouvez l’appeler ce nœud du jadaprakruthi ou de ce que vous nommez ‘matière’.

En fait, pour un Sahaja Yogi, il est essentiel de voir jusqu’à quel point il s’est identifié avec ce jadaprakruthi. Il est très important de voir à quel point il s’est identifié à son – ce que vous appelez ‘attachement’ ou à ce recouvrement de ce qui fait mourir.

Tout cela fait partie du subconscient, c’est tout ce que vous appelez ‘le conditionnement’, c’est déjà fait. Tout ce qui est mort est mort. Que ce soit votre matière morte ou une pensée morte. C’est juste la même chose. Et plus vous y pensez… Vous voyez, J’ai connu des gens sots. Je veux dire qu’ils sont venus à Moi, perdus dans leur monde. Admettons qu’une épouse est décédée voici, disons, environ 25 ans. Alors son mari pleure et se lamente, écrit des poèmes sur elle. Elle est morte il y a 25 ans. Elle peut avoir repris naissance en tant qu’enfant quelque part ou comme cela. Il ne peut plus se remarier avec elle, rien de tout cela, mais il écrit des poèmes sur elle en pleurant et en se lamentant. Et il attend de tous qu’ils pleurent aussi.

J’ai vu qu’il y a des gens qui s’asseyent et pleurent juste pour cela. Ils écoutent des disques et se complaisent dans la mélancolie et gaspillent toutes leurs précieuses larmes sur quelque chose qui est fini et mort.

En fait il n’est pas nécessaire de pleurer à ce sujet mais ils continueront ainsi, se complairont énormément à ce genre de chose et l’apprécieront beaucoup. C’est très surprenant ! Mais les gens continuent à gaspiller leur énergie ainsi, ils s’en réjouissent d’une certaine manière, cette façon de le mettre par écrit, toute cette mélancolie pour chanter leurs expériences malheureuses et les inscrire dans leur mémoire.

Tout ce qui était faux ne devrait en fait rien devenir dans votre mental lorsque vous parvenez à la réalité. Donc la mémoire, dans un Sahaja Yogi, n’a plus de valeur, plus beaucoup de valeur, parce que tout ce qu’il avait, était dans un état de mort. Il n’était pas sensible au Pouvoir Omnipénétrant à cette époque. Il ne s’occupait que de matière morte.

Et c’est ce qui M’a surpris quand beaucoup de gens M’ont dit : « Mère, après être devenu un Sahaja Yogi, on ne peut plus lire des poètes mélancoliques. » J’ai dit : « Dieu merci, maintenant beaucoup de temps est libéré pour la méditation ! » Autrement, imaginez-les tous venir à Moi avec des visages très mélancoliques et Me dire : « Mère, savez-Vous que ce poète a écrit… » Déjà des masses de gens qui lisent toutes sortes de livres Me bombardent de questions : « Pourquoi telle personne écrit dans ce style-ci, et pourquoi telle autre écrit dans ce style-là ? »

De même ils diraient : « Pourquoi existe-t-il quelqu’un comme Lord Byron ? » Je n’ai même pas vu son visage quand on est passé par là. Ce que Je dis, c’est que c’est vraiment la mélancolie personnifiée et qu’il a rendu tout le monde misérable. Lui-même, sur quoi pleurait-il ? Je veux dire, si vous voyez sa vie, qui a-t-il rendu heureux ? Il a rendu tout le monde heureux ? Et il pleurait sans cesse et rendait tout le monde malheureux.

Donc ce genre de personne est là. Tout ceci est mort et vous attire vers la mort.

Ainsi les morts et les choses mortes ne peuvent jamais vous rendre heureux. Au contraire, ils vous donnent des habitudes et celles-ci s’imposent à vous comme, par exemple, vous avez l’habitude de vous asseoir sur une chaise et vous ne pouvez plus vous asseoir par terre.

Si en fait Je dis aux Sahaja Yogis qu’ils doivent apprendre à s’asseoir par terre, ils se diront immédiatement qu’ils doivent s’asseoir par terre. Il ne s’agit pas de cela ! Ce que Je dis est qu’il faut se débarrasser de l’habitude de la chaise, mais ne gaspillez pas vos énergies pour cela, au nom du ciel ! Car si Je dis cela, ne tentez pas de gaspiller votre énergie à vous débarrasser de vos anciennes habitudes. Au contraire, si vous portez votre attention sur votre Esprit, sur ce que vous avez atteint, au point auquel vous en êtes, vous remarquerez que graduellement vos habitudes tomberont d’elles-mêmes.

Vous avez vécu cela. On avait des alcooliques avec nous, des alcooliques terribles qui ne pouvaient pas renoncer à l’alcool, et ils y ont renoncé. On avait des drogués, ils ont abandonné sans problème, aussi les cigarettes. Il y aussi des vices pires et plus grands qui ont aussi été abandonnés. Et aussi des vices qu’on ne peut pas nommer, les gens les ont abandonnés eux aussi.

C’est ce qui se passe quand votre attention se déplace vers votre Esprit et c’est un très grand détachement qui vous vient au travers de votre croissance dans ce domaine où vous ressentez le Pouvoir Omnipénétrant. Cela signifie que votre détachement s’enclenche automatiquement. Cela signifie que votre attention a ressenti vraiment cette unité avec la réalité. Autrement, comment vous détacheriez-vous ?

Et cela se produit spontanément. Soudainement vous mûrissez tant. Les Sahaja Yogis mûrissent si vite. Je veux dire que c’est comme une maturation à réaction, Je pense. Car quand ils s’élèvent, plus personne ne les comprend. A chaque fois qu’ils disent quelque chose, les gens leur demandent de quoi ils parlent. Car ils se trouvent à un niveau si différent que les autres ne comprennent simplement plus de quoi ils parlent et ils ont beaucoup de peine à comprendre. Quoi qu’ils disent de très simple, les autres demandent : « Quoi, de quoi parlez-vous ? Nous ne suivons pas. »

Ainsi quand l’attention pénètre en cela, vos habitudes disparaissent. Mais pour cela, il est essentiel que votre attention soit portée sur votre Esprit.

En fait quelle est la beauté de l’Esprit pour un Sahaja Yogi ? Que retire-t-il de l’Esprit ? Quelle est la manifestation de l’Esprit ? La manifestation de l’Esprit est que, lorsque son attention est absolument une avec l’Atman, avec l’Esprit, alors les vibrations se manifestent. Vous commencez à sentir la brise fraîche dans vos mains.

Ces vibrations sont présentes dès le tout début même de la matière, jusqu’aux vibrations quand l’évolution atteint le niveau humain.

On peut les appeler – celles-ci sont comme des vibrations électromagnétiques. Ensuite elles s’améliorent continuellement. Au début elles ne semblent juste qu’être électromagnétiques, et ensuite on voit qu’elles sont davantage. Il y a de l’émotion en elles. Puis vous remarquez, quand vous vous élevez encore un peu, que ces vibrations agissent, pensent et font des rapports aussi.

Ainsi vous voyez graduellement qu’avec la croissance de l’être humain, en tant qu’être humain provenant de la matière, ces vibrations se manifestent aussi selon diverses catégories.

Pour commencer, ces vibrations sont seulement électromagnétiques, on peut dire, en étant ancrées dans la matière. Disons qu’on a une molécule de dioxyde de soufre, on remarque que les deux éléments vibrent sans cesse comme cela. Mais plus cela se manifeste – c’est un principe fondamental – alors graduellement la manifestation de ces choses plus élevées peut être perçue à travers notre compréhension de Sahaja Yoga. Mais pour une personne normale, ce n’est que de l’électromagnétisme.

Supposons qu’il y ait une chose matérielle qui ne soit, disons, juste que de la matière, de la matière, morte. Elle n’est pas consciente qu’elle possède déjà des vibrations, elle ne l’est pas. Elle n’y pense même pas. Je veux dire qu’elle n’a aucune conscience de rien du tout, c’est juste mort. Mais il y a des vibrations qui sont électromagnétiques, cependant elle n’en est pas consciente.

Supposons que vous disiez à cette matière morte qu’elle possède des vibrations, elle dira : « De quoi parlez-vous ? Je ne l’ai jamais senti ! » Mais quelqu’un d’autre peut sentir qu’il y a des vibrations électromagnétiques. De la même manière tout être humain a reçu ces vibrations en lui dans son Esprit, mais elles ne se manifestent que quand il reçoit la Réalisation.

La deuxième catégorie de la même chose, les mêmes vibrations commencent à exprimer des qualités toujours supérieures à ce sujet. C’est comme l’arbre qui croît à partir d’une seule graine, puis les fleurs s’ouvrent et avec elles les parfums s’exhalent, et ainsi on voit la croissance progresser.

Mais à la base ce sont des vibrations électromagnétiques que vous pouvez sentir partout dans la matière et qu’un être humain peut voir de ses propres yeux.

Voyez votre propre croissance. Avez-vous remarqué que les animaux ne savent pas que les vibrations électromagnétiques existent, que seuls les êtres humains le savent ?

Et un Sahaja Yogi sait que ces vibrations ne sont pas seulement électromagnétiques mais qu’il y a toutes sortes de manifestations de ces vibrations.

Donc les vibrations électromagnétiques sont importantes jusqu’à un certain point, et ensuite les autres vibrations le sont même beaucoup plus. Ainsi, toutes ces vibrations surviennent combinées entre elles absolument entièrement dans les êtres humains et ils vont les manifester graduellement. Et elles agissent selon les besoins du moment de telle manière que dans ces vibrations il y a quelqu’un qui pense, ce sont des vibrations qui pensent, qui coopèrent, qui guérissent, qui transmettent des choses.

