Shri Rama’s birthday, Rama Navami, 1982

(England)


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Shri Rama’s birthday, Rama Navami, Chelsham Road, London (UK), 2 April 1982.

Transcription anglaise: Vérifiée
Traduction Vérif2 Ver 06/04/2017

Alors tout d’abord, vous commencerez par parler des énergies, de ces énergies qui se déplacent en nous et comment elles s’activent. Puis vous parlerez de la troisième énergie qui est celle qui nous a fait évoluer, grâce à laquelle nous sommes ici. Et vous parlerez de votre Soi, la partie qui commande, qui vous contrôle, l’Esprit.

Donc, si vous avancez sur une ligne abstraite, ces énergies paraîtront très attirantes. Puis ensuite, voyez-vous, quand vous avez parlé des énergies, ceci, cela, une fois que les gens -cela se passe à l’intérieur, vous voyez- d’une certaine façon vont sentir leur ego: « Ah nous avons ces énergies, nous pouvons utiliser ces énergies, faire ceci, faire cela », alors vous les amènerez à Sahaja Yoga, par la suite. Mais pour commencer, mieux vaut parler abstraitement.

Car les Indiens sont différents, les Occidentaux sont différents. Ceux-ci en ont assez de la religion, ils en ont assez de tout cela, donc, si vous parlez de religion, cela donne, crée un problème.

Voilà pourquoi au début, vous voyez, quand les Vedas ont été écrits, Ils ne parlaient pas du tout de Dieu ni des Déités. Ils parlaient de Dieu, de Dieu le Créateur, mais seulement à propos de Brahmadeva. de Hiranyagarbha, de Brahmadeva, du côté droit, vous voyez. Et tout est dit avec ce mantra: « Bhur, Bhuvah, Swaha ». Trois éléments. Mais Bhur est en fait le Mooladhara, c’est la terre selon Moi, le Mooladhara, le chakra du Mooladhara et le Mooladhara lui-même. Puis c’est Bhuvah. Bhuvah est appelé Antariksha C’est tout ce qui est créé. Donc on parle de Brahmadeva. Puis Swaha. Swaha, c’est la capacité à brûler de l’Agni, vous voyez? C’est si surprenant ! Et puis on parle de maha tapah, tapaha et maha : « Bhur, Bhuvah, swaha, maha tapah ». Alors, quand ils parlent de swaha, ils parlent de maha. Maha celui que vous appelez « Le grand », « Allah Hou Akbar ». Puis tapah. Tapah c’est ce par quoi vous devez devenir un tapaswi, cela désigne une personne qui va dans la pénitence, comme celle du Christ. Et ils disent que vous devez pénétrer à travers le Surya, c’est cela. L’ensemble est relaté d’une façon si abstraite ! Puis vous obtenez votre moksha. Donc, ils ont parlé de tous les chakras. Mais si vous parlez de l’aspect abstrait à ce propos, les gens n’ont pas d’objection, ils vont vous écouter, ils vont l’écouter car ce n’est pas une religion en tant que telle.

Aujourd’hui Je vais particulièrement vous parler des Vedas et de ces havans que nous faisons. Quand nous faisons un havan, il s’agit d’un Yagnya. Yagnya est ‘Ce par quoi vous connaissez’. ‘Gnya’ veut dire savoir.Ya-Gnya. Et cela se fait en prononçant le mot ‘Swaha’. Cela veut dire que vous utilisez le principe du feu pour brûler tout ce qui est négatif en vous : ‘Swaha’. Et vous l’éveillez en citant les différents noms de Dieu. Et cela a commencé au temps de Rama. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Rama. Dire ces noms n’a pas réellement commencé avec Rama, mais les noms étaient très souvent invoqués durant la vie de Rama et ils avaient l’habitude de pratiquer ces Yagnyas à cette époque. La raison était que ces gens venaient juste de commencer à réaliser qu’il existait quelque chose de plus élevé et qu’il fallait vénérer ce Soi plus élevé selon les visionnaires et ils pensaient que le mieux était de faire ces Yagnyas. Bien sûr, à gauche, les gens ont évidemment commencé à vénérer Dieu et le dévouement à Dieu et toutes ces choses qui constituent la Bhakti. Mais ce qu’ils ont surtout pratiqué avant Rama étaient ces Yagnyas, les Vedas par lesquels ils priaient les différents éléments, ces éléments qui ont constitué nos chakras, et ils essayèrent d’invoquer les Déités des éléments. Mais en fait cela revient au même.

Durant son enfance, Rama étudiait avec un très grand saint, et, alors qu’il étudiait avec lui, Vashishta était le nom de ce grand saint, Vashishta possédait un ashram où Rama et ses frères étudiaient. (Aparté avec une dame : venez ici, venez, avancez. Donnez-lui une chaise pour s’asseoir. Le pouvez-vous ? Y a-t-il un siège ici ? Je pense que Gavin peut y aller, plein de sièges sont là.) Rama étudiait avec Vashishta et ils avaient l’habitude de revenir chez leur père durant les congés. A cette époque, Il pouvait tuer un démon avec une seule flèche. Ekabani. Une seule flèche de Shri Rama était suffisante ! Et Il n’était alors qu’un petit enfant, disons d’environ sept à huit ans, et les gens se demandaient comment Il pouvait réaliser cela. Donc, quand ils faisaient un Yagnya, -en fait ces Yagnyas furent créés pour éveiller, invoquer les Déités se trouvant en fait dans la colonne vertébrale – et pour faire ces Yagnyas, ils s’asseyaient et pratiquaient tous ces havans comme nous le faisons.

Mais, à cette époque, les Rakshasas venaient essayer de polluer les Yagnyas car les Yagnyas doivent être effectués avec un cœur pur, sans souillure et avec pureté. Le Yagnya ne peut être insulté. Il existe un protocole à ce sujet. Ils pensaient que : « Si nous insultons les Déités, alors les Déités disparaîtront et leurs Yagnyas seront souillés. » Dans les temps anciens, ces Yagnyas étaient faits même lorsque Rama n’était pas encore là. Mais du temps de Rama également existaient certains Rakshasas qui prenaient un plaisir spécial à souiller ces Yagnyas et Rama, en tant qu’enfant, allait les protéger des démons. Et les démons prenaient un genre de forme spéciale, venaient pareils à des créatures invisibles et jetaient des os d’animaux et des choses pareilles dans le Yagnya, qui perturbaient les effets du Yagnya. Et Rama enfant le protégeait. Imaginez, c’est un enfant qui faisait cela! Ils faisaient le Yagnya en s’asseyant à l’extérieur avec tous ses petits frères autour de Lui et ils tuaient les démons qui essayaient de détruire le Yagnya.

Voilà qu’était la jeunesse de Rama et vous pouvez ainsi voir comment, en tant qu’enfant, Il montrait une telle adresse dans l’art de l’arc et des flèches. Ainsi, chaque fois que vous voyez une statue, pour découvrir s’il s’agit d’une statue de Rama, voyez s’il y a une flèche et un arc, alors il s’agit d’une statue de Rama. Et Sa venue sur cette terre nous a apporté le développement du côté droit, donc les Yagnyas étaient aussi du côté droit.

