Discours aux Sahaja Yogis autrichiens,.

Bordi (India)

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Entretien avec des Sahaja Yogis autrichiens, Bordi (Inde), 13[ou 14 ?] février 1984.

FrTVD 2020-0404

En fait l’Autriche est très stratégiquement placée dans Sahaja Yoga, c’est un pont. C’est un pont entre la gauche et la droite. L’Autriche est un pont entre la gauche et la droite ou on peut dire que maintenant toute l’Europe de l’Ouest devient « à gauche » à cause de l’influence de l’alcool et de la frustration provenant de l’agressivité, et qu’ils ont fait de leur mieux mais maintenant ils en ont assez d’eux-mêmes. C’est une sorte de – Ils ont baissé les bras.

Et de l’autre côté, il y a le côté allemand, vous pouvez dire le côté russe, ceux qui essaient encore de progresser, de se développer, de conquérir et de combattre. L’Europe est donc malheureusement divisée en deux types de personnes aujourd’hui. Les gens côté gauche se suicident et les gens côté droit sont toujours occupés avec de l’agressivité et des idées agressives. Donc, entre eux deux, le pont c’est l’Autriche. C’est donc un endroit très important.

(A Grégoire : Maintenant, traduis.)

Grégoire : (En allemand.) Qui ne comprend pas l’anglais ?

Shri Mataji : Non, non, non. Mieux vaut leur dire [inaudible : comme cela-?].

Grégoire : Ils comprennent, Shri Mataji !

Shri Mataji : Ils comprennent.

C’est donc un endroit très stratégique où la gauche et la droite sont reliées par un pont, vous voyez, et l’oscillation se déplace toujours de gauche à droite et de droite à gauche. Il y a donc une possibilité que certains Allemands puissent tenter d’adopter à la base, le côté gauche. Mais quand la personne côté droit passe à l’état côté gauche, la première chose qui lui arrive, c’est qu’elle essaie de sauter du côté dépravé du côté gauche pour commencer, vous voyez, comme le sexe, la dépravation, vous voyez, une sorte d’attitude dépravée et c’est pourquoi vous trouvez que la plupart des pays communistes sont extrêmement licencieux, très débauchés. Ils n’ont plus aucun sens de la moralité parce qu’ils ont rejeté Dieu. Ils disent : « En fait, il n’y a pas de Dieu » et c’est comme ça qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, vous voyez. Ils sont donc allés à l’autre extrême et ils recommencent maintenant avec la parapsychologie. Je veux dire qu’on peut indiquer, à propos du Mooladhara, qu’ils abîment leur Mooladhara et leur Swadishthan gauche pour commencer. Voilà donc la situation qui a commencé maintenant.

Dans ces circonstances, vous jouez un rôle très important en tant qu’Autrichiens. Et les Autrichiens ont été très importants avant aussi, car vous savez que c’était un très grand pays et que l’Autriche était considérée comme l’un des pays modèles, un pays très équilibré. Il y avait Marie-Thérèse, en tant que très grande reine, je trouve, et tout cela s’est passé là-bas, et il y avait là une Rajalakshmi. Mais pour atteindre l’Esprit de Mahalakshmi, pour l’apporter au niveau de Mahalakshmi où la recherche devrait commencer, il faut voir ces deux canaux en nous parce que vous êtes sur le pont. D’un côté, vous pourriez être très à gauche et de l’autre côté, vous pourriez avoir des problèmes de Mooladhara, vous pourriez avoir des problèmes de Swadishthana Gauche aussi.

C’est donc une situation très bizarre et très précaire. Et l’existence d’un pont, c’est toujours quand les deux rives sont solidement attachées, sinon le pont n’existe pas.

Donc les deux côtés, c’est-à-dire le côté gauche du Mooladhara, et je veux dire, je dirais les Allemands –maintenant ils sont ruinés dans ce domaine – mais encore concernant la morale, le Mooladhara, ils sont de meilleures personnes, ils sont meilleurs et pas comme eux, je veux dire qu’ils n’abusent pas à ce point. Les Russes sont de meilleures personnes au niveau du Mooladhara, mais maintenant – ils l’étaient, je devrais dire, ils étaient meilleurs – mais après la guerre, ils sont aussi tombés. Après cette agression, ils sont également descendus.

Mais quand, voyez-vous… Vous devez savoir qu’Hitler était un très, très – il était comme un Brahmachari [célibataire], il menait une vie très morale, lui-même. C’est ainsi que toute cette agressivité est maintenant tombée dans le fossé et c’est ainsi qu’ils sont entrés dans ce fossé. C’est pourquoi tous les Tchécoslovaques, les Yougoslaves, les Polonais, on peut dire les Allemands, les Russes… Qui encore par exemple ?

Sahaja Yogi : Les Hongrois, les Bulgares,

Shri Mataji : Hongrie, Bulgarie,

Sahaja Yogi : Tchécoslovaquie

Shri Mataji : J’ai dit la Tchécoslovaquie.

Sahaja Yogini : La Roumanie

Shri Mataji : La Roumanie, la Roumanie. Ils sont tous de ce genre de gens.

Donc, à quelque niveau qu’ils aient été affectés, cette agressivité s’est maintenant repliée dans le sexe. C’est devenu agressif et c’est très grave. Vous jouez donc un rôle très, très important parce que vous devez garder cet équilibre et ce pont propre.

Maintenant que vous avez voyagé en Inde, je suis sûre que vous devez avoir appris comment vivent les Indiens. J’aimerais donc savoir ce que vous en pensez, d’après votre expérience.

Qu’avez-vous appris ?

Sahaja Yogini : J’ai beaucoup appris sur moi-même. Et, je ne sais pas…

Shri Mataji : Hum ? Qu’avez-vous appris ?

Sahaja Yogini : (Ne répond pas.)

Shri Mataji : Très bien, réfléchis-y. Qui d’autre y avait-il en Inde ? Qu’avez-vous appris ?

Sahaja Yogini : Les Indiens ne sont pas compliqués dans leur contact avec d’autres personnes, mais c’est…

Shri Mataji : Avancez. Je ne peux pas entendre parce que j’ai pris un bain, et tout mon corps vibre trop. Il est absolument [Inaudible : entré dans cet état, je veux dire-?].

[Rires]

Sahaja Yogini : On se sent comme un membre de la famille. Si l’on est Indien, on ne voit jamais rien d’anormal.