Dans votre conscience humaine, vous pensez que c’est vous qui faites tout cela. C’est comme pour les télécommunications, vous avez obtenu un grand système de télécommunications. Installés ici, vous pouvez montrer des choses qui se passent en Inde ou autres comme cela. De la même manière, ces vibrations peuvent vous transmettre des choses. Le système entier de télécommunications est inclus dans ces vibrations. Alors vous pouvez guérir les gens tout en restant assis ici, vous pouvez élever leur Kundalini tout en étant installé ici, vous pouvez travailler sur les gens en étant assis ici. Tout cela qui est incroyable peut se faire.

Les Sahaja Yogis l’ont réalisé, l’ont vu et le pratiquent. C’est des plus surprenant. Maintenant on a une dame assise ici, son mari buvait beaucoup, chacun connaît bien l’histoire. On a seulement envoyé des vibrations et il a cessé de boire. Et juste pour convaincre que cela a été fait avec des vibrations, J’ai utilisé une chose très simple, un citron, un citron vivant. Et nous l’avons rempli de nos vibrations et nous l’avons placé près de la tête du patient, et elles ont absorbé la négativité de la personne, et celle-ci a arrêté de boire.

Vous avez vu un garçon qui venait ici, un petit garçon qui courait partout et ne s’arrêtait pas, même pour une minute. Il était possédé, horrible, et maintenant il est raisonnable. Il a commencé à aller à l’école. Il ne prononçait pas un mot et maintenant il a commencé à parler. Tout cela est arrivé grâce au citron. Alors il a dit : « Comment se fait-il, Mère, qu’un citron soit en fait une telle chose ? » Pour quelqu’un de moderne, il est un peu étrange de voir utiliser un citron pour des vibrations. Mais savez-vous, ce sont des choses en fait ultramodernes, elles sont ultramodernes. Je ne dis pas que les citrons sont seulement modernes, ils sont ultramodernes. Ils sont très ultramodernes parce que vous vibrez ces citrons ultramodernes par vos vibrations et vous les placez sous votre oreiller. En fait ces citrons ont une spécialité qui a été découverte il y a longtemps par beaucoup de gens, ils peuvent absorber les vibrations et contenir les vibrations. Ils peuvent contenir toutes sortes de vibrations, pas seulement les vibrations électromagnétiques, car ils sont vivants et possèdent un certain coefficient. Ils ont une sorte de coefficient par lequel ils absorbent ces vibrations et ensuite ils les transmettent, ils rejettent ces vibrations quand c’est nécessaire. Ce n’est pas l’œuvre des citrons mais des vibrations contenues en eux.  Comment cela se fait-il ? Je vous l’expliquerai.

Vous pouvez penser à la fabrication d’une pile. Vous créez une pile. La pile elle-même ne peut rien faire mais si vous la placez près d’endroits précis, alors elle commence à fonctionner car ça se trouve en elle. De la même manière, on en a fait une vraie pile. Quand ils sont près des têtes des gens, ces citrons ne font rien, mais ces vibrations en sortent et commencent à agir. C’est une équipe parfaite. Elles le font, elles savent, elles sont parfaites. Pas besoin de le leur dire. Elles comprennent bien davantage que vous. Elles sont bien mieux contrôlées et elles savent comment extraire la négativité, ce qui paraît très bizarre pour les autres. C’est pour cela que Je dis aux Sahaja Yogis de ne pas révéler tous les secrets immédiatement, de laisser venir les gens lentement, de les laisser trouver leurs marques, de les laisser sentir les vibrations, et on leur parlera ensuite.

J’ai constaté que si non seulement vous en parlez, mais s’ils Me voient m’affairer avec des citrons, certains s’enfuiront pensant que c’est un tour de passe-passe. Ils ne veulent pas y croire. C’est un fait réel ! Car les gens croient en des genres de choses bizarres. Admettons que Je fasse un grand cirque et toutes ces choses que les gens font, Je ne sais pas tout ce qu’ils font mais des sortes de bizarreries, alors vous verrez, ils aiment cela.

Par exemple, si Je vous fais tous sauter sur vos têtes, crier très fort et faire de cela quelque chose de pénible, des milliers de gens viendraient dans notre groupe, Je vous l’assure. Mais si vous connaissez vraiment la réalité et si vous maniez ces vibrations en vous, les gens ne viendront pas. Et c’est pour cela que beaucoup de gens vont vers d’autres groupes. Pourquoi ? A cause de la même chose, la complication, cette complication est toujours à l’œuvre, vous voyez. Donc pour leur plaire, vous devez utiliser leurs complications.

Et ceux qui ne veulent pas que les gens connaissent la réalité, ou ceux qui, dirais-Je, ne connaissent pas la réalité, ceux qui veulent seulement profiter de tout cela, ils utilisent cette complication.

Donc ils l’essaient sur les êtres humains et c’est ainsi qu’ils piègent les disciples et qu’ils contrôlent des milliers de gens qui leur apportent leur argent, qui les honorent, et tout ce qui est inutile pour une personne qui a connu la réalité. Pour elle, l’argent ne fait aucune différence. Je veux dire qu’elle comprend la plaisanterie de l’argent et qu’elle comprend la plaisanterie de tout le reste, sauf ceux qui veulent utiliser cette complication.

Cela a été décrit et J’emploierai le terme utilisé par Shankaracharya. Car pas tous ne sont des âmes réalisées et de grande autorité mais on doit avoir certaines personnes qui ont l’autorité. Et donc Shankaracharya le nomme ‘Brahmagranthi’. Il le nomme ‘Brahmagranthi’ car le Brahma est la force vibrante, Brahma est OM qui est la force vibrante. Parce qu’il s’agit de vibrations, c’est pourquoi il appelle cela le ‘Brahmagranthi’.

En fait le deuxième [granthi] [de l’ego] est celui par lequel nous pensons que nous pouvons faire quelque chose.

Ainsi c’est celui-ci, le premier dont Je vous ai parlé, qui crée le superego, ce granthi, ce nœud [du superego].

Comment a-t-on un nœud ? Je vous donne l’exemple d’un ballon. Un ballon par exemple contient beaucoup d’air mais tout en sortira, ne sera plus là s’il n’y a pas de nœud là. Mais s’il y a là un nœud, vous pourrez garder le ballon plein, Et ceci est le ballon que nous avons dans notre tête, que nous nommons superego et que nous pouvons voir clairement ici. Pouvez-vous leur montrer ?

Le noir, vous savez le noir, le vrai, est celui-ci, le superego par lequel vous devenez possédés, vous devenez tous fous et vous faites toutes sortes de choses. Ceci est le Brahmagranthi. Ce nœud est là. Et ce nœud commence au Moolhadara, il commence là. Vous rendez-vous compte ? Il commence là car il est fait de prithvi-tattwa, l’élément terre. Donc le nœud commence depuis le tout début de l’élément terre lui-même. Mais comme c’est un nœud, vous voyez, toujours quand on fait un nœud, on peut aussi toujours le défaire. Vous montez un escalier et vous pouvez toujours le descendre. Existe-t-il un escalier qu’on ne peut pas descendre mais seulement monter ? De même, si vous avez fait un nœud, il doit y avoir un moyen de le défaire.

Donc on peut le défaire -au moyen de Sahaja Yoga. Cela aussi est fait par les vibrations.

Ce nœud est le premier à devoir être défait. C’est seulement une fois qu’il est défait que la Kundalini commence à s’élever. Ceci est le premier nœud. Celui-ci est beaucoup plus important. Ainsi ce premier nœud est très fort chez les Indiens et moins chez vous. Bien que d’une certaine manière, vous avez fait beaucoup de dégât, mais celui-ci n’est pas si fort en vous, tout du moins en ceux qui sont des chercheurs. Vous n’êtes pas si matérialistes. Du moins dans le sens de votre rationalité, Je pense que vous l’êtes, mais je dirais que vous ne vous souciez pas trop au sujet de votre nourriture et autres comme cela, pas autant que les Indiens. Je veux dire qu’ils ne peuvent pas s’en empêcher. Ils doivent se préoccuper de leur nourriture et tout cela. Bien sûr vous, vous recevez vos allocations de chômage, vous ne vous inquiétez pas tellement de ces choses.

Mais un autre problème surgit, qu’avec toute cette richesse et, d’une manière très, très subtile vous êtes matérialistes. Vous l’êtes parce que, s’il y a une augmentation d’un penny, tout l’échafaudage s’écroule. Cela n’arrivera pas en Inde. Même s’il y a une augmentation de 3 pennies, personne ne s’en préoccupera car ils diront : « D’accord, nous ne mangerons pas cela, nous prendrons autre chose », car ils sont si habitués de ce que toutes sortes de calamités leur tombent dessus tout le temps :  « Bon, si on ne peut pas avoir de pain, on fera autre chose, c’est d’accord. »

Donc ainsi ils ne se laissent pas autant déstabiliser que vous. Car vous devenez ultra-sensibles, même par rapport à votre matérialisme vous êtes très sensibles et votre matérialisme commence à devenir si bizarre qu’il revient à faire des histoires et être exigeant. C’est un matérialisme difficile qui est si embêtant, Je vous le dis. Je veux dire qu’il concerne même ce que les gens portent et comment ils s’habillent.

Admettons que vous portiez un costume, alors ils diront que ce n’est pas bien parce que : « C’est un gars toujours en costume. C’est un gars ‘costumé’. » De fait, s’il ne porte pas de complet, alors : « Il est trop décontracté », vous voyez. Dans ce genre de mettre une dénomination sur tout, quelque chose comme ça, Et ensuite tout peut être rejeté d’après certains étendards ou autres.

Je veux dire, qui a le temps de penser à qui porte quoi, qui est ‘costumé’ ou autre bêtise. Mais ces choses font de vous une sorte de personne étiquetée, que si la maison de quelqu’un est ainsi, alors il doit être ainsi. Ce n’est pas correct. Ça ne l’est pas. Ici, en un sens, le nœud est si subtil que cette rationalité vous donne ce sens qu’en jugeant cela, de par cela vous jugez une personne, vous la jugez de par son apparence.

