Guru Puja, 1984

Grand Hotel Leysin (Leysin American Schools), Leysin (Switzerland)

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Guru Puja, Leysin (Switzerland), 14 July 1984.

English transcript verified IBP
Traduction française version 1/1/2014.

Je salue tous les Sahaja Yogis du monde.
C’est très encourageant de vous voir si nombreux ici pour le Guru Puja.

Vénérer son Guru en personne est considéré comme la bénédiction la plus grande. Mais dans Mon cas, il s’agit d’une combinaison particulière : Je suis à la fois votre Mère et votre Guru. Ainsi vous pouvez comprendre comment Shri Ganesha a vénéré Sa Mère. Vous avez tous été créés selon l’image de Shri Ganesha qui a vénéré Sa Mère et ensuite il devint l’Adi Guru, le Maître Primordial. Il est l’essence primordiale de la maîtrise.

Seule la mère peut transformer l’enfant en maître. Et la maternité de chaque Guru – qu’Il soit homme ou femme – peut seulement faire du disciple un maître.

Donc, vous devez tout d’abord devenir des prophètes et développer cette maternité en vous, alors ensuite vous pourrez donner naissance à d’autres prophètes.
Après la Réalisation, que devons-nous faire pour devenir un Guru ? Le terme même de Guru veut dire « gravité ». « Gravité » signifie quelqu’un de posé, qui est profond et magnétique.

Maintenant, comme vous l’avez appris, dans Sahaja Yoga cette Réalisation a lieu totalement sans effort. Ainsi, un Guru essaye normalement d’apprendre à ses disciples à ne pas faire d’efforts, ce qui s’appelle le Prayatna Shaithilya et veut dire : « le relâchement des efforts. » Sans rien faire, vous avez obtenu votre Prayatna Shaytilya, sinon la Kundalini ne se serait pas éveillée.
Ensuite la seconde étape est Vichara Shaithilya, la conscience sans pensée. Ceci également, vous l’avez obtenu sans rien faire.

Et la troisième étape est la complète négation de la pensée, Abhava, ainsi que la béatitude de la paix.

Donc chacun doit comprendre qu’il faut en passer par ces trois étapes.

Tout d’abord, quand vous avez obtenu votre Réalisation, tous ces trois événements surviennent spontanément à ce moment-là. Et lorsque vous élevez la Kundalini d’autrui, ces événements se manifestent également pour eux, spontanément.
Car vous également avez ce pouvoir d’éveiller la Kundalini des autres et de l’établir en eux.

Mais nous devons comprendre pourquoi les choses doivent se dérouler de cette manière, pourquoi cette condition de Vichara Shaithilya est nécessaire. Parce que la projection mentale est toujours artificielle, ce n’est pas la Réalité.
La pensée se présente toujours comme un rideau entre vous et la Réalité. Et lorsque vous faites des efforts, vous allez à l’encontre de votre devenir.

Par exemple, si Je dois vous guérir, Je mets simplement Ma main, et vous êtes guéris ! Aucun effort car Je ‘suis’ cela. Vous avez votre Réalisation car Je ‘suis’ cela. Je ne fais aucun effort, Je n’y pense pas, Je ‘suis’ cela. Il suffit d’un regard et cela peut être accompli. Vous dirigez simplement votre attention sur la personne et cela peut se produire. Selon votre moindre désir, cela peut être fait car vous ‘êtes’ cela ! Vous pouvez le manier de la manière qui vous convient.

Vous pouvez prendre l’exemple de l’or : il ne peut pas être terni. Il n’a pas besoin d’y penser ni de s’y efforcer, ‘il l’est’. Donc pour ‘être’, pour ‘être’ on n’a pas besoin de faire d’effort. Car produire un effort signifie qu’on n’est pas encore cela.
Si vous regardez le soleil, il brille. Il n’a pas besoin de s’y efforcer, il brille. Ainsi, pour être cela, si vous faites un effort, ça signifie que vous êtes dans le domaine de la tentative, de l’artificiel. Les fleurs sont belles. Elles n’ont donc nul besoin de s’embellir elles-mêmes. Et c’est ce que chacun doit comprendre : si, de façon innée, vous ‘êtes’ cela, si vous l’êtes déjà devenu, alors quel est le besoin d’y apporter un effort ?
Mais quand Je dis cela, vous voyez, les gens croient alors qu’ils doivent être léthargiques, qu’ils n’ont besoin de rien faire, qu’ils deviennent un Guru sans rien faire. C’est pourquoi J’ai d’abord dit que vous devez passer par des étapes.

