Improving The Spirit, Hampstead 1981

Hampstead (England)

1981-06-04 Improving The Spirit, London, NITL, 65' Download subtitles: ITView subtitles: Add subtitles:
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Public Program, Hampstead Meeting House, London (UK), 4 June 1981.

English transcript: UNverified
Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.

Nous, sur la Terre, comprenons Dieu avec notre compréhension terrestre. Nous le comprenons à travers notre mental, à travers notre imagination, à travers nos livres, où il est décrit de telle ou telle façon.

Il y a un grand mystère : Dieu et sa puissance divine. C’est un grand mystère, pour tous les êtres humains. Et vous ne pouvez pas le concevoir avec votre mental limité. L’action de la puissance divine est également très mystérieuse. Quoi que nous entendions par « mystérieux », cela signifie que c’est au-delà de notre mental, nous ne pouvons pas le concevoir dans notre mental. Sa puissance d’Amour est très mystérieuse. Ce que nous entendons par « amour » n’est pas l’Amour qu’Il nous porte, ou bien sa puissance de compassion, son pouvoir de compassion. Son pouvoir de pardon est extrêmement mystérieux pour nous, parce que nous sommes très imparfaits. A cause de notre imperfection, nous ne pouvons pas comprendre un être absolu, parfait.

Lorsque nous voyons Dieu, nous Le voyons à travers nos imperfections. Et c’est ainsi que nous formons nos idées selon nos propres imperfections.

Prenons une toute petite fourmi, si elle devait exprimer les questions politiques que se pose l’Angleterre aujourd’hui, est-ce que ce serait possible pour elle ? Pour la pauvre petite fourmi, il n’est même pas concevable que nous ayons un mental qui pense, qui a de l’imagination, qui se projette tout autour de soi comme une pieuvre, qui attrape ceci, qui attrape cela !

Elle ne peut même pas comprendre que nous ayons une sorte de liberté qui nous permet de faire ce que nous voulons : la conception d’une telle chose ne peut pas être contenue dans la petite tête de cette minuscule créature.

Mais la différence entre une fourmi et un être humain, c’est que la fourmi n’a pas d’ego. Et le problème de l’être humain c’est que, malgré le même rapport qui existe entre un être humain et Dieu et entre une fourmi et un homme, le problème concerne l’ego et nous rend inférieur même à une fourmi !

Car notre « récepteur » est si faible que nous ne pouvons même pas voir qu’il doit y avoir quelque chose de mystérieux à propos de Dieu.

Dieu doit être un mystère pour l’être humain, et pour comprendre un mystère, nous devons pénétrer dans un domaine nouveau, qui dépasse ce que nous pouvons vraiment comprendre avec notre conscience humaine. Il doit exister un autre plan d’où nous pouvons essayer de voir ce mystère, car sinon, nous ne pouvons rien en comprendre, rien saisir de son fonctionnement.

En chimie, par exemple, si l’on considère les lois périodiques des éléments, c’est fantastique ! Absolument extraordinaire ! Regardez comment les amibes se comportent, regardez les petits animaux qui vivent dans les rivières et dans les océans, le nombre de créatures qui se côtoient harmonieusement et différemment des êtres humains, et qui cohabitent au contraire en harmonie, en acceptant réciproquement leurs besoins, même s’il s’agit de leur vie !

Alors, avec cette liberté et un si grand mystère, et un gros ego entre deux, c’est difficile pour nous de Le concevoir. De concevoir que, quoi qu’Il fasse, c’est pour la croissance de l’Esprit. Même s’Il tue quelqu’un, c’est pour la croissance de l’Esprit. Même s’Il écrase quelqu’un et le jette en bas des montagnes, c’est pour la croissance de l’

Lorsqu’Il vous confronte à des problèmes et à des difficultés, c’est pour la croissance de votre Esprit. Quoi qu’il vous arrive, c’est un terrain d’essai, pour la croissance de votre Esprit.

Il travaille 24 heures sur 24, uniquement pour augmenter votre conscience en l’Esprit qui est en vous, pour que vous sentiez votre Esprit. Tout, la nature, la beauté, tout travaille à ce que vous, les êtres humains, sentiez sa Beauté, à ce que vous Le connaissiez dans votre propre conscience, afin que vous sentiez l’Amour vibrant de Dieu.

Cela fait des siècles et des siècles que c’est à l’oeuvre. Imaginez un peu : depuis que ce monde a été créé jusqu’à aujourd’hui, avec diverses incarnations qui sont venues sur cette Terre pour Le représenter, pour parler de Lui, afin de travailler à son Oeuvre, pour parfaire les différents centres à l’intérieur de nous.

Et alors, tout à coup, lorsque nous sommes face à face avec nous-mêmes, nous n’arrivons pas à croire que c’est possible. Nous voyons le mélange d’ego et de super-ego. D’abord nous ne pouvons pas nous croire nous-mêmes capables de recevoir la Réalisation. Ensuite, il me semble que nous avons peur d’être réalisés. Troisièmement, nous n’avons confiance en personne qui parle de Réalisation.