Car tout d’abord, quand que les êtres humains apparurent sur cette terre, ils avaient peur de tous les animaux qui pouvaient les attaquer et de toutes sortes d’horribles Rakshasas, et de tous ces gens et forces négatives qui pouvaient les perturber. Dans cette situation, ils eurent besoin de créer un roi, un gouvernant, qui soit un roi idéal et qui gouvernerait selon les lois du Dharma. Et Il fut ainsi en charge de cette époque, que nous appelons comme Satya Yuga, mais en réalité Il vécut ici durant le Treta Yuga C’est la période où Il était ici, c’est-à-dire le Treta Yuga, tandis que Krishna vint au moment du Dwapar Yuga. Et à notre époque d’aujourd’hui, quand Je suis venue c’était le Kali Yuga mais actuellement aujourd’hui, c’est l’époque du Krita Yuga, le yuga où le travail sera fait. ‘Krita’ signifie ‘le travail sera effectué’. C’est la période où le travail sera fait. Donc, comment les choses ont évolué d’une époque à l’autre, en fait, c’est durant le Treta Yuga, lorsque Shri Rama est venu, que l’idée de royauté et de souveraineté a démarré, de sorte que l’importance soit mise sur la bienveillance du peuple. Le peuple devait avoir de la bienveillance pour le peuple et pour le roi, et pour l’amélioration de l’humanité. La volonté exprime le côté droit.

Alors, comment créer la bienveillance dans la population ? D’abord, le leader doit se sacrifier et montrer jusqu’où il peut aller dans le sacrifice, pour conserver le moral et la bonne volonté des gens. Donc, le côté droit a été créé par l’avènement de Shri Rama, parce qu’il a montré la voie pour créer parmi les personnes la conscience de la nécessité d’être dirigés, de ne pas être des anarchistes, qu’il faut une tête capable d’organiser, de coordonner et de faire fonctionner une chose collective. Vous voyez, quand nous pensons à un roi, nous voulons l’évincer parce que nous n’aimons pas l’idée d’être gouverné, parce qu’il n’est peut-être pas un bon roi, ou qu’il ne représente pas la volonté du peuple qui est la volonté commune qui institue ce roi, lequel règne pour maintenir de cette bienveillance. Il est l’expression symbolique de votre volonté positive. Ainsi, lorsque vous créez une loi, c’est aussi l’expression, l’expression commune de tous les gens ordinaires, du sentiment commun qu’ils doivent respecter cette loi. Il ne vous vient pas à l’idée que vous en êtes l’esclave, ou que vous devez être dominé, ou être rabaissé, mais c’est seulement votre volonté commune, c’est cela qui est bien. Le désir de la population qui est le bien, la justice, s’incarne en tant que Shri Rama et Il veille à cette volonté. Supposons qu’un individu commence à dire : « Ceci n’est pas bien, cela n’est pas bon », un individu peut adopter différentes attitudes au sujet des choses. Mais il vous faut une sorte de symbole de ce qui est bien qui soit porté par quelqu’un. Et ces symboles ont été créés pour symboliser votre droiture, votre sens du bien, de sorte que vous pouvez être vous-même sauvé. Supposons qu’aujourd’hui quelqu’un vienne vous frapper, alors vous pouvez ressentir à quel point c’est désagréable d’être frappé par quelqu’un ou d’être tué par quelqu’un, par d’autres, donc vous décidez qu’il faut une loi pour vous protéger. Mais demain, il se peut que ce soit vous qui fassiez la même chose. Donc ce que vous faites, c’est faire ressortir votre volonté du bien, et la représenter sous forme d’un royaume ou d’un roi ou d’un gouvernement.

Donc ce gouvernement en tant que tel représente, devrait représenter – car cela va dans les deux sens, ce n’est pas qu’il la représente toujours, il peut ne pas la représenter du tout, peut-être pas, c’est possible – mais ce gouvernement lui-même devrait représenter le bien en vous, la pureté en vous, la volonté pure d’être bon, d’être protégé et le fait de vous y conformer. C’est une chose très réciproque. Mais ce qui se passe, dès que vous commencez à élire quelqu’un comme cela ou à former ou désigner ainsi quelqu’un, comme toujours, il part dans l’ego. C’est aussi simple que ça. C’est absolument un simple développement de l’ego. Le gouvernement part dans l’ego. Les gens sont ahuris de voir comment les autres se comportent. Supposons, ils vont élire un Premier ministre et soudain, on découvre que le Premier ministre agit comme une brute. Vous ne pouvez comprendre: « Nous avons élu quelqu’un comme Premier ministre, pensant au bien qu’il ferait pour nous ». Vous voyez, c’est possible. Et puis les révolutions se produisent, les gens se révoltent, se battent. Encore une fois, la volonté du peuple combat et remet les choses en ordre.

Donc, il nous faut quelque chose d’absolu, parce que toutes ces valeurs changent à chaque instant, n’est-ce pas? Nous pensons que ce gouvernement n’a pas été si efficace, par exemple. Donc, nous voulons démanteler ce gouvernement, puis nous en amenons un autre et constatons que la même chose se produit, voyez, que nous amenions un communiste ou un socialiste, ou un démocrate ou un monarque, quoi que l’on puisse avoir. Encore une fois ce qui se passe réellement, c’est que toutes ces choses qui vont et viennent, (Aparté: Gavin, viens ici. Peux-tu avancer pour que chacun puisse s’asseoir?) tous ces changements qui se produisent, aident à créer le sentiment, chez un homme, qu’il faut être anarchiste: Pourquoi avoir un gouvernement? Pourquoi avoir un roi? Pourquoi devrions-nous être gouvernés par quelqu’un? Parce qu’on découvre que la personne qui gouverne n’est pas à la hauteur et qu’elle essaye simplement de vous tromper.

À ce stade, il vous faut une norme absolue. Si vous avez une norme absolue, alors vous pourrez toujours juger si ce roi dévie du droit chemin et ne fait pas ce qu’un roi devrait faire. Un roi doit être comme Rama. Il doit être comme Rama, représenter votre volonté, votre bienveillance, votre sens du jugement, du traitement équitable et de la justice. Si le roi n’est pas droit alors votre bonne volonté collective s’opposera au roi. Maintenant vous allez les rejeter l’un après l’autre.

Disons, J’ai vu, par exemple en France, que vous avez eu une sorte de Premier ministre qui a fait beaucoup de choses qui n’étaient pas bonnes, donc il a été rejeté. Puis, vous en avez eu un autre, d’un autre genre. Maintenant, il commet autre chose, alors il va être rejeté. Car nous ne faisons que jouer à des jeux, voyez-vous. Tout d’abord, nous avons, disons, le Parti travailliste. Nous ne l’aimons pas. Puis nous avons un autre gouvernement, un gouvernement conservateur. Nous ne l’aimons pas et nous le rejetons. Nous jouons à cela en permanence. Mais dans cette relativité, nous nous améliorons, c’est certain. Nous sommes plus conscients, nous comprenons la valeur de ces personnes, et le public aussi comprend.

