Anniversaire de Guru Nanak, Nirmala Palace 1982

London (England)

Feedback
Share

Guru Nanak’s Birthday, « Every Sahaja Yogi has to become a Guru ». Nirmala Palace, London (UK), 1 November 1982.

English transcript: verified
Trad.Ancienne Vérif1.MM Version 20/11/2014

Cet anniversaire tombe le jour de la célèbre grand pleine lune. On l’appelle Sharada Indu. C’est aussi le nom de la Déesse, Sharada Indu, la lune de la saison d’automne.

C’est la lune la plus grande – bien sûr pas en Angleterre mais en Inde – et c’est le jour où elle est la plus lumineuse. Et il est tellement important que Guru Nanak soit né un tel jour. Comme vous le savez, en Inde, on fête les anniversaires suivant les dates lunaires, appelées stithi, et non pas solaires comme ici.

(Rustom : Jaram, Shri Mataji. Je vais aller avec eux.

Shri Mataji : Bien sûr.

Shri Mataji et le yogi parlent brièvement en Hindi.)

Cette grande personnalité naquit au Pendjab où les gens ne connaissaient pas les voies de Dieu. Il S’est toujours inquiété du Dharma dans toutes Ses vies successives car, comme vous le savez, Il était le Maître primordial et le Maître primordial est toujours placé de telle façon qu’Il puisse veiller sur notre Vide en nous soutenant et en nous donnant un modèle de Maître idéal. Et Il a toujours pris naissance, soit dans les endroits les plus escarpés, par monts et par vaux, au milieu des montagnes, ou alors – ce qui est encore plus difficile – parmi des gens horribles qui avaient besoin de Son aide.
Ainsi donc, à cette époque en Inde, le Pendjab était en quelque sorte considéré comme le lieu où les gens ne respectaient pas Dieu ni les idoles hindoues traditionnelles ni, peut-on dire, les statues que l’on considérait comme source de vibrations. Mais ils adoraient l’argent – aujourd’hui encore – et ils adoraient le pouvoir. Et comme, à cette époque, le roi était très désireux de convertir les gens à l’Islam en leur donnant de l’argent, beaucoup adoptèrent l’Islam. Il en résulta que les Hindous commencèrent à détester les Musulmans, et une énorme haine se développa entre Musulmans et Hindous. C’est pourquoi, à l’époque de cette querelle entre disciples de Mahomet et disciples de l’Hindouisme, Mahomet Lui-même prit naissance sur cette terre, bien qu’il eût décidé de ne plus renaître, parce qu’Il pensait que cela résoudrait le problème.
Il faut savoir que de telles incarnations ne meurent jamais. Même si Elles quittent le corps, Elles sont toujours là alentour et ce sont Elles qui réalisent quantité de miracles quand une autre Incarnation vient sur terre. Elles aident, soutiennent et guident les chercheurs vers les Incarnations. Et donc célébrer Son anniversaire à cette date est aussi un mythe, parce qu’Il n’est jamais mort, Il vit éternellement. Les Incarnations ne grandissent jamais et ne meurent jamais.

Mais Sa naissance est importante parce qu’Il est venu sur terre de façon symbolique, non pas pour propager un aspect particulier du Vide comme Mahomet l’a fait, ou disons comme Moïse l’a fait. David et Moïse le firent, et encore auparavant Abraham, Lao Tse ou Socrate, ce qui s’est transformé ensuite en religion. Mais Lui est venu pour créer l’affabilité, la concorde nous pourrions dire, pour créer la compréhension, l’unité entre les religions. Et cela fut une très grande étape pour Sahaja Yoga. Après cela, comme vous le savez, Il S’est incarné à nouveau, Dieu sait où. Personne ne sait où Il est né mais Il est apparu en tant que Shirdi Sai Nath. Lui aussi a dit la même chose, que parler en mal de n’importe quelle religion, est un péché.
Mais ces efforts ont été complètement gâchés parce que les Musulmans à l’époque ou ceux qui étaient Hindous, sont maintenant de très grands fanatiques. Donc, au lieu de se rapprocher et de s’aimer les uns les autres, ils sont devenus fanatiques.

Si nous pensons que l’Islam se propage très vite, la religion Sikh se propage tout aussi vite. En Amérique, il y a un horrible guru qui a commencé à répandre cette religion Sikh. Il a convertit tous les gens à peau blanche à cette religion. Ceux-ci se laissent pousser les cheveux et la barbe, et portent un kara et toutes ces cinq choses qui étaient requises. Du temps de Guru Gobind Singh, quand la guerre avait commencé, il fallait qu’ils portent ces choses, c’était important. Parce que la guerre avait commencé, et dans le but de protéger l’Hindouisme et les Hindous de l’invasion des Musulmans, du fanatisme des Musulmans, ils adoptèrent cet espèce d’attirail militaire. En fait, si vous croyez en Dieu, rien ne peut être tué. Mais Je pense que Guru Gobind pensait qu’il devait adopter cela.
Si vous voyez, dans toutes ces religions prophétiques, tous les prophètes qui ont répandu ces religions étaient toujours attaqués si férocement qu’ils étaient obligés de prendre les armes. Même dans l’Islam, ils ont dû prendre les armes pour se protéger eux-mêmes. Or, quand ces gens prirent les armes, ils durent imposer une certaine discipline aux gens. Sans discipline, rien n’est possible. Et une discipline très rigoureuse était appliquée aux Sikhs. Maintenant les Sikhs d’aujourd’hui ne sont plus des Sikhs. Ils ne le sont que de l’extérieur, pas de l’intérieur. Je ne décrirai pas toute la rigueur et toute la discipline par lesquelles ils devaient passer. Ainsi chaque disciple doit passer par une discipline très sévère envers lui-même s’il veut devenir un Guru. Il n’y a aucun doute là-dessus !

Ce n’est pas comme si quelqu’un comme Moi vient vous dire de faire comme ci ou comme ça et que vous l’oubliez le lendemain. C’est quelque chose de très sérieux, il faut bien le comprendre. C’est au travers de Sahaja Yoga que vous avez eu votre Réalisation. Maintenant, vous êtes devenus des Sahaja Yogis. Mais Je dirais pourtant que vous ne l’êtes pas encore complètement parce que chaque Sahaja Yogi doit devenir un Guru. Sinon il n’est pas un Sahaja Yogi. Tout d’abord, vous êtes Yogis parce que vous avez eu votre Réalisation. Mais les Yogis ne sont d’aucune utilité, vous devez être des Sahaja Yogis. On vous a tout dit sur tous les chakras, tout ce que vous faites, tous les problèmes de la Kundalini, comment les soigner. Tout vous a été dit.
Avec cela ‘vous’ êtes devenus aujourd’hui une race d’un type différent, des personnes d’un type différent, ceux qui sont nés deux fois, qui sont nés de l’Esprit et non de la chair. Rappelez-vous cela, c’est un point très important dont Saint Jean a parlé, que vous êtes nés de l’Esprit et non de la chair. Ceux qui sont nés de la chair sont chair, mais si vous naissez de l’Esprit, c’est ainsi que vous êtes deux fois nés. Et quand vous savez tout de l’Esprit et de la Kundalini, alors vous êtes un Sahaja Yogi. Mais, à moins de devenir un Guru, vous n’êtes pas un Sahaja Yogi complet.

Pour commencer, nous devons comprendre qu’on décrit l’Esprit comme une phase de la Lune, Kala. Mais un Guru est décrit comme la pleine lune, Purnima, Guru Purnima. Le Guru est la pleine lune et non pas seulement une phase. Et donc d’une seule phase, vous devez passer au stade où vous devenez un Guru complet. Il y a seize phases en tout, et vous devez traverser ces seize étapes pour devenir le Guru.
Comment y parvenir ? Nous devons être extrêmement objectifs à ce sujet. Comment devenons-nous le Guru ? Parce que nous devons devenir des Gurus, à coup sûr. On ne peut pas dire simplement : « Mère, donnez-nous une cassette, nous l’apprendrons par cœur et nous porterons la bonne parole aux autres en disant ‘bla bla bla bla bla’. » La même chose pour n’importe de ce que Je vous ai raconté ou de prendre Mes enregistrements et leur montrer en disant : « C’est notre Mère, et Elle est comme ci et comme ça et comme ça. » Ils vous diront : « D’accord, Elle est peut-être comme cela mais vous, Monsieur, qu’en est-il de vous ? ».

Sahaja Yoga a une très grande responsabilité que les gens ne comprennent pas, Je crois. J’aimerais qu’ils puissent M’écouter très intensément et le comprennent. Jusqu’ici, vous voyez, les Gurus restaient Gurus et aucun disciple ne devenait Guru. On continuait à les considérer comme les disciples d’un guru, que ce soit vrai ou faux. Eux-mêmes ne devenaient jamais des Gurus. Donc ils n’avaient pas besoin de grandir. Ils devaient prononcer le nom de leur Guru, c’était tout. Le Christ avait Ses disciples, Mahomet avait Ses propres disciples ainsi que Nanaka et Shirdi Sainath. Aucun d’entre eux n’est devenu un Guru.

Mais maintenant Je suis désolée de dire que c’est votre destin de devoir devenir les Gurus. C’est en fait un privilège. C’est un très grand privilège de devenir le Guru. Et, pour devenir le Guru, nous devons apprendre ce que nous avons à faire. Cela se réduit aussi quelquefois à un simple discours, c’est ce que J’en pense, parce que Je vous ai déjà expliqué, lors du Guru Purnima, quels sont les dix buts à atteindre.
Aujourd’hui nous devons parler de ces seize étapes, de comment nous devons grandir pour devenir un Guru.

En premier lieu, il nous faut avoir une discipline totale envers nous-mêmes. Personne ne doit rien nous dire. Comme ce Mr Nick [ego], que tout le monde attaque. Non ! Attaquez-vous vous-même, c’est vous-même qui devenez Mr Nick maintenant.

Vous devez soumettre votre corps, c’est la première chose à maîtriser. Maîtriser son corps, cela veut dire qu’il peut dormir n’importe où, se passer de nourriture, vivre dans n’importe quel contexte, ne pas rechigner à cause de cela. N’importe où, il devrait pouvoir dormir n’importe quand ou rester éveillé à n’importe quel moment. Ce corps doit être maîtrisé. Même si vous lisez Ashtanga Yoga, la première chose qu’on vous dira de faire est de maîtriser le corps.

Donc, après la Réalisation, la première chose à faire, c’est de maîtriser ce corps. Et c’est la chose la plus difficile pour les Occidentaux parce que la matière pèse sur leur Esprit. En tout premier lieu, l’Esprit doit venir – première phase- au moins l’Esprit doit être là. Si vous devez être l’Esprit, alors la matière de la Lune doit être couverte de cette lumière.