Shri Mataji : Vrai, vrai, c’est vrai.

Sahaja Yogini : Tout est normal, on est le bienvenu, et c’est normal.

Shri Mataji : Vous savez donc ce qui est normal maintenant.

[Rires]

Parce que beaucoup de gens m’ont dit : « Je ne sais pas ce qui est normal. » Vous voyez, il y a là des relations normales, normales, ça provient de la pureté, tout ce qui est normal est pur, vous voyez. C’est ce qui est important. Les relations sont pures, vous êtes des invités ici, quoi qu’il en soit, vous êtes des invités.

Vous êtes les enfants de notre Mère, vous êtes venus ici comme invités, c’est tout. C’est ça. En fait la relation pure entre eux et vous est celle-ci : que vous leur donniez le plus possible votre amour, que vous preniez soin d’eux, que vous ne vous plaigniez pas, que vous ne fassiez pas ceci, cela.

Sahaja Yogini : Personne ne jouait un rôle.

Sahaja Yogini : L’un n’est pas concerné par ce que l’autre devrait penser de lui. C’est comme en famille, on sait et ça n’est pas important.

Shri Mataji : Oui, vous voyez, ils n’ont pas tant de cervelles pour se soucier de ce que les autres pensent et de ce que les autres font. Cette attitude n’est pas là mais elle est collective. C’est un sentiment collectif auquel vous êtes tous en train d’œuvrer ainsi. Et ce que les autres pensent ne fait aucune différence ici. Vous voyez, ce que les autres vont avoir à penser, ce n’est pas grand-chose, parce que c’est une idée politique de savoir ce qu’ils pensent, parce qu’ils doivent voter, vous voyez.

Pourtant, il n’y a pas de vote, rien, c’est votre propre cœur qui doit faire le travail. Donc c’est bien et il est heureux que vous ayez vu cela. Parce que beaucoup de gens me demandent ce qui est normal, vous voyez.

Parce que c’est relatif. Si vous vivez dans un monde relatif, vous devez voir ce qui est normal. Alors maintenant, qu’en est-il de quelqu’un d’autre qui était là ? Tu étais là ? Donc tu viens maintenant.

[Sahaja Yogini : (Parle en allemand.)

Grégoire : Elle a appris que la collectivité peut être quelque chose de merveilleux, que les hommes peuvent vivre ensemble sans combat et dans un bon esprit.

Shri Mataji : Et, vous voyez, la paix en est responsable. Si vous n’êtes pas pacifique, vous ne pouvez pas être collectif. Il faut être paisible en vous-même. Une personne qui est paisible en elle-même ne trouve rien de mal nulle part, sauf chez elle-même. Je veux dire qu’elle voit les choses si clairement.

Comme, voyez, vous allez en mer. Vous l’observez. D’accord.

En fait une personne qui n’a pas de bateau approprié dira : « Oh, la mer est mauvaise » ou quelque chose de ce genre. Mais la personne dont le bateau est en bon état de navigabilité, la première chose qu’elle dira : « Laissez-moi faire face au défi, laissez-moi y arriver. »

(A Grégoire : Dis-lui.)

Grégoire : (Traduit en allemand et demande :  Tu as compris ?)

Sahaja Yogini : Non

Grégoire : (En allemand :  D’accord. L »essence de ce que Shri Mataji a dit…)

(En anglais) Mère, je vais vraiment lui dire en bref ce que vous avez dit au début. [Grégoire traduit]

Shri Mataji : Si vous êtes paisible en vous.

(Grégoire parle de la paix en allemand.)

Shri Mataji : C’est la paix, vous voyez, en vous-même, Grégoire, et – non pas la paix, mais ce poids de la paix en vous. Vous voyez, le poids de la paix vous rend si équilibré, du genre si peu frivole, rien. C’est la paix à l’intérieur de vous-même qui… [agit]. Et comment cette paix arrive-t-elle ? Parce que vous êtes efficace, tous vos chakras sont efficaces. Vous travaillez très bien. Donc vous n’êtes pas dérangé.

(A Grégoire : Tu lui traduis.)

(Grégoire traduit en allemand.)

Shri Mataji : Oui, c’est donc une bonne idée et je suis désolée que tu te sois sentie malade avant, mais maintenant tout va bien. Tu es passée par là et tu dois passer par là. Certains d’entre vous pourraient se sentir mal parce que vous avez des problèmes de foie et tout ça. Mais attention, ils… Je leur ai déjà dit qu’on devrait leur donner une fiole de sucre pour les malades du foie, ceci, cela et ce devrait aller!

Shri Mataji : Et ton mariage ?

Sahaja Yogini : Je vous remercie beaucoup. Je suis très heureuse.

Shri Mataji : Alors vous y avez été ? Il vient juste d’arriver.

Sahaja Yogi : Marcus.

Shri Mataji : Marcus a été leader.

Sahaja Yogi : Oui, oui.

Shri Mataji : Et toi Marcus ?

Marcus : J’ai beaucoup appris à bien des égards. D’abord, Mère, grâce à Votre Grâce, je Vous ai reconnue. Je ne Vous ai pas reconnue avant. C’est le plus grand gain pour moi. Et j’ai aussi appris que le monde extérieur n’est pas important du tout. Après le premier jour, je n’ai ressenti l’impact d’aucun inconvénient. En fait j’avais expérimenté tout le voyage comme un processus d’apprentissage. Et quand quelque chose n’était pas à l’heure, je savais que c’était le mieux pour nous d’attendre. Je l’ai vraiment beaucoup apprécié. Et j’espère que je peux lutter contre la négativité dans mon pays qui vraiment nous y attendra. Et je les shoebeate aujourd’hui, mais je suis sûr que maintenant cela a juste commencé, le vrai voyage vers Vous.

Shri Mataji : C’est vrai, parce que je vous le dis, des gens comme Freud prospèrent là-bas.

Le genre de personnes que vous avez est assez bizarre. Vous laissez M. Freud, une personne comme Freud prospérer dans ce pays. Cela montre que les intellectuels sont vraiment des gens stupides là-bas, sans aucun doute. Mais les gens en Inde sont sages, ils ne sont pas des intellectuels, ils sont sages. Et ils sont sensibles, voyez-vous. Personne [parmi eux] n’a besoin de temps pour Me reconnaître. Je vais juste dans un village pour la première fois, ils s’y immergent tous sans problème, parce que ce sont des gens sages et ils ont un cœur simple. Pour les gens simples, parce que leur chitta [attention] est simple, il leur est très facile de comprendre quelqu’un qui est comme eux.