Le troisième point est une bonne idée, celle de n’avoir confiance en personne. Mais au moins, ayez confiance en vous-même ! Voyez-le sous cet angle-ci : ayez confiance en vous-mêmes pour ce qui est de recevoir votre Réalisation. Autrement, pourquoi vous intitulez-vous un chercheur ?

Vous devez avoir votre Réalisation, ça c’est sûr ! Mais lorsqu’il s’agit de confiance, en qui avons-nous confiance ? Par exemple, lorsque le Christ a dit “Dieu est mon Père, et Il m’a envoyé spécialement pour accomplir ce travail”, nous n’avons pu le croire ! Que cet homme, le fils d’un charpentier, puisse tenir de tels propos ! Il vaut mieux le crucifier ! Et notre compassion fut pour un voleur confirmé ! Au lieu de l’adoration du Fils de Dieu !

Quand il fut mort, alors évidemment, c’était le Fils de Dieu, et le Saint-Esprit et tout se met en marche, et il n’y a plus de doute ! Alors les gens se mettent à croire. Je me demande pourquoi, même aujourd’hui, ils croient qu’Il était le Fils de Dieu. Pourquoi même croient-ils au Saint-Esprit ? Même la Bible, enfin, pourquoi devrions-nous y croire ? Quelle est l’autorité de la Bible ? L’Islam pourrait poser cette question aux musulmans : « Alors, quelle est l’autorité de la Bible, pourquoi croyez-vous en la Bible ? ».Si vous enlevez la Bible, quelle est l’autorité ? Ils diront que c’est le Christ, l’autorité. Mais le Christ n’a jamais écrit la Bible !

Ce qui en est l’autorité, c’est votre propre ego. C’est que vous voulez y croire. C’est tout. Vous voulez y croire. Cela vous aide, cela vous permet de classer bien des questions. Dès qu’il arrive quelque chose, vous pouvez dire : « C’est en ordre, c’est Dieu qui l’a voulu ». Parce que nous pouvons l’utiliser beaucoup mieux une fois qu’Il est crucifié ! Avant cela, nous ne pouvions pas l’utiliser, parce qu’Il était indépendant, Il était vivant. Mais une fois mort, c’est très commode, on L’accepte, on ne pose pas de questions.

Alors, était-ce une faute pour Lui de dire qu’Il était le Fils de Dieu ? Est-ce que vous pensez que c’était une faute que le Christ dise qu’il était le Fils de Dieu ? C’est pour cela qu’Il a été crucifié. Est-ce que vous pensez qu’Il a commis une faute en disant la vérité sur Lui-même ? Diriez-vous cela ? Comment pourriez-vous justifier une telle affirmation ? Si c’est pour cela qu’Il a été crucifié, alors on pourrait dire qu’Il n’avait pas de discernement pour dire pareille chose, ce n’était pas sage ! Après tout, Il aurait pu vivre plus longtemps. Il aurait mieux profité de sa vie, avec sa Mère. Il aurait pu construire une maison ou quelque chose comme cela. Il aurait pu mettre de l’argent de côté ou autre chose de très important qu’Il aurait pu faire!

Mais là est le mystère ! C’est cela, le mystère que nous ignorons, parce que nous voulons le voir de notre point de vue et à un certain moment, nous y renonçons. Nous ne le justifions pas, nous ne rationalisons pas. A un certain point, nous renonçons tout simplement : « Oh ! C’est en ordre, c’est Dieu ».

Nous en arrivons à un point où nous disons : « O.K., Il était le Fils de Dieu et tout ce qu’Il voulait, Il pouvait le faire, et tout ce qu’Il a cru bon, Il l’a fait. D’ailleurs, comment pouvons-nous Le juger ? ». Mais c’est ce qu’on dit maintenant, et non pas quand Il vivait !

J’avoue que Dieu est un mystère. Mais les êtres humains sont un mystère plus grand encore que Dieu. Pour moi en tout cas. Je veux dire qu’ils savent jusqu’où ils peuvent aller et comment, tout à coup, faire dévier le courant : « Oh ! Ça, c’est divin ! » Jusqu’à un certain point, ils continuent à rendre les choses rationnelles et intellectuelles, puis ils coupent court et disent que c’est le Divin ! Point final !

Personne d’entre vous n’a vu le Christ marcher sur les eaux, n’est-ce pas ? Ni ressusciter, aucun de vous ne l’a vu. Alors, pourquoi devrions-nous croire qu’Il a fait cela ? C’est une question que nous devrions nous poser à nous-mêmes. Pourtant, Il l’a fait, et Il était le Fils de Dieu. Mais comment pourrions-nous y croire ?

Nous devons devenir quelque chose de plus, afin de connaître le mystère de sa vie. Pourquoi s’est-il crucifié ? Pourquoi a-t-il accepté cette vie ? Et pourquoi, avec tous ses Pouvoirs avec lesquels Il va revenir maintenant pour détruire ce monde, pourquoi n’a-t-Il pas détruit ces gens qui voulaient Le crucifier ? Quel était le rôle qu’Il a eu à jouer durant sa vie ?

Nous ne pouvons pas le comprendre avec cette conscience humaine. Nous devons devenir quelque chose de plus. Et c’est la raison pour laquelle Il a dit sans cesse : « Vous devez naître de nouveau ».

