Christ and Forgiveness, Caxton Hall 1981

London (England)

1981-05-11 Christ and Forgiveness, Caxton Hall, 79' Add subtitles:
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Public Program. Caxton Hall (UK), 11 May 1981.

English transcript: UNverified
Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.

Toutes les Ecritures affirment que vous devez naître de nouveau. Vous devez naître : Non pas lire quelque chose à ce sujet, non pas imaginer simplement que vous êtes nés de nouveau, non pas le croire. Il ne s’agit pas d’accepter un rituel quelconque qui certifierait que vous êtes re-nés.

Mais quelque chose de précis et de définitif doit avoir lieu au-dedans de nous, une expérience de la Réalité doit être vécue, qui n’est pas l’idée : « Nous sommes nés de nouveau, nous sommes les élus, nous sommes les meilleurs. »

Un événement précis, appartenant à l’évolution, doit avoir lieu en nous, comme prédit par toutes les Ecritures, sans exception aucune, depuis l’hindouisme jusqu’aux textes des personnalités les plus modernes. Parmi ces dernières, on peut citer Guru Nanak. Dans le Coran, il est dit très clairement que l’on doit devenir « celui qui a la connaissance ». Le Veda lui-même (Veda signifie avoir la connaissance) affirme que lire les Veda sans avoir la connaissance est parfaitement inutile. Au premier paragraphe du premier chapitre il est dit clairement qu’il vous faut la Connaissance.

Quelque chose doit se produire au niveau de notre conscience qui est ignorante. Cela veut dire que nous sommes si éloignés de la Connaissance, que quelque chose doit arriver à notre conscience pour nous permettre de savoir plus. Cette Connaissance est la connaissance pure de la science divine en nous, de la puissance du Divin.

Il a été dit qu’il existe une puissance divine, une puissance omniprésente, la grâce de Dieu qui pénètre tout.

Je peux faire un cours sur la puissance divine, un cours magistral, chaque semaine : « Oh ! La puissance de Dieu ! Oh ! Quelle chose sublime !… » Comme ce monsieur, l’autre jour, qui est venu me voir en disant : « Oh ! Je suis une âme réalisée !… je suis dans la puissance divine !… c’est la puissance divine que je sens… » Je l’ai regardé en me demandant : mais qui trompe-t-il ? Il se ment lui-même, c’est lui-même qu’il trompe, il est en perte de lui-même et de personne d’autre. Ce n’est tout de même pas moi qu’il espère leurrer !

Que peut-on dire à de tels aveugles ? Ceux qui sont aveugles savent qu’ils le sont et proclament qu’ils y voient clair. Ce sont les êtres les plus dangereux pour eux-mêmes et pour la société. Parce qu’une fois qu’ils croient à de telles sottises, ils veulent que tout le monde y croie. Certains peuvent être des fous authentiques, d’autres, des gens sinistres.

Il s’agit donc d’une expérience qui doit se dérouler en vous. Vous n’avez pas à me croire moi non plus à ce sujet, je pourrais faire une grande mise en scène et dire : « Ça y est, c’est ça ! » Cela ne nous aiderait pas du tout.

Vous êtes les chercheurs de la vérité, et jusqu’à ce que vous l’ayez trouvée, qu’est-ce qui peut vous satisfaire ? Nous sommes ici pour trouver la vérité. Et la vérité est très simple. Elle est tellement simple qu’elle est impossible à croire : c’est que vous êtes part et parcelle du Tout, et que vous devez sentir le Tout. C’est cela que vous cherchez.

Toute votre recherche, depuis l’état d’amibe jusqu’à l’état présent, a été cette simple recherche: devenir part et parcelle du Tout. Vous l’êtes déjà, mais vous devez savoir que vous l’êtes.

Savoir.
Savoir signifie que dans votre conscience vous devriez vous sentir un avec le tout. Une fois que vous êtes devenus le tout, vous ne cherchez plus. Si votre recherche a abouti, vous ne cherchez plus.

La chose essentielle que vous deviez apprendre, est de ne pas vous laisser dissuader par quelque discours, par quelque prétendu miracle que ce soit. C’est un événement fondamental qui doit se passer.

Cet événement a été implanté en nous depuis l’époque où nous étions amibe. De même qu’une graine germe en arbre, nous sommes aujourd’hui au stade humain. Et ce stade n’est qu’une étape transitoire pour atteindre celle où vous deviendrez cette personnalité connaissante. Cette étape est très proche : c’est pourquoi vous cherchez si ardemment.

Dans notre époque scientifique, parler de Dieu est impossible. Mais lorsque les hommes de science sauront qu’il existe une connaissance au-delà de leur compréhension scientifique, et lorsqu’ils auront acquis cette conscience intérieure, alors, ils s’apercevront que tout ce qu’ils auront su jusqu’ici, n’a aucune valeur.