La première étape est celle de Shri Ganesha, comment Il S’abandonne à la Shakti, à la Mère. C’est le commencement. Si vous ne pouvez pas vous abandonner, ce terme ne veut pas dire que vous ne faites rien mais s’abandonner signifie « vénérer ». Il s’agit du respect pour celui qui est plus élevé, de l’obéissance au plus élevé et non pas discuter ou réagir, mais accepter, absorber, de la même façon qu’un enfant absorbe le lait maternel, sans questionner ni raisonner. C’est pourquoi le Christ a dit : « Vous devez devenir comme des enfants ». Car si vous questionnez, alors vous n’êtes plus un enfant.
Donc vous devez en premier développer cette étape de devenir comme un enfant, mais comme un enfant réalisé, qui doit avoir de la gravité. Si vous pouvez développer cet état d’enfant d’abord, alors tout se déroulera correctement parce que la maternité ne peut se mettre en place tant qu’on ne commence pas par le tout début. Et la gravité signifie la maturité et non la superficialité.

Maintenant la qualité de Shri Ganesha est, comme vous le savez, qu’Il a Viveka, le discernement. Il ‘a’ du discernement ce qui veut dire qu’Il ‘est’ le discernement. Donc essayez d’accroître votre pouvoir de discernement de façon que Shri Ganesha vous donne la sagesse, Subuddhi. Voilà pourquoi vous devez dépendre de Shri Ganesha.

C’est à ce point que vous devez renier tout effort. Par exemple, quels que soient les efforts [que vous voudrez faire contre tout ce qui est] anti-Ganesha ou contre l’innocence, ils devront être abandonnés. La négation de l’effort doit être atteinte en abandonnant tout ce qui est effort, c’est à dire [qu’il faudra alors faire] un effort de négation. Donc, au début, vous ne serez pas « sans effort » car vous devrez faire un effort pour cela [pour y arriver sans effort].

Le Christ a dit : « Tu n’auras pas les yeux adultères ». Alors comment allez-vous rendre son innocence à votre regard ? Dans Sahaja Yoga, la méthode est d’essayer de détourner les yeux de cet effort qui les rend adultères. Par exemple, nous essayons de tourner l’attention, de diriger le regard vers la Terre Mère, sur l’herbe, les arbres.
Par conséquent éviter l’effort constitue en soi un effort. Ainsi tous les nouveaux doivent comprendre qu’il faut accomplir toutes sortes d’efforts pour arrêter l’effort.
Par exemple certains sont habitués à une vie très confortable. Il se peut qu’ils parlent de renonciation mais ils ne veulent en aucun cas se débarrasser de leur confort. Ces personnes-là devraient essayer de se débarrasser de cette habitude du confort, dormir sur le sol, sur la Terre Mère ! Certains ont une attention qui s’éparpille tout le temps, qui ne peut se fixer. Alors fixez votre attention ! Peu à peu, vous vous apercevrez du progrès de votre discipline.
Ainsi l’effort auquel vous vous adonnez est très important au début de Sahaja Yoga.

Une autre chose, très commune en Occident, est la dureté du langage, les sarcasmes qui blessent autrui. C’est une violence très subtile. Ou bien, si on est vraiment insensible, on peut également commencer à s’exprimer avec l’ego : « Moi je, moi je, moi je. » De telles personnes devraient faire un effort pour arrêter tout à fait de parler. Ne parlez juste pas !
Observez votre mental : s’apprête-t-il à exprimer un sarcasme, une absurdité ! S’observer constitue aussi un effort.

La germination de la graine est facile, mais on doit ensuite s’efforcer de s’occuper de la jeune pousse [en nous]. A sa maturité, elle saura s’occuper d’elle-même.

Tout d’abord l’effort devrait être de vous prémunir contre votre mental que vous avez forgé en vous-même au travers de votre ego ou de votre super ego et qui se dirige dans la mauvaise direction d’effort.

Mais faites parfois attention, vous devez avoir du discernement. Et le meilleur moyen d’avoir du discernement est de rester centré. Ne vous laissez jamais aller aux extrêmes !

Par exemple certains adorent la musique ou la poésie, et ils ne vont faire que ça. Ces activités ne sont pas mauvaises en elles mêmes mais vos réalisations dans ces domaines doivent être ramenées au niveau collectif et être partagées. Et vous vous réjouirez aussi des découvertes des autres.

