Discours sur l’éducation des enfants

(Australia)

Discours sur l’éducation des enfants, ashram de Perth, Australie, 2 mars 1985

Shri Mataji: Lui ?

Il doit être fatigué, le pauvre! vous voyez, il est resté avec Moi tellement longtemps! Moi ça va car Je sais comment gérer, mais pour lui c’est un vrai marathon.

Shri Mataji: Le (inaudible) est à la maison.

(Shri Mataji rit)

Certains, Je les ai achetés pour les Sahaja Yogis d’ici, en verre, très beaux et pas très chers. Parce qu’ils aiment toutes ces choses, les verres, et J’ai acheté des tasses et des sous-tasses, ils les ont vraiment bien aimés.

Car vraiment, nous ne sommes pas très bons pour la vaisselle et c’est très cher, du moins ce qui est très beau. Vous voyez, la plupart est exporté en Russie, si bien que nous n’avons pas de ces choses de bonne qualité pour les gens ordinaires. Seuls les plus riches peuvent se les acheter. Par exemple un beau service à thé ici coûterait pas moins de cinquante livres, ou soixante. Disons que quoi que vous leur donniez c’est si beau pour eux, ils l’apprécient, ce service incassable que vous avez acheté. Cela venait de la France.

J’ai acheté les saris et autres choses là-bas et aussi ces tasses et sous-tasses pour qu’on les leur donne. Ce sont les choses qu’ils apprécient le plus. Et ils ont toutes ces tasses et sous-tasses toutes intactes et parfois, ils les utilisent seulement pour Moi. Je leur avais dit : « Cela avait été donné pour vous, mais pourtant vous les utilisez seulement pour Moi-même ? »

(Shri Mataji rit)

Pour eux, cela a parfois plus de valeur que même l’argenterie.

Un Sahaja Yogini : Ils ont tellement de … (pas clair)

Shri Mataji: De l’argenterie, ils en ont pas mal, c’est assez bon marché, et également dans chaque famille, ils ont de l’argenterie. Alors pour eux, l’argenterie n’est pas si formidable.

Et importer quoi que ce soit est si compliqué que quand des étrangers arrivent, les douanes sont extrêmement tolérantes.

(Shri Mataji rit) Vous n’avez pas à vous en faire, vous entrez tout simplement.

Or, l’une de Mes préoccupations concerne les enfants, ici, qui sont très jeunes et Je pense que les enfants de ce pays, ou de n’importe lequel des pays occidentaux, on doit s’en occuper correctement, de manière appropriée. J’ai déjà fait quelques remarques et Je crois que cela a circulé depuis Londres. J’espère que vous avez ces notes que Louise a prises.

Mais une chose sur laquelle vous devez insister, c’est le massage du corps, ce qui est important jusqu’à environ cinq ans. Chaque jour, l’enfant doit être correctement massé, le corps doit être massé, et alors ils deviennent des enfants tout calmes.

Deuxièmement, Je trouve que cette partie de la tête, si elle n’est pas recouverte correctement par de l’huile, les enfants ont des problèmes. Donc, ce que vous devez faire, c’est mettre de l’huile sur cette partie de l’os de la fontanelle, pas mal d’huile sur les côtés aussi, tous les jours, et la masser vers l’extérieur comme cela. Et si vous voulez, vous pouvez laver les cheveux, mais vous n’y êtes pas obligés. Mais vous pouvez aussi laver les cheveux avec un shampoing ou quelque chose qui n’est pas très – Je veux dire, avec quelque chose de très doux. Vous pourriez prendre un shampoing pour bébé ou autre. Mais le mieux, c’est de mettre de l’huile. C’est important. Huiler les enfants, c’est mieux quand ils sont jeunes. Et si vous les huilez correctement, vous serez surpris de voir que ce seront des enfants très calmes et qui ne vous poseront pas de problèmes.

Vous avez vu les enfants indiens? Vous n’avez jamais ce sentiment. S’ils assistent à un programme, ils M’écoutent. Je ne sais pas ce qu’ils comprennent, mais ils restent si calmes, totalement, et très attentifs. Je ne sais pas jusqu’à quel point ils comprennent, mais ils ressentent les vibrations Je pense. Il est donc important que vous les massiez.