Car tous leurs efforts, toutes les soi-disant manifestations de l’intelligence humaine les ont menés à une confusion et à des difficultés telles qu’ils ne savent plus qu’en faire : menacés par une guerre atomique ou par quelques autres cataclysmes, ils ne savent pas ce qui va arriver. Malgré leurs espoirs et toute leur bonne volonté, ils n’ont pas réussi à nous faire atteindre quelque bonheur que ce soit.

Maintenant si je dis que Dieu existe -et il existe bien- et que cet état de bonheur que nous voulons atteindre existe en nous lorsque nous devenons un avec le tout, vous n’êtes pas obligés de me croire, mais ne le niez pas.

En nous réside ce désir à l’état pur, qui en sanscrit est appelé Kundalini. Celle-ci se trouve enroulée trois fois et demi sur elle-même, dans l’os triangulaire. Lors du processus du Sahaja Yoga, vous pouvez voir les pulsations s’élever et les sentir au sommet de votre tête. Cela a été décrit très explicitement par beaucoup de grands saints, notamment par l’un des plus récents, Kabir. Au sixième siècle, Shankaracharya l’a décrit, et même dans la Bible on en trouve la description, voilée, parce que les gens étaient si fous qu’on ne pouvait rien leur révéler directement. Malgré des précautions, vous savez ce qui est arrivé.

Tout ce qui est arrivé sur cette terre a un but divin. Particulièrement l’avènement de personnes comme le Christ, comme Moïse conduisant le peuple hors de l’esclavage. La venue de Krishna sur la Terre, celle de Rama dans sa bienveillance.

Tout cela nous a octroyé à l’intérieur de nous-mêmes un pouvoir particulier. Ces pouvoirs sont tous latents. On peut dire qu’ils sont en état de sommeil, semblables à des bougies qui n’ont pas encore été allumées.

Lorsque la Kundalini s’élève, elle éclaire ces pouvoirs en nous. Ainsi ce pur désir intérieur d’être un avec le tout non seulement nous relie au tout, mais profondément il éveille en nous tous ces pouvoirs qui sont encore latents.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler du pouvoir du Christ, dont on n’a encore jamais rien dit : parce que les gens qui ont parlé du Christ n’ont jamais eu connaissance de cela, ce n’étaient pas des âmes réalisées, c’étaient des êtres humains ordinaires. Et même ceux qui parlent du Christ ne sont pas des âmes réalisées, ils parlent sans avoir la moindre connaissance de cette science subtile du Christ.

Le Christ réside en nous, dans ce processus évolutif. Il se trouve à cette croisée (agnya centre, niveau 6) c’est là qu’est sa divinité. Ce point ne s’est pas mis en place après la venue du Christ, il était là bien avant, depuis que l’homme existe. Ce n’est qu’ensuite qu’il s’est incarné.

Cette divinité a été spécialement créée afin de pouvoir franchir ce point, cette porte, pour entrer dans le royaume de Dieu ou Sahasrara. C’est cette région circulaire (niveau 7) ouverte connue sous le nom de région « limbique » sur le plan grossier.

Cette divinité a été créée dans un but particulier pour accomplir un travail très spécial qui n’a jamais été interprété par les gens.

Lorsque la divinité du Christ est éveillée en nous que fait-elle ?
Il est dit que le Christ est mort pour nos péchés. Tout le monde dit cela : le Christ est mort pour nos péchés, nous sommes des chrétiens, il est mort pour nous alors tout va bien.

Vous n’êtes pas un Chrétien à moins d’être baptisé. Vous n’êtes pas un Juif non plus, avant d’être baptisé. Et qu’est-ce que le baptême que nous recevons ? Est-ce qu’il éveille vraiment le Christ en nous ? Est-ce-que Moïse est vraiment éveillé en nous ? Est-ce-que Shri Krishna est éveillé en nous ? Si oui, nous n’avons pourtant pas ces pouvoirs ! (les pouvoirs correspondants)

Quand cette divinité est éveillée en nous, il est dit que le Christ est mort pour nos péchés.
En Inde, il y a une longue théorie à propos du karma. Krishna, en son temps, l’a développée. Quel que soit notre karma, nous naissons, nous souffrons conformément à ce karma. Cette théorie remonte à environ 6000 ans. On voulait expliquer par là aux gens qu’ils échafaudaient eux-mêmes leur karma et qu’ils souffraient conformément à celui-ci. Les souffrances sont dues aux mauvaises actions du passé et aux comportements contre l’ordre divin.