Mais ensuite, lorsqu’il y a trop de ces personnes négatives, elles rabaissent la volonté, la volonté collective, à un niveau très bas. Et les gens commencent à s’identifier à ces autocrates ou, à ces personnes égocentriques, sans valeurs morales, qui n’ont pas peur de Dieu, qui nient la religion, qui nient l’évolution, et le gouvernement commence à se comporter d’une manière telle que vous vous demandez ce qu’est ce gouvernement! Comme au Chili et en Argentine, la façon dont le gouvernement se comporte démoralise la population. Toutes ces choses se produisent. Vous ne le savez pas, c’est vraiment une terminologie relative. Comme pour le Salvador, vous ne savez pas quoi faire là-bas maintenant. Qui soutenir? Faut-il soutenir les Américains, ou soutenir les Russes et tout cela ? Ou, dans ces circonstances, un Sahaja Yogi peut se lever et dire : « Maintenant, que faire? Devrions-nous rejoindre ceci ou cela? »

Tout cela est inutile. Ce n’est qu’un jeu qui se joue, laissez-les se casser la tête, ils ne sont bons à rien, ces gens inutiles. Donc, vous ne pouvez pas résoudre ces problèmes et vous n’êtes pas censés le faire. Ils doivent obtenir leur Réalisation et établir le Royaume de Dieu. Alors, vraiment, les règles de Rama existeraient sur terre et non pas ces horribles rois qui changent de moralité chaque jour, qui changent d’idées tous les jours, ceux dont la volonté est parfois tournée vers quelque chose de matérialiste. Comme actuellement dans notre pays [UK] nous pensions avoir Mrs. Thatcher. Bien, très bien. Je dirais que sa venue fut une bonne chose. Elle a dit certaines bonnes choses comme la retenue personnelle etc.. Elle a dit de bonnes choses mais qu’en est-il de son propre suivi de ces principes ? Non seulement Rama exposait ce qu’était le bien mais Il le suivait. Il s’est sacrifié pour cela et Il a établi Son propre symbole en tant que pur symbole de cette volonté de droiture qui se trouve dans le peuple, qui est la volonté collective de droiture.

Maintenant, par exemple, vous pouvez voir clairement combien les choses orientées vers l’ego se produisent, tout d’abord à cause des mauvaises identifications que nous avons. Ainsi, si vous êtes communiste, vous devez être communiste à l’extrême, pas de compromis entre les méthodes démocratiques et communistes. Ils ne peuvent trouver aucune solution d’intégration. Ils pensent que, si vous devez être ceci, vous devez l’être absolument, et si vous devez être cela, vous devez l’être absolument.

Mais dans Sahaja Yoga, vous découvrez que ces deux côtés sont intégrés car vous possédez tout le capital et vous devez le distribuer. Il s’agit ici de l’intégration complète. Tous ces ‘ismes’ ne sont que les expérimentations de ce qui est artificiel, du mental, juste une projection du mental. Tout ce qui est de la main de l’homme est artificiel, vous le savez. Tandis que tout ce que Dieu a fait, est totalement intégré. Cela, tout ce que vous possédez en vous-même, vous devez le donner aux autres. Voyez aussi, pour l’administration ce qui se passe après Sahaja Yoga. Disons, Je suis votre Mère, assise ici. Vous aimez que Je vous guide, que Je vous gouverne, que Je vous corrige, que Je vous réprimande et même de continuer à le faire afin de voir votre vie s’améliorer. Si Je dis : « D’accord, J’abandonne. Je ne veux pas te déranger », vous n’aimerez pas. Aucun d’entre vous n’aimera une telle situation où Je dis : « D’accord, vous êtes une cause perdue, Je ne peux rien faire. Sortez. » Personne n’aimera une telle situation. Vous voulez que Je vous gouverne, que Je m’occupe de vous. Vous aimez cela. Automatiquement vous avez commencé à apprécier cela. Il n’y a pas de domination mais vous désirez Ma domination. Vous désirez que Je vous domine. Vous souhaitez que tous vos désirs soient dominés. Automatiquement. Pourquoi sentez-vous: « C’est très bien, c’est une très bonne chose que Mère s’intéresse à moi, me corrige. C’est un privilège » ?

Pourquoi pensez-vous cela ? Parce que, ainsi, un bien général est créé. Ce bien général est créé en vous. Parce que vous êtes devenus intégrés : vos corps, mental et âme, tous trois pensent de la même façon maintenant. Tous veulent la même chose. Il n’existe pas de différence. Dès qu’il y aura intégration, vous découvrirez que Sahaja Yoga est la manière de vivre la plus facile. Mais sinon, alors ce ne l’est pas. Disons par exemple que vous êtes une personne paresseuse ou très colérique ou avec une sorte de double personnalité ou si vous vous jouez des tours à vous-même, des petits jeux, alors vous n’aimerez pas Sahaja Yoga. Tant que ces attitudes sont en vous, vous n’aimerez pas Sahaja Yoga. Mais, quand cette situation sera dépassée, alors vous l’aimerez car alors vous saurez que tout ce qui est bon pour votre Esprit, l’est aussi pour le bien-être de vous tous et de tous les gens. Dès que ce bien-être s’installe, alors chacun se sent totalement nourri et rafraîchi. Ainsi la partie gouvernance est réjouissante. Et la partie correction est encore plus agréable car être dans l’attention de votre Mère est un si grand sentiment en vous-même que : « Oui, rien ne peut tourner mal pour moi car Elle s’occupe de moi, Elle est là pour s’occuper de moi. »

Mais cette étape d’intégration vient très tard à cause de problèmes d’ego. Vous avez construit ces egos parce que de mauvaises sortes de personnes vous ont administré. Depuis votre enfance vous avez pu avoir de mauvais parents qui n’ont jamais parlé de Dieu ou de ce qui est bien dans la vie. Eux-mêmes n’ont pas mené une vie de sacrifice. Des parents complaisants pour eux-mêmes peuvent créer ce genre de problème. Ils ne vous ont jamais donné un bon exemple de vie, ni le vrai système de valeurs qui aurait dû être présent. ils n’ont jamais éduqué à apprécier la droiture, les vertus de la vie. Il est possible ensuite, que dans le pays où vous êtes né, les gens autour de vous aient également eu une mauvaise attitude. Egalement, quelque gouvernement que vous ayez connu, a dû créer cet ego. Alors, quand ces attitudes changent, quand vous découvrez avoir atteint ce genre d’intégration en vous, que tout ce que votre corps aime est également pour le bien de votre Esprit !

Comme disons, par exemple, certaines choses que Moi-même Je n’aime pas. Je n’aime pas les boissons alcoolisées, Je ne les aime pas. Simplement je ne les aime pas. Personne ne peut Me tenter. Il n’est pas question de tentation. C’est seulement que Je ne les aime pas. Je vais haïr les choses qui sont réellement mauvaises pour Mon Esprit. Automatiquement. Je ne dois pas me le dire, c’est juste comme cela. Je n’aime pas raconter des mensonges, cela Me blesse. Je n’aime pas cela. Tout ce qui est bon pour votre Esprit va automatiquement s’établir dès que cette intégration a lieu, et aujourd’hui c’est le travail de Sahaja Yoga. C’est pourquoi Je dis qu’aujourd’hui c’est le Krita Yuga, cela doit être fait. Et cette intégration doit être accomplie en nous-mêmes.