Admettons que Je porte, vous pouvez dire, une corne et que Je tente de faire des tours de magie, des jongleries pour vous. Admettons que Je vous montre de l’argent, ou fasse surgir un anneau, ou quelque chose de ce genre, cela pourrait vous faire vraiment penser que : « Quelque chose doit se passer avec ça. » Ou même plus « élevé » que ça, si Je dis : « D’accord, vous pouvez avoir vos habitudes sexuelles comme vous l’entendez. Vous pouvez avoir dix femmes autour de vous. Cela n’a pas d’importance. Et vous pouvez rencontrer Dieu. » Et si vous voyez ce genre de personne, vous pourriez l’appeler un sadhu, vous en êtes capables ! Je veux dire qu’il y a là un tel mythe, il y a là un si énorme mensonge, que Je dirais que ce n’est absolument rien d’autre que de l’obscurité complète. Voilà ce que c’est ! Mais les gens l’accepteront parce que cela leur semblera très fantastique, car cela soutiendra ce matérialisme qui existe dans une telle personne.

Disons qu’en Inde un saint va dire qu’à travers le sexe vous irez vers Dieu, aussitôt les gens vont sauter sur lui car on est tellement doté d’énergie sexuelle qu’on espère qu’on va obtenir ces choses plus élevées. Toutes ces choses se passent dans une société supposée être absolument non-matérialiste !

Donc ce matérialisme agit et ce granthi, que Je nomme le Brahmagranthi, est l’implication, ou vous pouvez dire le mensonge, l’aspect fallacieux de la matière. Le mensonge de la matière travaille à travers cela, et on continue à y croire et à y croire.

Ainsi la seconde chose [granthi] commence lorsque les gens disent : « Renonçons à ce mensonge. » Et ils démarrent toutes sortes d’autres méthodes artificielles. Après tout, le matérialisme vous amène l’artificialité dans le sens que, lorsque votre attention est engagée dans des choses non réelles, qui ne font pas partie de la réalité, alors naturellement il s’agit de quelque chose d’artificiel – tout devient artificiel. Et lorsque l’artificialité devient trop importante, ce qui se passe, c’est qu’artificiellement vous tentez d’y renoncer. Ceci est le deuxième aspect à ce sujet. Le deuxième aspect, c’est qu’artificiellement vous pensez : « On doit y renoncer. »

Par exemple vous direz : « D’accord, à partir d’aujourd’hui je me vêtirai comme un ascète. » Certains ont dit : « On ne peut pas renoncer à ces tenues d’hommes primitifs. » J’ai demandé : « Mais pourquoi ? » « Parce que nous voulons devenir primitifs. » Mais vous ne pouvez plus devenir primitifs. C’est un fait ! Vous devez l’accepter. Oui, d’accord, habillez-vous comme vous le souhaitez, ce n’est pas important. Habillez-vous n’importe comment mais ne pensez pas qu’en vous habillant n’importe comment vous deviendrez cette autre chose. Absolument pas ! Cela n’est pas important du tout.

Quelle que soit votre manière de vous habiller, quels que soient les vêtements dont vous pourriez vous vêtir, quoi que vous puissiez faire, n’a aucun impact sur votre yoga intérieur.

Le yoga intérieur agit par lui-même, il agit à travers les chakras, il va à l’intérieur, c’est une chose subtile, détachée de votre manière de vous habiller, de marcher, de parler. Ce n’est pas là la question.

Une fois que ce yoga fonctionne, alors bien sûr les choses changent à l’extérieur. Parce que votre visage rayonne, vous devenez magnétique, vous parlez avec autorité, vous commencez à guérir les gens, vous commencez à faire de nombreuses choses qui montrent que vous avez changé. C’est entièrement différent.

Mais normalement, en le faisant à l’extérieur, en agissant artificiellement, c’est une autre sorte de granthi que vous pouvez appeler un nœud. Et ce nœud commence lorsque vous vous identifiez vous-même, lorsque vous pensez que si vous faites quelque chose, alors vous y parviendrez en faisant une sorte d’effort ou une sorte de pénitence ou en vous tenant sur vos têtes, ou en faisant ce soi-disant Hatha Yoga ou en faisant toutes ces choses que les gens font aussi au nom de Dieu.

Toutes ces choses que vous pensez être en train d’accomplir, est un autre mensonge car, avec ce mensonge, ce nœud devient de plus en plus fort en agissant. C’est ce que vous appelez le Rajoguna. Le Rajoguna est l’action du côté droit.

L’action du côté gauche, qui commence au Mooladhara, Je vous l’ai déjà décrite

Et il y a l’action du côté droit, le Rajoguna qui est en vous, qui est l’activité en nous par laquelle nous faisons quelque chose, nous voulons faire quelque chose qui est fait à travers notre ahamkara, à travers notre ego qui se trouve là. Et tout cela également [ces mensonges côté droit] ne vous mènent nulle part parce que, quoi que vous fassiez, vous n’accomplissez aucun travail vivant, que mort.

Supposons que vous ayez fabriqué cette chaise, qu’avez-vous fait ? Vous avez seulement transformé un arbre en une matière morte et ensuite créé une chaise, c’est tout – quelque chose de mort en quelque chose de mort. Vous avez créé tout ceci qui est non-vivant, tout est mort. Quel travail vivant les êtres humains ont-ils accompli ? Aucun !

Et, si l’évolution est un processus vivant, vous créerez seulement du vivant, vous devrez accomplir quelque chose de vivant. Au contraire, si vous faites quelque chose de mort et croyez que vous faites du vivant, alors c’est même un plus grand mensonge. Mais si vous réalisez qu’on ne fait rien de vivant, que pour cela quelque chose doit se passer, qu’on devrait être doté de ce pouvoir qui nous permet de faire quelque chose de vivant, si cela est accepté, alors ça fonctionnera, sinon pas.

Si quelqu’un dit : « Non, je suis le premier ministre » ou « Je suis le roi », « Je suis XYZ », vous pouvez être n’importe qui, pour Dieu vous êtes une personne morte. Cela ne signifie rien pour Dieu. Vous pouvez être un ingénieur, par exemple, qui travaillez à une machine ou autre qui doit fonctionner, même si vous allez sur la lune, quelle importance. C’est une chose morte allant vers une chose morte et qui en revient en étant mort. Qu’avez-vous accompli ? En allant sur la lune, qu’avez-vous obtenu ? Ces pierres, des choses, et où allez-vous les placer, sur votre tête ? Les avez-vous transformées en objets vivants ? Pensez-y juste. Quels efforts ! Quel mental !

Pour en venir à la religion, nous nous comportons de la même manière. Si nous allons à l’église, par exemple, des gens y croient. Evidemment Je veux dire que certains d’entre vous êtes assez sensés pour comprendre qu’en allant à l’église et en écoutant un prêtre, vous n’allez rien accomplir. Ceci est une façon sensée de le voir. Et même en allant dans des temples, vous ne parviendrez à rien, croyez-Moi. Ni en allant suivre des conférences. Ils ne feront juste que parler, parler, parler, ce qui est une chose morte, ce qui devient une chose morte dans votre mental, et rien d’autre que du conditionnement y prend place. En lisant des livres, vous n’y parviendrez pas non plus. Les livres sont morts. Vous lisez les livres et vous accumulez encore plus de choses mortes sur votre côté gauche.

Par le côté droit, vous réussissez une accumulation du côté gauche !

Mais vous utilisez aussi le côté gauche pour votre côté droit car, si vous avez lu un livre, alors : « Oui, oui, oui ! Vous voyez ! En fait Mataji n’est pas cette personne, vous voyez, car ceci a été écrit dans ce livre et comment Mataji explique cela ? »

Ainsi, tout le temps, vous jouez avec ces deux nœuds en vous, Rajoguna et Tamoguna. Ces deux nœuds sont en vous et c’est la raison pour laquelle votre attention ne se concentre par sur votre Esprit.

Le troisième [granthi] peut être appelé le ‘Sattwaguna’, celui par lequel nous tentons de connaître Dieu, c’est celui par lequel nous tentons de voir que : « Non, ceci n’est pas correct. Nous renonçons à ceci et cela », et « Nous devrions adopter la voie du Rajoguna. »

Mais nous devrions renoncer à Rajoguna et nous devrions préférer Sattwaguna. Celui-ci est le canal central, où nous tentons de dire que : « Nous devons être Dieu. Mais que pouvons-nous faire pour être Dieu ? » Comme je vous l’ai dit, les gens pensent qu’en méditant, ils peuvent l’être. Des gens M’ont dit : « Oh j’ai médité, Mère, pendant les vingt-cinq dernières années. » J’ai dit : « En fait, sur quoi avez-vous médité ? » Je veux dire que J’ai connu des gens qui ont été en « méditation ». Mais où et comment ? C’est étrange, vous savez, comment les gens peuvent le faire.

On avait des voisins, quelqu’un leur avait donné un mantra. Lui était un homme très important. Je dirais qu’il était réellement un gouverneur de la Banque centrale d’Inde. Et ils se levaient et méditaient de quatre à six heures et répétaient une sorte de mantra, totalement bizarre, et ils l’ont fait sans cesse pendant environ vingt ans, jusqu’à ce qu’ils soient absolument délabrés. Leurs mains sont devenues ainsi, leurs pieds ainsi, leurs corps enflés, et tout cela, et puis ils sont morts. Ils n’ont pas arrêté de le faire jusqu’à la fin. Et même quand ils ne purent plus quitter leur lit ni bouger, ils ont encore continué de le faire.  Ils étaient devenus complètement morts. Vous ne croiriez pas comment ils sont devenus. J’aurais dû vous montrer leurs photos. Absolument cloués au lit, leurs corps enflés, ils ne pouvaient même pas mouvoir leurs jambes, on devait les nourrir et quelqu’un devait s’occuper d’eux pour tout. Je veux dire qu’ils ne pouvaient mouvoir aucune partie de leur corps.

