Eve of Diwali Puja, 1989, Pandit Debu Chaudhuri, concert

(Italy)

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Programme de soirée musicale, Pandit Debu Chaudhuri, joueur de sitar, Eve of Diwali Puja, 1989

FrTVD 2020-1125

C’était incroyable la façon dont Debuji a si bien joué aujourd’hui. Chaque fois que vous l’entendez, il y a une telle variété et une compréhension si profonde du principe de la musique. Et le principe de la musique est qu’elle doit divertir l’Esprit. Vous êtes des Sahaja Yogis et la plupart d’entre vous n’avez jamais appris de musique indienne en tant que telle comme moi.
Mais c’est un fait que la musique indienne vient de l’Omkara, de la source divine du son. Et c’est pourquoi cela peut d’abord divertir, amuser l’Esprit. Sinon, l’Esprit est tellement satisfait en lui-même. Il se réjouit en lui-même.
Mais avec la musique et l’art, Je pense qu’il peut voir son reflet à voir, refléter sa propre belle existence. Il pénètre dans chaque petite particule, dans chaque molécule, dans chaque atome. Et ce reflet, quand l’Esprit le voit, il a cette nouvelle dimension d’une belle expansion de sa personnalité. Et, comme si vous aviez l’impression de résonner dans tout l’univers.

C’est la beauté de la musique indienne, en particulier avec Debu [Chaudhuri]. Je lui suis très reconnaissante d’être venu ici avec son fils Prateek que j’ai vu comme petit garçon. Et c’est tellement encourageant de voir qu’il a pris cet art si au sérieux. Normalement, de nos jours, les jeunes garçons ne s’intéressent pas beaucoup à l’art. Et qu’il da dû de son père! C’est encore plus important. Nous avons un tissage si délicat et de si forts traits de profondeur de Debu.

Et il est en train de créer de la gaieté, affectant comme des étoiles [incertain], la création de la gaieté de Debu était quelque chose, nous pouvons dire, comme certains des très, très vieux sages de tous les temps. Ils jouaient une sorte d’hymne. C’était une belle combinaison de père et fils. Je les bénis de tout mon cœur pour nous avoir donné un si beau sentiment d’expansion en nous-mêmes de notre « jivan ».

Ensuite, nous avons Saumna, Saumnaji [orthographe incertaine]. C’est un très bon artiste et il est si bien joué aujourd’hui. Tellement en accord et en compréhension avec les deux. C’était un si bel essai. Je lui suis vraiment reconnaissante d’être venu d’Inde pour jouer face à nous ici. Et Devuji est une âme Réalisée, son fils est une âme Réalisée, ce sont tous des âmes Réalisées. C’est le rapport entre eux et vous, qui a été si bien fait. Je veux dire, il n’est pas possible de décrire la joie « ananda » que vous avez ressentie avec cela. On ne peut que parler de la collectivité des réjouissances que l’on peut avoir à travers ce genre de musique.

J’espère que certains d’entre vous s’en inspireront aussi, se consacreront à cet art de la musique car pour une âme Réalisée il est très facile d’aller plus loin et de progresser avec cela, bien que ce soit une grande tapasya. La musique indienne n’est pas chose facile. C’est un grand dévouement, une grande concentration et de l’inconfort, sinon vous n’y arrivez pas.
Je suis heureuse qu’il y ait des Sahaja Yogis qui prennent maintenant des cours de tabla et aussi de musique classique. Et la façon dont nos Sahaja Yogis chantent est quelque chose de si remarquable que même les Maharashtris, acteurs et actrices qui chantent très bien, qui sont venus à un programme ont dit: « Nous avons vraiment eu honte de nous-mêmes vu la façon dont les Sahaja Yogis ont chanté des chansons marathi et dont ils ont été si joliment, rythmiquement liés et la façon dont ils nous ont ressemblé avec eux. »

Donc, c’est un très beau lien qui nous réunit pour notre collectivité, pour nos sentiments délicats, et nous devrions être les uns avec les autres comme la musique. Parce que les notes étaient très profondes, très profondes, touchaient le cœur et diffusaient une sorte de lumière d’amour au cœur. Et cela touche le cœur de chacun. Et c’est ce que devrait être la compréhension de la musique: elle devrait vraiment atteindre le cœur. Et par le cœur, nous devrions essayer de ressentir les autres, leur profondeur et leur sagesse, leur compréhension et une sorte de belle anxiété à plaire aux autres, à les rendre heureux, à les divertir.