C’est mon gros problème. Je ne sais pas [comment faire]. Parce que l’ego est tellement [présent] en Occident, comment me reconnaîtront-ils ? Voyez-vous, ils ne reconnaissent seulement qu’eux-mêmes.

Ils n’ont absolument aucune propension à reconnaître quoi que ce soit de plus élevé qu’eux. Ils n’accepteront jamais une personne plus élevée, excepté une personne comme Hitler qui vient avec l’idée bizarre de gonfler leur ego. Ils ne vont pas me reconnaître. C’est un très gros problème. Je ne sais pas quoi faire, comment les faire me reconnaître, c’est très difficile. De quoi doutent-ils en Moi ? Je ne comprends juste pas.

En fait certains veulent que je ressemble à Marilyn Monroe. Comment puis-je ressembler à Marilyn Monroe, était-elle une déesse ?

Et maintenant, après avoir vu tous ces temples, vous avez dû remarquer pourquoi votre Mère ressemble à ceci ? Elle doit être comme ça, parce que c’est une forme qu’Elle doit prendre, c’est le visage qu’Elle doit prendre, c’est ainsi que le coefficient entier a fonctionné.

Je ne peux pas me créer comme les occidentaux veulent que je sois, comme une personne de 1,80 m qui marche avec des talons hauts comme des moustiques. Je ne peux pas le faire.

(Rires.)

Alors qu’est-ce qui les fera me reconnaître ?

Sahaja Yogi : Il s’agit d’une prospection [recherche]. Ils doivent venir en Inde !

(Shri Mataji rit.)

Shri Mataji : Mais le problème c’est que, comme vous l’avez vu, même s’arranger avec une centaine de personnes, est difficile.

Mais maintenant j’ai fait ces 3 ou 2 choses et j’étais sur le point d’arrêter tout ça, mais en fait je devrais dire que je pourrais bien avoir à continuer pendant un certain temps. Mais ceux qui sont allés en Inde doivent maintenant vraiment contribuer, écrire aux gens, aller auprès des journalistes, leur dire ceci et cela, et que vous avez vu cela de vos propres yeux. Juste là, vous les poursuivez juste. Vous dites : « Si vous ne l’écrivez pas, nous allons jeûner. » Mettez tout cela en ordre, dites ce que vous avez vu, ce qui vous est arrivé.

Vous devriez dire ça : « Elle est venue ! Croyez-nous, c’est le Saint-Esprit. Croyez-nous, il en est ainsi ». Écrivez juste : « Ne vous moquez pas de nous, vous êtes des gens stupides, vous irez en enfer ». Dites-leur ça. Qu’ils le sachent. Sinon, je ne peux pas voir ceci continuer éternellement. Voyez-vous, c’est très gênant, c’est improductif en ce sens que nous ne pouvons aider que cent ou deux cents personnes comme ça. Et nous ne pouvons pas faire venir toute l’Autriche, le monde entier, ici dans le Maharashtra.

Plus tard, vous pourrez tous débuter cela quand j’aurai commencé à construire des endroits pour vous, et vous pourrez tous aller voir ces endroits, vous y installer, gérer ça. C’est un point différent. Mais pour l’instant, la situation étant ce qu’elle est, on ne peut vivre seulement qu’à Bombay, ce qui est horrible.

Tout cela sera donc beaucoup plus productif, le fait qu’une personne comme vous, qui vit une telle expérience, devrait revenir chez elle et sauter sur leurs têtes et leur dire : « Qu’êtes-vous prêts à faire ? Ces Indiens vont vous devancer, mais vous, vous irez tous en enfer !

Et la plus grande chose, c’est que la troisième guerre mondiale sera inévitable. ”

Mais n’entrez pas dans des choses personnelles, vous voyez, cette absurdité personnelle est le pire de tout. Pensez que vous devez produire quelque chose, à être productif ou pas. D’accord ? Car chacun d’entre vous est un grand saint, est un saint important. Hier, je vous ai donné la description de votre participation. Assumez vos pouvoirs. Vous devez devenir cela. Supposez-être cela ! L’ego est là, mais pas la supposition de posséder ce pouvoir, cette dignité, ce poids. Vous êtes les gourous, voyez-vous, et il y a ces gens sans espoir qui n’ont rien en eux, rien. Ils connaissent la Kundalini ? Rien de la sorte. Ils écrivent des livres, ils sont devenus des gourous, ils le sont devenus. Et vous ? Chacun d’entre vous ?

Si vous voulez, vous pouvez vous habiller en gourou. Quelle que soit la façon dont vous voulez être, il suffit de les convaincre, de s’installer sur leurs têtes et leur dire : « Voilà ce qu’il en est. » Il y en a tellement [des journalistes] ! Vous pouvez leur dire : « Elle a tenu un programme dans une université et elle a guéri des gens », c’est une façon de se valoriser : « Là, ceci est en train d’arriver, cela est en train d’arriver. » Et toi, que fais-tu ? Très bien, qu’en est-il de toi ?

Sahaja Yogi : C’est mon 2ème tour, Mère.

Shri Mataji : Le 2ème tour, très bien !

Tu étais là.

Sahaja Yogi : J’y étais seul.

Shri Mataji : Alors raconte-nous.

Sahaja Yogi : J’ai aimé le tour et je voulais indiquer ce qui se dit maintenant. Mais la chose à dire, c’est que j’ai découvert que la différence entre les Indiens et les Occidentaux est la différence entre l’esprit [mental] et le cœur. J’ai donc cherché des possibilités d’entrer en contact avec nos frères Sahaja Yogi de l’Inde. Et ça a toujours produit un peu d’ouverture de mon cœur. Je pense que c’est vous derrière tout cela qui avez ouvert mon cœur, que c’était pour essayer d’ouvrir mon cœur.

Shri Mataji : Oui, ils m’ont mise dans leur cœur, voyez-vous, c’est ainsi. Ils ont un grand cœur, ils me mettent là, très facilement. Et l’esprit occidental va d’abord à l’esprit [mental], il va à l’esprit et ensuite ils l’amènent au cœur.