Dans la première phase, nous devons maîtriser notre corps. Alors que faisons-nous pour maîtriser notre corps ? Tout d’abord, nous devons voir quelles sont les choses qui nous éloignent de la maîtrise de notre corps. On doit connaître toutes les filouteries qui essaient de nous dominer. Alors sortez-les de vous-même.

(Shri Mataji demande à certains yogis de bouger et faire de la place.)
Donc J’ai dû en premier lieu faire face à Mon corps. Dans Sahaja Yoga, la première chose capitale que nous apprenons, c’est de respecter notre corps. Respecter notre corps, c’est le premier principe. Cela veut dire que l’indulgence nuit au corps parce qu’elle l’affaiblit. En tout premier lieu vous devez respecter votre corps de façon à pouvoir le maîtriser. Si Je ne vous respecte pas, Je ne peux pas vous maîtriser. Donc, pour maîtriser le corps, respectez-le d’abord. Et pour le respecter, vous devez en prendre grand soin, mais pas d’indulgence. Cela ne veut pas dire que vous allez rester dans la boue ou sous la pluie pendant des heures entières, ou le laisser exposé pour faire de votre corps le meilleur abri pour les maladies, rhumes, toux et autres choses pareilles, de sorte que votre pauvre Mère va souffrir pour nettoyer votre Vishuddhi. Ce sera comme un cheval dont le cou est abîmé. Ainsi vous devez prendre soin de votre corps de façon à ne pas être malade.

La paresse ne lui rend pas service. Les paresseux doivent savoir que la paresse va à l’encontre du corps car les paresseux ne se soucient pas de s’habiller correctement, de se couvrir convenablement, de prendre suffisamment soin de leur corps, de se mettre de l’huile dans différents endroits du corps, de se masser. Prenez soin de votre corps, voilà ce qu’il faut.

Pour en prendre soin, vous devez y consacrer du temps, parce que ce corps est le temple de Dieu. Et maintenant vous êtes devenus le temple, mais si le temple est sale, malade, corrompu, terne, s’il est comme un bâton ou un ballon, personne ne va s’en approcher. Donc essayez d’améliorer votre personnalité. On doit arriver à en faire un beau temple.
Je vous ai donné tellement de conseils qu’il Me semble bien n’en avoir jamais donné autant au cours de toutes Mes vies passées, même celles où J’étais un Guru, parce que normalement, ceux qui venaient alors vers les Gurus étaient vraiment réellement de très grands chercheurs. Ils pouvaient se tenir la tête en bas pendant des mois simplement pour faire plaisir à leur Guru. Donc c’était des gens d’une qualité très différente, à part un ou deux. Et quand vous avez la quantité, la qualité baisse, Je l’accepte. Mais pourquoi donc ne prendriez-vous pas la décision vous-même d’améliorer votre qualité, de la rendre excellente ?

Donc en premier lieu, entraînez bien votre corps. Je vous ai dit que vous devez faire un peu d’exercice le matin. On M’a dit que des gens dorment après le petit déjeuner ! J’en ai été stupéfaite ! Je veux dire que c’est vraiment trop. Voyez-vous, Dieu vous a donné cette maison comme une bénédiction, pour être plus alertes, pour donner Sa lumière aux autres. Au lieu de cela, si la bougie ne donne même pas une flamme tremblotante, quelle en est l’utilité ?

Donc ce que vous avez à faire, c’est tout d’abord de vous astiquer vous-même, complètement, Rendez votre corps tout à fait alerte. En fait, à votre âge, vous ne devriez pas dormir plus de six ou sept heures, Je vous le dis. Pas besoin [de plus]. Six ou sept heures de sommeil profond sont suffisantes. Moi-même, Je ne M’endors jamais avant onze heures, quelquefois même minuit. Hier nous nous sommes couchés à deux heures du matin et levés à 5 heures et demie, comme d’habitude. Cela fait combien ? Trois heures de sommeil, trois heures et demie de sommeil ! Et là maintenant J’ai dormi environ, tout au plus une demi-heure, ou environ une heure, terminé ! Alors que vous, vous ne devez pas travailler comme Moi, dans le sens que, même en dormant, Je travaille.
Donc, en vous octroyant tant de sommeil, vous laissez votre corps vous monter sur la tête, et il vous deviendra excessivement difficile d’être alerte.

Aussi la première chose est de prendre soin de votre corps. Vous ne devriez pas avoir de complaisance envers vous-mêmes. Je veux dire que cela peut aller jusqu’à n’importe quelles extrémités d’auto-complaisance comme des gens qui ne nettoient pas leur chambre, qui n’ont pas de vêtements propres, qui restent inactifs. Toutes ces absurdités ! C’est même trop vil, trop bas pour en parler, mais c’est ce qui se produit ! Les gens peuvent aller jusqu’aux extrêmes dans la bassesse, vous savez. C’est çà le problème. Que peut-on y faire ?

Vous devez savoir qu’un jour de pleine lune, vous êtes hyperactifs. Dès que la lune commence à monter, l’activité se met en route, même la nuit. Mais aucun d’entre vous, jusqu’à ce jour, n’est actif la nuit, à part Moi. Mais si vous arrivez à un certain stade, vous serez surpris de voir que même dans votre sommeil, vous serez actifs.

Donc la toute première chose, c’est que vous devez prendre soin de votre corps. Le corps doit être présentable et ne devrait pas suivre ces soi-disant modes du jour. Aujourd’hui c’est très important, on ne devrait pas courir après la mode du jour, s’habiller d’une façon insensée ou qui ne vous convient pas, vous rend bizarre ou fait de vous un dandy. Il nous faut des vêtements centrés, dignes, qui vous aillent bien.
On M’a dit même qu’il est très difficile de se réveiller en Angleterre. Quand J’étais jeune, quelqu’un M’a dit de ne jamais réveiller un Anglais. Je n’ai jamais essayé, même pas avec des pincettes. Je vous le dis juste, à cette heure là, jamais le matin. Parce qu’on M’a avertie : « Ne réveillez jamais un Anglais, c’est le pire des péchés sur cette terre ». Et pourquoi donc les Anglais ont-ils si fanatiquement besoin de dormir ? Tout le pays est en train de dormir aujourd’hui ! On veut de meilleurs salaires, davantage d’argent, pour pouvoir dormir davantage. Manger et boire, boire et manger, et entre les deux, dormir. Voilà le préprogramme de la vie, la vie programmée !

Ce fut très difficile. Dès le tout début, J’ai vu qu’il était difficile de réveiller les Sahaja Yogis qui arrivaient. Et ce sont les mêmes gens qui étaient célèbres pour leur ponctualité, qui ont gagné la guerre à Waterloo grâce à leur ponctualité. Ils étaient si ponctuels que les autres mettaient leur montre à l’heure rien qu’en les voyant, même en Amérique. Ce sont les mêmes personnes !

L’autre aspect de la chose, c’est qu’ils dorment comme des bûches ! Avant aussi ils avaient l’habitude de dormir, peut-être pour ne pas faire mentir le vieux dicton : « Ne réveillez jamais un Anglais. » Mais J’ai souvent pensé à quelque chose d’autre quand Je l’entendais, que ce n’est rien d’autre que de la paresse pure et simple.

Donc essayez de voir pourquoi vous dormez tant. Si le côté gauche est fort, vous dormez. Si l’Agnya à l’arrière de la tête est fort, vous dormez. Si l’Agnya frontal travaille trop, alors vous ne dormez pas. Et même si Je dis de ne pas dormir, alors vous mettez l’Agnya droit en état de marche, c’est-à-dire que vous commencez à penser, ce qui à nouveau va à l’encontre de Sahaja Yoga. Ca va alors passer de l’un à l’autre : Agnya gauche, Agnya droit, Agnya droit, Agnya gauche, Agnya droit, Agnya gauche.
Vous devez être au centre, avec le Christ. Il est alerte chaque seconde du jour, tuant, battant, frappant, soignant, veillant, guidant, 24 heures sur 24. Allez demander à n’importe quelle âme réalisée que l’on appelle Avadhuta, celui qui est un maître, ils vous diront qu’ils dorment à peine trois ou quatre heures. Parce qu’ils ne peuvent pas travailler en dormant, ils dorment trois ou quatre heures et travaillent le reste du temps : soit ils méditent et font des choses par projection, soit ils travaillent avec leurs mains. Ce sont des gens occupés, très occupés. Vous devez être des gens très occupés parce que maintenant c’est Dieu qui vous emploie. Et vous devez rendre une totale justice à cet engagement en travaillant dur.

Vous avez vu au contraire qu’il est très facile de devenir paresseux. Ainsi maintenant, comme beaucoup d’entre vous ont déjà envie de dormir placez votre… La première chose à faire, pour tous ces paresseux, c’est de faire passer sept fois leur côté droit vers la gauche. Faisons-le avec la main droite. C’est mieux ? Maintenant le back Agnya, allons-y. La paresse est au premier rang. Shri Krishna était contre la paresse. Je veux dire que, dès qu’Il en avait l’occasion, Il parlait contre la paresse, Alasya. Maintenant regardez-Moi. Avec la photo, vous pouvez faire la même chose. Cela va mieux maintenant ? Ce soir nous devons rester éveillés. C’est un problème grave. Ne dormez pas ici de façon formelle, d’accord ? De façon informelle, vous pouvez. C’est mieux ? Ouvrez les yeux. Une troisième fois, essayez encore.

Donc, en tout premier lieu, la maîtrise devrait être celle du corps. Par exemple, vous dormez sur un côté, vous avez une douleur, que faites-vous ? Vous allez dormir de l’autre côté ! De la même façon, vous devez immuniser votre corps contre différents chocs, vous voyez, comme quand vous mettez votre montre dans l’eau, vous la choquez avec l’eau, donc elle est étanche. Ainsi un Sahaja Yogi doit être étanche à tout. Ainsi il ne va alors plus se plaindre parce qu’il est supposé être résistant à tout, vous voyez. A n’importe quel Sahaja Yogi qui se plaint, vous pouvez dire : « Comment te plains-tu alors que tu dois savoir résister à tout ? »

Donc aucune plainte d’aucune sorte émanant d’un Sahaja Yogi, ne doit être acceptée ou écoutée avec complaisance. Si vous commencez à accepter des gens qui sont toujours en train de se lamenter, vous n’en aurez jamais fini avec eux et vous ne serez d’aucune utilité pour Sahaja Yoga. Ceux qui ont l’habitude de se plaindre et tout ça, devraient aller à l’hôpital et y rester. Je pense que ceux qui se plaignent tout le temps sont en quelque sorte possédés. Ils se plaignent tout le temps et essaient de vous torturer, et sont une source de nuisance. De telles personnes ne peuvent devenir des Gurus.
Imaginez un peu, si le Guru passe son temps à se plaindre, que va-t-il bien pouvoir enseigner ? Il ne sait que se lamenter. Les professeurs experts en lamentations feront des étudiants experts en lamentations, et on arrive ainsi à créer un groupe de disciples qui se plaignent, vous voyez. Et quand ils viennent à Moi, ce que Je remarque, c’est que leur liste de récriminations est deux fois plus longue que la vôtre. Mais c’est aussi très caractéristique. Par exemple, les Australiens se plaignent rarement. Et s’ils se plaignent, c’est aussi qu’ils ont été très durement frappés. Vous trouverez rarement un Australien en train de se plaindre. J’ai seulement reçu des lettres d’un ou deux qui se sont retrouvés maintenant dehors. Rarement ils se plaignent sur eux-mêmes, sur le confort de leur corps, sur ceci ou ça.