Ainsi vous devrez parfois amener votre corps à ce niveau et il se peut que vous soyez sous l’influence de certains bhoots. Votre corps ne vous aide pas. Un peu d’austérité ou de privations sont nécessaires après Sahaja Yoga pour rendre cela possible et alors, quand vous commencez à y trouver de la joie, alors vous les aimez. C’est comme conduire une voiture. Au début c’est difficile. Ou bien nager. N’importe quand vous essayez, c’est assez difficile au début. Si Je vous dis : « Maintenant, oubliez quoi que ce soit que vous ayez fait par le passé, oubliez-le Mettez-vous à de nouvelles choses maintenant. Il faut le faire! ». Alors vous devez y mettre tout votre mental avec toute votre passion: « D’accord. Si mon corps ne m’aide pas, alors je vais essayer de l’améliorer parce que je ne suis pas ce corps. » « Si mon mental ne m’aide pas, je dois améliorer mon mental. » « Si mon, ce que vous appelez ‘l’intellect’, reste bloqué en route, je devrai mettre mon intellect en ordre parce que, après tout, je dois être intégré. » « Si je ne suis pas intégré, je ne vais rien apprécier, ni faire quoi que ce soit de bon pour moi-même ou pour les autres. Et pourquoi suis-je ici ? Pourquoi j’essaye de me détruire moi-même ?  » Mais si vous êtes désintégré, vous serez surpris: votre première action va détruire votre seconde action et votre deuxième action va détruire la troisième. Si vous êtes désintégré. Je vais vous donner un exemple. Supposons que Je suis assise ici et que quelqu’un Me dit : « Ceci va Vous brûler. » Il s’agit ici de Ma propre maya mais le corps désire se brûler lui-même. Il va dire : « Non, n’écoute pas et brûle-toi. » Maintenant, quand Je dis cela, cela semble absurde mais disons que le mental vous demande de ne pas prendre d’alcool mais vous allez quand même au café. Alors dans ce cas, vous êtes désintégré. Graduellement, dès que vous commencez à trop écouter votre corps, votre mental cède. Simplement, il cède.

Dans tout ce que vous faites, si vous êtes intégré, vous serez étonné à quel point vous allez devenir dynamique. L’intégration n’est rien que votre complète connexion avec votre Esprit. L’Esprit commence à s’écouler en vous. A chaque moment de la vie, vous serez surpris de votre dynamisme si vous êtes intégré. Vous avez juste à aboutir à une connexion absolue avec votre Esprit. Chaque fois que vous pensez à quelque chose, demandez : « Est-ce bon pour mon Esprit ? » Certaines personnes ont l’habitude de penser que la vie spirituelle ressemble au fait d’être pendu par les lacets de ses chaussures quelque part en l’air en n’ayant aucune connexion avec la vie de tous les jours. Tellement de gens pensent cela. Ils pensent que cet homme spirituel doit être maigre et misérable suspendu à un arbre ou à n’importe quoi, et devrait être absolument dans un état paranoïaque, terrorisé par le monde entier, ne parlant à personne tellement exclusif qu’il en devient reclus. De telles absurdités doivent être abandonnées par les Sahaja Yogis.

Vous devez être présents, absolument présents au milieu de tout le monde, mais d’une certaine façon vous devriez être rares, être d’un genre différent, une personnalité unique. Vous devez être présent au milieu de tout ce qui se passe. Actuellement les gens sont effrayés, même des Sahaja Yogis qui ont peur de Sahaja Yogis. Ils voient quelqu’un de négatif et disent : « Oh, ceci, oh cela ». Non! Luttez avec cette personne. Luttez! « Comment ose-tu agir ainsi, faire une telle chose ? » Vous êtes un Sahaja Yogi! Levez-vous! « Que veux-tu dire par là? » Vous devez vaincre! Tant que cela est possible, vous devriez essayer de sauver une personne. Parlez-lui de cette façon. D’un autre côté, lorsque vous parlez aux autres quand ils viennent à vous, alors il devrait y avoir une sorte d’immense sincérité à l’intérieur de vous. Si vous agissez avec cette sincérité, alors les gens sauront votre sincérité. Quand vous parlez à une personne, elle devrait savoir que vous êtes sincère et le cœur que vous y mettez. Par exemple, vous pouvez parler à quelqu’un d’une voix très douce mais sans y mettre le cœur, et il pensera : « Oh, il cherche à se faire élire! » Mais si vous parlez à quelqu’un avec sincérité, vous direz : « Comment as-tu pu faire une telle chose ? Tu ne le vois pas ? Tu ne peux pas résoudre cela? C’est ainsi. Tu es là pour ça. » Mais, en disant cela, on doit voir la sincérité qui vient de votre cœur. Et voilà quelle est la personnalité de Shri Rama : Il se trouve sur le côté droit du cœur, ce qui signifie un cœur mis en action. Comprenez-vous cela, lorsque Kabir a dit, “Mana mamata ko thira kara Lau.” « Je vais renforcer la compassion de mon cœur – mana, la stabiliser. » “Aur pancha hi tattva milau.” « Et la mettre dans les cinq éléments. » Voyez-vous, de la même façon, au niveau du cœur gauche, il s’agit de votre sincérité, de ce qui vous vient du fond du cœur.

Mais, être sincère en son cœur, à quoi cela sert-il ? Voyez-vous, il y a beaucoup de Sahaja Yogis qui ont vraiment le sentiment que ce monde soit horrible et que quelque chose doit être fait, que Sahaja Yoga doit y pénétrer. Mais combien d’entre vous mettent vraiment cela en action, totalement en action ? Sans cela, votre Rama tattva ne peut pas s’améliorer. Le principe de Rama ne s’améliore seulement qu’en mettant tout en action, exactement ce que Shri Rama a fait.

Ainsi, lorsque l’évolution de l’homme a atteint le niveau de Rama, l’avènement de Rama ne s’est pas fait au centre, mais sur le côté droit. Il s’est écarté du centre, tant et si bien qu’Il en a oublié Son passé. Il n’a jamais dit qu’il était une Incarnation. Il ne l’a jamais dit à son père, ne l’a jamais dit à sa mère. Il n’a jamais dit à personne qu’Il était une Incarnation. Bien sûr, il était évident qu’Il en était une. Son frère le savait. Or, il avait deux frères. C’est très intéressant. Je veux dire qu’il a d’autres frères aussi, mais Bharat et Lakshmana, ces deux frères étaient proches de Lui. Ils montrent les deux côtés d’un être humain. L’un d’eux était Lakshmana et était du style fougueux, voyez-vous. Il ne pouvait supporter que quelqu’un se conduise mal envers Rama. Il ne pouvait supporter que quelqu’un s’adresse familièrement à Shri Rama et il se mettait tellement en colère contre tous ces gens, qu’il tombait comme la foudre sur quiconque essayait de dire quelque chose contre Shri Rama, même sur Parashurama, qui était une Incarnation contemporaine de Shri Rama Lui-même. Il existe une histoire très intéressante à ce sujet. Mais de toute façon Il ne pouvait pas supporter Parashurama.

(Interruption dans l’enregistrement.)

Il est Shesha comme on dit, le serpent qui dort dans le Bhavasagara sur lequel Shri Vishnou se repose. Le même Shesha s’est incarné en Shri Lakshmana. Or, pour un esprit occidental, voyez-vous, les serpents sont des sortes de… Si vous leur parlez de serpents, ils ne connaissent que le serpent d’Adam et Eve, c’est tout, ils ne comprennent rien. Et ils ne peuvent pas comprendre pourquoi certains vénèrent des serpents. Voyez, les serpents, les cobras et tous ceux-là, sont comme les rois: ils sont les rois du monde souterrain et c’est Shesha qui soutient l’univers tout entier. Donc ce Shesha est vénéré, comme les cobras dans de nombreux villages en Inde, même aujourd’hui, vous voyez, parce qu’ils n’embêtent personne là-bas et ils sont vénérés comme des Dieux en Inde. Ils mordent parfois, mais le plus souvent pas un homme de bien et religieux.