Combien d’entre nous pensent qu’ils doivent « naître de nouveau » ? Sommes-nous nés de nouveau ? Nous le certifions, beaucoup de gens certifient qu’ils sont nés de nouveau. « Je suis né de nouveau, je suis un chrétien » dans le sens de « re-né ». Musulman veut dire la même chose, et brahmane veut dire la même chose : « Né de nouveau ».

Et comment est-on « re-né » ? C’est encore une feinte de dire que je suis né de nouveau, un « auto-certificat » ! On se promène avec un certificat qu’on s’est soi-même attribué : des êtres humains décernant des certificats à d’autres êtres humains !

Alors, où est la vérité ? Si vous recherchez ardemment la Vérité, alors les mystères pourront vous être dévoilés. Mais c’est vous qui devez chercher la Vérité, et encore la Vérité et uniquement la Vérité et rien d’autre.

Si vous voulez vivre avec votre ego, personne ne peut vous en empêcher. Quand vous commencez à voir votre ego, vous devez savoir que ce n’est pas vous-même, que ce n’est pas votre Soi. Votre Soi est au-delà.

Car quoi que vous ayez appris à travers votre ego, ce n’est que du chaos. Toute la connaissance que vous avez acquise, par votre ego, c’est elle qui engendre tous les problèmes du monde.

Toutes les craintes que vous avez accumulées par votre super-ego constituent un autre désastre pour les êtres humains.

Il doit y avoir quelque chose d’autre, que Dieu a placé à l’intérieur de nous, une lumière qui nous permette de voir au-delà de notre ego et de notre super-ego.

A moins que cette lumière se produise, et jusqu’à ce qu’elle se produise en vous, vous ne pouvez pas connaître le mystère de Dieu et de son Amour. Vous ne pouvez pas le comprendre. L’amour humain n’a pas la profondeur suffisante pour sentir la profondeur de l’Amour divin et du Coeur divin, parce qu’il est tellement centré sur lui-même, il est tellement centré sur l’ego !

Son coeur doit fondre ! S’ouvrir ! Il doit fondre totalement et couler. Ce coeur figé, gelé comme un iceberg, doit se dissoudre dans l’océan de son Amour. Il doit être dissout dans l’océan de son Amour, sinon vous ne parviendrez jamais à la profondeur de son Amour.

Il y a des gens qui m’écrivent : « Mère, je ne suis pas amoureux de X ou de Y. Comment puis-je être heureux de cette personne ? Cette personne sera malheureuse ». Alors, vous avez vécu avec cette personne pendant des années, vous avez eu des enfants avec cette personne, et vous ne l’aimez pas, vous n’aimez personne, vous ne savez pas aimer, vous ne savez pas ce qu’est l’amour. Les gens « tombent » amoureux, vous voyez, ils tombent…
Pour être très franche, je ne sais pas ce qu’est aimer, pour les êtres humains. C’est une espèce de chose que je ne connais pas. Les voici qui tombent amoureux, et le lendemain ils se rencontrent au tribunal ! Selon eux, « tomber amoureux » c’est quelque chose qui vous arrive tout à coup : « Oh ! Je suis amoureux « !

Je n’ai pas encore rencontré une seule personne qui soit vraiment tombée amoureuse. Parce que, dès qu’il survient quelque chose, cette amitié, cet amour, cette jouissance de l’unité disparaissent…

Le coeur doit fondre. Les coeurs doivent se rencontrer là où il n’y a pas de pierres entre eux. Autrement, les coeurs de pierre se brisent l’un contre l’autre… Imaginez des pierres qui essaient de se rencontrer, qui essaient de s’aimer l’une l’autre ! Comment est-ce possible de s’aimer ! Je ne peux pas le comprendre.

Que les êtres humains sachent comment faire pour vivre dans l’artificiel et dans les fausses croyances est un grand mystère. Vous voyez, ils font des compromis.

Mais l’Esprit, lui, ne fait pas de compromis. Il n’en fait pas, il pardonne. Parce qu’il aime.
Il pardonne, tout simplement, il ne cesse de pardonner et de pardonner encore, parce qu’il aime. Puis, il punit aussi, parce qu’il aime. Et il détruit aussi, parce qu’il aime.Voilà l’Esprit qui doit briller à travers votre Réalisation.

Faire de grands discours sur la Réalisation du Soi, payer cent roupies pour avoir sa Réalisation, toutes ces bêtises sont d’un niveau si bas, elles sont tellement hideuses que la beauté de son mystère est oubliée. Et il faut que vous soyez dans la chambre d’un démon pour croire à de telles choses !

Ici, dans le Royaume de Dieu, existent le pardon, l’amour, la compassion, une conviction qui pénètre tout, un soutien et une main qui veulent vous hausser, vous élever. Le Père est là impatient de vous soulager, qui veut vous donner de la joie, de la Joie éternelle. Pouvez-vous imaginer quelqu’un de semblable ?