Par exemple, si une personne est très cultivée mais sèche, alors elle devra s’efforcer de devenir aimable. Essayez ainsi de neutraliser votre nature extrême en venant au centre. Et la meilleure manière, c’est de se dire : « J’aime tout. L’état dans lequel Vous me placez, me satisfait ».
Vous pouvez utiliser le pouvoir de l’autosuggestion en vous disant : « Je suis la paix. Je suis la satisfaction. Je suis la dignité ». Essayez de vous imposer l’artificialité de ces vertus et rectitude. Après quoi vous pourrez vous demander : « Si je suis une personne digne, comment puis-je agir ainsi ? » Posez-vous la question, vous vous jugerez ainsi vous-mêmes.
Par exemple, si un avare vous dit : « Il faut être généreux », on peut dire de lui qu’il est hypocrite. Mais si l’avare se remet lui-même en question, alors il n’est plus hypocrite. Donc, si vous utilisez toutes ces valeurs soi-disant artificielles sur vous-même, que vous les prenez comme but, et que vous essayez d’atteindre ce but par votre ‘propre’ effort, alors vous devenez cela.

Automatiquement vous tournerez votre critique vers vous-même et non plus vers les autres, et vous saurez ce qui ne va pas avec vous. En effet, à quoi bon savoir ce qui ne va pas chez les autres ? C’est comme si l’Angleterre essayait d’arranger les affaires de l’Inde, ou vice-versa.

Mais là encore, le cerveau humain trouve des échappatoires. Lorsqu’il décide de s’auto critiquer, il trouve un recours qui s’appelle le Vishuddhi gauche et s’y installe. Plus vous êtes rusés, plus vous êtes malins, pire est le Vishuddhi gauche. Alors vous y stockez toutes sortes de choses en les installant bien pour y stagner, pour y attirer toutes sortes de saletés et les placer ainsi joliment en vous. C’est comme une mauvaise maîtresse de maison qui balaie toute la saleté dans la maison et l’accumule dans une pièce qu’elle referme à clé en se disant qu’elle a été très efficace.

Vous devez faire face à vous-même, vous corriger et vous occuper de cela. C’est ainsi que vous deviendrez puissants. Car si votre propre mécanique est hors d’usage, à quoi cela sert-il d’améliorer celle des autres ? Et quand votre mécanique est hors d’usage, vous la mettez sous clé, l’enfermez et vous dites que tout va bien. Ou bien vous blâmez quelqu’un d’autre pour telle ou telle raison, vous blâmez n’importe qui d’autre sauf vous. Dieu merci, aujourd’hui dans Sahaja Yoga, vous avez tous obtenu votre Réalisation et Je n’ai donc pas à faire tout ce nettoyage, vous pouvez le faire vous-mêmes.
Alors pour résumer, vous devenez d’abord votre propre Guru. Vous essayez de vous corriger vous-mêmes, vous devenez votre propre témoin et vous vous dites : « Alors mon vieux, comment ça va, aujourd’hui ? »

Mais dans Sahaja Yoga, certains acquièrent soudainement un gros ego insensé et se prennent pour de grandes choses, de grands Gurus, Avadhutas. Et si on les interroge, ils disent : « Mère, je vous aime beaucoup ». Ils croient ainsi que s’ils M’aiment, il est de Mon devoir de les garder propres ! Ce n’est pas là l’attitude d’un Guru ! Le propre d’un Guru, c’est de se purifier soi-même et de purifier les autres, et d’en offrir le résultat à la Déité.
Jusqu’à ce que vous deveniez tous des Gurus, Je suis votre Guru. Mais lorsque vous devenez un Guru, alors Je suis votre Déité.

Il en fut ainsi pour tous les Gurus. Prenez l’exemple de Mohammed Sahib [Mahomet], il a parlé d’Allah Hou Akbar, du Saint-Esprit, de la Résurrection car Il était un Guru, et tout ce qu’Il avait à dire, Il l’a dit avec une confiance absolue en désignant le point vers lequel Son regard se dirigeait ou d’où Il obtenait Ses références. De même Moise. Le Christ aussi, qui utilisait Ses deux doigts pour désigner son Père.
Donc, au début, jusqu’à ce que vous deveniez votre propre maître, vous devez faire un effort. Puis, graduellement, vous pourrez atteindre l’état « sans effort ». Cet état n’a pas besoin d’être certifié mais vous pouvez le vérifier par vous-mêmes : en présence d’une personne qui a du discernement, les autres acquièrent du discernement. En présence d’une personne honnête, les autres deviennent honnêtes. On dit en Sanskrit : « Yatha Raja, Tatha Praja », « tel roi, tels sujets ». Quand vous êtes le Guru, vous êtes l’exemple. Vous devez être l’exemple.