Et concernant les heures du coucher, Je pense, qu’il faut les faire dormir plutôt très tôt. Donc, s’ils s’endorment très tôt, vous devez les faire lever tôt aussi. Sinon, cela ne sert à rien, ils dormiront trop longtemps. Et puis s’ils ne s’endorment pas tôt, par la suite, ils se lèveront aussi très tard. Donc le mieux est de les faire s’endormir, disons vers 10 heures si ils dorment, ou même 9 heures pour dormir, ils ne devraient pas dormir plus de 10 heures et on devrait les réveiller après cela. S’ils dorment, disons jusqu’à 7h30, alors 10 heures doivent être suffisantes.

Sahaja Yogini : c’est vrai.

Shri Mataji : A cette heure-là, ils ne se lèveront pas. Donc, couchez-les disons à 8 heures et réveillez-les à 6 heures, c’est une bonne idée. Si vous faites cela, alors ils seront très sages et le problème sera bien mieux résolu.

Sahaja Yogini : (inaudible)

Shri Mataji : Hum ?

Sahaja Yogini : Jusqu’à quel âge est-ce bien ?

Shri Mataji : Je pense jusqu’à ce qu’ils aient environ douze ans. Jusqu’à l’âge de douze ans, voyez-vous, l’os sternum fabrique toujours les anticorps et c’est important à cet âge de leur donner tout ce sentiment de sécurité dont ils ont besoin et tout l’amour qu’ils désirent. Par contre, s’ils font quelque chose de mal, vous devez leur dire que c’est mal.

Vous devez l’assumer. Vous devez assumer, leur dire: « Ce n’est pas bien. Tu ne devrais pas faire ça, pas ça. ». Ainsi les enfants deviendront, voyez-vous, obéissants et comprendront ce qu’ils doivent faire.

Parce que si vous leur permettez de faire ce qu’ils veulent, ils n’auront aucun sens de l’obéissance. Quoi qu’il en soit, nous ne devrions pas permettre aux enfants de faire ce qu’ils veulent, c’est une idée fausse que vous avez.

Jusqu’à douze ans, ils doivent être correctement élevés, pas trop d’amour, pas trop de ces choses pour lesquelles ils peuvent croire qu’elles sont toujours acquises. Mais l’amour signifie s’occuper d‘eux, les masser, pourvoir à leur entretien. Je veux dire avec bienveillance et aussi les garder avec vous. Ils peuvent dormir avec vous, tout ça est correct. Mais trop d’amour signifie, voyez-vous, en quelque sorte « gâter », les gâter: ils veulent faire ce qu’ils veulent, ils veulent se lever quand ils en ont envie, ils veulent tout abimer. Ils ne devraient pas y être autorisés. Et ensuite ils seront gentils. Car, quelle est la différence entre les enfants indiens et les enfants occidentaux? C’est que les enfants indiens sont extrêmement constructifs et que les enfants occidentaux sont destructeurs, très souvent.

J’en ai fait l’expérience maintenant. Voyez, mes petits-enfants venaient chez moi et, Je veux dire, Je n’ai pas besoin de le leur dire. Un jour, la plus jeune a fait tomber quelque chose sur le tapis et elle s’est occupée de le nettoyer. Je veux dire qu’elle n’aurait pas abandonné. Elle a dit: « Je dois le nettoyer, pourquoi est-ce que je l’ai sali? » Vous voyez, elle l’a fait elle-même. Et s’ils voient quelque chose de désordonné, ils vont le ranger, s’ils voient quelque chose qui est déplacé, ils le remettront à sa place, ils savent où sont les choses.

Voilà une façon constructive de voir les choses. Vous voyez, quand les invités sont là, ils courront d’un endroit à l’autre, pour aller chercher les choses et essayer de leur ouvrir la porte, mais pas pour ouvrir la porte de l’ascenseur ou pour aller toucher aux prises électriques, non, pas ça. Ils pensent à la bonne chose à faire, peut-être, sans doute que grâce aux massages et au reste, leurs nerfs sont très calmes et ils comprennent. Et ils restent très sages.