Il a des problèmes ! Beaucoup de problèmes ! Mais le plus grand des problèmes est qu’Il ne peut pas avoir de relations, de rapports avec ses propres enfants car Il ne peut pas donner ce qu’Il voudrait à ses propres enfants, dont le coeur n’a pas de place, pas de vide, qui ne peut pas être rempli comme une tasse.

C’est la Kundalini qui accomplit cette succion dans notre coeur, sans aucun doute. Mais d’abord, elle pénètre dans le cerveau, dans la région « limbique ». Puis, elle procède vers le coeur. Ainsi, ce mystère se résout une fois que nous commençons à résorber notre cerveau, nos pensées, le fait de penser, une fois que nous sommes complètement immergés dans l’averse de sa Grâce. Sinon, ce mental rancunier ne pourra jamais recevoir ces merveilleuses gouttes de rosée, ces merveilleuses gouttes d’amour qui tombent.

Vous devez être une fleur pour les recevoir. Vous devez être très doux, très tendres, être une personnalité très réceptive. Alors, seulement, le fruit apparaîtorsque vous mûrissez : le coeur, le coeur d’un saint, plus vaste que tous les océans de la terre et du monde. Il y a une telle sagesse à jouir de son propre amour, simplement de l’amour qui coule. Ce mystère, je souhaite que chacun d’entre vous puisse le découvrir dans cette vie.

Renoncez à votre idée de juger des choses sur un plan grossier. Il vous faut devenir plus subtil. Tâchez de jouir de toutes les choses, ne soyez pas des rabat-joie. Par cela, vous retirerez les bienfaits en quantités incommensurables ! Essayez de recevoir. Recevoir davantage de la Grâce. Immergez-vous en elle, vous serez tellement apaisés. C’est l’énergie qui vous apaise.

Pouvez-vous imaginer une énergie qui soulage, qui apaise totalement votre mental ? Qui vous donne la sagesse, qui coordonne toute l’atmosphère pour vous rendre heureux ? Cette Energie divine pénètre tout, et pour comprendre le mystère de cette force qui pénètre tout, vous devez devenir des êtres réalisés, vous devez être nés de nouveau, il n’y a pas d’autre issue. Et après cette « re-naissance », il vous faut mûrir.

C’est facile de se moquer de quelqu’un, très facile. Mais qu’avez-vous retiré de vous être moqué, tous ces jours ? Maintenant, vous êtes ici pour recevoir quelque chose de véritablement substantiel, vous feriez bien de le prendre. Merci beaucoup.
Que Dieu vous bénisse.

Question (Q.) : – Je ne sens pas la brise fraîche dans les mains.

Shri Mataji (M.) : – Vous n’avez rien senti du tout ?

Q. – Non. J’ai senti des picotements et des choses comme ça, mais pas la brise fraîche.

M. – Mettez votre main droite ainsi (levée, la paume vers soi). Vous êtes médecin, n’est-ce pas ?

Q. – Oui, mais je ne pense pas que ma profession puisse interférer avec ceci.

M. – Cela se pourrait ! Vous voyez, quand nous sommes des médecins, nous traitons les patients sur le plan physique. Mais si les patients souffrent par exemple de tuberculose ou de la lèpre ou de n’importe quoi d’autre, nous sommes très soucieux de désinfecter tout alentour, d’aseptiser, d’utiliser des gants, etc. Mais des patients viennent avec des problèmes mentaux, et nous n’avons aucun moyen de nous protéger de cela ! Et nous partageons leur mal bien davantage que n’importe quelle autre infection. Si vous allez dans un hôpital psychiatrique et que vous y restez deux jours, vous allez devenir un malade mental, c’est absolument certain.

Il faut donc prendre le problème d’un patient au niveau mental. Les médecins traitent physiquement, les psychologues traitent mentalement, d’autres traitent autrement : il y a un docteur pour une main et un autre docteur pour l’autre main. Il n’y a pas d’intégration, ni de compréhension.

Même les psychologues, je l’ai vu, lorsqu’ils donnent des traitements, ils mettent leurs doigts dans la gueule d’un serpent ! Ils ne se rendent pas compte combien ils sont affectés. Ils ne savent pas ce qui leur arrive !

C’est pourquoi ils sont tellement pervertis. On peut très bien expliquer le cas de Freud. Cet homme a dû être contaminé par toutes sortes de gens à problèmes, par des cas pathologiques. Quand ces gens-là viennent chez vous, vous essayez de les guérir, vous ne le pouvez pas. Parce que ce sont des gens absolument décentrés. Vous essayez de les « reconstruire ». C’est quelque chose de tout à fait artificiel que vous tentez avec eux.

Ce que vous faites, c’est échanger leur mal ou bien aussi le partager. C’est pourquoi ces psychologues, lorsqu’ils écrivent, paraissent tellement anormaux : c’est parce qu’ils ont toujours affaire à des gens anormaux. Ils ne rencontrent jamais de gens normaux.

Alors pour eux, tout se ramène à une seule chose. Comme pour Freud, tout se ramène au sexe. N’importe quel être normal dira : « Quoi !!! Comment est-ce possible ? ».

Voilà ce qui peut arriver avec les patients. C’est pourquoi j’ai dit que votre profession pourrait en être la cause (de l’absence de vibrations). Parce que vous rencontrez toutes sortes de gens à problèmes.