Maintenant J’ai constaté que ceux qui sont des gurus, qui s’auto proclament gurus dans différents domaines et différents genres de vie, comme des professeurs ou vous pouvez dire des enseignants, pas des gurus dans le domaine spirituel, eux aussi, lorsqu’ils essayent de suivre un style de vie banal – pas du tout exceptionnel – alors leurs disciples perdent foi en eux.
De même pour les leaders politiques. Supposez qu’un leader politique ait une vie licencieuse, des faiblesses, alors ses supporters n’auront pas de respect pour lui. Ces gens-là aussi doivent donc avoir du caractère et un système de valeur personnel.

Que dire alors des guides spirituels ? Ils doivent être des gens excellents ! Ils ne devraient pas mener une double vie, l’une extérieure et l’autre intérieure. Quand le dehors et le dedans ne font plus qu’un, alors on est [dans l’état] « sans effort », et c’est ce que l’on doit atteindre. Et cette conjonction de l’intérieur et de l’extérieur, c’est par l’intérieur que vous pouvez l’obtenir. Pour cela, vous ne pouvez intégrer le dehors à l’intérieur mais c’est l’intérieur qui doit s’exprimer au-dehors. Ceci est alors le début de l’Antar Yoga, le yoga intérieur.
Au second stade, vous devez devenir sans pensée. C’est très important en Occident où l’on vit dans le processus mental, sans autres problèmes de nature matérielle par ailleurs.

Par exemple on vous éduque de telle manière que vous avez peur de la loi, que vous êtes très tatillons sur la propreté de vos tapis, tout est propre, même les moindres recoins. Vous êtes très à cheval sur la propreté des choses matérielles.
Mais, quand vous essayez de vous adapter, vous adaptez l’intérieur. A l’extérieur vous êtes très bien élevés mais à l’intérieur vos pensées ne sont pas propres, vos comportements ne sont pas propres, vos yeux ne sont pas propres. Il y a du poison à l’intérieur et on aime exprimer ce poison parfois sous forme de sarcasme, ou cela se manifeste par des actes sinistres d’agression sur d’autres pays. Il se peut bien qu’on soit en train de planifier la destruction totale du monde et on ne pense pas mal faire car on fait tout cela au nom d’une idéologie, d’une pensée pour laquelle on se bat !

Aussi longtemps qu’existent une idéologie, une construction mentale, une sorte de discours sublime, alors on est prêt à faire n’importe quoi ! C’est une saleté très sophistiquée.
C’est comme les gens qui ne se lavent pas et qui s’aspergent de parfum. C’est l’intérieur qui doit être propre. C’est pourquoi le premier effort à faire est d’avoir de bonnes pensées. Observez votre mental. Comment pense-t-il vis-à-vis des autres ? Le racisme est une maladie du même ordre. J’ai vu des gens très bien placés, sophistiqués, très bien habillés, faire des remarques lorsqu’ils voient des gens venant d’un pays en voie de développement, des gens d’une autre couleur qu’eux. Et même certains Sahaja Yogis, Je l’ai vu, se comportent ainsi. Je dis cela pour les Sahaja Yogis, pas pour les autres. Soudain, cette putréfaction que vous avez en vous, vous la ranimez. Vous avez donc le mental sale, rempli de concupiscence, cupidité, colère et jalousie.
C’est pourquoi nous devons faire très, très attention. Ceux qui sont devenus sophistiqués, leurs faiblesses aussi le sont devenues. C’est pour cela que la jalousie est une maladie commune.
C’est comme l’autre jour, J’ai demandé à quelqu’un : « Pourquoi ce père est-il en colère contre son fils et contre son propre frère ? » Et la réponse fut : « Parce que son frère s’occupe de son fils à Londres ». Je veux dire que, normalement, on devrait être reconnaissant si quelqu’un s’occupe de notre enfant durant notre absence. Mais le père était jaloux par possessivité. La possessivité vient de l’insécurité et notre insécurité vient du fait que nous poussons autrui à l’insécurité.
Il y a beaucoup de causes à l’insécurité mais l’une d’elles provient de ce que nous sommes laids et que nous voyons cette laideur chez les autres. Maintenant, pour faire disparaître cette saleté intérieure, vous devez fournir beaucoup plus d’efforts que pour la saleté extérieure. Et cette saleté intérieure, vous pouvez l’observer et la voir en vous-mêmes.
Certains essaient de dominer les autres simplement pour le plaisir de dominer. Mais faites attention, vous êtes-vous tout d’abord suffisamment dominés vous-mêmes ? Vous êtes-vous assez maîtrisés vous-mêmes ? Etes-vous votre propre maître ou bien y a t’il encore un manque dans ce domaine ?