Mais si on suppose que je suis cela, que je suis Celle qui doit faire le travail ! Vous voyez, vous ne pouvez juste pas le faire avec votre intelligence, vous ne pouvez pas m’utiliser avec votre intelligence, vous devez avoir le cœur pour me faire couler [en vous]. Vous voyez, c’est une tâche énorme pour laquelle je suis venue et vous devez avoir un grand cœur pour cela, pour m’accueillir, et c’est ce qu’ils [les Indiens] comprennent car ils savent que cela a été prophétisé, cela a été dit, ils savent ce qu’est une Déesse. Elle élève la Kundalini, terminé. Elle est Celle qui est venue.

Mais vous n’avez pas cette tradition, voyez-vous. Aussi je ne vous en blâme pas, parce que traditionnellement vous ne Me connaissez pas. Ils Me connaissent traditionnellement. Ils ont toutes les traditions avec eux. Ils ont évoqué ce jour depuis des milliers d’années. C’est pourquoi je vous ai appelés pour venir ici, pour voir par vous-même ces gens, comment ils comprennent : pas de question, rien, pas de querelle, pas de plainte.

Mais ils ont un problème parce qu’à l’extérieur, ils sont assez sous-développés. Si vous voyez leurs autobus, ils courent, ils ont besoin d’un gouverneur. Si vous voyez leurs téléphones, ils ne marchent pas, la télévision ne marche pas, rien, pas grand-chose ne marche, c’est horrible. Et si vous leur demandez combien de temps il faudra pour aller quelque part, ils vous diront : « Cinq minutes ». Ça prendra cinq heures. (Rires.)

C’est la grosse blague, vous voyez.

Alors c’est comme ça parce que, voyez-vous, ils l’acceptent. Ils pensent qu’aller au-delà du temps, est la tapa, la pénitence. Apprendre à aller au-delà du temps, à s’inquiéter du temps, de l’heure à laquelle nous allons manger, de l’heure à laquelle nous allons faire… Vous avez vu votre Mère, comment Elle travaille. Vous voyez, j’ai travaillé comme ça pendant des heures, je n’ai pas de problème de temps. Le temps est donc entre nos mains, voyez-vous.

Et un autre problème, c’est que l’esprit occidental est trop lié par le temps, ils n’arrivent pas à surmonter cela. Le temps, c’est une prison, c’est être en prison. Ils sont assis dans, disons, un bus. Maintenant le bus prend trop de temps, alors méditez !

En fait ils vont s’inquiéter : « Maintenant ça prend trop de [temps] … » Mais pour quoi faire ? C’est le moment maintenant. Mais ils sont inquiets.

Je sais à quoi vous pensez parfois, alors je dis ce à quoi vous pensiez. Vous voyez, j’étais avec vous, donc je voyageais et j’ai su ce qui se passait.

Donc ils pensaient : « Oh mon Dieu, maintenant ceci va [prendre trop de temps] … » Mais à quoi sert ce temps ? »

Qu’allez-vous faire en gagnant du temps ? Sauter dans la rivière n’est pas la seule chose que vous devez faire, vous devez méditer. C’est donc un super moment dont vous bénéficiez, alors juste méditez !

Et c’est l’attitude que l’on devrait avoir, c’est que vous n’êtes pas venus ici pour profiter d’un des tours que nous avons, des tours de vacances, mais pour surmonter l’esclavage du temps, l’esclavage du conditionnement, du confort et de toutes sortes de conditionnements que nous avons acquis avec notre égo.

Nous sommes donc venus ici pour surmonter cela. Débarrassez-vous de toutes ces absurdités qui nous attaquent et devenez simple, sans complications. Si vous le comprenez, après tout, les êtres humains sont juste les mêmes !

Comme vous êtes des êtres humains, ces Indiens sont aussi des êtres humains, c’est seulement que vous avez plus de confort, plus d’argent, c’est tout. Quoi d’autre ? Qu’est-ce qui est si supérieur chez vous ? Rien. Pourquoi auriez-vous plus de confort ? Et ces gens, vivant sans cela, sont beaucoup plus heureux. Voyez-vous, les Indiens sont des gens beaucoup plus heureux.

Qui d’autre était avec nous ? Dites-moi ce que vous avez à dire.

Sahaja Yogi : J’aimerais être plus comme les Indiens pour qu’on puisse vous aimer plus, Mère.

Shri Mataji : C’est un fait.

Ils s’aiment entre eux parce qu’ils M’aiment. Si vous ne connaissez pas votre Mère, si vous aimez votre Mère, vous aimez tout le monde. Le problème est que vous devez en savoir plus sur Moi, parler de Moi. Mais nous discutons de tout :

(A part : C’est totalement fermé. Vous arrêtez ça. C’est beaucoup.)

“Ceci aurait dû arriver, cela aurait dû arriver. » Vous voyez, j’ai vu que l’esprit anglais est le même, reflétant tout l’esprit européen.

Tout le temps essayer de corriger les autres, vous voyez la situation : « Ceci aurait pu être mieux, ça aurait pu être mieux. Pourquoi ont-ils mis ceci ici ? Celui-ci aurait dû le mettre là ». Maintenant, c’est fini ! C’est fait ! Pourquoi vous en préoccuper maintenant ? « Sur la route, ils auraient pu le mettre sur le côté gauche, ils auraient pu le mettre sur le côté droit. » Ils deviennent les balayeurs de la rue : « Ils n’ont pas nettoyé. » Ah, mais c’est un boulot de balayeur, pas le vôtre.

Ils continueront à penser à tout le reste, sauf à ce qu’ils ont à faire.

Ce que les autres doivent faire, ce n’est pas votre affaire. Vous n’avez pas à penser aux autres, ce qu’ils ont à faire. Vous devez voir ce que vous, vous avez à faire. Vous devez faire une chose simple, c’est d’aimer votre Mère et parler d’Elle, terminé. N’écoutez pas d’autres discussions. Les paroles en l’air, c’est la pire des choses et c’est très courant.

Et vous pouvez penser que les Indiens ne comprennent pas [l’anglais]. Ils comprennent et ils savent. Même les conducteurs savent ce dont vous parlez, comment vous vous comportez, quelle est votre attitude. Ils sont surpris de ce que vous parlez d’autre chose et non pas de la Grâce de votre Mère. C’est le moment de louer votre Mère, cela vous donne des vibrations. Parlez de Sa grandeur, de combien Elle vous aime, de ce qu’Elle a fait pour vous, comment vous avez changé ; c’est mieux que de parler des autres. Il faut donc renoncer à ces conversations superficielles.