Il y a une histoire à propos de Sai Nath où un charmeur de serpent avait reçu plein d’argent juste pour tuer Shri Sai Nath. Et comme, la nuit, Sai Nath avait l’habitude de soudain monter jusqu’à cet endroit instable qu’Il avait installé à environ dix mètres au-dessus du sol. Dieu seul sait comment il montait là-haut, mais c’est là qu’on pouvait le trouver en train de dormir. Ainsi le charmeur prit son serpent et il le mit pour qu’il aille sur Sai Nath. Et le serpent monta là-haut et Sai Nath lui parla et dit : « Oh mon Dieu, tu es venu Me rencontrer après un si long temps. Qu’es-tu venu faire ? » Le serpent répondit : « Cet horrible charmeur m’a demandé de Vous mordre, aussi je suis venu Vous dire de faire attention à ces gens. » Le charmeur regardait avec étonnement le serpent parler à Sai Nath. Celui-ci dit : « D’accord. Vas-y maintenant. » Ce sont des serpents séculaires vous voyez. Alors le serpent s’en alla mordre le charmeur de serpents. Mais Sai Nath descendit de Son installation et aspira son poison pour le rejeter plus loin. Il dit : « Après tout, le serpent est fâché contre vous à cause de votre mauvaise intention. » Donc Il aspira le poison. C’est de la compassion. C’est cela la compassion. Et Il aspira le venin hors de cet homme qui fut complètement changé et dit : « Je vais maintenant annoncer à tout le monde qui ces Brahmines désiraient tuer, qu’ils voulaient tuer Shri Sai Nath. » Et pourquoi agirent-ils ainsi ? Pourquoi avaient-ils si peur de cet homme alors qu’Il vivait à l’extérieur du village ? Ils avaient peur de Lui parce qu’ils faisaient plein de mauvaises choses au nom de Dieu, aussi ils avaient tous peur d’être démasqués.

Et le fait est qu’Il dort sur le Shesha et Shesha est celui qui est parfois exprimé chez les Sahaja Yogis, en colère comme Je l’ai vu, si vous essayez de ne pas respecter le protocole ou vous avez une attitude louche ou vous vous méconduisez. C’est le Shesha en eux. C’est également parfois nécessaire. Vous devez parfois être un Shesha car sinon les gens vont commencer à mal se comporter et vont être punis à cause de cela. Ce n’est pas que Je serai touchée mais eux vont l’être. Ainsi ce genre de tempérament est également nécessaire.

Mais l’autre frère est également intéressant. Il s’agit de Bharata. Il a montré la façon dont Shri Rama lui a confié Son royaume suite à la campagne de sa mère contre Rama. Comme il ne savait pas quoi faire alors, il retourna auprès de Rama et dit : « Reprenez Votre royaume. Je ne veux rien. Vous êtes Celui qui devrait gouverner. Pourquoi devrais-je l’avoir ? » Alors Rama dit : « D’accord, tu seras juste là en charge du royaume. Je dois obéir à Mon père et Je dois obéir à Ma [belle-]mère car Je leur ai fait une promesse. » Car une autre grande qualité de Shri Rama était qu’une promesse donnée, doit être tenue. C’est une autre qualité que nous devons avoir, c’est-à-dire que, si vous avez fait une promesse, vous devez la tenir. Si vous avez dit : « Je ferai ceci », vous devez le faire. Vous ne devriez pas trouver des excuses pour l’éviter. C’est une attitude absolument opposée à Dieu d’éviter de faire des choses que vous avez promises. Vos Déités ne seront jamais contentes. Vous devez voir que tout ce que vous avez promis, vous devez le faire. Alors, tandis que Bharata était renvoyé par Lui, il Lui dit : « S’il vous plait, donnez-moi Vos sandales, je les ramènerai et je les utiliserai comme symbole de votre présence là-bas. » Et Bharata plaça ces sandales sur le trône et il gouverna le royaume et en prit soin.

Cependant, lorsqu’il vint voir Shri Rama, Laksmana le vit arriver et dit : « Voyez cela ! Il vient maintenant pour vous envahir. Il vous a détrôné du royaume et maintenant il vient vous envahir. » Et J’ai vu que, parmi les Sahaja Yogis, cette attitude existe. Les Sahaja Yogis qui ressemblent à Shesha ne peuvent pas voir le bien chez d’autres Sahaja Yogis qui sont des gens très bons, se sacrifiant à l’extrême, des gens bien mais dont les intentions ne sont pas comprises, sont incomprises, ce qui est une chose très triste. Vous devez également voir les intentions de cet autre genre de personnes qui peuvent ne pas être aussi emportées, ne pas se montrer si colériques, mais leurs intentions sont très bonnes. Ils sont en fait venus pour demander les sandales de Shri Rama. Ainsi, parmi ces deux sortes de tempéraments, J’ai vu qu’il subsiste toujours un peu d’incompréhension. Aussi ces deux sortes de personnes devraient essayer de comprendre que ces deux tempéraments sont nécessaires pour Sahaja Yoga. Je ne peux pas y arriver avec un seul genre de personnes. Nous devons avoir ces deux sortes de tempéraments qui s’occuperont des deux styles de cette affaire.

Et lorsque vous êtes en contact avec les autres, nous devrions être unis. Par exemple, si une personne vient à Caxton Hall et dit quelque chose, alors vous devriez valoriser ses paroles, qu’il soit un nouveau ou un ancien. Si c’est un nouveau, alors montrez-lui toute la douceur, la gentillesse et toutes sortes de choses extérieures qui vont lui plaire. La raison en est qu’il n’est pas une âme réalisée, il ne voit pas votre côté subtil, il voit juste l’extérieur de ce que vous êtes, votre habillement, votre langage et votre comportement envers lui. Ce sont toutes ces choses qu’ils voient avant tout. Ils ne voient pas ce que vous avez à l’intérieur. Ils ne peuvent pas voir votre cœur. Ils ne peuvent pas sentir vos vibrations. Aussi vous devez être très aimable avec eux, très doux envers eux. J’ai reçu une lettre de quelqu’un disant : « Les Sahaja Yogis ont été très durs avec moi et ils se sont fâchés. » Comme l’autre jour quelqu’un est venu et s’est assis à l’arrière. Ils essayaient de sauver les gens qui sont perdus dans les cultes ou quoi que ce soit. Il était assis à l’arrière et Je lui dis : « Venez devant. » Et comme il ne venait pas, vous avez dit : « Dehors ! » Ne dites pas cela! Laissez-Moi parler. Dans ces moments vous devriez vous taire.

Personne ne devrait dire : « Dehors si vous ne bougez pas ! » Car, les choses sont que si vous dites : « Nous ne nous occupons pas des gens qui ne sont pas humbles », alors ils vont de toute façon être perdus. Laissez-leur une bonne chance de venir à Sahaja Yoga grâce tout d’abord à votre comportement. Maintenant certaines personnes ont l’habitude d’un peu trop leur parler Ils ne devraient pas parler. C’est une chose que Je sens, quand vous donnez les vibrations et tout cela, vous devriez tout au plus demander : « Sentez-vous la brise fraîche ? » Ayez une attitude très humble.