C’est une chose qu’il faut apprendre à propos des enfants, vous devez les servir, vraiment, quand ils sont jeunes, il faut les servir, faire attention à eux. Mais ils ne devraient pas exploiter cela.

Par exemple, ton enfant, tu t’en souviens? Quand vous avez voyagé ensemble avec Moi dans le train, J’ai trouvé qu’il était très exigeant. Tu devais tout le temps lui parler, lui raconter des histoires, faire ceci, cela. J’ai donné ce conseil: « Ne fais pas ça, tu donnes trop d’attention à l’enfant, tu en fais trop, c’est pourquoi il demande tout le temps ton attention. Maintenant, il doit savoir qu’il doit jouer tout seul, il doit rester avec lui-même, et après il va s’améliorer. »

Autrement, c’était, Je veux dire, la pauvre, elle ne savait pas quoi faire, elle essayait de lui plaire tout le temps, histoire de voir que l’enfant était heureux et ne dérangeait pas. Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut faire: taisez-vous, tout simplement. Première chose, arrêtez de parler.

Et les questions aussi, les enfants ne devraient pas être autorisés à poser des questions comme: «Pourquoi? » C’est très courant ici de demander « pourquoi ». Poser des questions tout le temps, ce n’est pas une bonne manière, parce que c’est tout faux, parce que cela leur donne un très gros ego.

Dès leur plus jeune âge, qu’est-ce qu’ils ont à demander avec leurs « Pourquoi »? Pourquoi veulent-ils tout savoir? Peu à peu, tout le monde sait tout. Par exemple, vous marchez dans la rue, ils vous demanderont: « Qu’est-ce que c’est? », « Qu’est-ce que c’est? », « Qu’est-ce que c’est? ». Il n’est pas nécessaire de tout leur dire. Il n’est pas nécessaire de leur dire tout ce qui se passe dans la rue. Quand ils seront grands, ils sauront. Mais ils veulent savoir et ils développent comme une sorte de roublardise, un tempérament roublard. Mais, de vous-même, vous devriez leur dire: « ça, c’est tel arbre, et ça c’est telle chose. » Même quand ils auront grandi, vous devrez leur apprendre.  Mais pourquoi leur parler de toutes ces choses-là dans leur petite enfance? Ils les oublieront.

Donc, trop de connaissances à leur mettre en tête, leur « bourrer le crâne », ce n’est pas nécessaire. Les enfants ne devraient pas être poussés à avoir trop de connaissances. Parce que si vous mettez trop de connaissances dans leur tête, cela les rendra confus aussi, et alors ils auront des difficultés. Alors, laissez-les comme ils sont, dites-leur juste ce qui est nécessaire.

A un âge très jeune, J’ai le sentiment qu’en Occident, on leur donne trop de connaissances inutiles. Pas vraiment besoin de savoir quel est le nom de cette herbe qu’il voit, comment elle s’appelle, Je veux dire, ils ne vont pas devenir des jardiniers.

Laissez-les progressivement développer leur bon sens. Mais vous pouvez leur enseigner l’esthétique en disant: « Ceci est joli, cela est bien. »

S’ils disent: « J’aime ça », « Non, j’aime pas ça », ce n’est pas bien, il faut dire: « J’aimerais». Vous voyez, ils doivent apprendre à ne pas dire: « J’aime ci, j’aime ça. »

De même, le matin, vous leur donnez trop de choix: « Qu’est-ce que tu veux? » Pas du tout! Ce qui est bon pour un enfant devrait être mangé par tous les enfants. « Qu’est-ce que tu vas prendre? » Alors ils diront: « Je vais prendre du riz. » Un autre dira: « Non, pas du riz ». Quelle est la différence? C’est la même chose. « Je vais prendre du popcorn, je vais prendre ceci ou cela. » Tout cela développe leur ego.

C’est ainsi que les gens deviennent si vaniteux, ou devrais-Je dire, centrés sur l’ego. Soudain, ils montent sur leurs grands chevaux, vous savez. Quoi que vous fassiez pour eux, si vous êtes gentils avec eux, ils montent sur leurs grands chevaux. Ils deviennent soudainement tellement- Je veux dire, vous ne pouvez plus les comprendre.