Ainsi, ceux qui peuvent vivre dans n’importe quelles circonstances, sont ceux qui ont accompli la première des seize, seulement la première des seize phases de la lune, ‘Jaise Rakhahu Tise Hi Rahu’ : « Mère, de quelque façon que vous l’ayez prévu, nous voulons rester ainsi. » Bien sûr, la Mère vous a très bien protégés. Elle vous a offert tout le luxe du monde. Elle ne vous torture pas à la façon des autres Gurus. Une fois pour toutes, Mon Fils a enduré toutes les tortures. Il n’est plus nécessaire de vous mettre à la torture ou de vous écraser de soucis. Mais vous devriez sentir les réactions de votre corps et lui dire : « Et alors, Monsieur le Corps, veux-tu bien te conduire comme il faut maintenant et ne plus rechercher l’indulgence ! ».
Toutes ces auto-indulgences nous viennent de nos sens. Donc, si vous réussissez à maîtriser votre corps, vous maîtriserez également vos sens.

Par exemple le maître ou, nous pouvons dire, l’organe majeur qui contrôle la plupart des autres, Je crois personnellement que c’est la langue parce que c’est l’absurdité primordiale. Avec la langue, nous disons des paroles blessantes. Avec la langue, nous apprenons à jacasser toujours plus. Avec la langue, nous pouvons montrer jusqu’à quel point nous sommes frivoles. Soit on est muet, soit on a la langue trop bien pendue, il n’y a pas de juste milieu avec la langue. Et là, il ne s’agit que du fait de parler, ce qui est le niveau le plus bas. Mais quand il s’agit d’un niveau supérieur, le fait de se nourrir, alors là on pense tout le temps à manger.

Je vous l’ai dit cent fois que les Sahaja Yogis devraient appliquer – réellement parfois – le régime de l’horrible cuisine nature à l’eau bouillie, juste pour tester la langue. Vous pouvez manger cela, essayez ceci, ensuite essayez ceci. Mon père disait qu’il faut se brûler un peu la langue, c’est l’un des tests qu’il préconisait pour chacun. Et, en tant que Guru, il ne plaisantait pas avec les épreuves.
Donc c’est à nous de voir ce que notre langue est capable de supporter, si elle fait trop de complications à propos de la nourriture, si on commence à saliver dès qu’on voit un plat, si elle ramène toute l’attention sur la nourriture, quelle importance nous accordons à la nourriture.

Donc la première chose qui va vous aider à dominer le problème de la langue, c’est de la priver de manger. La privation est la seule façon de vous corriger. Si vous vous privez, par exemple, le matin ne prenez que la moitié de votre ration habituelle, vous serez surpris de voir que votre intestin vous en demandera aussi moitié moins. Après quelque temps, vous ne pourrez même pas en manger davantage, même si vous le voulez. Votre centre d’intérêt disparaîtra. Entraînez-vous. La privation est une très bonne chose. Je pense que les quarante jours de jeûne du Christ ont été une très bonne idée. Mais cela ne devait pas ressembler au Ramadan, où on mange les plats les plus épicés tôt le matin, pour se priver ensuite toute la journée en ne pensant qu’à manger ! Vous priver totalement et ne pas penser à la nourriture, c’est difficile. Aussi privez-vous à moitié, et ne pensez à moitié plus à la nourriture. Graduellement, essayez de maîtriser votre langue.
Cette maîtrise de votre langue n’est possible que si vous savez comment vous priver vous-même. Voilà pour l’aspect occidental.

Pour ce qui est des Orientaux, ils jeûnent du matin au soir. Je connais des dames, si vous leur demandez, elles diront : « Je respecte le jeûne le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, et peut-être que, si je ne meurs pas de faim le samedi, je mangerai le dimanche. » J’ai connu beaucoup de telles personnes dans Ma vie, beaucoup, qui n’arrêtaient pas de jeûner. Ce sont de tels experts et vedettes, vous voyez, qu’ils peuvent vous montrer qu’ils peuvent jeûner pendant 50 jours, 80 jours, 108 jours et même 365 jours. Des maîtres de la privation ! Donc à eux Je dois dire qu’il faut manger quand ils meurent de faim.
A vous Je dois dire : « Voyons quel jour pouvons-nous jeûner ? » Prenons un jour pour célébrer ce grand jour d’aujourd’hui de Nanaka. Jeûnons pendant 24 heures. Quel jour choisir ?

Le lundi nous ne pouvons pas parce que lundi nous avons un programme. (Rires.)

Le mardi nous ne pouvons pas parce que c’est le jour où Hanumana doit travailler.

Le mercredi nous ne pouvons pas parce que c’est le jour de la créativité. Comment cela pourrait-il être possible ?

Le jeudi nous ne pouvons pas parce que nous somme un Guru ce jour-là et nous devons travailler très dur en tant que Gurus.

Le vendredi nous ne pouvons pas, il nous faut mettre en œuvre la Shakti de Mère.

Le samedi nous ne pouvons pas parce que nous devons faire tout le jeu de Shri Krishna.

Et le dimanche, comment cela se pourrait-il ? C’est le jour du soleil !
Voyons donc quel est le meilleur jour pour se priver. Il faudrait prendre le jeudi parce que c’est le jour du Guru. Alors, jeûnons un peu, pendant une demi-journée. Peut-on commencer par une demi-journée et après par une journée complète ? Donc jeudi, peut-être la seconde moitié de la journée parce que le petit-déjeuner est essentiel, Je pense. Sans petit-déjeuner, vous voyez, les chevaux ne peuvent pas courir. Prenons donc la deuxième partie du jour, ou bien nous pouvons avoir la première.

En fait vous devez décider vous-mêmes si vous devez être des Gurus. C’est comme à l’université, quand vous êtes laissés à vous-mêmes. C’est à ‘vous’ de vous discipliner vous-mêmes. Personne ne doit vous dire de faire ceci et ça. Cela survient pour vous éveiller.

En Inde, c’est l’inverse. Si on dit à quelqu’un qu’il faut se lever à 5 heures, celui qui l’a dit, sera debout à 4 heures, lui-même, celui qui l’a dit, afin de ne pas se lever au moment de le réveiller. Vous Me suivez ? Et toute la maison sera debout à 4 heures pour pouvoir faire le travail de celui qui doit se lever à 5 heures. Et il se peut que celui qui doit réveiller l’autre ne dorme pas de toute la nuit. C’est juste tout l’inverse, l’autre extrême.
Disons, si Je suis là-bas une nuit, Je dors là, si Je Me lève à une heure du matin, Je les trouve tous assis en méditation dans le couloir, jusque dans la salle de bain, partout. Ils ne sont pas retournés chez eux, n’ont pas mangé, rien. Simplement ils méditent, prennent les vibrations, se corrigent. Et Moi, Je dors à l’intérieur. La nuit, si Je veux aller à la salle de bain, Je ne peux tout simplement pas parce qu’ils sont tous là en train de méditer. Personne ne dort, absolument personne. (Les yogis rient tout bas.) C’est donc l’inverse.

Pour vous donc, prenons un jour où vous devez jeûner, un jour à rester éveillés. Lequel ? Voyons.

Un jour où il n’y a pas de film à la télévision. (Rires.) Une demi, une demi-nuit. Je veux dire la deuxième partie de la nuit, pas la première. Quel jour ? Quel est le jour le plus difficile, celui où vous ne pouvez pas, ne ‘pouvez’ vraiment pas rester éveillés ? Dimanche soir ? Mais il y a un film ! (Rires.) En vous passant du film ! Vous voyez, traitez-vous comme ça, en jouant avec vous-mêmes. Maintenant le dimanche soir, y a-t-il un film ? Après minuit, il n’y en a pas. Donc, à minuit, le dimanche soir, vous vous levez. Faisons-le, faisons le avec plaisir. Ne nous mettons pas en colère. Faites-en quelque chose de drôle. Plus vous y pensez, plus ça va vous perturber. Simplement, en n’y pensant pas, vous l’apprécierez réellement. C’est comme la natation. Levez-vous tous à minuit, prenez un bain, installez-vous, chantez des bajans, ceci cela. Faisons-le n’est ce pas ? (Les yogis murmurent leur approbation.)

Michael, qu’en penses-tu ?

(Une yogini parle.)

Eh ?
Yogini : Je peux aller dormir à 2 heures [du matin].

Shri Mataji : A minuit ! Non, vous devez vous lever à minuit ! Non, non, vous devez aller au lit avant minuit et vous lever à minuit. Vous voyez, il faut toujours dormir la première moitié de la nuit, c’est mieux. La seconde moitié de la nuit est la meilleure, d’accord ? Donc la première partie de la nuit, vous devez aller dormir à n’importe quelle heure. Vous pouvez aller dormir vers 8 ou 9 heures, si vous le voulez. Mais le temps que vous dormez ne devrait pas être important. Quel que soit le temps que vous dormez, vous devez vous lever à minuit au matin ou disons juste après minuit.

Ainsi Shri Krishna est né la nuit aux environs de minuit. Nanaka est né à minuit. La plupart des Gurus sont nés à minuit. Pour célébrer cela, on doit instaurer un jour où l’on ne dort pas après minuit. Mais alors, comment faire à Caxton Hall ? (Rires.)
Yogi : Allons-nous essayer samedi, Mère ?

Shri Mataji : Eh ?

Yogi : La nuit de samedi. Le ferons-nous la nuit de samedi ? Ce sera plus sûr. Ainsi, s’il y a des incidents, ils se passeront le dimanche plutôt que le lundi.

Shri Mataji : D’accord. Donc vous pouvez dormir dans la journée de samedi ou de dimanche. De dimanche, désolée. Vous pouvez dormir le dimanche après midi. Non, non, non, ça n’ira pas.