Et voici une autre qualité de Shri Rama, qui est « sankoch ». Il n’y a pas de mot en anglais: vous avez le mot « formalisme » qui est un mot très fade pour décrire « sankocha ». Car il n’y a pas d’intégration entre votre « cœur » et ce « formalisme ». Mais si vous pouvez concevoir un « formalisme du cœur », comment le nommeriez-vous? Comment appelleriez-vous en anglais « le formalisme du cœur » ? Sahaja Yogini: La sincérité. Shri Mataji: Non, la sincérité est différente. Ici c’est une action. La sincérité est quelque chose d’abstrait. Mais « le formalisme du cœur », vous voyez, comment le dire? Sahaja Yogini: L’honnêteté. Shri Mataji: Non, non, pas l’honnêteté. Ce sont tous des mots abstraits. Cela se passe dans l’action. Par exemple Je suis assise et vous M’apportez une tasse, d’accord ? Elle est un peu ébréchée. Ou vous allez dans la maison de quelqu’un et une tasse est un peu ébréchée. Donc, si un Indien est là – Je ne sais pas en occident – alors il va boire. Il ne dira pas quelque chose comme « C’est ébréché » ou autre. Mais il se peut que quelqu’un dise: « Oh, cette tasse est cassée, c’est cassé ». Ou disons que vous vous rendez chez quelqu’un, et vous n’aimez pas l’arrangement des couleurs ou quelque chose. Pour un Indien, il ne serait pas convenable de dire cela sur le champ (rires) – pour un Indien.

Vous voyez, « le formalisme du cœur ». Ne rien dire d’une manière qui pourrait toucher une personne. C’est cela « sankocha. » Shri Rama avait ce sankocha à un point tel! Il y a une bonne histoire – Je pense vous l’avoir déjà racontée, mais Je vais vous la répéter – dans le Ramayana écrit par Tulsi Das. Bien que Tulsi Das n’était pas une âme Réalisée, il a très bien mis en évidence certains aspects. Il a dit que Shri Rama décochait ses flèches contre les têtes de Ravana, qui avait dix têtes. Ravana avait eu une faveur: pour chaque tête qui tombait, une autre tête repoussait. C’était une bénédiction qu’il avait eue. Alors le frère de Shri Rama dit: « Que fais-tu? Tu sais qu’il ne peut pas mourir par des flèches tirées à la tête. Tu devrais lui en tirer une dans le cœur, sinon il ne mourra pas. » C’est ici que ce sankocha intervient et Rama dit: « Tu vois, dans son cœur se trouve ma femme car il l’aime et elle est installée dans son cœur. Comment puis-Je le frapper au cœur? Elle va être blessée. » Voyez la délicatesse de sa compréhension. Alors son frère demanda: « Mais en frappant à la tête, sera-t-il tué? » Rama répondit:  » Tu vois, une fois que son attention se dirigera vers sa tête, elle ne sera plus sur son cœur, et une fois que son attention n’y sera plus, ma femme n’y sera plus non plus. Alors, Je le frapperai et Je le tuerai. » Alors voyez ce sankosha et vous comprendrez à quel point nous sommes impolis et arrogants.

Sans Sankocha, nous avons ce genre d’arrogance et d’impolitesse. Nous ne devrions pas tout dire à tout le monde, ce n’est pas nécessaire. Devrions-nous tout dire? Par exemple, dans votre puja, peut être faites-vous quelque chose qui ne devrait pas être fait. Je sais que ce n’est pas correct, mais tant que ce n’est pas totalement faux, Je ne vais rien dire car Je penserai : « Ils vont graduellement apprendre. » Je reste tranquille car sinon vous en seriez stressés. Vous devriez voir la tête de Linda si Je lui dis quelque chose! Donc, ce sankocha, cette compréhension viennent si vous aimez les gens et les comprenez. Maintenant vous devez aimer tous les chercheurs du monde. Ils se sont trompés. Ils ont fait toutes sortes de voyages dans l’ego. Ils ont fait toutes sortes d’erreurs mais votre Mère les aime et vous devez les aimer. S’ils doivent être corrigés, Je le ferai. Vous devez seulement ne pas agir de façon à les heurter. Utilisez le Sankocha. Tout en parlant les uns aux autres, éduquez-vous, entraînez-vous à dire des choses douces et agréables, ce qui donnera à l’autre le sentiment que cette personne est bien élevée dans la tradition de Sahaja Yoga.

Donc, il y a aussi une tradition de Sahaja Yoga par laquelle, lorsque nous parlons les uns aux autres, nous avons en nous ce sankocha de Shri Rama. Et si vous ne possédez pas ce sankocha, vous bloquez votre cœur droit et un blocage au cœur droit est très dangereux dans un pays comme l’Angleterre où le climat est si mauvais, car il peut provoquer cette maladie affreuse qu’est l’asthme. Je ne veux pas vous effrayer mais c’est vrai. Vous aurez de l’asthme si votre cœur droit est bloqué. Ce n’est pas systématique que l’asthme vienne du cœur droit seulement, il peut aussi provenir dsu cœur centre. Mais si vous bloquez au cœur droit, vous aurez certainement de l’asthme.

Aussi avec votre attitude voyez-vous, comme celle envers votre père: on entend des gens parler à leur père de façon bizarre. Vous ne pouvez pas parler à votre père comme ça. Ils Me parlent aussi très grossièrement. Je veux dire que J’ai vu des Sahaja Yogis, c’est choquant parfois, qui parlent d’une façon très familière ou, peut-on dire, sans protocole. Cela vous provoquera un problème de cœur droit.

C’est pourquoi on doit apprendre ce sankocha, le maryada, c’est-à-dire la limite à avoir dans nos relations. Vous voyez, le fait de s’aimer les uns les autres ne signifie pas qu’on peut sans cesse agresser l’intimité des autres. A quel point nous nous aimons les uns les autres ne signifie pas continuer à agir d’une façon qui transgresse la beauté et l’intimité d’une autre personne. Vous voyez, entrer directement sans frapper dans la chambre à coucher, n’est pas une façon pour un Sahaja Yogi. Je n’ai pas besoin de vous le dire. Mais vous devez frapper si vous devez entrer dans une chambre. Et frapper au moment où c’est nécessaire! Frapper continuellement ou s’accrocher à quelqu’un tout le temps est incorrect.

Le sankocha c’est un style culturel complet. Nous avons donc une tradition culturelle à apprendre de Shri Rama. Il est connu pour son sankocha, il sait à chaque fois comment dire les choses: « Je ne dois pas dire cela. » Cela est très ancré en nous. Les enfants doivent être éduqués de cette façon, et une fois qu’ils sont ainsi formés, ils apprendront ce qu’est le sankocha. Et cela leur donnera une bonne compréhension de la vie sociale. Par exemple, vous voyez cette lampe ici. Si vous placez votre doigt dessus, cela peut vous brûler, mais vous pouvez alors enlever votre doigt. Mais, si vous êtes avec une autre personne, et si vous essayez de prendre des libertés avec elle, un jour viendra peut-être où cette personne se conduira mal envers vous ou vous blessera ou autre chose. Pourtant, vous ne comprendrez pas que c’est parce que vous n’avez pas de sankocha que c’est arrivé. Donc ce sankocha doit être magnifiquement réalisé de toutes façons possibles: en action de grâces, en acceptant la reconnaissance de quelqu’un, en exprimant votre amour envers une autre personne, d’une manière qui soit sankocha.