Pourtant, les êtres humains restaient exactement les mêmes. Lorsque Moïse a emmené les Juifs, ils sont restés les mêmes. Quand Krishna eut prêché, ils sont restés pareils. Ils ne s’inquiétaient pas de leurs karmas. Ils n’en avaient aucun souci. Et ils ont souffert. Dans leur ignorance, ils ont souffert, parce qu’ils ne crurent pas en ces incarnations. Ils n’ont cru en aucune incarnation, quelle qu’elle fût.

Ils continuèrent donc à vivre de la même manière, allant à l’encontre de leur dharma, de la loi morale qui est le soutient de la vie.

Ils allaient à l’encontre du propre bien de l’humanité.

Il fallait donc inventer quelque chose qui permettrait de créer l’instrument par lequel tous ces karmas seraient absorbés. C’est ainsi que le Christ fut créé. Il a fallut beaucoup d’effort et une très grande compréhension des problèmes humains pour venir sur la Terre et s’y incarner comme un homme ordinaire.

Et quand le Christ est ressuscité, il a montré par sa propre vie que l’Esprit est éternel. Krishna a enseigné cela, que l’Esprit est éternel. Quelqu’un devrait le prouver, et c’est le Christ qui l’a prouvé. Jusque-là, jusqu’à la venue du Christ, les pouvoirs des incarnations se manifestaient à titre personnel. C’étaient des pouvoirs personnels. La Déesse vint sur Terre pour tuer des démons, Krishna vint sur la Terre pour tuer des démons et leur expliquer ce qui est juste et ce qui est faux, Moïse est venu pour sauver des gens. Mais nous avions besoin de quelqu’un qui effacerait les péchés, quelqu’un qui pardonnerait, qui viendrait sur cette Terre comme l’incarnation du pardon.

Il fallait quelqu’un pour pardonner à l’être humain, pécheur (to err : se tromper, pécher) dans son ignorance, pardonner avec amour et compassion. Non pas pour nous impressionner avec les pouvoirs qu’il a encore, mais seulement pour absorber, par son amour et par sa compassion, les péchés de tous les gens.

Cette divinité a été placée en nous il y a très très longtemps, puis s’est incarnée. Mais nous ne l’avons jamais reconnue. Pouvez-vous imaginer, maintenant qu’il y a des milliers de Sahaja Yogis dans le monde, pouvez-vous imaginer qu’il n’y ait pas eu une seule personne, excepté sa mère, pour le comprendre véritablement !

Jusqu’au jour de sa résurrection. Alors tout le monde s’est mis à le reconnaître ! Mais jusqu’à ce jour-là, personne ne voulait le croire. N’est-ce pas comme vous ?

Mais, c’était en ordre : ils n’étaient pas réalisés, et même cela leur fut pardonné. C’est pourquoi le Christ a dit que contre lui tout serait toléré, parce qu’il savait que ces gens n’étaient pas réalisés. Mais, après la Réalisation, après avoir reçu la lumière, si vous ne reconnaissez pas Dieu, alors il ne pardonnera pas. Imaginez : l’océan de pardon retirant son pardon !

Ce serait le plus grand crime et le plus grand péché de ne pas reconnaître Dieu après la Réalisation !

Le Christ est venu sur cette Terre pour absorber les péchés commis. Lorsque la Kundalini s’élève l’Agnya s’ouvre, ce qui est très difficile pour certains. Mais par le Sahaja Yoga, c’est devenu très facile d’éveiller le Christ en nous. Alors, les péchés disparaissent, ils sont absorbés, il ne reste aucun karma.

Il existe encore beaucoup de gens qui se moquent de cette idée de karma, ils n’arrêtent pas de le ressasser. Parce que lorsque le Christ est venu sur cette Terre, qu’il a accompli tous ces miracles et quil a annoncé sa mort pour les péchés des gens, les gens le savaient, ils l’ont prêché, ils ont traité le Christ comme un livre, l’utilisant si mal, l’interprétant à la lettre sans comprendre le sens véritable. Il l’a pourtant dit et répété : vous devez renaître.

Je suis allée en Amérique en 1973, et pendant que je parlais, ils étaient tous en train d’enregistrer. Certains m’ont dit que je ne devrais pas le permettre, parce qu’il faudrait une sorte de brevet pour cela. J’ai dit : « Quoi ! C’est très difficile de déposer un brevet ! » (Mataji rit de bon coeur) Ils m’ont donc enregistrée avec l’intention d’imprimer tout cela. Je leur ai dit « c’est bien, du bon matériel, laissez-les faire ! Après tout, s’ils veulent leur Réalisation, ils devront en venir au Sahaja Yoga. L’éveil de la Kundalini doit se produire réellement, mais laissez-les en parler ! Les gens sont extraordinaires, ils savent faire n’importe quoi de moi. Ils ont alors créé des organisations appelées : « deux fois nés » parce que j’ai dit qu’il fallait renaître ! Alors il y a tout autour de moi des gens qui se querellent avec moi, s’étant décernés des certificats de « renaissance » !