Mais si vous vous fabriquez des compensations, alors vous ne torturez pas beaucoup votre corps ! (Rires.) Vous devez inventer une méthode où votre corps sent qu’il doit se lever à minuit. C’est mieux de garder cette heure-là. Qu’en pensez-vous ? D’accord !

Un autre yogi : Pensez-vous que le travail des gens ne pourra pas en souffrir le lundi ? Le travail des gens peut en souffrir le lundi au travail.

Shri Mataji : Que dit-il ?

Yogi : Le travail des gens pourrait en souffrir en se levant le lundi matin [après minuit], Mère.

Shri Mataji : Ils ne vont jamais en souffrir, croyez-Moi, ils n’en souffriront pas. Vous savez, le travail n’a pas tant d’importance. L’important, c’est votre Esprit, votre maîtrise. Du travail, de toute façon, après un certain temps, vous n’en aurez plus.
Donc ce travail n’est pas si important. Ce nouvel emploi que vous avez adopté, c’est celui-là qu’il faut prendre en considération. Oubliez votre travail, oubliez toutes ces choses. L’important, c’est votre Esprit. Sinon, vous ne pourrez pas devenir des Gurus. L’Esprit est ce qu’il y a de plus important. Le reste est absolument sans importance, c’est du vent. J’ai essayé de vous tirer si extrêmement lentement de la boue du matérialisme et de ces choses mondaines. Mais vous devez travailler pour Dieu. Vous êtes des gens spéciaux.

Donc vous devez faire de vous des maîtres, et alors Dieu vous donnera toutes les bénédictions. Mais vous devez abandonner l’idée d’une vie de luxe. On veut rendre sa vie confortable, alors on aura les conforts de ce monde mais pas le luxe des bénédictions divines. Il faut choisir entre les deux. Soit vous menez une vie matériellement confortable, soit vous menez une vie riche des bénédictions divines. Vous devez choisir entre les deux, le temps est venu.

Donc rien n’est important. Vous voyez, l’insécurité au sujet de l’argent est aussi une autre absurdité. Au moins vous, vous ne devriez pas ressentir cela. Je veux dire qu’au moins vous ne mourrez jamais de faim, alors que les Indiens, s’ils ne travaillent pas, vont mourir de faim. Pour vous, ce ne sera jamais le cas. Si vous êtes au chômage, le gouvernement sera encore plus satisfait aussi longtemps que vous ne les dérangerez pas. Si vous restez chez vous à méditer, ils seront très heureux.
Donc gagner ou faire plus d’argent n’a aucune importance dans Sahaja Yoga. La chose la plus importante, c’est d’être l’Esprit. Pour y parvenir, tout ce qui est à faire, doit être fait. Tout le reste peut rester en souffrance, mais veillez à ne pas faire souffrir votre Esprit parce que ‘vous’ devez devenir la pleine lune, comme Guru Nanak.

Combien d’argent gagnait-il ? Vous devriez le découvrir. Comment menait-Il sa vie ? Il n’y a aucun souci à se faire pour l’argent parce qu’on n’a pas besoin de plus d’argent que juste de quoi se loger et se nourrir. Et l’argent vient quand vous avez besoin de plus quelquefois, pour des urgences. Je l’ai fait pour de nombreux Australiens, vous savez. Mais eux sont ceux qui se sont dédiés complètement, et c’est pourquoi ils ont été aidés. A chaque urgence, ils n’ont pas à se faire du souci. Mais la consécration à l’Esprit doit être entière, totale, et rien à votre travail parce qu’en fait, cela va de pair.

Si vous ne vous inquiétez pas de vous-même, de votre Esprit, après votre Réalisation, vous aurez tous les problèmes du monde. Tout d’abord et surtout des problèmes financiers puis des problèmes physiques, mentaux, émotionnels. Toutes sortes de problèmes vont s’ensuivre parce que J’ai éveillé votre Kundalini.

J’ai fait une partie du travail, mais l’autre partie, votre cœur, vous ne l’avez pas ouvert. Vous devez donner votre cœur à Sahaja Yoga. Vous n’avez pas encore ouvert votre cœur. Le cœur doit être ouvert. Vous en êtes encore à vous faire du souci pour votre père, votre mère, votre frère, votre sœur, votre épouse, vos enfants. Ouvrez complètement votre cœur à Sahaja Yoga en toute confiance, après seulement pourra s’installer la conscience sans doute. A moins d’ouvrir votre cœur, l’élévation de la Kundalini n’a pas de sens car la Kundalini s’élève mais le cœur n’est pas ouvert. Si la Terre Mère projette Son pouvoir à travers la graine et que la graine ne s’ouvre pas, alors à quoi bon ? C’est un gâchis complet. Ouvrez votre cœur à Sahaja Yoga !
Ouvrez votre cœur à l’Esprit et dites : « Mère, nous sommes l’Esprit ». Vous devez réaliser ceci. Nombreux aussi sont ceux qui ne réalisent peut-être pas que vous êtes venus sur cette terre pour être l’Esprit et non pour travailler pour d’autres êtres humains. Vous devez comprendre votre grandeur et savoir que vous n’êtes pas des gens ordinaires. C’est ce pourquoi vous êtes bénis.

Qui est tellement béni ? Blake vous a décrit il y a longtemps. Il a dit que de tels et tels gens viendraient sur cette terre, les « hommes de Dieu ». Hommes de Dieu, qu’avez-vous donc dans le cœur ? Votre cœur sera pareil à une pierre. A moins que la lumière de l’Esprit ne le pénètre, c’est un cœur de pierre, et cette pierre va blesser tout le monde, va vous démolir complètement. Ouvrez votre cœur à 100 pour 100 !

Vous avez rencontré des Sahaja Yogis indiens qui ont des problèmes d’argent. Oh, combien ils ont travaillé pour Sahaja Yoga tous les jours ! Combien ont-ils apporté à Sahaja Yoga ? Pouvez-vous l’imaginer, ils ont collecté environ 7 lakhs de roupies pour leur ashram. Rustom le sait bien. Sept lakhs de roupies qu’ils ont collecté pour leur ashram. Sept lakhs cela fait environ 35.000 livres ! Ils ont collecté 35.000 livres, seulement à Bombay. A Delhi, environ 5 lakhs, 25 000 livres. Ils travaillent, ont des familles, des enfants, mais ils ne pensent à rien d’autre qu’à Sahaja Yoga, rien d’autre qu’à Sahaja Yoga, rien d’autre qu’à Sahaja Yoga. Ils donnent la majeure partie de leur argent à Sahaja Yoga même. Ils vivent avec le minimum.
Si Je leur dis : « Pourquoi ne t’achètes-tu pas une autre chemise ? » Alors ils vont dire : « Mère, j’ai déjà porté tant de chemises dans mes vies passées. » Ils sont si satisfaits, « Nous avons trouvé l’Atma maintenant, vêtons-nous de l’Atma. Nous avons trouvé notre cœur, devenons le cœur. Quel est le besoin de se soucier de ces choses ? Nous avons déjà assez donné à ces stupidités. » Je vous le dis, ils vont penser qu’ils sont pauvres mais ils ne le sont pas. Dès qu’ils peuvent mettre de l’argent de côté, ils le font. Ils avaient l’habitude de Me donner de l’argent, auparavant. Je leur ai dit : « Non, Je n’en ai pas besoin maintenant. Il ne faut pas. ». Ils ont dit, « On ne sait pas où le garder. On ne peut pas faire confiance aux gens. Comment allons-nous faire ? »

Ils ont continué de la sorte jusqu’en 1973-1974 environ. Et quand Je suis revenue, nous avons pensé commencer à faire un ashram parce que vous tous alliez venir ici. Alors J’ai dit : « D’accord, maintenant vous pouvez Me donner de l’argent. Tous les Sahaja Yogis peuvent Me donner de l’argent, ce qu’ils ont pu épargner. » Et vous serez surpris, chacun est arrivé avec 1000 roupies, chacun d’entre eux, ouvrier ou autre, chacun, 1000 roupies minimum, jusqu’à 21.000 ! Durant trois ans ils avaient épargné parce qu’ils pensaient que c’était leur responsabilité d’épargner de l’argent pour Sahaja Yoga : « Demain, si nous voulons avoir un ashram, comment allons-nous nous y prendre ? »

Mais nous continuons à nous laisser aller à tout autre chose.

C’est cela le Gurupada.

(Ce monsieur doit s’asseoir. Donnez-lui un siège. Veuillez venir. Veuillez venir. Ce n’est pas nécessaire de rester debout. Très bien.)

Donc aujourd’hui est le jour si grandiose de l’anniversaire de Guru Nanak et nous devons connaître Sa propre vie, comment Il a passé Sa propre vie, comment Il a vécu, et les conditions qui étaient les Siennes. Donc la première chose est de veiller à vous discipliner vous-même, de vous sentir responsable pour Sahaja Yoga.

J’ai été très surprise d’apprendre qu’à l’ashram on laisse les lampes allumées et que le mazout coûte si cher, 300 livres par semaine ! Je suis abasourdie ! Chacun de vous devrait se sentir responsable pour toute dépense d’électricité, toute dépense qui est faite ici. C’est la maison de Dieu ! Quelqu’un a donné une voiture et tout le monde veut s’en servir. Vous voyez, ne pas dépenser, ne pas dépenser de l’argent est encore une idée qui trotte dans la tête des Sahaja Yogis. S’ils peuvent gagner un sou en prenant la voiture des autres, ils vont l’emprunter. Il ne faut jamais emprunter la voiture de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas pour vous. Vous devez avoir votre dignité personnelle ! Pourquoi emprunter la voiture de quelqu’un d’autre ? Ce n’est pas à faire !

Donc le second point, avec le Soi, c’est le respect de soi-même. Le premier, c’est le respect du corps, et le deuxième, c’est le respect de soi.

Nous sommes arrogants, nous pouvons être grossiers, et nous manquons du respect de nous-même. Mais c’est l’entraînement qui fait défaut. Voyez, Je trouve soudainement qu’après la guerre, il n’y a plus eu d’enseignement sur la façon de se respecter, contrairement à ce qui se passe durant la guerre. Peut-être, l’atmosphère a peut-être été créée, Je ne sais pas pourquoi, que : « Je suis au-dessus de tout. Je ne me soucie pas des autres. » Cela s’est peut-être passé comme ça. Je ne sais pas pourquoi ce genre de chose est arrivé mais le résultat est là, très répandu.