Et ils M’aiment parce qu’ils sont des gens simples, ils peuvent voir qui Je suis. Mais comment faire en sorte que ces Johnnies Me reconnaissent ? Avec leur grand ego sur les yeux et sur la tête, ils sont si aveugles. Alors c’est votre travail maintenant. J’ai dit qu’il fallait que vous parliez de Moi, que vous vous y consacriez. Parce qu’après tout vous êtes nés dans ce pays ou vous appartenez à ce pays, vous avez le devoir de leur donner quelque chose. Ceci est la seule chose, c’est, comme ils l’appellent, que Sahaja Yoga est le Yuga-dharma de ce Yuga. C’est Sahaja Yoga, c’est le dharma. Et ça doit être répandu, c’est ce dont vous avez parlé. Et vous devez Me garder dans votre cœur.

C’est une bonne idée de se débarrasser de tous les problèmes auprès de Moi. Regardez votre Mère, Elle est si simple. Vous deviendrez simple maintenant.

Shri Mataji : Qui d’autre maintenant ? Qu’as-tu à dire ? Tu y retournes ?

Sahaja Yogi : Oui.

Shri Mataji : Très bien. En fait ?

Sahaja Yogi : Tout d’abord, j’ai remarqué à quel point l’ego s’exprime par de mauvaises manières, moi y compris. Cela peut être de petites choses et cela peut être des choses très subtiles.

Shri Mataji : Hum.

Sahaja Yogi : Et j’aimerais mentionner un point à propos de la conversation. C’est vraiment une mauvaise habitude d’avoir une conversation superficielle parce que c’est une perte de temps et d’énergie.

Shri Mataji : Evidemment. Et cela montre de l’immaturité. Ça veut dire que vous êtes frivole, que vous êtes superficiel. Vous n’êtes pas une personnalité digne si vous parlez de façon frivole.

Sahaja Yogi : Ça peut aussi être de la frime.

Shri Mataji : C’est tout à fait vrai.

Sahaja Yogi : Vous voulez attirer les gens vers vous, mais il n’y a rien en vous qui doit attirer les gens.

Shri Mataji : C’est pour ça que c’est glamour. Vous voyez cette attraction. Si une personne est attirante par nature, elle ne se soucie pas de la partie glamour, vous voyez.

Donc, se vanter et ceci et cela n’est pas digne, en rien. Il faut être très, très doux. Et les gestes que j’ai vus aussi, des gens qui sont orientés vers l’ego, sont très, très frivoles comme ça ; ce n’est pas la voie. La dignité, le poids, le poids dans votre comportement, en tout, devrait être délicat, pour les dames et aussi pour les hommes, pas dur. Et il devrait y avoir du poids dans tout ce qu’ils font. Il devrait y avoir le poids de votre dignité dans tout ce que vous faites. C’est ce qui manque aux gens et ils parlent de façon frivole.

J’ai entendu dire que les chauffeurs disent aussi que : « Ils sont saints, mais ils ne parlent pas comme des saints. » Mais il y a un certain concept de saint ! Maintenant une autre chose est que vous n’êtes pas des Avataras, vous n’êtes pas des Avataras, parce que les Avataras ne font jamais d’erreurs, c’est un des [signes]. Vous n’êtes même pas un chaya [ombre] d’Avatars. Si vous étiez un chaya Avataras, vous ne feriez pas des erreurs comme vous en avez faites jusqu’à maintenant.

Donc, une fois que vous comprenez que vous êtes des êtres humains et si vous devez vous perfectionner, si vous devez vous améliorer, vous devez devenir beaucoup plus élevé que ce que vous êtes. Vous devez abandonner toutes ces choses que vous avez recueillies au travers de cet ego humain. Seuls les êtres humains ont de l’ego. Les animaux n’en ont pas. Dans le même endroit de stockage [?], seuls les êtres humains en ont. Et ceci est une étape intermédiaire, où vous devriez le voir. Dans le comportement aussi : « C’est absurde, ce n’est pas bien. » Ce n’est pas une façon de parler aux êtres humains. Vous voyez, c’est comme des attitudes canines et les chiens aboient l’un sur l’autre. Nous devons parler d’une manière gentille, d’une manière douce et ne pas rejeter qui que ce soit, ne pas condamner qui que ce soit. Et même, supposons, je sais que parfois les gens se fâchent quand ils commencent à prendre part à un baptême, mais vous, soyez doux. Je sais comment gérer la situation. Je peux crier, c’est bon, mais pourquoi vous, voulez-vous crier ou hurler ? Rien, restez calme et faites-le d’une manière bien intentionnée parce que vous êtes les océans, des océans qui parlent, des océans d’Amruta qui parlent, qui ont déjà été décrits.

Vous êtes les océans d’Amruta. L’Amruta, vous savez, est le nectar de Dieu. Vous êtes les océans de cela, pouvez-vous réaliser votre situation ? Assumez juste cette position. Vous êtes décrits par un Hamsa Laudara [?] comme Ganesha. Il vous a décrit ainsi.

N’ayez donc pas d’idées préconçues qui soient en aucune façon contraires aux idées des saints. Vous l’êtes, ça veut dire que si vous l’êtes, cela signifie que vous devez être humble. Mais une fois que je dis ça, vous devenez arrogant. C’est la nature humaine typique.

Si vous leur dites que : « Vous êtes saints », alors « Vous êtes saints », ensuite vous devenez comme un diable, vous vous comportez comme un démon : « Alors je suis un saint, je peux faire ce que je veux. » C’est typiquement la nature humaine. Au contraire, la nature divine est telle, supposons que vous disiez : « Mère, vous êtes la Mère Primordiale » – ce que Je suis – cela ne Me donne aucune fierté ou quoi que ce soit, rien de ce genre. Je veux dire que je ne sais pas comment ressentir de la fierté à ce sujet, parce que Je le suis. Alors c’est très bien. Qu’est-ce qui se passe quand on dit ça : on obtient des vibrations. Ça coule, c’est tout. Ainsi il n’y a pas de vantardise du tout. Mais les êtres humains, si vous… Le mot « vantardise » n’existe pas dans les lois divines, rien. Ils ne savent juste pas ce que c’est que de se vanter. C’est seulement possible pour une citrouille, un homme égoïste, de faire cela, mais pas pour une personnalité divine parce qu’elle ne peut jamais se vanter. C’est pour ça qu’il faut faire attention de ne pas se vanter, de ne pas se faire vanter. Ce que j’ai dit, c’est ce que vous êtes réellement. Et, quand vous êtes cela, vous êtes extrêmement humble. Et, est-ce tellement [inaudible : élevé-?].