Vous croyez en ceci, vous croyez en cela : c’est ainsi que se créent des organisations. Ce n’est pas en créant des organisations que vous allez renaître ! La deuxième naissance est un processus VIVANT, c’est quelque chose de vivant ! Il ne suffit pas de mettre à quelqu’un une marque disant qu’il est né de nouveau, il faut que cela arrive, que cela se produise réellement. Mais, je les ai laissés faire : ils reviendront bientôt.

Ainsi, lorsque le principe du Christ est éveillé en nous, tous nos karmas sont absorbés. Quelle merveille, rien que d’y penser ! Pensez donc, plus de péchés, les péchés passés sont effacés, tous les péchés ! Et quand la Kundalini perce l’Agnya, vous devenez réellement conscience sans pensées. Totalement conscience sans pensées. C’est un fait. Non pas que vous deviez le croire quand je vous le dis, mais cela vous arrive vraiment. Vous-mêmes, vous le découvrez.

Et quand la Kundalini perce la région de la fontanelle, c’est alors que vous recevez votre véritable baptême, au vrai sens du mot.

Quand elle perce la fontanelle, vous commencez à sentir le souffle frais sur les mains : c’est un fait, c’est un événement que vous ne pouvez provoquer par aucun effort.

Mais pour conserver vivante cette divinité, vous devez faire quelque chose afin de ne plus commettre de péchés dorénavant. Vos péchés prennent fin lorsque la Kundalini s’élève et que le Christ est éveillé. Mais gardez-le éveillé !

Au début, j’ai vu que ceci arrivait : vous reprenez d’anciennes habitudes et Il retombe en sommeil. Vous devez maintenir les divinités heureuses. Et les méthodes pour les garder heureuses sont ce qu’on appelle « Nirmala Vidya », c’est-à-dire « La Connaissance Pure ». Parce qu’une fois votre attention éclairée -ce n’est pas comme cette lampe qui a des pouvoirs bien sûr: une fois éclairée elle permet de voir clairement- vous commencez à voir clairement tous vos centres à l’intérieur de vous-mêmes, et vous pouvez sentir les centres des autres personnes par vos doigts. Et ce n’est que le minimum qui puisse vous arriver !

Vous serez étonnés de la suite. Lorsque ces pouvoirs sont développés correctement en vous, vous atteignez une qualité de conscience telle que si vous prêtez attention à quelque chose, cela agit : votre attention agit. C’est cela véritablement qu’on appelle Nirmala Vidya. C’est le niveau où l’attention commence à agir d’elle-même : vous prêtez attention à quelque chose, vous y pensez simplement et cela agit.

Normalement, votre attention n’est rien, et elle n’est nulle part ailleurs que là où se trouvent vos désirs ou vos projets. Cette attention n’est pas agissante, elle ne rend compte de rien.

Mais si vous portez votre attention sur quelqu’un dont vous voulez savoir ce qu’il en est, vous vous trouvez en connexion avec cette personne et vous savez comment elle va.

En premier, parce que la Kundalini s’étend à votre cerveau, c’est la conscience qui est éclairée en vous. Et c’est ce que vous devez établir en tout premier lieu : que votre attention soit éclairée et qu’elle devienne active. Active, mais non pas dans le mauvais sens du terme, non pas par excès du côté droit. Au contraire, quoi que vous fassiez, que ce soit bon, favorable à votre Esprit. Il y a un mot sanscrit pour désigner cela : ?????????????????????

Toutes vos décisions deviennent faciles à prendre : dès que vous perdez vos vibrations, vous savez alors distinguer ce qui est bon et juste de ce qui est mauvais et faux, vous le sentez aux vibrations. Car maintenant, vous êtes connectés avec l’Absolu par votre Esprit et vous savez ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

La Réalisation, c’est comme sauter de la mort à la vie. L’attention, qui vous faisait agir comme un mort, devient vivante. Chaque parcelle d’attention devient vivante. C’est en vous un changement extraordinaire. Pour établir en vous ce changement, il vous faut avoir de la patience et de la compréhension.

Ceux qui ont fait preuve de cette patience et de cette compréhension ont réussi à établir ces fondations. Ceux qui n’ont pas fait preuve de compréhension, sont retombés dans (l’état) les apparences.

Je ne suis ici en aucune manière pour fonder quelque culte à ce propos, ni pour en soutirer quelque argent ou quelque autre sottise de ce genre.

Je suis ici pour faire de vous cet être connaissant que vous pouvez devenir très facilement. Quelqu’un doit le faire. Vous le pouvez, demain, c’est vous qui pourrez le faire : deux personnes sont allées en Australie et ce sont mille personnes qui ont reçu la Réalisation; en Inde, c’est un monsieur qui l’a fait obtenir à dix mille !