C’est-à-dire, quand on est aimable envers quelqu’un, il devient reconnaissant et pense qu’il a été gentil. Au lieu de cela, il pense: « Oh! Je dois être le Seigneur du monde!». Cela arrive. La raison, c’est que dès leur plus tendre enfance, ils ne peuvent pas se contenter de ce qu’ils sont vraiment. Pourquoi devraient-ils avoir des choix à faire? Le matin, ils devraient prendre ce qui a été préparé. Pourquoi devraient-ils avoir un choix à faire? Et avoir le choix, c’est quelque chose qui vous mène à l’ego….

Il se trouve qu’aux Etats-Unis, comme Je vous l’ai dit, chaque carreau de faïence est différent, tout va bien, pas de problème. Mais: « j’aime bien », et puis une autre personne n’achètera pas la maison, car « je n’aime pas les carreaux de faïence ». Ce « j’aime beaucoup » ou « je n’aime pas » …

Justement, comme hier, le monsieur a dit que si quelqu’un ne la voulait pas, comme si c’était d’avoir un Dieu personnel, disons que s’il ne la veut pas, qu’il aille au diable, c’est tout ce qu’on peut lui répondre (Shri Mataji rit).

Voyez-vous, vous ne pouvez pas dire: ”J’aime ça” ou « J’aime un Dieu comme ça » ou « je voudrais que Dieu se pende à l’arbre ». Est-ce que ça va fonctionner selon les goûts d’une personne? Et c’est comme cela qu’une personne devient absolument arbitraire et hors norme. Ainsi c’est ce que l’on doit apprendre aux enfants, ce « j’aime » n’est pas permis.

“Je déteste” est un très vilain mot, les enfants ne devraient jamais apprendre un tel vilain mot comme « je déteste ». Il serait bien que notre langage soit beau, nous sommes tous des Sahaja Yogis. Nous devons utiliser un très beau langage et ne devons pas nous mettre en colère. Nous devons avoir un langage agréable, car c’est très important.

Je crois, même les adultes Sahaja Yogis, voyez-vous, parfois se conduisent d’une telle manière bizarre quand ils se bagarrent, vous voyez. Bien sûr de nos jours, ils n’utilisent pas leurs griffes mais quand même, la façon dont parfois ils se parlent, Je suis surprise de cette façon de se parler comme cela. Comment pouvez-vous vous parler quand vous comprenez que vous êtes des Sahaja Yogis, vous êtes des saints et vous devez parler comme des saints, d’une façon élégante. Pas sous la colère, pas d’une manière dégradante ou en aucune façon en rabaissant les autres. Même avec vos enfants, si vous leur parlez avec dignité, comme par exemple quand vous devez les gronder, nous leur donnons plus de dignité. Nous disons en anglais « thou=tu », nous disons « thou » (ne peut pas se traduire en français). « Maintenant, tu vas t’asseoir ! Pour l’enfant c’est une menace : « qu’est-ce que j’ai fait ? »

Au lieu d’utiliser “tu”, utilisons « monsieur », voyez-vous ? Toi, monsieur, viens ici !” Alors le monsieur se sent mal. “Pourquoi? Qu’est-ce que j’ai fait?” Vous voyez et c’est comme si nous grondions nos domestiques, car nous les grondons comme cela, alors ils ont peur, “pourquoi c’est aujourd’hui qu’on me le dit », mais il ne faut pas en abuser ni utiliser des choses mauvaises, ni frapper les enfants. S’ils sont très bizarres, arrogants, alors c’est très bien, de temps en temps c’est bien, et parfois même on peut leur donner une tape.

Quelques-uns des enfants ont vraiment des manières très menaçantes. D’accord, mais c’est rarement le cas quand la plupart sont des âmes réalisées et ils ne vous embêteront pas tellement, et Je suis sûre qu’ils remonteront la pente.