Bien. Ils deviennent tous des relations, tous des intimes, de pures relations. Vous ne vous rangez du côté de personne, rien, et vous rencontrez tout le monde. C’est une relation pure, pas du côté de qui que ce soit. Des relations pures doivent être développées. D’accord ? Très bien.

Maintenant, c’est fait. Vous tous, est-ce votre premier voyage ? En fait, comme je vous l’ai dit, c’est un… Hamid, tu dois me le dire. Parce que Hamid a été très apprécié par le Dr Sangue. Il me l’a dit. Est-ce qu’il t’en a parlé ?

Hamid : Oui.

Shri Mataji : Je lui ai dit qu’il devrait aller te parler et faire un groupe approprié de quatre personnes : toi et lui, et nous avons Nick, et un autre.

Sahaja Yogi : Allan.

Shri Mataji : Allan. Ces quatre personnes devraient se rencontrer. J’ai fait de l’agriculture. Je lui ai expliqué les quatre attaques indiquées que nous allons utiliser pour régler ce problème. Une sorte d’intégration devrait avoir lieu.

Tout d’abord, je lui ai dit [à M. Sangue] : « Vous devez discuter avec lui de toutes les idées modernes. » Comme tu as du métier et que tu connais cela, ce genre d’idée, et lui a une idée, connaît le style de l’Inde et quel est le meilleur blé à produire. Et toutes ces idées que tous les Sahaja Yogis ont ou qui que ce soit d’autre, devraient être prises en compte. Ces idées doivent d’abord être rendues indiennes, parce que nous allons le faire sur un sol indien.

En Autriche, par exemple, il faut utiliser des machines pour tout réchauffer. Ici, le soleil lui-même vous fournit beaucoup de chaleur. Vous n’avez rien à faire, vous pouvez utiliser le soleil pour vous réchauffer et tout ça, vous n’avez pas à vous en faire. Donc c’est ainsi.

Et deuxièmement, quand vous apporterez cela sur le sol indien, ils auront les idées pour chauffer cela eux-mêmes.

Et troisièmement, ce que vous devez faire, c’est d’en faire un événement de Sahaja Yoga. Il s’agit de Sahaja Yoga, comment Sahaja Yoga est exercé à travers cela, et comment nous allons augmenter l’apport et tout ça.

Par exemple, j’ai vu ces vaches hybrides. Elles sont très mauvaises et les Indiens ne voulaient pas avoir leur lait, parce que les enfants sont devenus très méchants, agités, ceci, cela. Ils n’auraient donc pas de vache hybride. Alors j’ai dit : « D’accord, vous leur donnez de l’eau vibrée » et tout a changé !

Nous pouvons donc faire produire des aliments hybrides, selon les idées occidentales, et leur donner des vibrations. Tout comme vous, vous êtes des gens hybrides, c’est pourquoi vous avez créé tant de choses.

Et maintenant, avec l’hybride, avec les vibrations, vous êtes devenus parfaitement bien, vous êtes devenus de plus grands saints que les Indiens.

C’est donc ainsi que nous allons procéder. Tout d’abord, nous utilisons toutes les idées occidentales et ensuite nous les traitons avec quelqu’un formé avec Sahaja Yoga. Ceci est donc la troisième chose.

La quatrième chose la plus importante pour aujourd’hui est que vous devez faire des statistiques, vous devez créer des données, comment avec Sahaja Yoga nous avons progressé. Tout comme on divise ces plantes en parties séparées. Et voyez comment celles-ci ont donné des caractéristiques différentes.

Par exemple, si vous avez un hybride, disons une « papaye. » D’accord ? Elle sera donc bien fournie à l’intérieur mais insipide en goût, voyez-vous. Mais à supposer que vous y ajoutiez des vibrations, elle deviendra d’une très belle couleur dorée pour commencer, elle ne se dégradera pas très facilement, troisièmement elle aura un goût délicieux, quatrièmement elle sera satisfaisante et cinquièmement elle sera active à l’intérieur. Elle aura tellement de qualités qu’elle vous guérira. D’accord ?

C’est donc ce qu’il faut comprendre, c’est que tout est destiné à une attaque appropriée : en un ce sont vos idées [occidentales], apportées en Inde, en troisième c’est de placer l’ensemble du Sahaja Yoga là-dessus avec toutes les données et tout ce qui a été recueilli, afin de le rendre acceptable au collectif. C’est mon idée et si vous pouvez M’aider avec ça, je vous en serai très reconnaissante. En fait Je vous ai dit de faire un projet pour que je puisse aussi briser la tête des scientifiques. Ils sont très grandement guidés par vous, ils sont absolument esclaves des scientifiques occidentaux.

Sahaja Yogi : Mère, j’ai prévu quelque chose que je veux vous montrer.

Shri Mataji : D’accord. J’y jetterai un coup d’œil et nous en parlerons parce que… Quand est-ce que tu pars ?

Sahaja Yogi : Il vient d’arriver Shri Mataji.

Shri Mataji : Non, mais…

Sahaja Yogi : Nous partons jeudi matin.

Shri Mataji : Jeudi matin.

Sahaja Yogi : Pour aller à Vaithana.

Shri Mataji : Mais en chemin, nous parlerons alors.

Sahaja Yogi : Pendant le voyage.

Shri Mataji : A Vaithana, on parlera. Je ne vais pas maintenant à Vaithana. Le 18 au matin, j’arriverai à Vaithana, parce que nous aurons la procession.

A Vaithana nous avons une procession ? Gunter ?

Sahaja Yogi : Oui. Ils ont dit qu’on allait l’avoir

Shri Mataji : Très bien. Ensuite, nous en discuterons, nous en parlerons. Actuellement nous allons nous en retourner, ensuite j’y serai. Alors, jeudi, ils y vont.

Sahaja Yogi : Jeudi matin, on y va, oui.

Shri Mataji : C’est le 16.

Sahaja Yogi : Oui.

Shri Mataji : Maintenant Grégoire, qu’as-tu à dire ? Tu n’es pas autrichien, mais tu peux parler.

Grégoire : Rien Shri Mataji.

Shri Mataji : Non, mais dis-leur.