Vous pouvez tous le faire vous-même. Mais pour cela, vous devez d’abord vous établir vous-même dans l’Esprit.

Il est facile de douter de quelque chose. Vous devriez douter, il n’y a pas de mal à douter. Mais vous devez savoir que je n’ai rien à gagner.

Vous comprenez, il y a tant de faux prophètes, tant de faiseurs d’argent et tant de personnalités pour vous éconduire, que lorsque vous venez à moi, c’est cela qui s’avérera juste, je le sais.

Mais sachez aussi que vous êtes venus ici pour votre recherche et qu’il n’y a rien à perdre. Sachez que si vous vivez cette expérience, c’est cela même que vous cherchiez, cela que vous avez cherché pendant tant de siècles. Et vous êtes nés sur cette Terre, dans cette époque moderne où le Maha-Yoga a commencé. Mais tout cela s’élabore lentement; vous vivrez cette expérience. Il ne s’agit en aucune façon de vous enrôler dans le Sahaja Yoga, vous ne pouvez pas vous y engager volontairement. Cela doit se produire tout seul. Je ne peux pas vous inscrire sur une liste, ni tenir un registre stipulant que ceux-ci sont les Sahaja Yogis.

Si cela ne vous est pas arrivé, c’est que vous n’êtes pas présents ! Vous devez être présents ! Si vous n’êtes pas présent, c’est que vous n’êtes pas une âme réalisée. Vous devez le vivre.

Aussi ne pouvons-nous pas nous comporter de la façon dont les autres se comportent. L’autre jour, des Sahaja Yogis m’ont dit : « Mère, ils sont habitués à suivre des cours, le premier jour la leçon consiste à tirer son nez, puis à tirer sur les oreilles, puis sur les joues… » Il n’y a rien qui ressemble à un cours dans le Sahaja Yoga. Je dois vous dire encore une fois qu’il s’agit ici d’un processus vivant. C’est quelque chose de très différent ! Il n’y a rien de tel qu’un cours, parce que quoi que vous atteigniez, vous l’atteignez grâce à l’éveil de votre Kundalini. Et vous vous rendez compte que de l’état de conscience sans pensées, vous passez à l’état de conscience sans doute.

C’est un état qui fait partie de votre constitution. Il est à l’intérieur de nous. Comment peut-il y avoir un cours pour cela ? Cela ne peut pas exister ! Evidemment, vous pouvez apprendre des choses sur Nirmala Vidya, vous pouvez apprendre comment éveiller les divinités en vous, vous pouvez apprendre comment élever votre Kundalini.

Il y a autre chose qui peut déranger les gens qui viennent pour la première fois, j’ai vu que cela s’était produit : C’est qu’il se trouve parmi nous des gens qui se disent Sahaja Yogis mais qui ne le sont pas. Car la porte est ouverte à tout le monde, toutes sortes de gens se présentent. Il se peut que certains se proclament des Sahaja Yogis, il se peut qu’ils se conduisent mal. Cela ne veut pas dire qu’il y a quelque chose de mal au Sahaja Yoga, mais que la personne n’a pas encore atteint cet état.

Il n’y a pas lieu d’être indisposé par des gens qui se conduisent ainsi. Dites-vous que tout va bien pour eux. Et, après peu, ils vont bien.

Certains sont arrivés ici directement de l’asile psychiatrique, ne soyez pas effrayés, le cas s’est présenté et peut-être y en a-t-il dans cette assemblée… Une dame est venue qui sortait de l’asile psychiatrique, c’était à Leeds, et lorsqu’elle a voulu y entrer de nouveau, on lui a dit : « Vous n’avez plus besoin de revenir, tout va bien pour vous maintenant ».

Admettons maintenant qu’une telle personne se présente ici en ce moment, si vous la rencontrez, vous lui direz : « Oh ! Je suis un Sahaja Yogi, je suis ceci, et je suis cela » et vous ne croirez pas cette personne. Vous devez croire en ce que vous réussissez vous-mêmes et non pas en ce que les autres atteignent. C’est ça, le Sahaja Yoga.

Les autres, quand ils sont dans un environnement artificiel, ils s’enveloppent d’un grand halo, s’entourent de dix personnes qui vont pavoiser uniquement pour attirer votre attention et vous impressionner. Ils étudient comment influencer les autres, il y a des livres qui enseignent cela; ces gens vous paraîtront très attirants. On vous fait passer par de grands corridors et de vastes halls qui vous impressionnent beaucoup. Puis vous vous trouverez à 7 mètres d’une personne devant qui vous devez vous incliner sans poser la moindre question. Et vous vous prêterez à tout cela ! Parce que vous vous représentez cela comme si c’était un roi à qui vous deviez rendre des hommages, ou le pape ou quelque autre personnalité : c’est ainsi que vous êtes très impressionnés.