Parfois, ce qu’on appelle des maladies strictement physiques, ont leur origine dans le mental. C’est le cas la plupart du temps. C’est le cas du cancer aussi. Vous serez étonnée: j’ai maintenant traité de nombreux cas de cancer et je n’en ai pas rencontré un seul, pas un seul, dont le problème n’ait son origine dans le côté gauche, c’est-à-dire le mental. Vous serez étonnée d’apprendre qu’en réalité, la base, l’origine du cancer est un problème mental.

Aujourd’hui, les médecins disent avoir détecté des protéines qui attaquent l’organisme et qui déclenchent un cancer. Ils nomment ces protéines par des numéros, les protéines 58 ou quelque chose comme ça. Ce sont des protéines vivantes. Elles pénètrent en nous, dans notre conscience, et elles vivent en nous dans des régions, des zones qui nous sont inconnues depuis la création du monde. On le sait maintenant, mais j’ai dit cela il y a dix ou onze ans : ce que sont ces régions, d’où elles viennent, comment elles nous attaquent. Il s’agit de la topographie du cancer. Mais comment s’enclenche-t-il ?

Q. – C’est certain, il doit y avoir un changement qui s’opère au niveau de la structure cellulaire.

M. – Oui. Il doit y avoir quelque chose qui l’enclenche. Le côté gauche est celui, en nous, qui concerne nos émotions. Le problème aussi, c’est que les médecins ne considèrent pas que les systèmes nerveux sympathiques gauche et droit soient deux systèmes différents. Ils pensent qu’ils ne font qu’un. Jusqu’ici en tout cas, ils ne savent pas que ce sont deux systèmes absolument différents, qui travaillent séparément. Mais, comme il y a tellement de connections entre eux, on a l’impression qu’ils ne font qu’un seul système. Et ce n’est pas le cas.

Par Sahaja Yoga, vous pouvez savoir qu’il y a deux systèmes, qui travaillent séparément, et que l’un concerne les émotions et l’autre lesactivités mentale et physique. Et c’est là que se trouve la cause.

Tendez simplement votre main gauche ainsi (vers Shri Mataji) et mettez votre main droite ainsi.

Q. La dernière fois que je suis venue, j’ai senti la brise fraîche. Mais je me demande si ce n’est pas simplement de l’autosuggestion.

M. – Mettez vos mains ainsi. Je vais vous dire ce qu’est la brise fraîche, d’accord ? Lorsque vous deviendrez une personnalité plus subtile, vous la sentirez. Vous voyez, elle est partout, cette force est omniprésente, elle pénètre tout. Normalement, vous ne la sentez pas. Mais lorsque vous devenez plus subtil, alors seulement cette sensation commence. Et c’est là la preuve que vous êtes devenus plus subtils. Vous devez commencer à sentir la brise fraîche, et c’est la preuve que vous êtes devenus plus subtils. Cela signifie que vous êtes nés de nouveau selon nous, parce que c’est là le signe de la Réalisation.

Il est également écrit dans la Bible que l’on sent le souffle frais du Saint-Esprit. Le souffle frais du Saint-Esprit, n’est-ce pas ? Mais la Bible est le mystère des mystères. En effet, on n’a pas permis au Christ de vivre longtemps. Il n’a pu travailler que pendant quatre ans. Pendant quatre ans, je me suis « battue » avec six sahaja yogis à Londres ! Pendant quatre ans, avec six, je me suis « battue » ! Au moins, le Christ en avait douze ! Il était mieux équipé ! Néanmoins, Il ne pouvait pas leur donner la Réalisation, Il a dû en avoir assez !

Pour expliquer tous les mystères, c’est très difficile. Vous ne pouvez mettre le pied nulle part. Les gens ne se rendent pas compte de leurs limitations. Si quelqu’un dit quelque chose, aussitôt on se saisit de lui. Comme si chacun se sentait attaqué ! Il y a tellement de peur dans l’esprit humain que les gens ne peuvent supporter que quelqu’un dise la Vérité. Ils ne supportent pas la Vérité.

Dans Sahaja Yoga aussi, il y a des mystères. On apprend progressivement. Au commencement, tout le monde ne sait pas tout. Parce que c’est difficile pour l’être humain de voir la Vérité.

Ce n’est pas que j’aie quelque crainte d’avoir des problèmes si vous venez à savoir quelque chose sur moi. Dieu merci, vous ne pouvez pas me crucifier, cette fois ! Mais j’éprouve de la crainte pour vous, parce que vous allez être bouleversés. C’est vous qui serez dérangés, pas moi ! C’est vous : « Oh ! C’est ça, la Vérité ?! ».

Aussi, les sahaja yogis n’ont-ils pas le droit de dire beaucoup à mon sujet. Ils font mieux de parler de Sahaja Yoga et de la Kundalini, et de choses comme celles-là. Parce que les gens sont dérangés, bouleversés.

Mettez vos mains ainsi. C’est quelque chose de spontané, cela doit arriver. Si cela ne se produit pas, c’est qu’il y a un problème. Et ce problème doit être résolu, corrigé. Et il y a des méthodes pour le corriger. Pour cela, il vous faut d’abord voir où le problème se situe.