Ceux qui ne se sont pas maîtrisés eux-mêmes veulent maîtriser les autres. Mais celui qui est son propre maître, n’éprouve pas le besoin de dominer quelqu’un d’autre. Il ‘devient’ le maître. Il n’a pas à s’y efforcer, il ‘est’ le maître. Et il a tant de trucs qui lui permettent d’avoir la maîtrise, tant de choses qui lui permettent de corriger. Il se peut qu’il ne dise rien ou qu’il ne fasse rien mais il arrive à ses fins. Chacun reçoit une leçon sans qu’il ne fasse rien pour cela. Mais ils savent qu’il y a là un maître des maîtres.

Peut-être cette personne aura-t-elle un aspect modeste, simple, innocent, mais ceci est Mahamaya, ceci est l’Illusion. Ainsi la personne qui ‘est’ ce pouvoir ne veut pas le montrer à l’extérieur. Au contraire, cela s’exprime d’une telle manière que les gens le savent. Je veux dire que la façon dont cela se passe dans la vie, vous permet de comprendre que vous n’avez nul besoin d’en remontrer. Une telle personne connaît toutes choses ! Lorsqu’il y a quelqu’un comme ça, essayez de le suivre !
Donc, à la troisième étape, l’effort devrait être de suivre votre Guru qui est un Satguru. Et celui-ci devient le schéma auquel il faut se conformer.
Ici aussi les Sahaja Yogis peuvent être très superficiels. Un Sahaja Yogi portait son châle d’une certaine manière et Je lui ai envoyé d’autres Sahaja Yogis afin qu’il essaie de les aider, qu’il soit leur Guru, et ils commencèrent tous à l’imiter dans sa manière d’enrouler son châle ! Ce n’est pas l’extérieur que vous devez imiter, mais l’intérieur ! Ainsi, quand vous devenez le Guru, ‘devenez’ le Guru, ‘vous devenez’. C’est une méthode si simple, de simplement devenir.

Maintenant, si vous faites face à vous-mêmes, vous saurez qu’il y a encore quelques étapes à franchir pour ‘devenir’. Même maintenant, alors que Je M’adresse à vous, vous pensez aux autres : « Ah oui, Mère parle de Untel » et vous ne pensez pas à vous-mêmes.

C’est ainsi que vous devez aller à l’intérieur, absorber de votre Guru, et que vous devez vous voir vous-mêmes.

C’est très important si vous devez devenir les prophètes qui rendront les autres prophètes.

Maintenant l’étape plus élevée est que votre Guru devient une Déité.

Quand on dit : « Guru Brahma, Guru Vishnu, Guru Devo Maheswara », ils en sont arrivés jusquà ce point, mais personne ne dit que le Guru est la Devi. Vous pouvez avoir une étape plus élevée que Brahma, Vishnu, Mahesha [Shiva] car l’état du Guru, c’est quand vous avez l’innocence de ces trois Brahma, Mahesha et Vishnu, quand vous avez leur pouvoir d’innocence. Mais ensuite on dit finalement : « Guru Sakshat Parabrahma » et Parabrahma est le pouvoir de la Mère qui coule à travers vous.

Ainsi vous devenez l’instrument de ce Parabrahma. Mais comment ? Non seulement en devenant vous-mêmes mais maintenant en devenant le réflecteur de votre Déité, pour vous développer vous-mêmes dans ce réflecteur, de l’état du Guru à cet état [de réflecteur de la Déité]. A ce stade, vous commencez à contrôler tous les éléments. C’est pour cela que toutes ces Incarnations de l’Adi Guru pouvaient contrôler tous les éléments. Brahmadeva Se manifeste absolument à travers eux.