Sahaja Yogi : Mère ?

Shri Mataji : Oui.

Sahaja yogi : J’ai un problème personnel. J’ai parfois l’impression d’être devenu effrayé.

Shri Mataji : Tu es devenu ?

Sahaja Yogis : Effrayé.

Shri Mataji : De quoi ?

Sahaja Yogi : Je ne sais pas.

Shri Mataji : Alors tout ceci partira. Tout cela va disparaître. Ne t’inquiète seulement pas, tout s’en ira. Sans se tracasser. Ce n’est rien. D’accord ? Si tu es effrayé, mets ta main gauche [vers moi] et ta main droite sur la Terre Mère. C’est ça. Ça va partir. D’accord ?

Main gauche vers moi, main droite…

Sahaja Yogi : Grégoire, as-tu dit si on devrait prendre les Autrichiens [inaudible] ?

Shri Mataji : Alors, Grégoire, qu’as-tu à dire ?

Grégoire : A propos de quoi Shri Mataji ?

Shri Mataji : Au sujet du groupe qui part maintenant, as-tu quelque chose à leur dire ? As-tu trouvé quelque chose qui ne va pas avec le groupe qui est ici ?

Ou tu dois leur dire quelque chose ?

Ceci en étant en conscience sans pensée.

Grégoire : J’ai parlé, Shri Mataji… [inaudible]

Shri Mataji : Non, c’est pour votre éducation que vous êtes venus, pour l’assimilation des vibrations que vous êtes venus. Vous n’êtes pas venus pour en donner, vous êtes venus ici pour prendre quelque chose. C’est comme une université dans laquelle vous êtes, de nouvelles études dans lesquelles vous devez exercer un effort délibéré et un pouvoir de volonté. D’accord ?

Ceci est donc une chose très importante.

Grégoire : J’ai vu les personnes du premier groupe. Il y a eu quelques problèmes. J’espère que les personnes concernées par ces problèmes ont pris, chacune d’entre elles a pris une leçon pour elle-même. Parce que j’ai vu que la tendance est toujours, quand Vous essayez de nous enseigner au travers de n’importe quels événements, la tendance est toujours de penser que la leçon est pour l’autre et que : « Après tout j’avais raison. » Je pense donc que chacun expliquera aux gens, leur fera savoir combien ils ont travaillé sur eux-mêmes. Ma prière devant Vous est que chacun prenne la leçon pour lui-même et ne pense pas : « Après tout j’avais raison et l’autre avait tort. »

Si ceci est fait, je pense que, même si certains n’ont pas basculé tout le temps dans la béatitude parce que certains devaient découvrir de nouvelles zones de négativités en eux-mêmes – ce qui ne se passait pas réellement de cette façon auparavant – c’est très positif parce qu’ils peuvent ainsi travailler sur eux-mêmes et devenir meilleurs. C’est tout ce que je veux dire.

Shri Mataji : En fait ce que tu as dit est vrai. Et pourquoi ça arrive, je vais vous le dire, et qu’il est si inutile que ça arrive. Comme maintenant, supposons qu’il y ait un M. X et un M. Y, il y a deux personnes. Maintenant je parle, donc c’est M. Y. qui, supposons qu’il doit prendre tous les conseils, doit s’améliorer, doit se façonner lui-même, doit travailler sur lui-même. C’est dans son propre intérêt.

Donc M. Y. pense à M. X., que M. X. doit s’améliorer. A quoi cela sert-il maintenant ? Il ne peut pas améliorer M. X !

Vous pouvez améliorer une chaise, vous voyez, vous pouvez améliorer une table, vous pouvez améliorer tout ce qui est mort, vous pouvez même améliorer vos chiens, vous pouvez améliorer tous vos animaux, mais vous ne pouvez pas améliorer un autre être humain, n’est-ce pas ?

Alors, à quoi cela sert-il ? Ce n’est pas vous qui agissez !

A quoi ça sert ? Vous êtes venu ici pour vous faire façonner. Vous êtes ici pour cela. Alors pourquoi devriez-vous vous inquiéter pour les autres ? Vous n’allez pas les aider et vous n’allez pas vous aider vous-même. Alors pourquoi ne pas faire marcher cela pour vous-même ? Ce : « C’est pour les autres », est de la nature humaine commune. C’est juste pour s’échapper. Mais pourquoi échapper à la vérité qui est la lumière, qui est la joie, qui est l’essence ? Pourquoi y échapper ? Pourquoi essayez-vous d’échapper à ce qui est devant vous, à toute cette promesse de beauté, pourquoi y échappez-vous ?

Il suffit d’y entrer. Vous voyez, je vous ai dit que vous devez entrer dans le Sushumna Nadi, ce en quoi vous devez devenir super entraîné.

Maintenant ces choses auxquelles vous êtes attaché, il vaut mieux vous en débarrasser. Cela, vous devez le faire marcher.

Grégoire : C’était le commandement pour le groupe. Et je devrais dire, un ordre pour moi-même.

Shri Mataji : Oui, tu fais aussi partie du groupe. Tu as raison. C’est à chacun de voir qu’il ne faudrait pas observer ce qui ne va pas chez les autres mais bien de voir ce qui ne va pas chez soi-même et le résoudre. Et cela aidera. C’est pour cela que vous êtes ici.

Supposons que vous ayez un examen. De fait vous ne pensez pas : « Ce garçon a commis cette erreur et je n’ai pas commis cette erreur. » Vous pensez : « J’ai commis cette erreur, je ferais mieux de m’en débarrasser, sinon je vais échouer à l’examen. » N’est-ce pas ?

Vous ne pensez pas : « L’autre garçon a agi de cette façon et j’aurais dû veiller à ce qu’il n’ait pas agi comme ça. » Baba, c’est toi qui dois réussir l’examen, pas lui ! C’est comme étudier pour un autre. (Shri Mataji rit.) Vous ne pouvez pas étudier pour l’autre garçon, il doit l’obtenir de lui-même. Pouvez-vous voir cette stupidité ?

C’est une habitude stupide. Penser à propos des autres est la chose la plus stupide.

Mais ce que vous pouvez faire, c’est voir l’autre d’une manière qui vous aiderait. Comme si un autre garçon étudiait très dur, voir comment il est si bon, comment il est le premier, ce qu’il fait pour être le premier.