Ceux qui ont leur Réalisation, ceux qui sont des âmes réalisées, ont ce flux d’énergie en eux. Maintenant, s’ils bougent leurs mains même un peu, les gens s’écrient : « Oh ! Ils faisaient de ces gestes avec leurs mains ! ». Et alors ? S’il faut qu’ils les bougent. Enfin ! Imaginez qu’il faille mettre une vis quelque part, il faudra bien la visser, non ? Il faudra bien faire quelque chose avec cette vis !

Et les gens font des objections à cela aussi ! Il faudrait rester assis, rivé à son siège ! Dès qu’on essaie de faire quelque chose, ils partent en courant. Nous avons fait de telles expériences, de ces gens qui partent en courant ! Nous les appelons « bhagherouin » dans notre langue, ce qui veut dire « des gens qui courent », « ceux qui courent toujours », « qui sont toujours en train de courir ».

De même, si quelqu’un essaie de faire monter leur Kundalini, ils disent : « Oh ! Mais ces gens sont fous ! » Et ils sortent en courant. Ils ne veulent entendre que ce qu’ils veulent entendre ! Ils ont leurs propres conceptions, et ils veulent se les entendre exposées, simplement pour se sentir flattés. Mais cela, ce n’est pas la Vérité ! Quelqu’un doit leur dire la Vérité, et ils ne l’écoutent pas volontiers. C’est un gros problème de parler aux gens.

Ils vont passer leur temps à vous poser des questions, l’une après l’autre : « Alors comment marche ceci et qu’est-ce que cela, et pourquoi Shri Mataji seulement… ». Cela, c’est très répandu en Angleterre : « Pourquoi Shri Mataji ? ». Je leur dis : « Alors, faites-le vous-mêmes ! J’en serais ravie, je serais heureuse de prendre ma retraite ! » Mais ils continuent à demander pourquoi moi. Mais qu’ils continuent à demander pourquoi c’est moi. Mais qu’ils demandent donc à Dieu Tout-Puissant pourquoi c’est moi !

Mais puisque c’est moi, c’est à moi d’en porter le fardeau. Pourquoi était-ce le Christ ? Je veux dire, vous auriez pu faire mieux que le Christ, n’importe qui d’entre vous aurait certainement fait mieux que le Christ, c’est possible…, mais pourquoi cela n’a-t-il pas été le cas ?

Alors on en arrive au point qu’on ne peut pas tout expliquer dès le commencement. Si on le fait, vous le prenez mal. Les gens le prennent mal. C’est pourquoi je dis tout d’abord de laisser la chose se produire, sentez la brise fraîche. Si cette brise fraîche est là, alors seulement nous pourrons en parler, plus tard. Avançons pas à pas. D’abord, vous devez sentir la brise fraîche.

L’autre jour, je lisais un article selon lequel des gens avaient pris un bain, ou bien ils étaient assis dans un bain, et ils méditaient, et une dame a fait une objection totale au fait du bain ! Mais où est le mal ? S’ils ont à méditer dans le bain, quel mal font-ils ?

Et si vous méditez dans un palace, ils diront : « Oh ! Ces gens sont tous installés dans un palace ! ». Et si vous êtes assis dans le bain, ils disent : « Oh ! Ils sont assis dans le bain ! » Que faire ? Si vous êtes suspendus, ils vont dire : « Oh ! Ils étaient suspendus ! »… On est tout de même bien obligé d’être dans une position !

Et certains ont pour objection : « Pourquoi est-ce que cela devrait être une Indienne ? Elle aurait pu être Anglaise ! » Hélas, que faire ? Je suis née Indienne ! Il fallait bien que je sois quelque chose, non ? C’est une situation tellement désespérée ! On ne sait plus que faire de soi !

Vous voyez où est le problème ? C’est pourquoi je vous dis d’abord de sentir la brise fraîche. Et puis nous en parlerons. Et cela, vous ne pouvez pas l’obtenir par vous-mêmes, n’est-ce pas ? Non. Aussi, ayez cette brise fraîche. C’est la première condition de Sahaja Yoga. Si vous ne sentez pas la brise fraîche, alors vous n’avez pas encore commencé à comprendre quoi que ce soit.

Cela, c’est la première chose, c’est de sentir la brise fraîche. Puis, vous devez la conserver, la maintenir, puis aller plus loin.

Q. – On m’a dit qu’il pouvait être dangereux d’éveiller la Kundalini. Pouvez-vous expliquer ce qu’il en est dans Sahaja Yoga.

M. – C’est dangereux pour n’importe qui de faire quelque chose qu’il ne connaît pas. Par exemple, une personne dit que c’est dangereux de conduire une voiture. C’est possible. Pour quelqu’un comme moi, c’est dangereux. Je n’ai jamais conduit de voiture et vous allez me retrouver assise dans un arbre et la voiture dans le fossé ! C’est tout à fait certain ! Je ne peux même pas conduire sur un centimètre ! Alors, pour une telle personne, je dis que conduire une voiture est la chose la plus dangereuse. Mais est-ce que vous, vous allez l’accepter ? C’est la même chose. Il faut connaître son travail.