C’étaient des morts-vivants et ils ont fini ainsi. Et ils disaient encore les mantras. Je leur ai demandé quand ils escomptaient récolter les fruits de tous ces mantras. Ils ont dit : « Voyez, notre mère… », ils ont une mère et elle a promis que : « Lorsque vous mourrez, vous les récolterez. ». Ils sont morts et rien ne s’est passé. Le corps était si lourd que personne ne pouvait le soulever et ce fut un gros problème. Donc tout le temps, ils se rendaient mourants et mourants. Au lieu de s’avancer vers la vie, ils s’avançaient d’eux-mêmes seulement vers la mort.

Je ne pouvais rien leur dire car ils étaient peu désireux de M’écouter. Ils étaient devenus si dépendants de leur habitude de dire ces mantras que même les médecins ne pouvaient rien y faire. Personne ne pouvait rien y faire, ils ne voulaient prendre aucun médicament, ils ne voulaient que répéter des mantras et leur bouche les prononçait mais leur corps entier était raide comme cela.

Quand ils sont morts, les gens ont dit que c’était des personnes remarquables, qu’il fallait prendre leur darshan [bénédictions] maintenant qu’ils étaient morts. Alors vous commencez à les regarder et vous vous dites : « Maintenant que faire ? » Et les gens qui venaient, disaient : « Oh, des gens importants sont morts ! Ils ont prononcé le nom de Dieu jusqu’à leur fin ! » Et ensuite vous blâmez Dieu : « Pourquoi ont-ils prononcé le nom de Dieu et sont-ils morts ainsi ? » Je veux dire que vous devez voir où vous vous cognez la tête ! Admettons qu’il y ait une porte : si vous continuez à vous cogner la tête contre et ensuite vous dites : « Mère, nous nous sommes cogné la tête durant vingt ans », pourquoi n’avez-Vous pas trouvé la voie ? Je veux dire que ceci n’est pas la voie. La voie est ailleurs. Là est la voie que vous devez suivre.

Si ce n’est pas la voie, pourquoi vous entêtez-vous comme cela ? C’est à cause des problèmes de Rajoguna.

Le Rajoguna problème c’est [de penser] que nous pouvons faire quelque chose à ce sujet. Les gens ne peuvent simplement pas croire qu’on ne peut rien faire à ce sujet, car de manière très, très subtile, M. l’E-G-O est présent. Vous leur dites n’importe quoi et aussitôt il remonte comme un serpent, Je l’ai vu : « Oh, Mataji a dit ça. Non, je ne peux pas le supporter. Pourquoi a-t-Elle dit cela ? » Pourquoi Je l’ai dit, c’est parce que Je vois les choses et c’est pourquoi Je le dis !

Vous arriverez aussi de ce côté un jour et vous commencerez à le voir. Si ce que Je dis est la vérité absolue ou pas, vous pourrez le vérifier. Mais pourquoi Je le dirais, c’est là le point essentiel. Je ne veux pas vous déranger. Je vous ai amenés jusqu’ici et Je vous ai appelés ici pour vous donner quelque chose de spécial.

Bien sûr maintenant, si c’est ainsi, ayons une entente, une sorte de contrat d’accord à ce sujet, que Je vous donne quelque chose et alors vous le recevez, et avec ce contrat, tout cela devrait fonctionner en vous, et ensuite vous déciderez à son sujet.

Au lieu de cela, si on dit un mot, aussitôt le serpent survient : « Oh, Elle nous a dit cela, sortons ! » Alors que devrais-Je dire : que vous allez bien, que vous n’aviez pas besoin de chercher, que vous êtes parfaits ? Est-ce ainsi que Je devrais flatter votre ego ? Non, il ne devrait pas en être ainsi.

Mais Je ne condamne pas non plus les gens. Je ne dis pas : « C’est parce que vous êtes ainsi que vous êtes condamnés », non, mais vous devez voir la réalité, voir que vous n’êtes pas encore parvenus là, que la réalité ne vous a pas atteints, que vous devez voir la réalité dans sa totalité.

Par exemple, Je suis une Mère et vous vous cognez la tête ici. Si Je vous dis : « Mon enfant, pour l’amour du ciel, ne te cogne pas la tête, tu vas la casser. Va là, c’est là que la porte se trouve. » Alors vous dites : « Je suis mon propre maître, qui êtes-vous pour me dire ça ? » Pour une Mère, c’en est un peu trop à supporter. Alors elle dit : « Stp vois, voici la porte, sors. »

C’est pour cela que vous avez besoin d’une mère. Vous n’avez besoin de personne d’autre, car n’importe qui d’autre dirait juste : « Oh très bien, continue et casse-toi la tête et fini, bon débarras de ce mauvais déchet. » Mais une mère n’est pas ainsi. Elle y pense, elle pense : « Oh, mes enfants sont là, ils cherchent, ce sont des chercheurs. Je dois continuer à leur répéter et leur expliquer pour qu’au moins ils s’ouvrent d’eux-mêmes. » Mais ils vont continuer à se cogner la tête quoi qu’on puisse essayer, jusqu’à ce que cette sagesse leur entre dans la tête.

C’est un tel cercle vicieux, Je vous le dis. Et cette sagesse ne peut pas arriver jusqu’à ce que ce granthi le plus bas se rompe. Le nœud le plus bas se casse quand quelqu’un commence à comprendre un simple point, à savoir que les humains ne peuvent pas le résoudre. Dieu doit le faire.

Et ainsi l’abandon commence. Dieu doit le faire. On ne peut pas le faire. La seule chose que nous pouvons faire est de dire : « Oh Seigneur, s’il-Vous-plaît ! », c’est tout. Vous devez simplement frapper à la porte. Vous n’avez pas besoin d’argumenter si le Christ avait raison ou pas, si Bouddha avait raison ou pas. Ne discutez d’aucuns dogmes. Tous ces gens, tous ceux qui sont supposés être en charge des religions, n’ont créé rien d’autre que des dogmes inutiles afin de se disputer et se battre.

Et J’ai été impressionnée de voir ces gens quand ils se réunissent : « On doit discuter qui sera élu pour ceci et qu’y aura-t-il à l’ordre du jour pour le budget de cette chose, et enfin quel sera le menu pour l’an prochain. » C’est tout ce qu’ils font. Je veux dire que, si cela est le travail de Dieu, Je suis tout à fait étonnée et vous devriez l’être aussi. Je veux dire, est-ce le moyen par lequel ces gens apporteront la réalité en vous, en proposant toutes sortes de choses irréelles et inutiles ? Et ils le font et nous y sommes tout le temps, nous y sommes, nous y sommes identifiés car, voyez-vous, nous pensons ….

(Fin de la première partie de la bande son.)

(Le début de la phrase manque)

… ce truc jaune, vous voyez, absolument. Il vous donne ça aussi ? A Moi, il Me donne également un sentiment nauséeux. La plupart de ces gens, des égoïstes, ont un foie abîmé, et aussi ils ont la migraine, et aussi ils attrapent toutes sortes de problème au foie, et cette couleur jaune spécialement exprime leurs tempéraments bilieux. Alors, le summum, ils pensent : « Qu’y a-t-il de mal à faire quoi que ce soit ? » Déjà ils sont sur un seul côté et alors : « Qu’y-a-t-il de mal ? » Puis ils commencent à boire parce qu’ils doivent nier tout ce qui est bien.

Maintenant laissez-Moi vous dire une chose, toutes les choses égoïstes que les gens font, les choses qu’ils font les détruisent. C’est comme s’ils voulaient se détruire eux-mêmes. Peut-être que, d’une manière subtile, leur ego veut s’autodétruire. C’est une chose telle qu’ils l’élaborent de manière si sous-humaine.

Par exemple, pour une personne comme Moi, Je ne comprends pas qu’un homme qui va au pub et voit un autre entrer et tomber de tout son long, vous voyez cet homme sortir et ensuite comment osez-vous y entrer ? C’est comme une maison de fous. Je veux dire, si vous allez à l’asile psychiatrique, que vous voyez un fou en sortir, alors vous n’aurez pas envie d’y entrer. Je ne comprends pas comment les humains le font. Ils le voient. Vous savez très bien que jusqu’à présent, personne n’a été honoré parce qu’il est un alcoolique. Y en a-t-il eu un seul dans le monde entier ? Le monde entier boit mais un seul a-t-il été honoré ?

Historiquement, Je voudrais savoir : quelqu’un a-t-il été honoré ? N’importe quel homme qui a trompé sa femme et a épousé dix femmes a-t-il été honoré pour cela ? Quelqu’un en est-il honoré ?

Je veux dire que de nombreux génies, je les appelle des « génies nuls », [jeu de mots dépréciatif en anglais, intraduisible], sont ainsi. Ils sont peut-être juste comme des radiogrammes d’où provient de la musique mais cela n’agit pas à l’intérieur. Et s’ils deviennent vos modèles, vous pourriez devenir un « génie nul » vous-même, sans même aucun génie en vous. Donc tous ces modèles bizarres que nous construisons, leur dressons-nous jamais une statue ? Les ornons-nous de guirlandes ? Les vénérons-nous ? Pourquoi ?

Quoi que vous puissiez dire contre le Christ, Je ne dis pas que quiconque peut vous arrêter, car vous êtes votre propre maître. Vous voyez, faire votre propre voyage est l’un des pires voyages que Je puisse imaginer. Qu’avez-vous découvert jusqu’à présent en étant libre ? Rien ! Vous n’avez pas découvert vos propres spécificités. Vous n’avez pas découvert votre propre nature. Vous n’avez pas découvert votre propre beauté. Quels sont vos atouts ? Iriez-vous n’importe où sans prendre de l’argent avec vous ? Vous n’avez même pas de billet.