Mais vous autres, vous devez faire l’inverse : les autres d’abord et vous ensuite avec le respect de vous-même. Ce n’est pas grave, personne ne va mourir, Je peux vous le dire avec certitude. Vous devez tous avoir le respect de vous-même et on ne devrait pas permettre à des gens si médiocres de rester dans Sahaja Yoga, ou tout du moins pas à l’ashram, parce que cela fait du tort à l’ensemble de Sahaja Yoga : une seule personne peut gâter tout le reste. Seuls ceux qui veulent devenir des Gurus doivent rester à l’ashram. Cela ne doit pas devenir une commodité pour n’importe qui.
Mais l’inverse est ceci :  » ‘Nous’ allons veiller sur nous-mêmes, ‘nous’ devons devenir ceci, ‘nous’ devons grandir, ‘nous’ devons faire cela. » Ainsi c’est juste le contraire, tout marche sans que J’aie besoin de vous le dire. Vous savez que ceci est tellement basique et grossier, qu’après tant d’années passées ici, vous devriez tous être devenus absolument des Avadhutas à ce moment. Le contrôle de tous les éléments, de chaque chose, aurait dû être possible. Mais vous êtes encore sous l’emprise des éléments, alors comment pouvez-vous les contrôler ?

En premier lieu sortez de l’esclavage, de cet esclavage mental : « D’accord, si c’est là, c’est là. Si ce n’est pas là, aucune importance. Rien ne compte plus que moi. Je suis le roi du monde entier. Si je dois dormir par terre, je peux le faire. Si je dois dormir dans des palais, j’y dormirai. Rien ne peut me dominer. » Alors vous êtes le maître !

Vous savez qu’en Inde il y a des Sahaja Yogis qui contrôlent, contrôlent vraiment les éléments.

Nous en avons des exemples. Comme vous le savez, on a publié beaucoup de choses dans Nirmala Yoga, vous avez dû en entendre parler. Et si vous les rencontrez, vous verrez qu’ils sont des Avadhutas. Et quand ils parlent, vous sentez qu’un grand sage est en train de parler. Et à leur façon de se comporter, vous voyez tout le temps que leur comportement et tout le reste est si grand. Nous avons besoin de gens de ce calibre aujourd’hui à cause de la situation de toutes les nations.
Vous devez être d’une qualité hors classe parce qu’aujourd’hui on ne peut plus laisser les choses suivre leur cours. C’est-à-dire que nous ne sommes plus de simples disciples mais que nous devons tous devenir des Gurus. Et ce n’est pas le moment de jouer avec le temps. On ne peut pas jouer avec le Mal. Il faut le surmonter, il faut le dépasser. C’est le moment où le bateau entier va sombrer ou être sauvé. Voilà la situation d’aujourd’hui ! Et c’est la raison pour laquelle vous avez maintenant reçu votre Réalisation. Si ce moment précaire n’était pas arrivé, combien d’entre vous pensent réellement que vous aviez mérité de la recevoir ? Mais vous l’avez reçue parce que le moment de l’Histoire est tel que tout le monde doit recevoir la Réalisation et doit recevoir tous les pouvoirs afin d’arriver à s’élever.

Mais si vous n’ouvrez pas vos cœurs, si vous ne mettez pas toute votre attention sur l’Esprit, ces pouvoirs ne se manifesteront pas. Aucun de ces pouvoirs n’opèrera en vous. C’est çà le problème.

Tous les Gurus ont commandé aux éléments. Nanaka, vous le savez sûrement. Les gens étaient assis là et lui demandèrent de l’eau. Alors il a mis la main sur un rocher, et l’eau a commencé à en jaillir. C’est pourquoi on appelle cette région le Pendjab : ‘Punja’ = cinq. Et on y trouve cinq fleuves, aussi.

On dit que tous avaient la maîtrise des éléments. Alors que nous manque t-il ? Nous sommes encore comme les autres qui vendent des choses sans importance ou qui fabriquent des choses sans importance, qui n’ont aucune valeur.

Vous êtes ceux qui doivent sauver le monde entier !
Et le maximum de Ma vie, de Mon sang, de Mon labeur et de tout, de Ma sueur, Je l’ai mis dans votre pays. Et le moment est venu pour Moi de partir. Il ne reste plus que 3 ans. D’ici là, J’espère, nous établirons un ashram. Vous n’avez pas besoin de payer pour cela mais vous devez être prêts à y prendre place sinon, si vous ne pouvez pas l’occuper, Je peux vous dire que vous ne pourrez plus recevoir de bénédictions divines ! Pourquoi Dieu vous bénirait-Il en effet ? C’est la question qu’on devrait se poser. Etes-vous votre propre Esprit ou bien êtes-vous tout sauf l’Esprit ?

Mais quand Je dis quelque chose, c’est comme si c’était juste un énorme grondement. Je ne sais pas si ces fréquences atteignent vos oreilles ou pas mais maintenant Je vous demande d’écouter sérieusement. Quand Gavin M’a demandé de venir pour le jour anniversaire de Guru Nanaka, Je n’en avais vraiment pas envie parce que, parler et entendre parler de Guru Nanaka, cela ne peut concerner que des gens très élevés. Car pour porter une telle lumière, il faut s’établir soi-même. Quand toute autre chose est importante pour vous, comment pouvez-vous dire que Sahaja Yoga va s’établir là ?

Je suis allée en Amérique, J’ai été surprise ! Les Américains, quoi qu’il en soit, sont peu nombreux, mais ils considèrent Sahaja Yoga comme la chose la plus importante. Ils ne parlent de rien d’autre. Leur vie, c’est Sahaja Yoga. Du matin au soir ils travaillent pour Sahaja Yoga, pour rien d’autre. Ils n’ont aucun souci. Quant aux Australiens, vous les connaissez.

Mais le cœur n’est pas ouvert. L’Esprit n’a pas montré Sa lumière. C’est Lui qui vous donne la satisfaction totale, la joie totale, le Principe du Guru complet, parce qu’alors vous commencez à donner. S’il n’y a pas de lumière, que donnez-vous ? De l’obscurité ? Que donnez-vous aux autres ? L’obscurité qui est en vous ? Si c’est cela que vous allez donner !
Donc, comme Je vous l’ai dit, la seconde phase est celle du respect de soi.

Celui qui demande, revendique, est en manque, n’a pas de respect de soi. Qui peut Me donner ? Alors que Je pardonne, personne ne peut rien Me donner ! Nous devons apprendre à donner, donner, donner et donner. Cela n’a pas d’importance.

Je dois vous dire que Je Me fais tellement de soucis parfois parce que Je ne vous soumets pas à des tests difficiles. Juste un peu, quand vous essayez de faire de l’esprit, vous recevez un tout petit choc, mais à nouveau Je vous apaise.

Mais c’est une sorte de ‘règne de la médiocrité’, voyez-vous. Cette ‘atmosphère de médiocrité’ ne va pas nous aider ! C’est le temps des médiocres. Dans la vie politique, il y a des médiocres, des gens qui ne servent à rien. Dans le domaine de l’économie il y a des médiocres. Partout il y a des médiocres.

Dans Sahaja Yoga, nous devons avoir des gens super-brillants, qui ont un sens super-développé du sacrifice, sont super-dynamiques, sont super-compassionnés, sinon Sahaja Yoga ne va pas pouvoir s’établir.

Si vous échouez, ce sera votre responsabilité. Evidemment, vous voulez que Je vous aide. A Mon niveau, J’ai fait au mieux, vous voyez. Toutes les méthodes rapides, vous voyez, immédiates, comme le Puja, Je vous ai permis d’avoir tout cela. Mais cela ne reste pas en vous, cela n’est pas retenu en vous.

Il y a tant de vibrations, vous n’en avez pas idée. Quelques uns ont senti survenir un grand vent. Un grand vent, c’est donc bien là. Il se peut pourtant que vous ne le sentiez pas. Si vous demandez à Gagangiri Maharaj, il vous dira ce qui lui est arrivé quand il M’a rencontrée pour la première fois. Mais avec vous, rien ne se produit. Que se passe t-il si une rafale frappe le rocher de Gibraltar? Celui-ci ne la sentira pas !

En ce qui Me concerne, J’ai travaillé très dur, vous le savez. Et Je sais que vous pouvez vous épanouir, il y a ce potentiel en vous.
C’est à vous d’établir vos propres règles et règlements. Personne n’a besoin de le faire à votre place.

Si quelqu’un fait tellement de choses, vous allez décider par vous-même d’en faire autant, comme de boire du thé sans arrêt ! Je veux dire que Je ne comprends vraiment pas. C’est comme une vie qui oscille, vous voyez, qui n’a pas de direction, qui n’a pas d’idée directrice.

Si vous n’êtes pas le maître, soyez au moins le conducteur de votre voiture. Vous devriez vous tenir sur vos deux jambes et savoir que vous êtes le Guru, que vous devez avoir votre propre équipe en main qui guidera les autres et ne sera pas un support pour vous.

Si vous êtes vous-même chétif et malingre, comment voulez-vous retenir les masses et comment allez-vous les guider ?

Donc un effort soutenu, persévérant, doit être fourni. Fixez vos propres règles et règlements. Traitez-vous en disciple. Vous êtes le Guru, vous êtes le disciple.

Donc la troisième phase est d’être l’Esprit, l’Esprit qui est le Guru, et le reste est le disciple. Votre corps, votre esprit [mental], vos émotions, votre intellect, tout est un disciple, et vous en êtes le Guru. Pour cela, nul besoin d’être super-intelligent, nul besoin d’avoir un niveau d’éducation supérieur, mais vous devez être une personne courageuse, une personne de ce calibre.
Quand vous irez en Inde, vous devez rencontrer Monsieur Harishchandra, un simple pêcheur. Il est diplômé, bien sûr, mais c’est un homme simple. Il travaille dans une banque. Quand il est venu à Moi en Sahaja Yoga, il a eu sa Réalisation.

Je vous ai déjà raconté cette histoire une fois mais Je vais vous raconter à nouveau quel type d’homme il est. Il M’a dit qu’ils étaient partis en mer. Il devait traverser pour aller sur une toute petite île pour parler de Sahaja Yoga. Il y avait 25 personnes et un orage, une vraie tempête s’est levée. Alors il alla se planter devant la mer, face au vent qui soufflait, et il étendit la main et dit : « Arrêtez maintenant. Il faut que j’aille accomplir le travail de Mère, c’est le travail de Dieu. Voulez-vous arrêtez. Jusqu’à mon retour à la maison, vous allez rester comme cela. » Dès qu’il eut parlé, tout s’arrêta. Tout le monde l’a vu, en fut témoin. Il alla là-bas, fit tout le travail, revint chez lui et, quand il eut franchi le seuil de sa maison, alors la pluie et la bruine se remirent à tomber.

Il semble être un homme très ordinaire, Je veux dire, comparé à vous qui êtes réellement des Anglais importants. Il vit de façon très ordinaire et sa femme fait le même métier que lui. Elle trie les poissons et les vend au marché. Mais voyez, son corps est si bien bâti et resplendissant, ses muscles si développés, et cet homme, quand il se tient debout, la façon dont il parle ! C’est absolument une personne humble. Pas étonnant que le Christ ait choisi des pêcheurs.