Mais Dieu, lui, n’est pas impressionné par tout cela. Il peut anéantir toutes les richesses du monde ou les recréer. Pour lui, rien n’est plus important que votre esprit. L’Esprit qui est au-dedans de vous. C’est ça, l’essentiel. Et non pas les pays d’où vous venez, la race qui est la vôtre : toutes ces différences sottes n’existent pas dans le domaine divin.

Vous êtes un chercheur, et votre esprit doit être éclairé.

Aujourd’hui nous sommes à Caxton Hall, demain nous pourrions être assis au bord de la mer ou au sommet d’une colline. En Australie, nous avons eu des problèmes parce qu’il y avait trop de gens. Alors nous sommes allés dans un parc, en plein air. Quelle importance où le programme a lieu, s’il y a des problèmes d’organisation, ça n’a aucune importance. Ce qui est important, c’est que vous ayez l’expérience, l’expérience qui est magnifiquement organisée à l’intérieur de vous-mêmes.

C’est cette organisation là que vous devez voir, celle qui est à l’intérieur de vous, et non pas celle qui se trouve à l’extérieur. La chose qui est en vous, la beauté qui est en vous, vous devez la voir, vous devez la vivre et en jouir.

Je crois que tous les nouveaux, présents ce soir, ont reçu leur Réalisation. Vous aurez intérieurement, une vision plus profonde je l’espère, et vous jouirez de la félicité de l’Esprit. Vous sentirez la puissance de la conscience collective. C’est tout ce que j’ai à dire à ceux qui viennent pour la première fois aujourd’hui.

Mais il y a quelque chose que je veux dire aux anciens Sahaja Yogis et qui les concerne. C’est au sujet de la puissance de Saraswati en nous. Je n’en ai pas encore parlé jusqu’ici, parce que vous en abusez déjà.

Il y a en nous trois forces. La première, qui a son origine dans le côté droit et qui va vers le côté gauche, est la force du désir. En Sahaja Yoga nous l’appelons Mahakali. Elle est aussi éveillée en nous, toutes ces forces sont éveillées en nous, parce que quoi que nous désirions, ce désir se réalise. Après quelque temps, vous vous apercevez que vous ne désirez plus rien qui ne soit valable.

Vous ne désirez plus que ce qui est bon pour l’Esprit en vous et dans les autres. C’est le seul désir que vous ayez. Vous atteignez ce niveau où vous ne demandez plus.

Au début, les gens demandent : « Mère, mon père est malade, pouvez-vous faire quelque chose pour lui; mon frère est malade, il boit, il a ceci, il a cela, pouvez-vous vous occuper de lui ». Ils demandent des choses comme celles-là, qui ne sont pas mauvaises, mais qui ne sont pas ultimes.

Puis vous commencez à demander : « Mère, s’il vous plaît, donnez la Réalisation aux gens ». Vous ne dites plus : « mon frère, mon père… », vous commencez à penser au tout, à l’ensemble. Puis vous pourrez demander la Réalisation pour un pays entier « Mère, permettez que l’Angleterre soit éveillée » par exemple, et ainsi jusqu’au monde entier et à l’univers.

C’est ainsi que vous commencez votre expansion, et cette expansion devient de plus en plus vaste.

Les désirs eux-mêmes changent, les priorités changent. C’est à de tout autres choses que vous accordez la priorité.

Vous voulez satisfaire des envies, surtout celles qui sont des habitudes. Vous avez pris certaines habitudes. Par exemple, il y a des gens qui fument. Vous n’avez pas besoin de leur dire de ne plus fumer, ni que ça donne le cancer : ils s’arrêtent automatiquement, en une nuit. J’ai connu des ivrognes qui, en une seule nuit, ont cessé. Les désirs changent, les priorités changent, parce que le désir est illuminé, la force du désir est éclairée.

Une autre force qui s’éclaire en nous est celle du côté droit, c’est la puissance de l’action. La puissance de l’action est appelée Mahasarasvati.

En réalité, nous agissons énormément par nos pensées, par nos projets, par nos planifications, par l’exercice physique. Physiquement et mentalement, nous sommes hyper actifs. Et particulièrement dans les sociétés dites développées. Nous sommes développés par l’usage que nous faisons de cette force, la force de l’action. Et quand nous sentons que nous en avons en surplus, nous passons à la violence très facilement.

Cette puissance de l’action en nous est complètement épuisée. C’est l’origine de beaucoup de problèmes.

Mais à cause du changement de désir, l’action elle aussi change. Ceux qui allaient au bistro tous les soirs, cessent de le faire. Ils commencent à faire autre chose qui leur apporte davantage de joie et de félicité. Lorsque le désir change, l’action change automatiquement.