Donc être libre est une plaisanterie. Vous ne l’êtes pas ! Vous ne l’êtes pas car votre « vous-même » [votre Soi] manque. Il manque, il n’est pas là. Vous devez découvrir ce « -vous-même ». Notre attention devrait être sur ce « soi-même ». Et pourquoi, pourquoi cédons-nous toujours à ces trois complications, même lorsque nous sommes au centre – il s’agit de Sattwa Guna ? Parce que nous sentons, beaucoup de gens le ressentent, et c’est aussi une bénédiction très moderne, Je dirais, que tout le monde ressente le besoin de chercher.

Mais lorsque vous voyez comment Jeanne d’Arc a été punie, et comment les choses se passaient autrefois, comment les gens étaient fous, dogmatiques et égoïstes au nom de la religion, vous ne savez pas quoi faire. Vous voyez des gens bizarres. Et ensuite vous avez tous ces horribles gourous qui viennent ici, vous prennent de l’argent et font toutes sortes de choses. Vous vous demandez ce qui se passe. Ensuite vous voyez des gens qui vous sermonnent, font des discours et vous voyez leur vie privée. Rien en eux qui soit pétillant, rien de spécial, rien de doux. Alors vous vous demandez ce qui se passe. Et cela est le canal central où vous cherchez réellement. Et ensuite vous dites : « Non, laissez-moi me débrouiller seul. » Je peux vous l’assurer, vous ne le pouvez pas. Ce n’est pas censé se faire. Pourquoi ?

Je veux dire que c’est bizarre si quelqu’un dit : « D’accord, viens chez moi. Viens seulement et tu l’auras. » Alors pourquoi voulez-vous quand même encore vous débrouiller seul ? Pour quelle raison ? De nombreuses personnes sont venues ici qui n’aiment pas quand Je leur dis de renoncer à leur mantra, qu’il ne leur fera aucun bien. Ils demandent : « Pourquoi, Mataji ? » Comme s’ils deviennent le mantra. Et le mantra lui-même est absurde. Personne ne connaît un mot de sanscrit, personne ne sait un mot sur sa signification, de la manière de l’utiliser. Il n’y a aucun processus vivant qui le soutient, rien. Je suis parfois choquée. Parfois Je me dis qu’au lieu d’eau, vous prenez du poison.

Mais quand on parle de réalité et qu’on leur dit :  « Voilà comment ça marche et ça doit marcher en vous, c’est un mécanisme intérieur, c’est un yoga intérieur qui doit fonctionner, que vous devez sentir vous-même. Vous devez le voir vous-même et vous devez le voir dans les autres et vous devez le faire marcher », les gens n’aiment pas cela.

C’est aussi à cause de la troisième fausse identification que vous avez de votre Sattwaguna. Car l’artificialité commence dès le tout début, elle continue sans arrêt, même jusqu’à ce que vous parveniez à Sattwaguna qui constitue la recherche. Il y a aussi de l’artificialité dans la recherche.

Si Je peux bien vous dire que Je peux voir à travers vous entièrement, c’est un fait. Je le peux. Vous faites un show devant Moi, n’importe lequel, et Je peux le discerner. Mais Je ne le montre pas, Je ne veux pas le montrer. C’est vrai, parfois Je suis très malheureuse quand Je vois certaines personnes, Je sais qu’il y a un gros problème à leur sujet. Vous n’avez pas eu cette expérience mais, admettons que vous deveniez un Sahaja Yogi, vous le sentirez. Ceux qui l’ont obtenue [la Réalisation du Soi], peuvent le sentir. Vous vous sentirez si concerné, et parfois vous vous sentirez si exalté de voir certaines personnes en très grande forme, et certains sont dans une forme très exaltée.

Je peux vous voir en transparence, Je peux tout voir, mais cependant Mon amour est tel qu’il ne Me permet pas de voir ces choses qui feront s’éloigner Mon attention.

Je peux voir Mon amour en action. Il tente de construire et d’accomplir. Je dois réussir. Alors Mon attention est très spéciale, elle s’étend très loin.

En fait l’amour et l’attention jouent un rôle. Dans Mon cas, Mon amour se trouve dans Mon cœur. C’est Mon côté gauche. Ceci [l’attention] ne l’est pas [à gauche]. Il [Mon cœur côté gauche] fonctionne de pair avec Mon attention [côté droit].

En fait l’attention est au centre et Mon Sahaja Yoga est sur le côté droit. Ainsi l’attention est aussi très tenace. Elle joue jusqu’à un certain point, s’élève jusqu’à un certain point, puis elle s’éloigne, descend à nouveau et dit : « C’est bon, on oublie ! On ne peut simplement pas y parvenir, pas encore. »

Car l’amour peut aussi endommager, donc ils s’équilibrent. C’est comme en voiture, il y a l’accélérateur et le frein. Vous pouvez accélérer jusqu’à un certain point mais au-delà, cela pourrait endommager toute l’histoire, donc vous devez ralentir. Cela doit rester en contact avec tout le programme, avec tout l’entourage.

Disons qu’une personne vient ici, un trouble-fête qui a de mauvaises vibrations. Il boit et il crée des problèmes. Il ne vient ici que pour nous ennuyer, il argumente. Je le tolère une fois. La deuxième fois Je le tolère. La troisième fois il ne vient pas, il ne vient juste plus. Les gens ne savent pas pourquoi il n’est pas revenu : « Oh, il a été transféré ! » Je n’ai rien fait, mais cela arrive. L’attention se retire simplement. Inutile de donner de l’importance à une telle personne, elle est inutile car que se trouve-t-il dans un [trublion-?] ? Elle peut être donnée à des milliers et des millions juste comme ça. Pourquoi Dieu se préoccuperait-Il de gens qui ne s’intéressent pas à leur propre bien-être ? Il ne tombera pas à leurs pieds. Il peut créer l’univers entier. Je veux dire qu’Il peut créer tous les autres types d’êtres humains.

Donc ceci est aussi là, cette attention, voyez-vous. C’est quelque chose de très fier. Elle a son propre protocole et ces protocoles sont divisés en ces sept centres. Et n’importe laquelle de ces Déités, spécialement le Christ, le Seigneur comme vous l’appelez – Il est vraiment le Seigneur vous savez et n’est pas quelqu’un de facile – s’Il se fâche, c’est impossible.

Il vous aime, pas de doute, mais jusqu’à un certain point. Il M’aime beaucoup plus qu’Il ne vous aime. S’Il estime que cela Me crée un problème, Il ne se préoccupera plus de vous. Aussi longtemps que vous la recevez [la Réalisation du Soi] et que vous vous comportez correctement, d’accord. Il en va de même pour Mahavira, pour Bouddha. Nous sommes du même côté, alors tous soutiennent, tous aident et tous sont à l’unisson et en complète compréhension. Personne ne les combat, c’est l’intégration complète. Uniquement Moi, Je suis la personne au milieu qui tente de dire : « D’accord, juste un peu laissons-le emprunter ce chemin-ci et ce chemin-là. Laissons-le faire. » Comme un président assis sur sa chaise et qui leur dit : « Bien, c’est bon maintenant, pardonnez svp ! Pardonnez-lui svp ! » Mais d’une manière ou d’une autre [vous viendrez sur le droit chemin-?]. Cela arrive.

Donc, pour un Sahaja Yogi, il est essentiel de savoir qu’il existe certaines règles et réglementations dans Sahaja Yoga. Immédiatement vos vibrations diminueront pour commencer. Je ne fais rien. Les gens disent : « Mère, vous m’avez enlevé mes vibrations ! » Je réponds :  « Pourquoi le ferais-Je ? J’aspire tant à les donner. J’en ai assez de ça ! » J’aimerais tout donner, tout vous donner, mais s’il y a un problème avec vous, que dois-Je faire ?

Admettons que vous placiez un couvercle sur une cruche, que vous la placiez dans le Gange et que vous disiez : « Non ! Le Gange s’écoule, alors que dois-je faire ? » Retirez le couvercle !

Et c’est très, très subtil. Vous ne réalisez pas à quel point c’est subtil, seulement dans les vibrations : « Oh Dieu, j’ai perdu mes vibrations ! » C’est tout.

Ainsi les vibrations sont ce qu’il y a de plus important pour les Sahaja Yogis.

La chose la plus importante est d’atteindre un état complet de vibrations, quand votre réalisation est complètement intégrée, quand votre être physique, émotionnel, spirituel est complet, à l’unisson, quand il y a un équilibre complet en vous. Alors seulement les vibrations coulent et c’est pourquoi l’Antar Yoga est important. Ce n’est pas seulement écouter des sermons qui vous aidera. Bien sûr il y a des vibrations en eux et elles agissent. Je tente à travers les vibrations de Mes paroles, Je tente de vous dégager. Mais cela jusqu’à un certain point où vous devez prendre sur vous de parvenir à l’Antar Yoga, au yoga intérieur, en y travaillant de manière à vous asseoir, à méditer et à faire les différentes choses que Sahaja Yoga a suggérées.

Vous savez que Mes petits-enfants sont des âmes réalisées et qu’ils sont des âmes réalisées de très grande qualité et qu’ils comprennent beaucoup de choses au sujet de la Kundalini depuis leur tendre enfance. Hier, une des filles sentait beaucoup le Nabhi gauche, partout. Elle a dit : « Maintenant je sais comment le faire partir » et elle a apporté des morceaux de papier qu’elle a attachés là autour d’elle. Ensuite elle a pris les vibrations et a dit : Maintenant tout est passé dans ce papier. » En fait, en faisant cela, elle leur donnait des bandhans, elle déplaçait ses propres vibrations tout autour, elle les attachait. Et ensuite elle les a pris et a dit : « C’est bon, mettons-les dans le feu. » Elle a tout brûlé. Et sa tension se réduisit et partout tous se sont sentis mieux.