Alors qu’il a eu des milliers de pêcheurs comme disciples, il ne les a pas appelés ‘disciples’, il a dit qu’ils sont tous les enfants de Mère. Vous ne le savez pas mais ils sont des milliers ! Il M’a demandé d’aller les voir et tout cela, mais quelques uns d’entre eux viennent à Mon programme. Un jour Je dois retourner dans ces îles ! Il M’a dit : « Si Vous venez dans n’importe laquelle de ces îles, ils seront tous là toute la journée à Vous attendre. »
Et la façon dont il se comporte est surprenante. Quand Je suis là-bas, il M’apporte du poisson. Mais Je lui ai dit : « Tu vois, Je mange les poissons que tu apportes, mais qu’en est-il pour Mes autres enfants ? ». Il a dit : « Non, la prochaine fois on Vous enverra tous les poissons. » Et vous ne le croirez pas, il M’en a fait parvenir un chargement entier. J’ai dit : « Mais Je n’ai pas une telle quantité de disciples ! Qui va manger tout cela ? » (Shri Mataji rit tout bas.) Et il a dit : « Ce n’est rien, je suis juste allé dire aux pêcheurs que Mère avait demandé du poisson et chacun a donné ses poissons. Nous n’aurons pas de poisson une journée, et alors, qu’est-ce que ça peut faire ? » Imaginez ces gens qui vivent au jour le jour, dans ce pays !

Modi a dit aux journalistes que, d’une certaine façon par la grâce de Mère, nous pouvons contrôler les éléments. Alors au journal, on les a pris pour de grands vantards. Mais c’est vrai qu’ils le peuvent ! Pour eux, ce n’est pas se vanter, c’est tout simplement ce qui se passe et ils disent donc la vérité, vous voyez. Mais cela devrait arriver. Ici aussi on devrait pouvoir se vanter de pareilles choses. C’est important.
Donc maintenant l’autre phase dont Je vous ai parlé, est celle où vous devenez votre propre Guru, vous détachant de vous-même, vous identifiant vous-même à l’Esprit qui grandit dans Sa lumière.

Donc le détachement, il faut développer le détachement. Ca commence par : « Ma mère, ma mère souffre d’un cancer, mon père est fou. Mère, pouvez-vous les guérir ? » Donc pour commencer Je guéris la mère et le père. Ensuite c’est : « Je suis marié, ma femme est comme ceci, mon enfant est comme ça. » Et puis : « Ma maison », ensuite : « Ma voiture », puis : « Mon chien », puis : « Mon parapluie. » Je dois passer sans transition de A à Z et de Z à A. D’accord, Je peux le faire jusqu’à un certain point, mais pour quoi faire ? Dans quel but ? Pourquoi guérir mère, père, frères, sœurs et toute la famille, le dixième mariage et le onzième divorce ? Pourquoi corriger tout cela ? Pour quoi ?

Il doit y avoir un but, et si ce but ne peut être desservi, pourquoi le faire ? Le but, c’est qu’au moins vous abandonniez toutes ces choses entre Mes mains et que vous vous en détachiez vous-même. Mais vous voulez M’apporter le problème et en même temps vous faire du souci à ce sujet. [Ayez] Du détachement !

Mais l’idée de détachement est la suivante : « Je suis très détaché envers l’argent, Mère, c’est certain. Je ne m’en soucie pas. Je laisse les lampes allumées, pourquoi se faire du souci pour l’argent ? » C’est l’argument : « Pourquoi devrions-nous nous soucier de veiller sur le gaz et tout ça ? Après tout, nous sommes détachés ! Nous sommes dans le détachement, voyez-vous, nous ne sommes pas attachés à l’argent ». Mais qui va payer ?

L’autre type de détachement très intéressant que Je remarque, est celui-ci : « Je suis très détaché, alors je ne me soucie pas de prendre un bain, d’avoir toutes sortes de maladies, d’avoir toutes sortes de problèmes à l’intérieur de moi-même, de donner mes problèmes aux autres. Je suis détaché ! Pourquoi devrais-je me couvrir moi-même ? Je suis détaché ! Si j’ai un rhume, je suis détaché ! Laissons chacun attraper mon rhume ! » C’est pourquoi : « Que puis-je faire ? Je suis détaché ! Si j’ai attrapé un rhume, alors quel est le problème ? Je suis une personnalité détachée ! Pourquoi les autres trouveraient-ils à redire ? Eux aussi devraient devenir détachés ! »
C’est la limite ridicule que nous pouvons atteindre dans notre idée du détachement. Mais le détachement vient de l’intérieur. Ca ne vous préoccupe pas. Vous ne vous faites pas de souci.

Vous connaissez votre Mère. Le premier détachement se manifeste par la générosité. Le détachement est la générosité. Grezna est généreuse. Elle a vendu ses bijoux pour trois fois rien. Je veux dire que Je n’aurais jamais accepté cet argent. Mais elle les a tout simplement vendus. C’est remarquable ! Elle est pauvre ! Elle n’est pas anglaise mais polonaise. Elle a mis ses bijoux en vente. Et voilà l’effet du communisme sur ces gens, ils sont très détachés. Les communistes sont des gens très détachés, Je vous le dis.

Bien sûr, Je ne prendrai jamais cet argent, il est juste là. Mais la façon dont elle l’a fait, juste comme ça ! Vous voyez, J’ai juste – souvenez-vous que J’ai dû le faire ! Pour le travail de Dieu, d’accord, que sont les parures et ces choses ? Je veux dire que vous savez qu’en ce qui Me concerne, J’ai donné nombre de Mes parures pour garder de bonnes relations. L’autre jour, comme vous le savez, J’ai donné Mon Kana pour Christine quand elle s’est fiancée. Il est juste sorti de Ma main et s’en est allé. J’étais détachée, voyez-vous. (Mère rit doucement.) Je ne l’ai même jamais senti partir ! Si détachée que Christine, la pauvre, vous voyez, était complètement oppressée alors que pour Moi ce n’était rien, rien du tout, de la poussière !

Donc ce détachement doit venir.

Maintenant vous devriez savoir de quel côté vous êtes à ce propos. Par exemple, l’idée de détachement ne devrait pas être celle, Je dirais, d’un détachement à la hippie, de croire que vous avez le droit d’exploiter tout le monde. Et l’autre genre dont Je vous ai parlé, qui est complètement ridicule. Ce n’est pas une idée, c’est une chose, c’est votre conscience elle-même qui est détachée.

Donc ces quatre choses concernant votre côté matériel sont importantes.
Ce que vous mangez n’a pas tant d’importance parce que, quoi que vous mangiez, si le cerveau s’active à des choses aussi stupides, que vous mangiez ou non, cela ne fait pas de différence. Analysez juste cela !

Comme à ‘hôtel : « Que désirez-vous ? » « Je prendrai des crêpes. » « Que désirez-vous ? » « Je prendrai ceci, je prendrai cela. » Pour quoi ? Je n’arrive vraiment pas à comprendre pourquoi on gaspille tant d’énergie, pourquoi tout le monde ensemble ne pourrait pas prendre des crêpes ? C’est vraiment quelque chose, vous savez ! Ou bien : « Aujourd’hui, je prendrai ceci ». ‘Je’ ! Ce qui ressort de tout ce matérialisme, c’est ce Mr. ‘Je’. Nous développons ainsi ce Mr. ‘Je’ Donc le terme ‘Je’ doit disparaître. Nous devrions dire ‘Nous’. ‘Nous’ signifie ‘vous et tous les Sahaja Yogis mis tous ensemble’. Quand vous direz ‘nous’, vous verrez que cela sera différent. Ou bien dites votre nom comme : ‘ce Norman’. Comme disent les enfants : « Ce Norman n’écoutera pas. » J’ai demandé [à un enfant] : « Vas-tu rentrer à la maison ? » « Je vais y aller mais ce Muna – Muna était son nom – ne veut pas y aller. Il est très obstiné. Que puis-je faire ? »

C’est cela le détachement. Parler à la troisième personne, voilà le détachement dans lequel vous n’êtes pas sur scène, vous êtes un témoin. Vous êtes le témoin du spectacle. Donc ce détachement devrait travailler de telle sorte que vous soyez témoin de toute la comédie, que vous n’en soyez pas partie prenante.

Mais voyez ce qui arrive, même en collectivité, cela devient un problème politique à coup sûr, y compris dans Sahaja Yoga ! Ni plus ni moins qu’un problème politique. Nous ne sommes pas ici pour nous battre comme des chefs syndicalistes ! Nous sommes tous des leaders ! Est-ce qu’on a du temps pour se battre ? Avec qui allons-nous nous battre ? Cela, nous devons le décider.

Donc, en ce qui concerne toutes ces choses, il faut s’en détacher et s’attacher [seulement] à l’Esprit.
Allons plus loin. Voyons maintenant quelle devrait être notre attitude au niveau mental.

Du point de vue physique, vous avez vu qu’il faut développer un détachement complet selon les quatre méthodes que Je vous ai indiquées.

Maintenant, sur le plan mental, ce que vous avez à faire, c’est de comprendre l’essence de chaque écriture. Essayez de discerner entre Vidya [la bonne connaissance-positive] et Avidya [la mauvaise connaissance-négative], parce que Avidya vous tuera, vous volera votre énergie, alors que Vidya vous soutiendra. Donc essayez de trouver des livres qui soutiennent Vidya.

J’ai été surprise, il y avait une dame, Barbara, qui M’a rencontrée la dernière fois. Gavin et elle, ont écrit un livre tellement extraordinaire, vous en seriez stupéfaits, Je veux dire d’un tel niveau, sur Sahaja Yoga, très direct. Je vous le montrerai. Et savez-vous que ce livre va maintenant lui procurer un doctorat ? Pouvez-vous le croire ? Dans une université américaine. Bien sûr, cela n’est possible qu’en Amérique. Mais quand même, ce livre est d’un tel niveau. J’en ai été très surprise !