Ainsi le Guru Primordial qui est Shri Ganesha, est manifesté à travers le Principe de Ganesha présent en Brahma, Vishnu et Shiva. Puis Il Se manifeste en tant que Brahmadeva avec quatre têtes : trois de Brahma, Vishnu et Mahesha, et la quatrième de Shri Ganesha. Et Brahmadeva devient le symbole du Guru, et comme vous le savez, Shri Ganesha est Chatvari, tétravalent, Il est toujours quatre en manifestation : les quatre visages de Brahmadeva. Et lorsque vous devenez Brahmadeva, à cette étape vous contrôlez tous les éléments.
Aujourd’hui J’ai essayé de vous expliquer les différents stades de Gurupada, le statut du Guru.

Chacun devrait comprendre que, quoi que nous soyons aujourd’hui, nous sommes extrêmement bénis et nous avons beaucoup de chance qu’en ce court laps de temps, vous soyez partis du néant dans la boue pour devenir des lotus !

Le lotus va attirer beaucoup d’insectes avec son nectar, Madhukar comme ils l’appellent, et il va les transformer en lotus. Ainsi ceux qui vont choisir ce madhu, ce nectar, ce miel, quand ils le reçoivent, deviennent eux-mêmes des lotus. Et toute la surface nauséabonde de l’étang est recouverte de ces fleurs de lotus.

Et un lotus qui est un Guru, croît plus haut, puis il est donné à la Déesse qui vient résider sur lui. Elle réside au cœur de la corolle, cette splendide corolle que le lotus a créée. Mais pour la porter sur votre cœur, vous devez avoir un cœur.

Il y a tant de qualités du Guru dont Je vous ai parlé ! Les meilleures qualités, les douze qualités de tous les côtés devraient être totalement manifestées chez un Guru.

Et Celui qui possède toutes ces qualités est Shri Shiva. C’est ainsi que l’essence de Shiva, venant de Brahma, Vishnu et Mahesha, les qualités de Mahesha doivent rayonner à travers vous.

Les qualités du Dharma de Vishnu: en premier vous devez vous efforcer d’être dharmiques, d’être équilibrés. Alors vous grandissez. Ensuite vous devenez un avec le Virata et alors vous pouvez donner le Dharma aux autres.
Vous devez savoir que cela vous arrive étape par étape et que vous ne devenez pas hypocrites mais vrais, et que la Réalité se manifeste par Son propre état « d’être ». C’est ainsi que vous ‘devenez’.

Donc comprenez la Réalité en vous, faites-y face, résolvez-la. Mais souvent J’ai vu que, lorsque Je M’adresse à quelqu’un, « Non, Mère, je ne suis pas comme ça, je n’ai rien dit de tel, c’est faux. » Il se peut que de telles personnes s’assoient au premier rang ou s’exhibent ou n’importe, mais ce n’est pas important. L’important, c’est à quel point vous vous connaissez vous-même, c’est la Réalisation du Soi. Une fois que vous développez cela, alors vous connaissez autrui de façon réelle et non pas artificielle. Alors la Joie est complète. Par exemple, une abeille n’ira jamais se poser sur une fleur artificielle ! Les êtres humains doivent devenir comme les abeilles. Le Guru n’a pas besoin de dire qu’il est le Guru.
Aujourd’hui Je vous bénis. J’ai achevé les douze années du Guru et vous devriez vraiment assumer les pouvoirs de Shiva en vous.

Moi-même, c’est-à-dire Mon corps, Mon mental, Mon cœur, toute chose, Je n’ai épargné aucun effort pour M’impliquer totalement dans cette purification, cette création, ce devenir de vous tous. Maintenant Je vous le demande : s’il vous plaît ne gâchez pas Mes efforts ! Faites face à vous-mêmes, aidez-vous vous-mêmes, essayez de vous élever de plus en plus haut pour devenir votre Soi.
Quand vous devenez le Soi, vous devenez le Guru. Et une fois que vous êtes le Guru, vous devenez Brahmadeva, Mahesha et Vishnu. Tout d’abord vous avez été créés à l’image de Shri Ganesha, puis de Brahma, Vishnu, Mahesha.

Mais cela dépend beaucoup de votre détermination et, avant tout, de votre honnêteté et de votre sincérité. J’espère que Shri Ganesha vous donnera la sagesse de comprendre que la Shakti vous donnera le pouvoir de travailler dur et que Shiva vous donnera la Joie. Sadashiva vous donnera la Joie de façon à ce que vous arriviez à vous établir.
Que Dieu vous bénisse !