C’est si fantastique ! Et cette fillette a sept ans. Mais J’ai une petite-fille qui a à peine deux ans et elle est aussi extraordinaire. Elle parvient toujours au point juste. Elle dit : « Ceci est le problème ! » Et J’ai un petit-fils qui grimpe juste sur les gens et les nettoie vibratoirement. Ses vibrations sont claires, les gens l’ont constaté. Et il y a de nombreux enfants ainsi, nés dans ce pays. Comment le comprendrez-vous ? Seulement en participant à quelque cours de méditation ou similaire ? En payant pour cela ? Non, vous devez être des gens vivants [au niveau vibratoire, càd réalisés].

Les Sahaja Yogis devraient réaliser une seule chose, c’est qu’ils sont les fondations du nouveau monde. C’est une très, très grosse responsabilité. Et les fondations doivent être très solides. Elles sont faites de pierres, sans doute, mais elles doivent être vraiment solides, absolument solides, parce qu’elles se trouvent dans les fondations. Elles sont beaucoup plus ciselées, elles doivent être beaucoup plus purifiées. Et si les fondations ne sont pas bonnes, on ne pourra pas construire tout l’édifice, vous ne pourrez pas y remédier. D’abord les fondations sont importantes et c’est la raison pour laquelle c’est bien d’avoir quelques personnes. Mais cela prend un peu trop de temps, Je pense, cette fondation même. Chaque pierre doit s’occuper d’elle-même, et doit travailler sur elle de manière plus approfondie et travailler sur ses vibrations et doit faire évoluer les méthodes grâce auxquelles votre profondeur est créée.

Rien n’est aussi important que ceci : le fait que chacun d’entre vous devrait être quelqu’un de réellement solide.

A la fin, Je vous dirai simplement que la partie subtile de ces chakras consiste à savoir comment les comprendre.

Le premier aspect, la première complication [sur le côté gauche] avec le jada-prakruthi comme on l’appelle, la matière, est de connaître son auspiciosité, l’auspiciosité des choses : qu’est-ce qui est auspicieux, qu’est-ce qui ne l’est pas. Si vous comprenez l’auspiciosité, alors vous comprendrez que vous pouvez surmonter les contraintes de la matière.

En fait, même l’auspiciosité peut totalement rendre fous les gens. Je l’ai vu. J’ai vu des gens laver leurs mains 55 fois, tirer leurs cheveux 100 fois. Ce n’est la bonne manière. Vous devez comprendre ce qui est auspicieux et ce qui ne l’est pas.

Par exemple on peut dire que la manière de s’asseoir à un programme n’est pas si importante. Vous pouvez parfois un peu avancer, reculer, vous asseoir n’importe comment. Ce n’est pas important. Mais l’auspiciosité de s’asseoir est de savoir si vous avez du respect en vous quand vous vous asseyez. Il devrait y avoir du respect en vous.

Quand vous vous asseyez pour votre méditation, prenez-vous l’engagement que : « Oh, aujourd’hui, je vais y parvenir » ou, par respect, êtes-vous assis dans un état d’esprit d’abandon, dans une position d’abandon ? La partie respect est très importante quand vous commencez à comprendre le respect. J’ai vu des gens mettre leurs deux jambes dans Ma direction, s’asseyant comme cela. J’ai vu des gens avec des manières très arrogantes de s’asseoir.

Par exemple, en s’asseyant ainsi devant quiconque censé être respecté, vous ne devriez pas le faire. Si vous vous asseyez ainsi, il n’y a pas de respect. C’est ainsi que vous vous asseyez quand vous êtes vous-mêmes les maîtres. Vous devriez vous asseoir avec vos deux jambes ainsi, et vous asseoir avec respect.

En fait cette position [extérieure] n’est pas importante car vous pourriez absolument être consumé d’ego en vous-même et vous asseoir ainsi.

C’est pourquoi Je vous dis à nouveau que l’auspiciosité est ce qui est en vous, ce que vous en pensez, ce qui se passe pour vous. Sentez-vous du respect en vous-même ?? Sentez-vous le respect dans votre position ? Il s’agit ici de votre propre jugement.  Ceci est votre décision. Cela n’a rien à voir avec la manière dont vous devriez vous asseoir, que vous vous asseyiez sur une jambe ou deux, ce n’est pas le plus important, mais par cela sentez-vous que vous êtes détendus et dans une position de respect ? C’est cela l’important. Si vous vous sentez en position de respect, c’est très bien. C’est ce que vous devez faire, comprendre l’auspiciosité.

Voici un exemple d’auspiciosité. Vous êtes une épouse, un époux, dans une famille : comment traitez-vous votre épouse ? Comme la déesse de la famille ? Le faites-vous ? Et votre mari ? Comme un homme qui amène Dieu dans la famille ?

Vous voyez, cette auspiciosité, c’est la manière dont vous le ressentez, c’est cela l’auspiciosité. Que ressentez-vous face à une chaise ? Vous vous asseyez sur la chaise, par exemple, alors que ressentez-vous à propos de cette chaise ? Pensez-vous que c’est une chaise parce qu’elle est très chère [est-ce par rapport à son prix] ? Parce qu’elle est à vous ? Ou parce que quelqu’un vous l’a donnée ? Le respect est là, concernant cette chaise, que : « Non, c’est la chaise qui a été occupée par ma mère, ou par mon père, donc elle doit être respectée. » Ou est-ce juste une chaise utilitaire ? Ou que vous avez acquise pour l’utiliser d’une mauvaise manière ?

Où que vous vous asseyez, disons pour la méditation, vous vous asseyez dans un endroit [bien spécifique]. J’ai vu des gens faire toutes sortes de choses bizarres au nom de la méditation. Par exemple, ils fumeront d’abord. Alors qu’allez-vous faire ? Le cendrier serait juste là, et ensuite vous placez vos pieds ainsi : « Maintenant méditons. »

Cet aspect manque beaucoup ici car les gens ont perdu tout cela. Je pense qu’ils l’avaient beaucoup, mais c’est perdu.

Et l’auspiciosité est une chose très subtile que vous comprendrez progressivement quand vous vous y entraînerez. Et par l’auspiciosité, vous comprendrez la valeur de la matière. Vous n’attribuerez plus de valeur à la matière mais à son auspiciosité. A vos yeux, l’important sera par exemple un cheveu de la tête du Prophète Mahomet. C’est bien plus auspicieux que le monde dans son ensemble.

Je suis allée au Cachemire, comme Je vous l’ai dit, et nous le traversions quand J’ai demandé au chauffeur : « Quel est cet endroit ? » Il a demandé pourquoi. J’ai dit : « Y a-t-il un temple ici ? Quel est cet endroit, il est si beau ? » Alors Mon mari a regardé autour de lui et a dit : « Que voit-on de si beau ici ? Je ne comprends pas, il n’y a rien par ici. » Il a dit : « Non, il n’y a rien, mais il y a un endroit juste là, vous pouvez le voir, où est conservé un cheveu du Prophète Mahomet. » J’ai dit : « Voilà, c’est ça. » Je ne pourrais trouver plus de joie, de beauté, nulle part ailleurs, de n’importe quel endroit. Ce pourrait être très beau, vous pourriez sentir que : « Ceci est le paradis ici ! » Mais pour Moi, il ne peut être là. Il peut bien être en ce lieu où se trouve un cheveu du Prophète Mahomet. C’est cela qui est auspicieux.

L’auspiciosité se juge par les vibrations. Donc vous ne pouvez pas dire : « Comment jugerez-vous l’auspiciosité ? » A travers vos vibrations, vous le pouvez. Alors utilisez votre conscience vibratoire pour l’auspiciosité.

C’est ainsi que vous pouvez prendre soin de votre côté gauche, dont Je vous ai parlé brièvement. Pour cela, vous ne devez pas lire des livres et vous n’avez pas besoin de dire : « Combien de fois, Mère, dois-je me laver les mains ? Combien de fois dois-je donner ce bandhan, etc… ? »

C’est seulement quand vous ressentez au mieux vos vibrations, que c’est le moment le plus auspicieux. Gardez-les à ce niveau car sinon vous entrerez à nouveau dans les rituels : « Tenez ceci avec la main gauche et ceci avec la main droite », et tout ira de travers ! Et alors : « Oh Mère, je l’ai mal fait. Alors que se passe-t-il ? » Ce n’est pas de cette manière ! La raison en est, l’essence de cela, c’est si vous ressentez très bien vos vibrations ; c’est cela qui doit être auspicieux.

Peut-être que, quand vous vous asseyez, vous ne sentez pas les vibrations. Vous pensez que peut-être quelque chose pourrait aller de travers avec cela : »Est-ce parce que ma vénération n’est pas appropriée ? Aidez-moi à sentir les vibrations. Pourquoi, que se passe-t-il ? Pourquoi est-ce que je ne sens pas bien les vibrations ? »

C’est ainsi que cela devrait être. Vous pouvez juger cela au travers de vos vibrations.

En fait l’auspiciosité est très importante pour les Sahaja Yogis parce que tout ce qu’ils font, devrait être auspicieux. Vous ne devriez pas faire ce qui n’est pas auspicieux.

Vous serez surpris, parfois vous pourriez bien penser que, disons, il est très important d’aller à un endroit particulier. Mais peut-être vous découvrirez que vous avez perdu votre porte-monnaie ou que vous ne pouvez pas aller là ou que la route est bloquée d’une manière ou d’une autre et que vous devez en emprunter une autre. Acceptez-le. Peut-être est-ce auspicieux, peut-être que vous deviez emprunter cette route-là, peut-être que quelqu’un vous attend là-bas, que vous devez donner des vibrations à ce lieu, qu’un besoin existe là-bas, car vous êtes un instrument d’auspiciosité.

