Création, beauté et vibrations

(Ganapatipule)




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Création, beauté et vibrations — Ganapatipule — India, 2/1/1987

Ancienne traduction non vérifiée

DIEU a créé cet univers de très belle manière. Je vous ai raconté plusieurs fois l’histoire de la Création, comment s’est déroulée l’évolution. On utilise un miroir pour voir sa propre image, mais DIEU ne pouvait pas contempler la sienne, admirer ses qualités, sa grandeur, sa générosité, sa magnanimité. Le soleil ne peut pas voir son image, la lune non plus, l’or non plus, est-ce qu’une perle peut se tourner vers l’intérieur et se regarder ?

Alors la création prit naissance comme un miroir dans lequel DIEU pouvait se contempler. Enfin, fut créé le plus beau des miroirs, les êtres humains. Tout se serait bien passé à ce moment-là, si Adam et Eve avaient utilisé leur liberté à bon escient. Il n’aurait pas fallu tout ce temps pour traverser les étapes de l’évolution, avec la venue des grandes Incarnations, les guides de l’humanité, pour aujourd’hui atteindre l’Esprit, le miroir dans lequel DIEU se reflète.

Il a fallu tout le procédé de l’évolution, tout a été fait avec tant de beauté, c’est, Je crois, le jeu de Mahamaya. Tout d’abord des mondes magnifiques ont été créés, de magnifiques étoiles, comme vous voyez autour de vous. Ensuite, de magnifiques montagnes, de magnifiques rivières et le royaume végétal. De magnifiques variétés d’arbres. Si nombreuses ! Elles expriment la beauté de la propre imagination de DIEU. Est-ce qu’une feuille d’un seul arbre peut être comparée à une autre, même de la même espèce ? Dans un espace si restreint soit-il autour de cette feuille il y a toujours une petite variation, mathématique 108 à la puissance 108, Je pense, qui fait que vous ne pouvez voir, ni créer deux feuilles du même type. C’est la volonté de DIEU de montrer sa variété, son esthétique, dans cet univers.

Toute cette esthétique s’est retrouvée pleinement dans les êtres humains. Ils ont commencé à exprimer les qualités de DIEU dans leurs propres créations. Ces créations sorties des mains de l’homme expriment la Beauté reflétée dans le regard saint des hommes saints.

Au début des temps, en Occident comme en Orient, les hommes ont bâti des temples comme Ajanta et Ellora, des grottes un peu partout, comme près de nous celles d’ Ajanta, édifiées sur dix siècles. D’un seul bloc, sans ciment ni quoi que ce soit, du haut vers le bas, ils ont commencé à découper, laissant les générations suivantes continuer les travaux, sans doute 15 ou 16 de ces générations… Ils ont réalisé cette immense tâche, avec tant de dévouement, de dévotion et de précision. Par leur unique Sainteté, leur dévouement encore envers Bouddha qu’ils n’avaient jamais vu, car Bouddha n’est jamais venu dans le sud de l’Inde. Ils ont réalisé un tel travail, magnifique et gigantesque, pour exprimer la beauté des qualités créatrices de DIEU.

En Occident vous avez vu également de grands artistes comme Michel-Ange, et tant d’autres, créer quelque chose d’une beauté éternelle. Des gens ont voulu aussi refléter le DIVIN dans les notes de musique et dans le rythme de l’univers. Il y a eu des poètes chantant la beauté et la grandeur de DIEU. C’est de cette manière que la beauté s’exprime, par les mains saintes de personnes saintes, tout autour de la terre. Je ne sais si c’est encore le cas aujourd’hui. Au temps de Socrate et Lao-Tseu, la philosophie dominait. Les gens pensaient que la philosophie était le point culminant du savoir. Subitement, tout s’est tourné vers la vie économique et on a perdu l’héritage de cette créativité des valeurs divines, des canaux (gunas) divins. Les gens faisaient des choses qui devaient se vendre. Pour se vendre, ces choses devaient plaire aux masses et ces masses de très bas niveau se contentaient d’une expression très vulgaire de la beauté.

Ainsi, cette vulgarité a pris naissance. Même dans la langue, des transformations sont apparues et les gens ont adopté des expressions bon marché, superficielles et viles. Tout reposait sur cette conviction qu’on avait, de divertir les gens par des moyens très communs. La même chose est arrivée à la musique. La musique qui divertissait les dieux et les déesses fut utilisée pour divertir les rois et les reines. Puis elle arriva aux masses et devint frivole et vulgaire. La danse et tous les arts connurent le même sort. Pour refléter la beauté de DIEU, être le miroir de DIEU, tout ce qu’on avait créé des cinq éléments fut réduit en cendre. Le système des valeurs avait changé nos idées.

Le pire que l’on fit à tous ces arts fut de les juger d’un point de vue mental et non sur leurs qualités auspicieuses (auspiciousness). On les jugeait avec le côté mental, l’argent devint bien sûr très important. Toutes les créations devinrent une absurdité lourde et prosaïque, que l’on vendait très bien sur le marché. Mais tellement temporaire et altérable que la génération suivante mettait tout à la poubelle. Rien n’avait de valeur intrinsèque pour le soutenir, ni aucune joie. Tout a été perdu.

Dans la littérature, on a vu les gens se détourner du Divin pour aller en enfer et y emmener avec eux tous ceux qui les lisaient. La perversité de la littérature a dépassé toute compréhension. Toute cette perversité doit être évitée par les Sahaja Yogis qui jugent sur les qualités auspicieuses des choses. La Beauté doit être auspicieuse. Tout ce qui est beau doit donner des vibrations. Sinon ce n’est pas beau. Si quelque chose ne donne pas de vibration, cette chose n’est pas belle. Le coefficient de la Beauté est la qualité auspicieuse. Si quelque chose n’a pas de vibrations vous ne devez pas l’accepter comme quelque chose de beau.

Les projections mentales consistant à dire « Si c’est comme ça, alors c’est beau, etc… » ne sont pas correctes. On a aussi classifié les choses : tel style, tel autre.

Il fallait s’en tenir à ces styles. Si vous essayez simplement d’éviter ces styles, vous devenez quelqu’un de différent et créer un nouveau style, engendre des vagabonds. Sans souci de la réalité, de la Beauté qui est ce qui est auspicieux. Les Sahaja Yogis doivent maintenant sortir de toutes ces absurdités. Ils doivent comprendre que l’ego ne peut que tomber que dans l’illusion et la stupidité.

Il faut se tenir fermement sur la réalité, qui est ce qui est auspicieux. Si c’est la réalité, cela doit donner des vibrations. Si ce n’est pas réel, cela n’en donnera pas. Prenez une fleur par exemple : une fleur de plastique ne donnera pas de vibration, une fleur vivante vous en donnera.

C’est à sa pureté de compréhension qu’il faut arriver.

QUE DIEU VOUS BENISSE