Tout d’abord, c’est un travail divin, c’est le travail de Dieu Tout-Puissant. La personne qui l’accomplit doit être sainte, doit être sacrée. Une telle personne doit être honnête. Elle doit être divine. Autrement, cela ne marchera pas. Si vous n’êtes pas une personne sainte, pouvez-vous éveiller la Kundalini qui est la chose la plus sacrée au monde ? Elle ne reconnaît pas les gens qui ne sont pas saints. Elle ne les aime pas ! Une telle personne doit avoir quelque chose de mauvais. C’est pourquoi c’est difficile pour ces gens qui veulent faire de l’argent avec l’éveil de la Kundalini.

Il y a des gens qui diront que faire germer une graine est la chose la plus difficile, il faut faire sortir la graine et enlever la première enveloppe. Mais pour un paysan, c’est un savoir très ordinaire ! Il suffit de la confier aux soins de la Terre Mère et la Terre Mère prend soin de la graine ! C’est très simple, s’il connaît le métier. Il faut connaître son métier !

Les autres, qui ne le connaissent pas, essaient toutes sortes de « combines », qui ne sont pas autorisées, qui sont un sacrilège et un péché. C’est pourquoi ils souffrent.

Mais pour moi, c’est Sahaj (spontané), pour moi, c’est absolument dans ma nature. On pourrait dire que je suis une « intoxiquée », une toxicomane de la Kundalini ! En terminologie moderne, on peut dire cela ! La totalité de l’attention que je porte à une personne est celle de la Kundalini. Je ne connais pas les gens autrement. Je ne reconnais pas les gens par leur visage comme je les reconnais à leur Kundalini. C’est simplement un domaine différent dans lequel nous pénétrons.

…Vous commencez à sentir la Kundalini des gens, et vous commencez à la voir et à la sentir. Comme mes deux petits-enfants qui sont venus, et qui sont des âmes réalisées. Quelqu’un est rentré et ils sont venus me dire à l’oreille : « Cet homme a un mauvais estomac, demandez-lui d’aller à la salle de bains ! ». Alors, j’ai demandé à cet homme s’il avait mal à l’estomac, il a répondu : « Oui, terriblement ». Et j’ai dit : « Vous feriez bien de passer à la salle de bain, ce sera plus facile pour les deux petites d’arranger cela ». Il a eu un grand vomissement et il s’est senti beaucoup mieux. Ce sont ces deux filles qui ont travaillé sur lui, d’une manière tellement miraculeuse ! Il a dit qu’il avait terriblement mal et qu’en arrivant ici, c’était encore pire, et ce sont de petites-filles, l’une a neuf ans et l’autre cinq, et ce sont elles qui l’ont guéri !

…J’ai lu un livre gros comme ça, sur la Kundalini, et l’auteur dit que peut-être la Kundalini se trouverait dans l’estomac ! Alors que faire maintenant ?… Et parce que c’est décrit, cela a force de loi ! Vous comprenez ? Pour les gens, cela devient des Vedas ! On ne peut plus leur parler, ils disent « Mais dans ce livre, il est écrit que… » Et qu’est-ce qui est nécessaire, combien est-ce que cela engage quelqu’un d’écrire ? Dans l’estomac, dit-il, et un gros livre comme ça. Et un Allemand !… Ils sont supposés être des gens très scrupuleux et très védiques ! Et son livre était plein de diagrammes ! Mais cet homme ne sait pas de quoi il parle ! Vous comprenez, Dieu est quelque chose que tout le monde peut utiliser, il n’y a pas d’interdiction, vous pouvez faire ce que vous voulez. Les gens ont utilisé Dieu à leurs propres fins.

Q. (audibilité très mauvaise) J’éprouve un tel calme et un tel apaisement que j’oublie le véritable problème auquel je dois faire face.

M. – Bonne idée !

Q. – Si quelqu’un simplement ignore son problème et va de l’avant, il semble qu’il se retrouve dans un état pire que celui qu’il devrait affronter plus tôt.

M. – La réponse à cela est très simple : si vous êtes dans l’eau et que vous voyez les vagues arriver sur vous, vous en avez peur. Mais si, par bonheur, vous grimpez dans le bateau, vous pouvez en jouir et les voir. C’est très joli de dire que, lorsque vous êtes dans l’eau, vous les affrontez mieux. En réalité, ce n’est pas le cas. Parce que vous n’avez pas de solution. Vous n’avez pas de solution. Ce n’est que lorsque vous les dépassez que vous pouvez résoudre les problèmes.

Pour donner une analogie très sommaire, on pourrait dire que vous roulez en voiture. Et quelque chose ne va pas avec la voiture. Il vous faut sortir du véhicule pour voir. Vous devez en sortir pour voir le problème clairement, pour le résoudre. Si vous êtes dedans, vous êtes impliqués, vous êtes influencés. Vous avez peur, vous êtes en danger, vous n’arrivez jamais à résoudre le problème.