Ainsi essayez donc de regrouper cette nourriture [spirituelle] en lisant par exemple le Devi Mahatmya, la Bible, le Coran et d’autres écrits, tout cela, qui vous nourrissent, vous soutiennent : Blake, Kabir, Nanak – Je veux dire qu’il y en a tellement -, Lao Tseu. C’est cela le Guru, c’est la connaissance. Mais vous serez surpris de voir que, quand vous commencez à faire cela, ça vient à vous.
J’ai rencontré un homme près de Rahuri. Comme vous le savez, nous nous rendons là-bas. Et voilà un homme qui conduisait simplement un char à bœufs et il avait pris son char à bœufs pour Me conduire à l’un des programmes que nous avons l’habitude de donner là-bas. Il était assis là, nous attendions et Je lui parlais. Et J’ai senti que c’était un Avadhuta qui était assis là pour Me conduire. Je veux dire qu’il était tout-à-fait inculte, n’avait jamais rien lu, ne savait pas écrire, mais quand Je l’ai entendu, Je Me suis demandée d’où lui venait cette connaissance, d’où pouvait bien lui venir toute cette sagesse ! Tant de sagesse, Je vous assure ! Une si grande sagesse que J’en étais ébahie, réellement ébahie, venant d’un homme qui n’a même fréquenté aucune école. Le Christ n’est jamais allé à l’école ni au collège. Une telle sagesse qu’on ne peut l’imaginer. La prochaine fois que vous allez là-bas, allez le voir.

Si quelqu’un pouvait le traduire, vous auriez envie de lui toucher les pieds tellement… C’est un homme extrêmement simple qui ne se donne aucun air de supériorité, portant un topi blanc et des vêtements impeccables, et il Me conduisait. Pour lui, Me conduire était le plus grand privilège du monde. Il a dit : « Ce doit être le plus grand de tous les privilèges du monde. J’ai dû faire quelque chose pour pouvoir Vous conduire. » Et il M’expliquait, avec des manières si simples, le caractère des bœufs et celui des êtres humains. Imaginez seulement ! Et d’autres choses dont il parlait, si Je vous le disais, vous ne le croiriez pas. Moi-même Je ne sais pas [d’où il tenait sa sagesse]. Voilà le signe d’un grand homme, qui ne parle pas de choses frivoles, qui n’a pas de temps à perdre en mondanités.
Je vois Mes propres petits-enfants, ils ne parlent jamais de choses frivoles, ils n’en ont pas le temps, ils sont si occupés vous savez ! Ils sont tout le temps en train de nettoyer. En venant ici, ils ont dit : « Il faut qu’on nettoie ce Brompton Square, et après ce Knights Bridge, et après il faut s’occuper de ce Londres, et après de cette Angleterre ! Où est la carte de l’Angleterre ? Apportez-la nous ! » Ils étaient constamment occupés à nettoyer, vous voyez. Et ensuite : « Cet endroit, c’est le Pays de Galles, et cet endroit c’est ceci. Oh mon Dieu, comme c’est affreux, amenez des chaussures, faites ceci, faites cela ! » Tout le temps occupés du matin au soir. Ils montaient dans la chambre et s’occupaient. Des petites personnes très occupées. Elles n’ont pas le temps de parler de choses mondaines et tout cela.

Ensuite nous leur avons amenées des poupées – Je leur avais apporté des poupées et des jouets – elles les ont toutes disposées là, vous voyez, et elles-mêmes et la carte ici : « Voyez maintenant », aux poupées, « Maintenant veillez bien sur cet endroit. D’accord ? ».C’est ainsi qu’elles parlent aux poupées. Les poupées sont leurs disciples, elles leur enseignent : « Voyez, ne vous asseyez pas comme ça, il faut s’asseoir convenablement, ce n’est pas comme ça. Vous ne pouvez pas plier vos genoux ? Il vaut mieux l’apprendre, pourtant. Il faut que vous appreniez à plier vos genoux ». Vous voyez, parce que les poupées ont des jambes droites et rigides. (Les yogis rient.) Et tous les garçons, même les petits, J’ai vu de quelle façon ils sont tout le temps occupés à pratiquer Sahaja Yoga. Ils travaillent à tous les niveaux !
Aujourd’hui Je parlais à Rustom de Mon propre père, vous voyez. C’était un homme cultivé bien sûr, mais quand il parlait à quelqu’un, il avait l’habitude de parler de quelque chose [avec sagesse].

Par exemple, Je lui parlais de l’état d’une personne appelé ‘Sambhranta’. Alors il M’a dit que les être humains sont très différents de Dieu. Quand Dieu S’incarne, alors l’état de Sambhranta – qui est l’éveil depuis l’état subconscient vers l’état conscient – s’établit directement. Il [Dieu] descend directement. Mais les être humains prenant ce chemin, ne vont jamais droit. Voyez, Dieu descend, c’est-à-dire qu’Il descend adéquatement [directement], mais l’ascension se fait toujours par un chemin très séparé. Il [l’être humain] avance comme cela [pas en ligne droite] en rassemblant tout ce qui se trouve dans son subconscient. Ainsi l’état de Sambhranta, quand il s’éveille, est une chose très dangereuse parce qu’il peut rassembler n’importe quoi. Et au moment où il effectue ce rassemblement, le rêve devient vraiment quelque chose de si bizarre. Il peut avoir vu un Dieu dans son rêve être pareil à un sorcier, et prendre un sorcier pour un Dieu.

Voyez, J’ai toujours vu Mon père occupé. Quand J’allais lui parler, Je trouvais un compagnon, et lui Me prenait aussi en quelque sorte pour un compagnon. Il pouvait échanger parce que son attention était là. Il ne portait pas son attention sur la manière dont untel et untel étaient coiffés, comment ils se tenaient ou quels étaient leurs vêtements. Que trouvez-vous là-dedans ? Rien !

Mais son attention était sur l’Esprit, son propre Esprit et Celui des autres. Et il avait un cerveau si dynamique [l’esprit si vif] qu’il connaissait votre dictionnaire par cœur, Je vous le dis. Il n’a jamais consulté un dictionnaire de toute sa vie, ni sanscrit, ni anglais. Et il maîtrisait 14 langues ! Pouvez-vous imaginer ? Comment est-il arrivé à cela ? Il savait très bien jouer au tennis, il avait l’habitude de nager 3 miles par jour, 3 miles! Il avait des muscles et pouvait vous soulever sans problème et… (SM tourne ses bras au-dessus de Sa tête et fait comme si Elle jette quelqu’un au loin.) (Rires des yogis.) Oui ! C’était une personnalité très saine, un homme sain. Il était très, très généreux. Bien plus que Moi, alors vous pouvez imaginer ! Un homme très généreux. Pour lui, rien ne comptait : « D’accord, tu aimes ça ? Bon, prends-le ! C’est pour toi ! » Il se serait plutôt privé de manger mais il aurait été généreux. Et un homme de principe !
Ainsi nous en arrivons au second point, qui est en fait que nous avons commencé le cinquième, c’est que, mentalement, vous ne devez porter d’intérêt seulement qu’aux choses qui sont nourrissantes.

C’est à travers votre conscience vibratoire que vous saurez [faire la distinction]. Demandez aux autres Sahaja Yogis, si vous ne savez pas. Mais prenez des choses nourrissantes à lire et non pas horribles, qui nuisent à votre croissance. Si vous les lisez, vous en êtes responsables.

Vous êtes de vrais grands lecteurs, Je dois dire. Si on vous parle d’un nom, tout le monde le connaît. J’ai demandé qui était Gropius et tout le monde le connaissait. Nul besoin d’être un architecte pour le savoir. Tout le monde sait ce qui s’est passé, ce qui est arrivé, qui est qui, etc.

Dans votre recherche, vous avez fait une bonne chose, lire tout, que ce soit bon ou mauvais, quoi qu’il en soit. Mais maintenant, après la Réalisation, vous devez essayer de découvrir ce qu’il faut lire, ce qu’il faut savoir, ce qui devrait être nourrissant.

Que votre langage soit nourriture, qu’il soit une aide. Donc, dans ce que vous dites, il devrait y avoir de la compassion. Si vous parlez à quelqu’un vous devriez être rempli de compassion. Sahaja Yoga est un système de compassion. Un Guru doit être très, très patient. Ce n’est pas comme un autre enseignement de gurus ou même comme les vrais Gurus, qui n’ont pas de patience. C’est un système où la seule méthode qui permette de réussir est la patience, parce qu’aucun Guru n’a donné la Réalisation, c’est seulement vous qui devez La donner. Et vous savez ce qu’est la Réalisation !

L’autre jour, il y avait un monsieur qui se tenait assis, raide. J’ai dit : « Et maintenant ! » Ils [les yogis] dirent : « Mère, nous n’avons pas pu. Nous ne pouvons pas lui donner sa Réalisation, c’est un cas désespéré. » J’ai dit : « Vraiment ? » Et donc J’y suis allée. A la fin [de la conférence], vous voyez, ils ont dit : « Mère, il y quelqu’un ici. » Je voulais l’éviter, voyez-vous, mais ils l’ont dit. Bon, J’ai donc monté sa Kundalini. Je L’ai montée et nouée, Mes mains La soutenant maintenant. « Oh non, je n’ai rien senti ».
J’ai dit : « Ce type n’est pas ennuyé le moins du monde de tout le travail que nous faisons sur lui. Il croit seulement nous faire un honneur ! » Ensuite, deux ou trois personnes se sont avancées avec une bougie, l’ont mise devant lui, ont fait un bandhan ici, là, et tout ce qu’il fallait. J’ai à nouveau monté sa Kundalini trois fois : « Non, toujours rien. » Cela a continué comme ça pendant une demi-heure, ensuite J’ai abandonné. J’ai dit : « Monsieur, Je suis désolée, vous êtes trop élevé pour la Réalisation. Nous essaierons encore. » « Je ne suis pas convaincu ! » Et moi, J’étais complètement épuisée. J’ai dit : « Vraiment ? Eh bien Moi, J’ai Ma conviction sur vous, aussi permettez-nous de partir. » Et alors Je suis sortie.

Il faut que vous ayez une patience et un sens de l’humour formidables. Vous ne pouvez pas juste le réprimander. Voyez-vous, si Je lui avais dit : « Vous n’êtes bon à rien, vous êtes complètement inutile, votre Kundalini est en mauvais état, allez-vous en d’ici, allez-vous en, allez vous perdre ! » Je ne pouvais pas lui dire ce genre de choses ! Je devais le supporter jusqu’au bout. Et non seulement cela, mais à la fin Je devais lui dire qu’il était un grand homme, vous voyez. Sinon il aurait adopté une autre méthode, parce que l’égo était déjà si développé que, malgré toutes les petites épingles avec lesquelles Je l’aurais percé, il n’y aurait pas eu moyen de le dégonfler. Il était fait d’une fibre spéciale, Je crois. (Rires.) C’était tellement difficile !
Donc il faut savoir qu’on doit être rempli de compassion. On doit lire des choses qui nourrissent notre compassion. Lire la vie de gens qui ont donné tout ce qu’ils avaient.