Et puis aussi le mari et l’épouse ne devraient pas trop se quereller, Je pense. Pas besoin de se disputer, c’est mieux de se taire. S’il y a matière à argumenter, simplement gardez votre calme, ça va marcher. Se quereller, crier n’est pas permis pour les Sahaja Yogis. De plus, en présence des enfants, vous ne devriez jamais le faire. Ce qui doit arriver arrive à l’intérieur de vous, mais sortez-vous en et soyez aimable avec l’autre. En présence des enfants, cela ne devrait pas arriver. Parfois, bien sûr, on veut décharger sa colère ou autre chose, mais peu à peu vous verrez qu’avec Sahaja Yoga, comme vous grandissez, votre tempérament va se calmer. Vous en verrez tout le comique et vous en sourirez, et vraiment vous irez bien.

Mais cela arrive parfois avec les gens quand vous commencez à les corriger, particulièrement quand ils n’aiment pas qu’on les corrige. Il vaut mieux s’en occuper de façon individuelle. Et, trop d’inquiétude, comme : « Mère, ma femme est comme ceci, alors que faire ? » Oubliez. Voyez-vous, elle doit s’améliorer, elle va s’améliorer. Mais si vous râlez tout le temps en Me dérangeant ou en dérangeant tout le monde, ce n’est pas bien.

Car votre mari n’a aucune signification dans Sahaja Yoga s’il est comme cela, car votre mari est votre mari pour autant qu’il se conduise bien. Et votre femme est votre femme tant qu’elle se conduise comme une Sahaja Yogini. Autrement, elle ne serait pas là, c’est tout. Donc c’est mieux de le laisser seul ou de la laisser seule. Et ne vous faites pas trop de souci, pour comment est votre femme ou comment est votre mari, ceci ou cela, car c’est un autre piège, voyez-vous, où vous allez tomber et aller dans un autre cercle vicieux.

Donc il est mieux de se débarrasser comme cela: “Je dois me développer moi-même de plus en plus haut, il n’y a pas de piège, rien. Les autres doivent aussi s’améliorer, et s’ils me voient m’améliorer, ils s’amélioreront aussi ». Et nous avons d’autres moyens secrets pour améliorer les relations des autres donc nous devons essayer de toutes les utiliser. Mais on ne va pas s’en sortir avec des arguments ou en disant les choses, nous n’allons pas les changer. C’est de cette façon que notre système familial va s’améliorer.

Nous devrions aussi aller vers nos parents et d’autres gens qui nous sont proches, frères et sœurs, si possible. Mais si ce n’est pas approprié, alors oubliez. Simplement n’ayez rien à faire, rien du tout avec eux. Ils ne sont nulle part, ils n’existent pas pour vous. Essayez de montrer que vous n’êtes pas de leur famille, et peu à peu vous verrez que vous n’aurez plus de relations. Car votre responsabilité finit au moment où ils refusent de venir à Dieu. Donc c’est comme cela. Et c’est la meilleure chose que vous voulez donner à vos relations. Vous leur dites : «C’est la chose la plus importante que vous pouvez avoir de nous ». Nous leur faisons des cadeaux, ou même nous leur donnons de l’argent, nous organisons des fêtes, des dîners, tout cela, mais cela n’a aucune valeur. « Ce que nous voulons vous donner est le plus haut et pourquoi ne pas atteindre le plus haut? Et c’est ce que nous devons vous donner, alors pourquoi ne pas le prendre? ». Si vous leur parlez comme cela, mais pas de façon fanatique, plutôt aimante, affectueuse comme si vous voulez réellement leur bien, alors cela peut marcher.

Aussi certaines familles sont comme ça. Je veux dire, Je dois dire que certains membres de Ma famille, toutes et tous, n’ont jamais été proches de Sahaja Yoga. Peu à peu, ils ont commencé à y venir un à un. Cela ne M’a pas dérangée, peu importe. J’étais absolument seule. Certains d’entre eux se sont beaucoup opposés à Moi. Même maintenant, Je vois que cela arrive parfois, cela n’a pas d’importance. Il n’y a rien d’important. Vous devriez avoir votre propre chemin, dans le sens où vous savez ce que vous faites. Mais ne soyez pas durs avec eux, ne soyez pas méchants, envoyez-leur une carte de Noël, vous pouvez leur envoyer, envoyez-leur simplement des cadeaux, des fleurs. On peut faire des actes de gentillesse comme cela. Mais il ne faut pas les gâter, ils ne devraient pas prendre votre gentillesse pour argent comptant, mais au contraire, votre geste devrait les amener à vous.