Vous devez propager l’auspiciosité. Mais qu’est-ce que l’auspiciosité ? Ce n’est rien d’autre que les bénédictions de Dieu. C’est sentir les bénédictions de Dieu. Il vous bénit tout le temps. Sa main est tout le temps sur votre main. Il vous protège. Quand vous recherchez l’auspiciosité, vous recherchez Sa main. Vous êtes toujours sous Sa main. Il est votre berger. Il vous guide sans cesse. Voilà ce qu’est l’auspiciosité, dans le vrai sens. Pour la sentir, les anges vous entourent. Tout le monde est là pour aider, tous tentent de vous amener à la réalité, c’est cela l’auspiciosité.

Une fois que vous commencez à l’appliquer, graduellement vous trouverez que la joie de la vie se répandra en vous, que la joie des bénédictions de Dieu se déversera en vous quand vous sentirez Ses mains.

Il n’est pas important de devenir une personne qui réussit dans la vie. J’ai vu des gens qui avaient ce succès dans la vie, soi-disant du succès, et qui étaient si malheureux, misérables, si terribles, si ennuyeux et si fauteurs de troubles. Ils ne sont bons à rien. Les gens disent : « Oh il est mort, c’est une bonne chose. » Ils n’ont fait de bien à personne, personne ne se soucie d’eux. Les gens se préoccupent d’eux quand ils se trouvent dans une position élevée, et une fois qu’ils sont partis, personne ne se soucie plus d’eux.

L’auspiciosité vous donne une idée juste de l’importance divine, ce qui veut dire ce mouvement de la vague où la divinité coule derrière vous, autour de vous, vous emmène et vous donne la joie complète. C’est une chose magnifique que d’être auspicieux. Cela vous emmène loin de l’inauspiciosité quand vous recherchez l’auspiciosité.

Mais n’en faites pas un rituel. Je veux vous le répéter des centaines et des centaines et une fois, ne faites un rituel de quoi que ce soit car vous le rendrez mort, comme tous les autres gens l’ont fait. J’espère qu’après Ma mort, vous autres ne ferez pas ceci. Car alors cela devient de la superstition.

L’auspiciosité ne devrait jamais être confondue avec la superstition.

Parce que les gens n’étaient pas si vigilants ni subtils, ils ne pouvaient pas discerner ce qui est laid, ce qui est de la superstition, et ce qu’est la beauté, l’auspiciosité. Ils ont fait toutes ces erreurs et ont commis tous ces crimes.

Mais vous, soyez attentifs, car vous êtes subtils. N’en faites pas une superstition, mais une chose auspicieuse.

Quand vous parlez, ce devrait être auspicieux. J’ai vu que de nombreuses personnes ont pour habitude de parler de manière très inauspicieuse, spécialement avec le Vishuddhi gauche – très inauspicieuse. Comme quand vous invitez quelqu’un chez vous pour le dîner, celui-ci va dire : « Oh, j’ai vu une telle foule arriver, j’ai cru qu’il y avait le feu. » Dire une telle chose ! Il pense qu’il a été malin, très malin de dire cela. Ou il racontera une blague très sale durant un mariage, alors qu’il y a beaucoup de monde.

Cette inauspiciosité peut former une telle force satanique ! Presque tout le tantrisme est issu de gens inauspicieux. Savez-vous que ce tantrisme n’est que la maîtrise de l’inauspiciosité ? Devant la Déité, devant les Dieux, si vous faites quelque chose d’extrêmement inauspicieux, vous faites partir toute l’attention des Dieux et toute sa protection, et ensuite vous ne ferez là plus que des choses sataniques. Telle est la base de tous ces gens qui pratiquent le tantrisme.

Qu’est-ce que l’enfer ? Ce n’est rien d’autre que vivre de manière inauspicieuse. Parce que l’attention de ce Dieu n’est pas sur vous, les bénédictions sont absentes. Alors vous comprendrez que les vibrations vous enseignent l’auspiciosité. Vous pensez à quelqu’un et vous sentez des picotements [dans les mains] : « Oh mon Dieu ! Quel homme est-ce ? » Vous pourriez penser que c’est un homme remarquable, mais aussitôt vous dites : « Oh, il est inauspicieux. Nous n’avons rien à faire avec lui. »

Les Sahaja Yogis ne devraient pas aspirer au succès et aux choses terrestres mais à ce qui est auspicieux, pour recevoir les bénédictions de Dieu. Car ceux qui possèdent aussi toutes sortes de choses terrestres, sont les âmes vivantes les plus misérables et sont une malédiction pour cette Mère terre. Elle en a assez d’eux. Ce sont des pécheurs. Je ne veux pas vous dire, si les gens se comportent de cette manière, où ils iront et ce qui leur arrivera, car c’en serait trop pour Moi de parler de cela à ce stade. Mais voilà de quoi il s’agit : Je dirais que votre grand poète Blake en a parlé et l’a décrit. L’Enfer, il l’a décrit. Tant l’ont décrit, Je ne veux pas élaborer là-dessus.

L’autre côté est le côté droit. Comment sortir de ce second côté ? Quel est l’aspect subtil du côté droit ? C’est la discipline.

D’abord vous devez dire que l’Angleterre était un pays très discipliné, trop discipliné, artificiellement discipliné, de type régimenté militairement. Je ne parle pas du tout de ce type de discipline. La discipline qui est en vous, vient automatiquement. Ce n’est pas de l’embrigadement !

A nouveau il ne devrait pas y avoir de confusion car Je veux rendre les choses extrêmement claires. Il est très facile de confondre les choses à cause de ces nœuds.

Donc, quand Je dis que vous devriez être disciplinés, il s’agit d’une discipline intérieure, absolument intérieure. Vous ne devez pas vous y atteler mais elle est innée, parce que vous commencez à apprécier cette discipline en vous. La discipline est – en sanscrit on peut l’appeler ‘sadacharya’ – c’est en fait ‘le bon comportement’ si vous le traduisez. Mais c’est beaucoup plus que cela, beaucoup plus. Sadacharya est beaucoup plus. C’est une discipline. A quelle heure nous levons-nous le matin ? Comment abordons-nous le matin ? Le soleil s’est levé : « Qu’y a-t-il de mal à se lever à dix heures ? » Rien de mal, mon enfant, mais tu perds la beauté du matin. Le matin est le moment de l’arrivée du soleil, de ses rayons. C’est le moment spécial quand le soleil envoie ses vrais rayons de divinité.

En fait, le côté droit est le côté solaire. Cela débute quand vous vous levez le matin, surtout. Mais pas le style hatha yogi qui vous fait devenir « osseux », lorsque vous jeûnez trois cents jours et ensuite vous n’arrêtez pas de crier contre les gens durant trois cents jours et durant trois cents jours vous les maudissez. Ce n’est pas ce que Je veux dire.

Par discipline, J’entends un certain respect pour vous-même. Il y a un respect. Comme il y a de l’auspiciosité. Ceci est un respect pour votre propre être, parce qu’il y a de l’ego. Laissez-Moi voir combien vous respectez votre ego.

Imposer votre ego est différent du respect de votre ahambhav, de votre dignité. Comment respectez-vous votre position dans la vie ? La vendez-vous pour de l’argent ? La vendez-vous pour un siège ? La vendez-vous pour n’importe quelle position dans la vie ?

Il s’agit d’une sorte de discipline en vous de ne pas trop bavarder, de ne pas parler trop peu. Mais cela ne signifie pas que vous tentiez de l’équilibrer. C’est quelque chose existant de manière innée, que vous pouvez actionner à travers Sahaja Yoga – à nouveau en voyant cela avec vos vibrations.

Vous devez être respectable. Dans le premier cas, vous devez respecter et, dans le second cas, vous devez être respectable. Respectez-vous vous-même. Les gens pensent que, si par exemple ils ne se lavent pas durant des mois, ce n’est pas un problème. Pas de problème ! Si vous ne vous respectez pas, la nature ne vous respectera pas.

Vous devriez vous respecter physiquement, mentalement, émotionnellement. Admettons que vous aimez regarder des photographies pornographiques, alors vous ne vous respectez pas. Si vous voulez manger de la saleté, vous n’avez pas le respect de vous-même. Vous n’avez pas grande estime de vous-même. Vous voulez abîmer vos yeux, vous voulez gaspiller votre attention avec cela.

Vous ne devriez rien aimer qui soit absurde, inutile, frivole. Vous ne devriez pas charger vos chakras avec de l’absurde et du sale. Lorsque vous commencez à vous respecter, vous saurez vraiment comment respecter les autres. Ceux qui ne peuvent pas se respecter, ne peuvent pas respecter les autres. Et respecter ce qui est bon dans autrui. Et ne vous inquiétez pas de leurs défauts mais respectez-les pour ce qu’ils ont de bon, de manière à aussi avoir du bon en vous et de vous respecter.

Il ne s’agit pas d’affirmer, ce respect n’est jamais de l’assertion, il est très réconfortant, extrêmement réconfortant. Une personne qui se respecte est la plus agréable à vivre. Elle ne s’impose pas trop, ni ne se retire pas trop. Elle est simplement présente. Comme un sage, vous êtes conscient de sa présence. Vous pouvez toujours approcher une telle personne.

Elle ne fait rien pour être visible. Elle ne tente pas de frimer. Elle ne tente pas de créer une aura autour d’elle. Elle ne se vante pas. L’ego peut aisément être contrôlé si vous vous respectez. Alors vous ne vous sentirez pas blessé. Car qui peut être insultant, si ce n’est vous-même envers vous ?

Admettons que des chiens aboient sur un éléphant, il continue simplement sa route en faisant « Swish, swish ». Avez-vous vu un éléphant ? C’est très intéressant. Il marche et est majestueux, il voit des chiens qui aboient et lui fait juste « Swish, swish », très joliment. Il leur répond ainsi. Comme un petit enfant qui siffle le chien et continue son chemin avec majesté en disant : « Oh, le chien, c’est bon, viens ici. »

Leur manière de le traiter ne dérange pas l’éléphant. Ils aboient et lui se contente de marcher avec dignité. C’est pourquoi on dit qu’un éléphant est un animal très digne. Il marche avec sa dignité.