Shri Rama est connu pour ses limites. Il ne franchit pas les limites. L’autre jour, Je vous ai dit au sujet des aliments qu’il ne faut pas franchir les limites de la nourriture, comme montrer de la compassion pour les punaises et les moustiques. Pareillement, en tout, on devrait avoir le discernement du cœur. Or, il n’y a pas de mot pour le « discernement du cœur » en langue anglaise, qui est « maryada ». Le discernement du cœur, c’est de comprendre, par exemple, si vous êtes impoli avec votre père, qu’en retirerez-vous? Vous n’y gagnerez rien. Mais si vous êtes humble, vous pourriez y gagner. Faites que votre père aille bien, d’accord? Même si c’est un homme mauvais. Car, que se passe-t-il en réaction, d’un point de vue psychologique? Supposons que vous soyez le fils d’un père qui fait quelque chose de mal et que vous lui soyez obéissant, il aura toujours peur de vous perdre s’il manque à vos idéaux. Ainsi, par votre humilité, vous l’élèverez. Si vous êtes humble, si votre comportement envers vos parents est semblable à celui de Shri Rama, il n’y aura rien à perdre, vous ne ferez aucun compromis avec vos principes ou autre.

Au quotidien, par exemple, votre père est assis… Je veux dire qu’en Inde, si le père est là, vous ne vous assiérez pas, pas du tout, à aucun prix, jusqu’à ce qu’il vous le demande 10 fois. Cela aide, vous savez. Ensuite, cela aura un effet sur le père qui: « Supposons que je me conduise mal, mon enfant ne me respectera plus. » Donc, le sens du respect vient aussi de votre cœur. Ce n’est possible que si vous avez ce maryada dans le cœur, savoir jusqu’où aller. Quel besoin a-t-on d’être grossier avec son père? Il n’y en a pas, à aucun prix. Quel est ce besoin? Ou bien envers votre mari ou votre épouse? Pourquoi dire quoi que ce soit de dur à quelqu’un? Quel en est le besoin? Qu’allez-vous en retirer? Je n’ai vu personne s’améliorer en parlant rudement. C’est seulement lorsqu’un gourou est sévère ou lorsque la mère ou le père sont durs envers leurs enfants que cela aide.

Nulle part ailleurs, cela n’aide dans relations ordinaires, comme avec frères et sœurs, ni avec des supérieurs ou des inférieurs. Les personnes inférieures doivent supporter la dureté des aînés si elles veulent s’améliorer. Cela ne fait rien. Après tout, ces aînés ne vont pas vous étrangler. Supposons même qu’ils vous disent du mal, cela n’a pas d’importance. Essayez de le supporter. Il faut se rappeler ce que le Christ a dit, que vous devez tendre l’autre joue. Donc utilisez le discernement du cœur: jusqu’où aller avec une personne. L’effet de cela vous fera une personne très, très puissante dans votre famille, dans Sahaja Yoga, partout.

Les gens qui sont obéissants envers Moi, sont des Sahaja Yogis très puissants. Vous savez cela. Et ceux qui ne le sont pas, descendent très vite. J’essaye de les sauver de toutes les manières mais J’ai constaté que ceux qui désobéissent, qui ne M’écoutent pas, qui sont rudes envers Moi, qui ne comprennent pas le protocole, descendent très vite dans Sahaja Yoga. C’est absolument ainsi. En une seconde, ils sont descendus de plus de cent pieds. C’est la vérité. Car ce qui vous manque, c’est le discernement, le maryada, savoir jusqu’où aller.

Et c’est une autre chose que nous devons apprendre, à nous éduquer nous-mêmes. Aussi Shri Rama, comme Je vous l’ai dit, avait été éduqué de telle façon qu’il pouvait tuer un démon avec une seule flèche. Vous ne devez pas les frapper cent et huit fois. Un coup devrait être suffisant. Mais vous devez être des gens puissants et la puissance d’une personne se renforce dans le cadre des maryadas. Supposons que vous ayez du blé, et que vous le répandiez simplement. Il va se propager partout, tout le monde, des oiseaux viendront le manger et c’en sera fini. Mais si vous les mettez dans un sac, il aura un poids, une dimension, il va augmenter en taille et il sera utile. Il sera respecté. Mais ce qui est répandu sur tout, qui n’a pas de maryada, ne sera jamais respecté. Rien ne fonctionne sans maryada. Même la lumière suit un maryada. Vous devez vous tenir à vos maryadas, c’est un aspect de votre entraînement. Disons, par exemple, qu’il y a un avion qui n’est lié par aucun maryada [limite]. Vous voyez, il n’est pas limité. Quand il décollera, il sera anéanti. Toutes nos idées de liberté doivent être limitées par un maryada. Si la liberté n’a pas de maryada, c’est du laisser-aller, c’est absurde et cela ne vas pas nous aider.

Ainsi, nous devons créer, à partir de Sahaja Yogis, de grands politiciens. Il a été prédit que si Sahaja Yoga ne se développe pas, alors la troisième guerre mondiale sera inévitable. Les gens souffriront beaucoup s’il y a une troisième guerre mondiale. Il est possible de l’éviter si un grand nombre de gens adhèrent à Sahaja Yoga. Sinon, il y aura une troisième guerre mondiale et ses effets nuiront tellement aux gens, que finalement ce sera les Sahaja Yogis qui seront appelés en conférence et non les diplomates. Les Sahaja Yogis seront consultés, et ils décideront de ce qui doit être fait pour le monde et ils deviendront les dirigeants du monde de demain.

Donc, nous devons savoir parfaitement comment être des dirigeants comme Shri Rama. Nous devons aller très loin avec nous-mêmes, pour nous former, nous éduquer, nous débarrasser de notre ego et comprendre que nous devons grandir. C’est une très grande tâche, et parfois vous pourriez vous demander: « Comment Mère peut-elle s’attendre à ce qu’on le fasse ? » Mais Je pense que vous êtes ceux qui sont choisis pour cela et vous devez vous y mettre et y travailler. Donc nous devons nous entraîner à bien nous diriger nous-mêmes, ensuite à diriger les autres.

Premièrement, nous devons apprendre à nous contrôler. Vous voyez, c’est ici dans ce corps, que vous allez apprendre à vous diriger. Le confort: si vous appréciez le confort, apprenez votre corps à fonctionner sans ce besoin de confort. Si votre corps est trop porté sur la gourmandise ou autre, apprenez à votre corps que ce n’est pas bon de s’y laisser-aller. Si vous parlez trop, discutez trop, si vous êtes grossier, dites-vous juste: « Je ne vais pas dire un mot du matin au soir ». Adoptez le silence. Donc les tapas, le temps de la pénitence, est maintenant devant nous. Et avec cette pénitence, la plus grande chose qui va nous aider, est d’aller parler de Sahaja Yoga, d’annoncer Ma venue, et dire aussi comment la transformation, le temps de la floraison est arrivé. Ceci vous devez le faire, et en plus apprendre à vous gouverner vous-même et ensuite apprendre à diriger les autres par le cœur, pas par le mental. Vous devez gouverner par le cœur, en apprenant toutes les qualités du cœur dont Je vous ai parlées.

Et Je dois vous féliciter pour l’article sur le temps de la floraison. Je l’ai parcouru en détail et Je l’ai vraiment apprécié. Cela a été très bien fait. Que Dieu vous bénisse ! Et Je pense qu’il aura un bon effet. Je suis surprise qu’ils l’aient publié. Ont-ils changé d’avis ou alors que s’est-il passé ? C’est étonnant. Avez-vous vu cet article ? C’est superbe !

Et merci beaucoup pour les belles plantes lianes que vous M’avez envoyées. Elles sont si belles, voyez-vous. Ils sont encore sous le choc parce que Je les ai enlevées à vos bons soins pour les Miens. Et Mes soins sont en fait un peu du genre désinvolte. Mais aujourd’hui nous avons essayé de leur rendre justice. Je suis sûre qu’elles l’auront. Nous leur avons donné un bandhan.