Peu à peu, vous constaterez qu’ils vont perdre tout intérêt pour vous, alors vous devriez perdre tout intérêt pour eux.

Il n’est donc pas important de jouer avec vos relations et de vous distraire autant avec votre famille. Bien sûr, maintenant que nous sommes une famille en Sahaja Yoga, il est naturellement important que nous soyons bons et que nous ayons de très bonnes relations les uns avec les autres, c’est certain. Mais jusqu’où aller, voilà le discernement qu’il faut avoir: « jusqu’où aller? » La chose la plus importante c’est de savoir jusqu’où vous allez avec vous-même.

C’est donc aujourd’hui des relations dont Je vous ai parlé, avec vos enfants, votre famille et les autres membres de votre famille. Ensuite, parmi les membres de votre quartier aussi, s’il y a quelqu’un de malade, vous pouvez aller l’aider. Je pense que vous pouvez mettre un panneau ici annonçant que: « L’’éveil de Kundalini » c’est là, ou bien quelque chose d’autre. Si possible, installez un panneau comme celui-ci et peut-être que les gens aimeront venir à Sahaja Yoga pour rester en bonne santé. «Bonne santé et richesse », vous pouvez mettre quelque chose comme ça, les gens viendront maintenant faire Sahaja Yoga. Et c’est comme ça qu’ils reviendront. Alors mieux vaut faire cela. Je pense que ce sera une bonne idée d’avoir un grand – comment vous appelez ça ?

Sahaja Yogini: Un grand panneau.

Shri Mataji: Pas une affiche. Un panneau, c’est mieux.

Sahaja Yogi: Un panneau d’affichage.

Shri Mataji: Un panneau d’affichage. Mais un très gros truc pour que les gens commencent à venir vers vous, et que vous commenciez à leur faire comprendre de quoi il s’agit. Alors le voisinage viendra. Ensuite, vous pouvez commencer une école ici, pour les voisins, ici, pour les petits enfants, vous avez tellement de petits enfants. Et vous pouvez commencer une petite école ici qui peut fonctionner pour les enfants. Ils auront de la bonne compagnie. Ce sera très agréable, vous voyez.

Vous devriez beaucoup aimer les enfants des uns et des autres, il ne devrait y avoir aucune sorte de différence ou vous ne devriez pas montrer que vous aimez davantage votre propre enfant. L’enfant devrait s’attacher à tout le monde, c’est le signe d’un enfant qui est bien.

Or, dans les relations avec vos voisins, vous devez faire attention avec ceux qui vous posent des problèmes, leur donner – les « shoebeater » et leur donner des bandhans, ceci, cela, alors ils se calmeront. Mais ceux qui sont de bonnes personnes, parlez-leur gentiment, souriez-leur, parlez-leur de manière à ce qu’ils reviennent et vous pouvez créer un sentiment de fraternité avec vos voisins. Vous devez être gentils avec vos voisins, c’est très important.

Mais « Aime ton prochain comme toi-même » n’a de sens qu’après la Réalisation, car ils deviennent une partie intégrante de vous-même. Mais le prochain doit être une âme Réalisée. S’il ne l’est pas, il n’est plus votre prochain. Alors essayez de sortir le plus tôt possible dans votre quartier.

Ensuite, dans votre ville également, vous devez voir ce qui se passe dans la ville. Qu’est-ce qu’il y a, combien il y a d’organisations, ce qu’elles font. Combien de types de personnes pratiquent la méditation. Découvrez auprès d’elles ce qu’elles font, assistez à leurs réunions. Dites-leur que ce n’est pas vrai, qu’il ne faut pas croire en toutes ces choses, que ce sont des fausses informations et tout ce que vous pouvez leur dire, dites-le leur. Parlez-leur de ce dont vous avez souffert. Tout comme ce démon Raktabeja qui est en train de revenir, certains d’entre vous peuvent aller protester: « C’est vous qui avez causé des problèmes à tant de gens. » Comme cela, vous voyez, vous pouvez simplement aller le dire ou quelque chose du même genre.