Mais, vous pouvez aussi changer vos actions. La subtilité de l’action est telle que vous vous rendez compte que la force de celle-ci coule à travers vos doigts. Vous réalisez qu’il y a émission de force.

Si vous allez dans un endroit, vous vous apercevez soudain qu’il y a un dégagement de puissance. Vous cherchez à savoir de quel genre d’endroit il s’agit, et vous trouvez que tel grand Saint y est mort…

Parfois, dans un autre endroit, vous sentirez que vos mains picotent, c’est désagréable. Vous vous renseignez et vous découvrez que les gens ont été assassinés ici, ou que tel drame a eu lieu. Il n’y a pas de paix en cet endroit.

L’action va changer. Vous allez modifier vos mouvements. Vous irez dans des endroits qui vous rendent plus heureux.

Le point subtil de l’action est ceci : que le mouvement des doigts, le mouvement de la main, la façon de parler, la façon de tourner le regard, tout est éclairé. Vous commencez à grandir avec cela.

Lorsque vous devenez de plus en plus subtils, vous atteignez le principe originel en vous. Ce principe est l’Esprit. Et une fois que vous avez atteint le principe en vous, vous pouvez atteindre le principe en toute chose.

Mais pour cela, il faut développer le côté droit d’une manière correcte. C’est à dire apprendre à utiliser vos mains correctement.

Vous verrez beaucoup de gens qui élèvent la Kundalini de telle manière. Les gens ont des idées très conventionnelles quant à la façon. Par exemple, si le Pape prend un enfant dans ses bras, lui verse de l’eau pour le baptiser, tout le monde l’accepte, personne n’a rien à redire à cela. Ou si un prêtre porte une robe bizarre, ce qui fait peur aux enfants pour commencer, ou s’il porte un bonnet comme ceux des ânes, personne ne dira rien ! Parce que c’est reconnu dans nos normes.

A Singapour, j’ai été surprise de voir au rez-de-chaussée un pub, et au premier étage un temple! Et tous deux gérés par la même société ! C’est admis ! Personne ne trouve ça étrange! Mais si quelqu’un dit : « Il faut élever la Kundalini, avancez-vous un peu ». On dira aussitôt : « Oh ! Quels gens bizarres, c’est vraiment louche ! » Comparés aux normes en vigueur chez les gens non réalisés, ceux-là sont fous !

Comment élèvent-on la Kundalini ? On la fait monter par notre attention, l’attention suffit. Mais il ne faudrait pas procéder ainsi, parce qu’il est bon que l’autre sache, que l’autre voit que quelque chose est pratiqué, ils ne croient pas.

Hier, quelqu’un est venu avec un vilain eczéma. Ses mains étaient entièrement couvertes de plaies, c’était horrible. Je lui ai demandé de tendre ses mains vers moi. Il aurait pu être guéri simplement en mettant ses mains en avant. Mais il a fallu que j’inscrive le signe de la croix et la svastika sur ses mains. Et les mains ont guéri, elles sont devenues douces : il m’a vu faire quelque chose ! Si j’avais dit, seulement, que tout irait bien, cela aurait guéri ! Cela arrive, avec des Sahaja Yogis c’est possible. Mais je me contente de le dire et que la guérison ait lieu parce que l’attention est illuminée, on me répond : « Oh ! C’est peut-être une coïncidence ! »

Il vous faut donc faire monter la Kundalini avec vos mains. Ainsi la personne qui la fait monter peut la voir pulser au fur et à mesure que les mains montent. Vous pouvez la voir le long de la colonne de quelqu’un, elle monte progressivement sous vos mains, et les autres peuvent également la voir.

C’est en cela que consiste l’action, telle que vous devez la comprendre.

Quand je vous dis que vous devez vous protéger en donnant un bandhan à votre aura, alors, entourez-vous d’un geste de la main. Si quelqu’un fait cela, les gens disent aussitôt que c’est un fou : « regardez ce qu’il fait avec sa main ! » On pourrait comparer cette réaction à celle d’un joueur indien de musique classique quand il voit des joueurs de jazz qui s’agitent dans tous les sens ! C’est un choc pour lui ! Au début, c’est un choc, on se demande si la personne est saine desprit, on ne peut pas l’accepter. Pour des personnes âgées comme moi, c’est un choc de voir ces chanteurs et ces jeunes qui bougent et qui sautent dans tous les sens en secouant leur tête ! Selon les normes indiennes, ce serait de la gymnastique, de la culture physique ! On aurait dû photographier nos visages tellement ils étaient ahuris.

Il est possible que l’on trouve un peu curieuse la façon dont on fait monter la Kundalini, bien que ce ne soit pas tellement extravagant, et même assez gracieux…
Ne restez pas accrochés à vos préjugés. Tâchez de garder un esprit ouvert et de vous rendre compte qu’il s’agit du Divin qui travaille et que la Kundalini doit être élevée.