Ainsi, l’attitude positive d’une personne à l’égard d’une autre personne l’aide lui, et non pas l’autre personne. Vous ne pouvez pas améliorer l’autre personne, quoi que vous fassiez !

Mais si vous avez ce genre d’idéal en vous, alors vous le faites, parce que l’autre le voit. C’est devenu correct pour vous. Mais devenez d’abord l’idéal !

Très bien.

C’est donc un très bon point que nous devrions voir, le fait que nous ne devrions pas observer les défauts des autres mais nos propres défauts, et d’essayer de passer par [inaudible : des tapas-?]. Et nous sommes venus ici pour faire ces tapas, pénitence, c’est une sorte de pénitence. Mais quelle pénitence de joie, quelle pénitence d’amour !

Comme Grégoire. Grégoire lui-même me l’a dit, cette fois c’était moins dur, parce que cette fois il devient beaucoup plus léger, c’est le pourquoi.

Grégoire : Jai Shri Mataji ! Pour moi, le grand enseignement de ce voyage… [inaudible].

Shri Mataji : Et [le niveau de] la collectivité descend. La collectivité s’abaisse, va un peu plus bas.

Après tout, je suis une personne seule.

Personne ne pourrait être avec Moi, Je suis absolument seule. Je n’ai pas de compagnon. Mais la seule chose c’est que vous sentez ce genre de flots [vibrations], vous sentez que vous êtes avec Moi. Sinon, vous êtes toujours avec Moi.

Ce corps est comme une bulle.

Grégoire : Mais c’est, je pense…[inaudible] sentir votre présence alors que vous n’êtes justement pas là… [inaudible]

Shri Mataji : Très bien.

Alors, que Dieu vous bénisse pour cela.

Mais une chose que J’aurai à dire demain, seulement aux Européens, c’est de comprendre que parfois, je l’ai remarqué, nous ne parlons pas très gentiment avec les Indiens. Nous pensons qu’ils sont nos serviteurs, parfois. J’ai dit : « Vous ne devriez pas mal vous comporter et blesser les gens en parlant comme ça. » Même s’ils se pressent pour venir à mes pieds, nous ne devrions pas utiliser ces mots. Eux, ils ne vous les disent jamais.

Je veux dire, vous vous comportez mal plusieurs fois, beaucoup de mauvaises choses, mais ce n’est pas de notre domaine de le dire. Vous devriez dire : « Aujourd’hui, ça m’aide. » Et le pire que nous utilisons ne devrait pas être tel. Ce sont des mots désobligeants [inaudible] de ce genre : « Dehors ! Arrête avec ça ! » Non. Mais soyez gentils et doux avec eux. Prenez votre temps. Patientez. Veuillez bien patienter.

Mais les gens n’utilisent même pas le terme : « S’il vous plaît ». Ils disent : « Ne vous comportez pas mal ».

Je l’ai entendu plusieurs fois de mes propres oreilles. Mais ce n’est pas une façon de leur parler. Ils sont aussi des saints et ils sont Miens – ils M’aiment et s’ils sont venus à mes pieds… Je sais qu’ils sont stupides parce qu’ils ne sont pas tellement organisés. Ils ne comprennent pas cela.

Pour eux, c’est leur plus grand enthousiasme. Ils veulent juste tomber à Mes pieds, vous voyez.

C’est aussi ce qui manque toujours en Occident, vous voyez, vous ne trouvez pas cette spontanéité avec eux. Pour cela, il faut être extrêmement doux avec eux. Vous devez comprendre qu’ils ne vous servent pas à cause de la servitude. Ce n’est pas de la servitude, mais cela vient de leur cœur. Ils vous aiment bien, ils aimeraient faire n’importe quoi pour vous. Même si vous leur dites : « Mes chaussures ne sont pas en ordre. » « Je vais les cirer. » Mais on pourrait penser que : « Oh, ça doit être pour essayer d’obtenir quelque chose de moi. » Non, ce n’est pas ça !

Vous êtes un invité et pour un invité dans ce pays, voyez-vous, nous avons toujours eu la théorie que les invités sont les dieux et c’est ainsi que nous avons eu les Anglais ici. Maintenant, ils sont ici depuis 300 ans. Ils sont venus comme invités et nous ont dominés.

À 46:45, FIN DE L’AUDIO.

300 ans, pouvez-vous imaginer ?

Alors voilà ce qu’il en est. Il faut donc apprendre ces choses à leur sujet, et ils ne se sentent pas blessés parce qu’ils ne comprennent pas la langue. Mais cependant vous ne leur rendez pas justice. Vous ne les voyez pas, vous ne les voyez nulle part. Avez-vous vu combien d’entre eux vivent ici ? Mais tout viendra. Demain, ils verront le mariage. Ils ne se vantent de rien, ils ne sont en rien comme les Occidentaux. Ils ne font rien de ce genre. (Shri Mataji imite de forts soupirs.)

Vous voyez, les Occidentaux doivent faire « ha, ha, ha » ou ils commencent à sauter comme ça. Comme Grégoire me l’a dit un jour, comme je l’ai dit à ma fille, ils étaient tous assis là, pour vingt-cinq d’entre eux devant sa maison à Hampstead, et j’ai dit à ma fille : « Ils ont tous eu leur dîner. » Elle a dit : « Très bien. » Ceci n’est pas possible en Occident. Si vous leur dites que : « Vous allez inviter des gens à dîner », ils sautent de haut en bas, de côté. Mais vous voyez, parce qu’ils [les Indiens] prennent cela selon leur style, alors ils ne pensent pas qu’il soit nécessaire de faire autant d’histoire.

Mais quand eux le font de cette façon, cela ne devrait pas être, voyez-vous, qu’ils soient, d’une certaine manière, traités comme s’ils étaient votre serviteur ou en aucune façon plus bas que vous, et cela vous aidera beaucoup, à apprendre beaucoup d’eux, parce que, si vous les traitez comme des gens inférieurs, ils n’en auront de toute façon rien gagné, rien. Ils n’en retirent pas grand-chose. Qu’est-ce qu’il va acheter ? Je peux vous l’assurer. Ils n’en retirent pas grand-chose. Parfois, bien sûr, je veux dire, je complète des choses pour eux. De l’argent et des choses comme ça ou de l’argent que vous m’avez donné, mais en tant que tel, ils ne reçoivent rien pour votre confort ou autre chose. Donc ce n’est pas le fait qu’ils y gagnent grand-chose.

S.S. Shri Mataji Nirmala Devi