Shri Mataji: Tu veux dire que tu veux être plus intelligent ? Yogi: Non, je veux me débarrasser des impuretés, Mère. Shri Mataji: Les impuretés qui sont dans ta tête ? Tu vois, la meilleure chose c’est comme il est dit en Sanscrit : “Ya neti neti wachane nigamor avochus.” c-à-d: n’arrête pas de dire à ton mental : « Pas ceci, ni ceci, ni ceci. » A n’importe quelle pensée qui vient dans ton mental, n’arrête pas de dire : « Ceci n’est pas la bonne pensée, ni celle-ci, ni celle-ci, ni celle-ci. » Ensuite l’inspiration va commencer à venir.

Vous voyez, ce que Je ressens, c’est que les gens ne sont pas inspirés. D’un côté ils ont peur. Vous leur faites quelque chose et soudain ils ont peur, ressentent un trauma. Ou par ailleurs, si vous essayez d’être bon avec eux, ils plongent dans l’ego. Donc pour rester au centre, ce que vous devez faire, c’est de dire sans cesse : « Pas cette pensée » et « Pas cette pensée. » Puis vous deviendrez un Sahaja Yogi profond.

C’est ça le mieux. Car l’intellect, ce soi-disant intellect, n’est rien. Seul Dieu possède l’intelligence, personne d’autre pour être franche. Quelle bonne blague, n’est-ce pas ? Tous se croient intelligents mais ils ne le sont pas, ils sont stupides. Vous voyez, actuellement toute stupidité est considérée comme intelligence. Par exemple la ruse, cela ne paiera jamais. Qu’est l’intellect ? La seule compréhension de l’intellect est celle qu’Adi Shankaracharya a indiquée : “Na yoge, na sankhya,” que toutes ces choses ne sont bonnes à rien.

Etre au service de votre Mère est la meilleure chose. Demande à ton intellect: « Es-tu au service de Mère? » L’intellect vous parlera, ce soi-disant intellect des êtres humains, pour vous tromper. Il vous trompe. Il vous donne des excuses. Il triche. Tout le temps l’intellect s’active en disant : « Peut-être que ceci est bien, peut-être que cela est bien », vous voyez, mais il ne voit jamais ce qui est véritablement bien. Il s’agit d’une astuce de l’ego, un tour que vous joue votre ego, ces choix ! L’ego aime les choix, vous voyez. Ainsi : « Ceci est bien, ceci est mauvais, ceci Je ne l’aime pas, ceci, cela. » Toute cette affaire de « Moi Je », devrait être abandonnée et il faudrait dire : “Pas ceci, pas ceci, pas ceci. » Nous devons devenir « Nous » pas « Je ». Actuellement vous n’êtes plus « Je » mais « Nous ».

C’est ainsi que l’intellect va disparaître car cet intellect a rassemblé toutes sortes de non-sens et cela n’existe pas. C’est la plus grande maya ! L’intellect n’existe pas. Il n’y a pas du tout d’intelligence. Qu’est l’intelligence ? Elle est juste là pour comprendre que cette intelligence n’est rien, que vous n’êtes rien. Vous voyez, expliquer Son intellect serait quelque chose comme expliquer la civilisation humaine à une fourmi ! Même cela serait plus facile. Son intelligence est comme cela. Et Il est innocent, si simple: chacun est stupéfié de comment cela se fait.

Donc la personne la plus intelligente est celle qui sait que notre intellect est juste un voyage de l’ego. Ce qui est le signe d’une intelligence pure, le signe d’une compréhension pure que le cœur est le dirigeant, que là réside l’Esprit qui est la chose la plus intelligente en nous. Et l’inspiration que procure l’Esprit est la manifestation de la pure intelligence de Dieu, et, comme Je vous l’ai dit aujourd’hui, il s’agit de l’intellect du cœur, alors que l’intellect du cerveau, c’est zéro ! Mais alors, quelle est l’utilité du cerveau ? Pourquoi avoir un cerveau ? Et pas seulement un cœur ? Ce serait bien! Parce que le cerveau est celui qui agit. Le cœur procure l’inspiration mais c’est le cerveau qui agit, qui communique.

Mais l’inspiration, la source, c’est le cœur, c’est l’Esprit. A nouveau, connectez-vous à l’Esprit. Avec l’intelligence, comment expliquez-vous l’éveil de la Kundalini ? Laissons de côté la Kundalini. Comment expliquer la germination d’une graine de façon intelligente, au moyen de votre intellect ? ‘Expliquer’ veut dire ‘expliquer pourquoi et comment’. La germination d’une graine est une chose simple que vous voyez se passer des milliers de fois. Comment l’expliquer ? L’intellect est celui qui dit: « Je ne peux l’expliquer. » C’est une chose très limitée. Il s’agit d’ego, rien que de l’ego. Et quand vous vous en débarrassez, alors le pur intellect commence à venir.

Vous voyez, ce M. Yoga Singh, vous serez étonnés, Il nous est venu comme un vrai bhoot. Il a tellement changé. Maintenant, Je vous le dis, il parle comme un saint. J’étais sidérée ! Parfois il parle si bien que parfois J’ai envie de le citer, de la façon dont il parle de certaines choses. Je suis étonnée de comment il a commencé à parler ainsi. Donc, quoi que vous ayez à dire, reliez-le à l’Esprit et vous parlerez comme des saints. Reliez-le à l’Esprit et à rien d’autre, reliez ça à l’Esprit et vous serez étonné.

Voici ce qu’il M’a dit : « Beaucoup de gens en ce monde sont absurdes. » J’ai demandé : « Comment le savez-vous ? » Il a dit : « Parce qu’ils ne veulent rien savoir sur Vous. Je ne sais pas pourquoi ils sont ici et pourquoi vous les avez créés. » Vous voyez, c’était une personne avec tellement de bhoots sur sa tête. Il est devenu un homme si beau, Je vous le dis. Il a dit ceci : « Votre serviteur ici est très bien mais il doit apprendre certaines choses s’il veut vivre bien. Il n’est pas net parce que son mental n’est pas propre. Il doit être une personne plus propre. Mais son mental n’est pas propre. Son cœur est très bon mais son mental devrait être nettoyé. » J’étais stupéfaite. Il n’est pas un homme éduqué ou autre, c’est juste une personne ordinaire. Mais ils commencent à parler comme des prophètes.

Je pense qu’il serait bien que vous lisiez certains textes des prophètes. Et vous allez aussi commencer à parler comme eux. Lisez Kabir, Khalil Gibran, tous ces gens. Qui est Blake ? C’était également un prophète ! Vous pouvez parler comme lui. Pourquoi pas ? Il parlait au-travers de son Esprit n’est-ce pas ? De la pure intelligence. Alors vous deviendrez Rama si vous pouvez faire pareil. Aussi aujourd’hui est un grand jour. Je suis heureuse que vous tous ayez pu venir. Et cela s’est si bien arrangé que Je sois venue ici et ai parlé de Shri Rama et Je souhaite à tous de suivre Ses pas. Ayez du respect pour vous-même c’est votre responsabilité d’être une personne de bien, d’être pareil à Lui. Arrivez-y de cette façon.

Que Dieu vous bénisse tous !

Très bien. Vous vouliez faire un tout petit puja ? Vous pouvez Me laver les pieds. Et avez-vous quelque chose sur Shri Rama ?

(Gavin Brown lit le “Ramayana de Valmiki”, Chapitre 86.)

 

Shri Mataji Nirmala Devi