Donc voilà ce qu’on peut faire. Et trouvez ces personnes qui sont perdues, ce sont des hippies et autres. Vous pouvez aller leur parler et faire en sorte que certains d’entre eux vous accompagnent, ainsi que tous les autres chercheurs qui vous entourent, vous devriez essayer d’aller les voir.

Et puis, vous devriez aussi parler à des gens comme celui que J’ai rencontré à la radio, c’est un chercheur. Vous voyez, de telles personnes, partout, elles comptent. Par exemple, vous pouvez leur parler, vous pouvez aller parler au maire de cet endroit. Nous l’avons fait à Reding et dans d’autres lieux ; ces maires sont très utiles, très gentils. Et aux officiers de police, dites que: « Nous voulons être de bons citoyens, nous sommes de bonnes personnes et nous voulons faire du bien. Si vous trouvez quelqu’un comme ça, nous essaierons de l’aider. Avant nous étions comme eux et cela nous a aidés ». Ils seront bienveillants, J’en suis sûre, adressez-vous aux gens du gouvernement, ils comprendront.

Aujourd’hui, en Inde, le gouvernement est extrêmement aimable avec Moi et d’une manière ou d’une autre, il M’a reconnue. Et Je peux établir votre bonne foi aussi. Quand ils vous demanderont qui Je suis, ils sauront que Je suis une « bona fide » (personne sérieuse) d’un service gouvernemental, et tout ça. Donc, c’est comme ça que vous pouvez le faire.

Comme hier, quand Warren leur parlait de moi, voyez-vous, ils ont senti qu’il y avait quelque chose de sérieux chez cette dame. C’est comme ça. Donc, voici comment cela fonctionne.

Et ensuite, au sujet des programmes, vous devez en organiser. Vous devez organiser une sorte de campagne pour aller faire des tours et parler aux gens. Ils devraient savoir que vous existez. Bien sûr, nous ne pouvons pas faire comme « Hare Rama Hare Krishna », rester dans les rues et mal nous comporter.

Mais nous devrions aller parler aux enseignants et autres institutions et leur dire que s’il y a des enfants qui sont difficiles, nous allons essayer de les gérer et de les aider, c’est comme ça.

Puis, une autre chose pourrait être d’aller voir ceux qui ont souffert à cause de tous les faux gourous. Vous pouvez annoncer dans le journal: « Ceux qui ont souffert du fait d’avoir fréquenté certains gourous peuvent être aidés » ou quelque chose du genre. Et ensuite, prenez des informations auprès d’eux, notez-les, et quelles que soient les informations que vous obtenez, nous pouvons/vous pouvez former une organisation qui donnerait des renseignements sur ces gourous, sur ce qu’ils préparent, en quelque sorte. Il y a déjà une organisation comme celle-là à Paris, qui est gérée par Marie et son mari, et tout le reste.

Mais nous pouvons avoir une connexion internationale comme celle-là. Donc, vous pouvez tous arriver à montrer ce qu’ils font aux gens et ce qui leur arrive après.

Et puis aussi un bulletin d’information c’est une bonne idée, si vous pouvez sortir un bulletin d’information. Comme, maintenant, Je suis venue ici, vous pouvez donc envoyer un message aux gens pour dire que Mère est venue, et qu’il faisait très très chaud et orageux. Nous Lui avons dit qu’il faisait très chaud, alors Elle a dit : « Je vais m’en occuper », et Elle s’est endormie. Et puis dans la soirée, tout s’était rafraîchi. Voyez comment les choses s’arrangent.

Toutes ces choses, si vous les écrivez aussi dans Nirmala Yoga, ce sera écrit et puis envoyé à Moi.

Comme cela vous voyez, vous êtes diffusés dans la presse, vous envoyez vos noms aux gens. En fait, Je n’ai même pas vos photos. Je pense que vous devriez tous mettre votre photographie dans un joli album et Me l’envoyer pour que Je puisse le feuilleter.