Une telle personne n’adopte pas des modes et des objets vulgaires. Elle est dans sa propre dignité. Elle n’essaie pas de s’ajuster aux normes de choses qu’ils ont créées. Vous ne pouvez pas être un jouet dans les mains de ces gens factices qui disent quel doit être votre poids – Je ne sais pas lequel – et que cette autre chose devrait faire autant. Toutes les femmes tentent de le faire. Demain ils pourraient venir vous dicter la longueur de vos cheveux. Alors vous devenez ainsi, alors toutes les femmes tentent de s’y conformer. Vous devez porter des perruques, alors tous tentent d’en porter. Vous n’êtes plus des jouets entre leurs mains lorsque vous commencez à vous respecter.

Comme en Inde, ils ont lancé une mode de manches. Ils ont débuté par « telle longueur de manches. » Ils ont répété : « telle longueur de manches, telle longueur de manches », puis certains ont repris ce slogan, d’autres l’ont encore repris, et voyez-vous, ça continue. Alors quelqu’un M’a demandé ce que Je faisais à ce sujet. J’ai dit : « Dès le début, J’ai eu l’intention de les avoir de cette façon seulement car c’est trop compliqué de suivre cette course. Je ne le peux pas. » Parce que J’ai un tailleur qui fait cela et en fait je n’ai pas de temps à perdre avec toutes ces bêtises. Et pourquoi ? Quel besoin y a-t-il ? Ce qui a été découvert traditionnellement est accepté. Et vous verrez que toutes ces modes disparaissent juste comme ça !

Des modes commencent aussi avec nos saris. Il y avait des modes de saris où ils voulaient introduire les mini saris. Quelle que soit la mode, on veut la justifier ! (Rires.) Et vous ne savez pas à ce sujet ? C’est très intéressant. Il y avait des mini saris. Leur longueur pouvait seulement arriver jusqu’ ici. Et ils ont commencé à aller plus haut, jusque-là vous voyez. Des gens ont tenté de les adapter sur eux tous et alors ils ont renoncé. Ils dirent : « Rien à faire, ce n’est pas joli. » C’est une compagnie qui avait lancé cela parce qu’elle voulait vendre davantage de fil. Avec des mini saris, elle pouvait vendre plus de fil et demander le même prix que pour un sari normal, parce que c’est un demi sari et que vous le vendez en tant que mini. C’est seulement mini mais vous encaissez le double ! Donc ils ont essayé mais cela a raté en Inde. Alors le sari reste identique. Ensuite ils ont tenté d’imprimer seulement le devant du sari. C’est la nouvelle mode, ensuite une autre. J’ai dit : « Rien à faire ! Il vaut mieux acheter un sari traditionnel, il vous dure toute la vie. »

On peut régler cela. Toutes ces choses disparaissent, voyez-vous. Comme dans les temps victoriens, ils doivent avoir réglé de nombreuses choses : une chose disparaît, puis une autre. Une chose traditionnelle qui est là peut ne pas vous être utile aujourd’hui, mais quelque chose d’éternellement traditionnel sera à votre disposition toute votre vie, ce qui est vraiment traditionnel. Quoi que ce soit qui disparaît, les gens le décrètent inutile, que ce n’est plus bon, et ils le jettent.

En fait, beaucoup de choses que vous faites, par exemple de nos jours, les gens placent ces épingles dans leurs joues. Et J’ai vu qu’ils les plaçaient aussi dans le nez là, et ici, ou ici. Tout ceci disparaîtra. Dans quelque temps vous les verrez mettre quelque chose dans leurs cheveux. Laissez-les faire. Ce sont des gens stupides. Mais ceci n’est rien. Ils peuvent faire quelque chose de manière très subtile, comme le col élisabéthain que vous aviez parce que la reine Elisabeth avait un problème ici dans le dos. Alors ils ont adopté la coupe élisabéthaine et tous ont commencé à porter le col élisabéthain.

Donc du temps de Victoria, elle avait un problème ici dans le dos. Alors elle a commencé à porter ce col, et tous ont commencé à le porter. Pourquoi ? Vous avez votre style d’habillement, vos vêtements, votre position assise. Votre pensée même n’est pas façonnée par les autres, elle est seulement façonnée à travers votre conscience vibratoire.

Immédiatement, si vous lisez un livre, vous parvenez au point où vous dites : « Oh ! ceci n’est pas vrai ici dedans, mais cela est la vérité à ce sujet ! » Immédiatement vous commencez à scanner les livres et vous savez quel livre est vrai et quel livre ne dit pas la vérité. Vous n’allez simplement plus lire des bêtises car vous savez que tout est faux, que tout cela ne sont que des histoires et que vous ne voulez plus lire des choses insensées. Donc vous comprenez juste ce qui a du sens et ce qui n’en a pas. Donc cela fonctionne.

Et c’est ainsi que, lorsque vous commencez à vous respecter, à respecter vos pensées, vos inspirations, vos rêves, vos aspirations, vos visions, mettez-les par écrit. Quelque pensée qui vous vienne à l’esprit, écrivez-la. Quelle que soit votre inspiration, écrivez-la. Quelque vision que vous envisagiez pour vous-même, écrivez-la. Tout ce que vous pensez qui devrait être l’avenir, écrivez-le. Et priez pour cela.

La plus grande qualité à ce sujet est lorsque vous vous respectez. Lorsque vous vous respectez, vous êtes respectés. Par qui ? Par les Dieux, par la force divine, par tous les anges. Et quoi que vous vouliez faire, sera fait. Alors cela vient : « Que Votre Volonté soit faite ! »

Mais cette volonté doit provenir de votre respect pour vous-même. Si elle vient d’autres considérations ! Par exemple, maintenant à Bombay ils veulent avoir un ashram. Les gens ont plein d’idées bizarres sur les ashrams. Ils veulent avoir un ashram, pourquoi ? Certains sont très malins, Je les connais tous. Ils pensent qu’ils peuvent en retirer de l’argent. Ils sont ridicules ainsi. Ensuite certains pensent qu’en y vivant : « On peut y vieillir très agréablement, ce sera bon marché car Mataji ne demandera aucun extra, alors ce sera joliment bon marché. Achetons-en un. » Certains pensent que c’est un très bon endroit où on peut aller quand on est jeune, que ce sera une bonne idée car on n’aura plus besoin de travailler. On restera à l’ashram et après tout, Sahaja Yoga ne demandera pas tant d’effort. Alors ce sera bien d’y vivre.

Avec toutes ces considérations, quand elles sont dans les têtes des gens, l’ashram ne sera jamais en place. Croyez-moi. « On dormira jusqu’à dix heures, qui nous réveillera ? Nous ferons ce que nous voulons à l’ashram. Nous l’utiliserons à nos propres fins. Nous ne méditerons pas. Nous ne ferons rien, de toute façon. Nous ne travaillerons pas du tout. Nous ne contribuerons pas du tout à l’organisation de Sahaja Yoga ou des gens. Nous ne les amènerons pas à Sahaja Yoga. Après tout, que se passera-t-il ? » Vous perdrez vos vibrations !

Si vous vous respectez, l’expression de votre Soi doit être respectée. Dites à votre corps de se comporter correctement. Dites à votre mental de se comporter correctement, et dites de même à vos émotions.

J’ai vu des gens si attachés à une petite amie ou un petit ami, et demander ceci et cela à ce sujet. Et ensuite ils viennent vers Moi et ils disent : « Mère, que puis-je faire au sujet de cette petite amie ou de ce petit ami ? », ou quelque chose de ce genre. Tout cela ne vous aidera pas. Vous devez vous respecter. Vous êtes une entité par vous-même. Vous n’allez pas vous incliner devant personne. Vous n’accepterez rien qui ne soit pas respectable pour vous. Et c’est ainsi que vous allez gérer votre côté droit.

En fait la partie centrale est très importante dans votre recherche. Dans votre recherche, vous devez savoir que vous recherchez votre Esprit. Vous recherchez le fait que votre attention doive désormais se déverser au travers de votre Esprit. Vous ne recherchez pas l’Esprit, mais vous allez devenir un avec l’Esprit. C’est cela votre recherche.

Dans ce but, il est très important que vous sachiez tout de vos propres chakras. Vous devez savoir comment ils sont bloqués et y faire face. Vous devez y affronter la vérité. Vous devez être absolument honnêtes et sincères à ce sujet. Voilà ce qui est important au centre. Si vous êtes honnête, la partie centrale fonctionnera.

Par exemple Je vais vous raconter ceci. J’ai soigné un monsieur qui souffrait du cancer. Je l’ai bien guéri. Il est parti. Il n’a même pas écrit une lettre de remerciements. Si quelqu’un lui demandait, il disait : « Oh non, j’attends encore. » Quatre ans, non, trois ans ont passé et il dit : « J’attends encore pour cela. Je ne sais pas. » Il devait mourir dans les trois mois ! Il a été malhonnête envers Dieu. Il aurait dû dire aux gens : « Non, Mère m’a guéri. » Ensuite son cancer l’a rattrapé. Et alors il blâme Dieu pour cela !

Donc la vérité doit être acceptée. Vous devez être honnête et sincère pour le canal central, absolument au sujet de la vérité : « Oui, ceci est la vérité que nous avons découverte, nous avons senti les vibrations. » « Nous n’avons pas senti les vibrations » ou c’est mélangé : « Oui, je ‘catche’ [j’ai un blocage] sur cela. » Beaucoup de gens disent : « Non, Mère, je ne ‘catche’ pas ». Je sais ce qui leur arrive. Ils racontent des mensonges. A qui racontez-vous des mensonges ?

S.S. Shri Mataji Nirmala Devi

 

S.S. Shri Mataji Nirmala Devi