Tukaram, lisez la vie de Tukaram. C’était un homme pauvre. Un jour, il est allé quelque part où il a bien travaillé, et on lui a donné beaucoup de canne à sucre. Ses enfants adoraient la canne à sucre. Alors, sur la route, tous les enfants lui demandaient : « Donne-moi une canne à sucre ! » Et il en donnait à chacun. En arrivant chez lui, il ne lui en restait plus qu’une. Alors ses enfants ont dit : « Nous sommes trois » Il dit : « D’accord, la prochaine fois je vous les apporterai. Partagez-la, cette fois-ci, entre vous trois ». Et c’est ce qu’ils ont fait, en se disant qu’il valait mieux la prendre maintenant avant qu’un autre enfant supplémentaire n’arrive et que celle-ci en vienne aussi à disparaître.

Donc vous devez connaître la vie de ceux qui ont donné. Lisez sur ces gens qui ont su donner. Ils ont donné leurs vies. Ils se sont crucifiés, torturés eux-mêmes. Ils se sont laissé exploiter, ils se sont laissé empoisonner. Lisez ce genre de sacrifices, de grands sacrifices. Nous sommes heureux d’avoir pu voir toutes ces choses de nos propres yeux. Et au moins soyez l’un d’entre eux, cela vous pouvez au moins l’être. Sinon, voyez, visualisez-le [ce genre de vie]. Vous le pouvez. Faites-en un principe pour vous.
Donc nous sommes partis du détachement dont Je vous ai dit qu’il y a quatre types de détachement. Et ensuite Je vous ai parlé de la nourriture de votre esprit [mental] et de la nourriture de votre cœur.

Rien ne nourrit davantage une personne que de donner. Rien ne nourrit votre cœur, votre compassion, tant que vous n’avez pas appris à donner.

Maintenant veuillez faire une liste des choses, combien de choses vous avez donné au cours de cette année, l’année passée. Moi Je ne peux pas car il y en a trop. S’il vous plaît, faites cette liste. Combien de choses, à part votre cervelle, avez-vous données aux autres sans y penser, ou sans penser que vous donniez ? Disons depuis Noël dernier jusqu’à ce Noël.

Le cœur s’ouvre ! Pensez à donner. Au niveau matériel. Ou autrement, il y a de l’aide à donner. Mais non, nous ne la donnons même pas cette aide pour laquelle il n’est pas besoin de dépenser de l’argent. Donnez simplement un coup de main !

J’ai vu des appareils qui économisent l’effort, très faciles à fabriquer. Maintenant, quand Je viens ici, J’en vois qui courent, d’autres qui sont simplement assis. On leur apporte le thé, on leur apporte à manger, tout est fait. Et [quand ils ont fini], ils posent là leur assiette : « Allez la laver ! » Ce n’est pas seulement de l’égoïsme, mais c’est être mal élevé, vraiment mal élevé d’être comme cela. Dans Sahaja Yoga, vous devez être très occupés à aider les autres, en chaque occasion, être serviable.
Vous savez que le Guru de Ravi Shankar était un grand, très grand homme, une âme réalisée, une personnalité immense. Aussi il savait tellement de choses.

Et un jour J’étais là, à une soirée vous voyez. Nous étions en quelque sorte invités chez un docteur. Nous étions là pour un dîner. Dans la nuit survint un appel : »J’ai extrêmement besoin de vous » au docteur qui a répondu : « Maintenant ? Je suis fatigué ! » C’était, lui aussi sans aucun doute quelqu’un qui donnait beaucoup de sa personne. On lui a dit : « Oh ! Il faut que vous veniez ! J’ai un problème grave. Voyez, j’ai vu un petit bébé. » J’ai demandé : « Quel bébé avez-vous trouvé ? » Il répondit : « C’est un bébé. » C’était un vieillard et il dit : « J’ai trouvé le petit d’une biche qui souffre maintenant, et sa mère est morte, personne pour s’en occuper. » Aussi J’ai dit : « D’accord, Je viens aussi avec vous » parce que Je savais que J’allais toucher le bébé. Je suis allée avec lui. Alors le vieillard était assis là avec cette petite chose près de son cœur. Alors le docteur lui a dit : « Que faites-vous ? » Il dit : « Je suis en train d’essayer de lui donner ma vie, vous voyez, si c’est possible, de sorte qu’au moment où vous arriviez enfin, au moins lui, vous le trouverez vivant. »

Juste comme cela, un tel amour ! Alors le docteur a retiré son manteau et tout ça, en disant : « D’accord, mettez-le dedans. » Et il le déposa avec une grande précaution. Je veux dire que c’était une âme réalisée, sans aucun doute. J’ai posé Ma main sur l’animal, Je l’ai caressé et il est revenu à la vie et a commencé à se sentir bien. Le vieillard était très heureux. Il M’a dit : « Vous êtes une Dévi, Vous êtes une Déesse, c’est sûr. Mais vous avez mal fait une chose. » J’ai demandé : « Quoi ? » « Vous êtes mariée. » J’ai dit : « Mais les Dévi doivent se marier Elles aussi ! » Il a dit : « Non ! Supposez que Vous soyez mariée à un avare, qu’adviendra-t-il de Vous ? » J’ai dit : « Je veillerai à ne pas Me marier à un tel homme ! » Il a dit : « Ce serait la plus grande malédiction. J’ai eu le même genre de femme qui était avare et j’en ai eu assez d’elle à cause de sa pingrerie. »
Donc voilà ce qu’il en est, on devrait détester l’avarice, la détester absolument, absolument, parce qu’il n’y a rien de pire. C’est comme la lèpre pour un Sahaja Yogi. L’avarice, c’est de mettre de côté, de thésauriser l’argent, vous savez. Cela doit disparaître de votre cerveau. L’avarice envers vous-même est bonne, pas envers les autres.

Grégoire M’a dit quelque chose de choquant. Il a dit : « C’est notre culture. » J’ai dit : « Votre culture ? Quelle est-elle ? » Vous voyez, il a dit : « Si nous allons dans un hôtel et que quelqu’un paie, nous nous mettons à détourner les yeux. » J’ai dit : « Vraiment ? » Il a dit : « C’est très fréquent ». Je n’arrive juste pas à croire que ceci soit de la culture. C’est l’opposé de la culture ! Quoi que vous puissiez l’appeler, ce n’est pas du tout de la culture. La culture serait de se mettre en avant : « D’accord, je vais payer. »

Mais les américains sont encore pires. Ils vont dire : « J’ai payé pour toi hier, tu payes pour moi aujourd’hui ». C’est d’une ladrerie absolument scandaleuse.

La courtoisie, c’est de tourner la tête, vous voyez, lorsque quelqu’un paie ! C’est peut-être raffiné, Je ne sais pas ! Quoi qu’il en soit, c’est juste la même chose que de la grossièreté, c’est Moi qui vous le dis !
Donc la compassion, la compassion à tout prix. Il se peut que vous soyez obligés de travailler jusqu’à deux heures, quatre heures, peu importe ! Vous devez travaillez, il faut travailler, il le faut parce que la compassion elle-même est source de Joie, parce que votre Esprit est l’Océan de Compassion. Il n’y a pas d’autre moyen, pas d’autre moyen de vous réjouir de votre Esprit que de donner, donner, donner. Peu importe si vous n’avez pas mangé, peu importe ! Rien n’a d’importance.

Bien des fois, vous le savez, Je ne mange pas pendant 24 heures, et pourtant Je continue à donner. Il n’est pas nécessaire que ce corps mange. La nourriture de ce corps est la compassion. C’est cela qui nourrit. Donc soyez avare envers vous-même. Et vous devez avoir de la compassion.

Le cœur, ouvrez votre cœur.

Ouvrez tout d’abord votre cœur à Dieu pour Le remercier. C’est l’autre qualité que l’on devrait avoir, une qualité plus élevée Je dirais, de gratitude envers Dieu. Il vous a donné votre Réalisation, Il vous a donné ce corps. Vous rendez-vous compte que ce corps, ce corps humain, Il vous l’a donné ? Il vous a tout donné. Faites le compte de vos bénédictions. Simplement de pouvoir apprécier chaque matin, de l’apprécier en tant qu’être humain. Vous n’êtes pas dans un bandhan, ni en un quelconque pasha. Vous n’êtes pas des pashus, vous n’êtes pas des animaux. Les animaux sont des pashus, vous êtes des gens libres. Dieu vous a donné la liberté et Il vous a donné Sa réalisation.
Le sentiment de gratitude… Mais notre langage se limite à : « Merci, merci, merci » et c’est tout. C’est seulement du bout des lèvres puis terminé, que des paroles. Du fond de votre cœur, remerciez-Le, que cela vienne de votre cœur et non pas du dehors [superficiel]. C’est comme juste d’aller à l’église : « Merci mon Dieu, merci beaucoup ». Très bien, c’est fait. Il s’agit de Le remercier du fond de votre cœur. Ecrivez des prières, louez-Le, chantez Ses louanges : « Gloire à Dieu, à l’Etre Suprême qui nous a créés. »

Vos disciples sont assis et, à chaque moment, quand vous parlez, vous pensez, disons, à Mère ou à Dieu. Vous serez étonnés. Ce n’est possible que si vous avez de la sensibilité, si vous avez de la mémoire.

Le plus grand miracle de ce monde, est que tout le monde doit mourir et que personne ne s’en souvient. Mais un autre grand miracle est que tout le monde est béni par Dieu mais que personne ne le sait.

Et vous êtes si particulièrement bénis, alors que devriez-vous faire ? Soyez dans la joie, soyez reconnaissants, de sorte que la félicité vienne à vous. Sans gratitude, rien ne va aboutir. Un cœur reconnaissant. Il vous faut un cœur reconnaissant envers Dieu afin qu’Il vous donne. Et quand vous donnez aux autres, Il vous donnera à coup sûr. Mais ne pensez pas que ça vous appartient, vous donnez ce que Dieu vous a donné.

Donc aujourd’hui, Je vous ai parlé d’un mouvement en huit dimensions. Ainsi vous êtes devenus une demi-lune, en esprit seulement [seulement dans le mental]. Et l’autre moitié, gardez-la pour le prochain ‘Guru Purnima’. D’accord ?

Que Dieu vous bénisse !
Que désirez-vous que Je fasse ? Est-ce de manger ces ladhus ? C’est votre travail.

(Court échange en Hindi. Shri Mataji rit.)

Je vous l’ai dit. Maintenant laissez-Moi voir ce qu’il a apporté. Qu’est cela ? Devrions-nous recevoir notre nourriture en premier ? Ayons notre nourriture, Je ne désire pas non plus que vous mouriez de faim. (Rires.)

(Mère commente la beauté de ce jour, de la lune, et mentionne que ceux qui ne vont pas au tour en Inde, devraient avoir la responsabilité de coordonner et arranger des programmes dans d’autres villes autour de l’Angleterre. Ils devraient transcrire un plan adéquat.)