Alors, c’est même encore plus dangereux, parce que vous êtes le jouet de gens qui ont des intérêts cachés. Ils viendront le manipuler et il se peut qu’ils vous fassent du chantage, qu’ils vous troublent ou qu’ils vous torturent.

Mais, dans Sahaja Yoga, vous ne devez rien me dire. Il n’y a pas de confession et il ne devrait pas exister de confession du tout. Quelle utilité y a-t-il à se confesser ? Parce que je sais quel est le problème. Mais le problème qui est la racine du problème, à la base, et qui n’a pas encore pris la forme d’un véritable problème, c’est là qu’il se pose réellement à vous, dans la racine.

Par exemple, avant qu’une pensée vous vienne, elle est d’abord « agitée », remuée dans l’abstrait. De même, le problème se trouve dans l’abstrait puis devient concret.

Si vous pouvez connaître le problème au niveau abstrait, vous pouvez le guérir beaucoup mieux et obtenir une plus grande amélioration. Mais vous devez sortir du problème pour le voir. Votre mental doit prendre du recul pour le voir et pour le résoudre.

Ensuite, lorsque vous le résolvez vous-même, vous le faites à travers votre ego ou votre super-ego. Vous n’avez que deux solutions. Ou bien vous le résolvez par votre agression ou par votre dépression : il n’y a pas d’issue.

Mais le Soi a le pouvoir d’éclairer toute l’affaire. Comme cette pièce, par exemple. Disons qu’elle est dans l’obscurité. Une façon de résoudre la question de cette chambre serait d’entrer agressivement, comme un taureau dans un magasin de porcelaine, de faire n’importe quoi, de vous cogner et de sortir. Une autre façon serait d’en avoir peur, d’entrer et de se tapir sous une chaise, d’épier ce qui se passe un peu autour et de sortir, pensant que nous avons peut-être regardé le problème en face.

Mais ce n’est pas le cas, parce qu’il n’y a pas de lumière et que nos yeux ne peuvent pas voir. Mais quand la lumière est allumée, vous entrez, vous voyez quel est le problème et vous le résolvez.

Vous devez donc avoir la lumière. A moins que votre conscience soit éclairée, vous ne pouvez pas trouver le moyen de vous guérir, comment sortir des problèmes.

Considérez simplement quelqu’un qui combat un démon dans l’obscurité : vous ne savez pas si vous vous battez contre vous-même ou contre le démon ! C’est pourquoi la lumière est importante. Et cette lumière, c’est l’Esprit.
Q. Vous parlez d’actualisation de l’Esprit, d’expérience effective…

M. – L’actualisation est le point essentiel. Il ne s’agit donc pas d’en parler, mais de la rendre effective, réelle au niveau de l’acte. En réalité, c’est là, il suffit de l’actualiser. Et Dieu a déjà placé ce pouvoir en vous, qui s’appelle la Kundalini et qui l’actualise. Pourquoi elle monte, pourquoi elle s’éveille, c’est parce que quelque chose doit se passer en vous afin que cette attention soit tirée vers l’intérieur, alors elle s’illumine. Une fois que vous êtes éclairés, vous pouvez sentir vos propres centres.

Ainsi, vous entendez par exemple beaucoup de gens dire que leur « agnya droit » est bloqué, cela signifie qu’ils sont pris au niveau de l’ego. Mais cela ne leur fait rien de dire : « Mère, je deviens égoïste », cela ne leur fait rien de dire de tel parce qu’ils peuvent se voir eux-mêmes.

Il se peut qu’ils disent : « Mère, le coeur au centre est pris, bloqué ». Cela signifie : « Je me sens dans l’insécurité ». Vous comprenez ?

Il faut d’abord que cela s’enclenche. Vous ne pouvez connaître la valeur de ceci que lorsque vous le recevez. Ne restez pas au portail, recevez-le !

Avez-vous été capables de résoudre vos problèmes ?… Pas jusqu’ici. Alors, vous feriez mieux d’essayer cette méthode.

Elle est tellement dynamique que les problèmes n’existent plus. Vos priorités changent. Puis, vous commencez à résoudre les problèmes des autres. Vous devenez votre propre maître.

La situation est celle d’une personne qui a peur de la voiture. Puis, cette personne commence à apprendre à conduire la voiture, avec un conducteur pour lui enseigner. Alors, c’est quelqu’un qui apprend comment conduire une voiture. Ensuite, vous devenez maître de la voiture. C’est vous qui devenez maître de vous-même. Vous devenez le maître absolu de tous les problèmes. Et vous les déjouez comme s’il s’agissait d’un jeu.

Cette situation est très similaire. Alors, faut-il que vous la refusiez ? Dites à votre mental de comprendre l’ampleur de vos propres capacités, qui ne se sont pas encore manifestées. Elles doivent se manifester ! Sachez qu’elles ne se sont pas encore manifestées. Et elles doivent le faire pleinement.

Vous devez trouver la signification de votre « être ». Vous devez découvrir le rôle de votre vie. Pourquoi êtes-vous ici ?

Et puis, il y a tant de moyens de vous corriger dans Sahaja Yoga, que vous devrez essayer plus tard. Mais en premier, vous recevez la Réalisation. Ensuite, il faut vous établir en elle, c’est certain.