Quelqu’un peut avoir vu le Christ tenant des doigts ainsi (index et majeur). Cela a une grande signification. Le Sahaja Yoga donne le sens. Avec le Sahaja Yoga vous pouvez comprendre qu’il s’agit de son Père. Si vous savez à quoi correspondent ces doigts, vous saurez ce que ce geste signifie. Il a toujours mis ces deux doigts en évidence et c’est ainsi qu’il décrit son Père.

Si le bouddha est assis de telle manière, si un autre fait tel geste ou prend telle posture, vous ne comprenez pas pourquoi. Mais comme nous avons accepté cela, nous n’en sommes pas gênés.

Mais s’il s’agit de quelque chose de nouveau, les gens ne veulent pas l’accepter. Jadis, pourtant, c’était une connaissance très secrète.

De même qu’il n’y avait qu’un roi qui possédait 7 épouses, alors que maintenant tout le monde peut en avoir vingt et une s’il le veut, vous aussi maintenant êtes capables de devenir roi dans votre être intérieur. Vous êtes tous capables de devenir une grande personnalité. A l’extérieur vous avez tout perdu, à l’intérieur, vous avez gagné.

A l’extérieur, vous avez beaucoup perdu, beaucoup perdu en pensant que toutes les choses fausses que vous ont appris des êtres soi-disant puissants, que toutes ces choses constituaient un but à atteindre. C’est comme cela que vous avez perdu. Mais votre Esprit a gagné. L’Esprit en vous a beaucoup gagné, parce que maintenant, vous avez atteint le stade où vous comprenez que c’était une erreur.

C’était une erreur de croire que tel ou tel pouvoir allait nous rendre heureux, telle chose allait nous apporter de la joie. Maintenant vous réalisez que ce n’était pas ce que vous cherchiez. Vous vous êtes retrouvés dans un état lamentable, quand c’est la joie que vous deviez atteindre, et que vous recherchiez à tout prix.

C’est pourquoi cette puissance, ce pouvoir d’action en nous doit être maintenu très pur. Pour ce qui est des Sahaja Yogis, il n’y a rien qui puisse ressembler à un rituel. Ce qui est rituel vous fait comme mort, c’est une chose morte. Vous lever le matin et commencer à réciter les mantras les uns après les autres comme si vous aviez enclenché une mécanique est parfaitement inutile. Il faut procéder de façon correcte.

Si vous voulez éveiller l’une ou l’autre divinité, pensez à elle. Tâchez de la purifier avec toute la compréhension et tout le dévouement dont vous êtes capables, tout en respectant un certain protocole. Cela ne sert à rien de choisir un nom et de faire des incantations sans rien sentir. Ce n’est pas une mécanique que vous pouvez mettre en marche !

Certaines personnes le font mécaniquement, parce qu’avant aussi elles ont tout fait comme des machines. Sahaja Yoga est quelque chose qui doit venir du coeur. Il se nourrit du coeur. Si vous ne le faites pas avec votre coeur, ça n’aura aucun sens.

Continuez à le faire machinalement et vous vous apercevrez bientôt que vous avez perdu vos vibrations, vous ne sentez plus la brise fraîche.

Le coeur n’aime pas ce qui est machinal. Chaque jour, il est neuf, comme ce qui est vivant; chaque jour il y a une fleur nouvelle, une étoile nouvelle, une manière nouvelle, qui n’ont rien d’une habitude, qui ne se répètent jamais. Le coeur ne connaît pas de routine. Un jour vous pratiquez d’une manière, un autre jour ça vient autrement. Chaque jour, ça pétille dans des formes nouvelles. Aussi tuez-vous cette puissance du Sahaja Yoga en faisant les choses mécaniquement.

Vous devez vous y prêter avec tout votre amour, vis-à-vis de vous-même et vis-à-vis des autres, avec une estime totale pour votre être et pour les autres. C’est tout votre comportement qui devrait être ainsi.

J’en vois qui se comportent encore d’une façon très puérile ou très romantique (bootish). Le Sahaja Yoga devrait se situer au centre. Il y a une différence entre « puéril » et « semblable aux enfants ». Vous pouvez être aussi innocent qu’un enfant mais en ayant de la maturité. Ces deux éléments font de vous une personnalité particulièrement digne.

Tout cela prend forme en vous lorsque vous utilisez correctement cette force du côté droit. A moins que vous ayez établi cela correctement et solidement en vous, vous ne pourrez impressionner personne par votre comportement.

Ceux qui sont nouveaux et qui vous approchent pour la première fois devraient pouvoir remarquer cette majesté, cette dignité royale en vous et dont vous jouissez comme étant la béatitude de Dieu Tout-Puissant.

Que Dieu vous bénisse !