Tant de choses peuvent être faites. Or, quoi qu’il en soit, vous avez vu comment nous avons fait avec quelques astuces, voyez-vous, pour avoir quelques personnes ici. De la même manière, vous devez essayer quelques astuces de plus pour faire venir quelques personnes.

Oû est Jess (?) Où est-il parti? Hah!

Donc c’est ce que Jess a essayé de vous dire, comment avoir un coeur ouvert et un endroit ouvert ou une maison ouverte pour que les gens puissent venir et être reçus. Mais vous devriez – ils devraient savoir que vous existez ici – peut-être, si vous voulez bien, vous pourriez porter une sorte de vêtement ou autre, peut-être blanc, que vous pourriez porter le plus souvent, ou autre chose qui les attire plus, ou quelque chose comme cela.

Je ne sais pas ce qui attire l’attention de ces gens, mais vous ne pouvez pas être comme des punks! (rires). Mais ils devraient savoir que vous existez et que nous allons faire quelque chose à ce sujet.

Donc à différents niveaux, vous devriez voir ce que vous pouvez faire tout le temps. Pensez-y, à ce que vous pouvez faire dans le futur. Qui pouvez-vous voir? Lequel d’entre vous peut aller voir? Les fonctionnaires municipaux, si vous voyez quelqu’un de souffrant, pouvez-vous aller les voir pour aider?  Des gens sont allés aider une actrice de cinéma à Bombay, et cela nous a donné un gros démarrage.

Donc c’est ainsi, et Je suis désolée, Je ne pouvais pas vous parler plus auparavant et le temps a été passé davantage sur la correction des problèmes de cette maison. Cette maison rencontre des problèmes et Je pense que si vous y faites un « havan », ce serait une bonne idée. Et également si vous pouvez M’obtenir quelques citrons qui n’ont pas encore été coupés ou utilisés, alors Je vais juste les vibrer. Et vous pouvez les mettre dans les quatre coins, peut-être aussi que vous pourriez avoir un citronnier qui pourrait vous protéger. Mais maintenant, c’est bien, c’est bien mieux, ce n’est pas si mauvais que ça l’était avant. Et vous avez bien travaillé hier, Je dois dire, la manière dont vous avez décoré (inaudible).

Maintenant, vous pouvez apporter les choses que vous avez achetées pour Moi. Hier, voyez-vous, Je suis allée dans les magasins pour trois raisons, Pour certaines choses que Je devais M’acheter, quelques choses pour vous, et quelques choses pour les Sahaja Yogis indiens. Car voyez-vous, lors des Pujas, ils vous donnent quelque chose, et Je veux leur retourner quelque chose qu’ils M’ont donné. Et pour vous, J’ai donné maintenant seulement certaines choses pour les gens de Sydney, des lampes en argent. Ces lampes que j’ai données, vous devez les avoir vues, ce sont des lampes doubles.

Ainsi, maintenant que vous M’avez donné, environ, on dit qu’ils ont collecté quatre cents dollars pour le Puja. Donc J’ai pensé : « A quoi bon prendre cet argent ? Je devrais plutôt acheter quelque chose de raisonnable que j’aurai tout le temps avec Moi”. Je ferai écrire dessus quelque chose comme « Présenté par les Sahaja yogis de Perth ».

C’est une très jolie chose faite en Australie, c’est important, c’est de trouver quelque chose fabriqué en Australie, très difficile, J’en avais assez, hier. Et enfin J’ai trouvé un tas de choses faites en Australie, J’en ai été très heureuse. Ils font du bon travail, Je dois dire. Ils sont assez artistes de tempérament et vraiment, vraiment, ils font du très bon travail.

Je ne sais pas d’où ils ont obtenu cette argenterie, mais les priorités des gens sont si étranges (rires)

On a trouvé que les choses en plastiques étaient les plus chères et puis le verre et ensuite le cristal qui est moulé, et le meilleur marché était le cristal taillé à la main. De même le métal argenté était le meilleur marché.

S.S. Shri Mataji Nirmala Devi