Et le petit Prateek, j’en suis tellement contente! Prateek signifie « symbole », vous savez, il est un symbole de la musique. J’espère qu’il évoluera très bien et qu’il obtiendra un très grand renom dans le monde entier. Et maintenant Saumna, ce sont de vrais garçons qui évoluent et ils devraient continuer ainsi. Je me sens tellement, tellement heureuse de la façon dont de jeunes gens adoptent la musique et surtout, si les Sahaja Yogis adoptent cette musique, ce sera une chose très, très exigeante aujourd’hui car la musique indienne est maintenant très négligée par les plus jeunes générations en Inde. C’est une chose très triste qui se produit.

Mais pour cela, nous devons savoir qu’il faut avoir une personnalité équilibrée. Il faut avoir de la créativité. Il y a de la créativité, bien sûr, cela fonctionne. Grâce à votre Kundalini, la créativité est éveillée mais vous devez avoir la technique pour l’exprimer. Et la troisième chose, c’est la douceur, la compréhension ou dirais-Je le rapport avec le public.
Où pincer, quelle corde pincer, ce que nous appelons les ‘kalis’ [notes noires]. Et surtout, ses notes ne sont pas pleines, il en manque deux, Je pense, sur son sitar. Je l’ai vu. Même sans cela, la façon dont il peut jouer de son sitar! Et le fils, aussi, a une bonne façon de jouer avec trois doigts, j’ai vu que c’était un style différent. Ce sera très attrayant pour vous parce que cela crée de la joie.

Donc, il nous faut à son l’essence et voir par nous-mêmes et ne pas nous inquiéter de quel ‘taala’ il s’agit, de quel raga, de ce que c’est. Ce n’est pas pour nous les Sahaja Yogis. Nous devons simplement nous en réjouir sans réagir, en conscience sans pensée. Profitez simplement de toute la créativité, ne vous inquiétez pas trop de quel raga, de quelle note il s’agit.
Maintenant, par exemple, il a joué un type très, Je dirais, très soigné [inaudible]. Il a tout apporté, chaque style comme ‘tapasya’, c’était aussi un peu le cas, nous l’avons vu. C’est – je n’ai jamais entendu une telle chose auparavant.

Donc, c’est un style vraiment unique de créer comme ça et tant que vous créez des choses de plus en plus nouvelles, sans faire de compromis avec, disons, notre système de type de ragas, c’est à dire, voyez-vous, cela devrait être du raga. « Ra » vient de « énergie », « ga » veut dire « en mouvement » voyez-vous. Et aussi, la protection de la Mère Divine s’appelle « raga et chala » c’est à dire, voyez-vous, l’énergie qui se déplace d’une manière si subtile et belle qu’elle vous donne une protection. Et sous cette protection, vos dimensions atteignent les cieux. C’est comme ça. Et cela est créé, ce raga et chala sont créés par notre musique. La mélodie et le rythme, ce sont tous des facteurs qui sont si équilibrés que tant que vous ne serez pas une personnalité équilibrée, vous ne pourrez pas le comprendre.
Ici, nos yeux sont tournés vers le ciel, nous regardons les étoiles se promener. Et ici, nos pieds sont sur la Terre Mère d’une manière si belle. Si vous entendez cette musique, vous saurez ce que c’est. Pour moi, c’est céleste. Et je vous suis très reconnaissante, Debu, très reconnaissante mon enfant, et vraiment et vous me remplissez-
Debu Chaudhuri: Mon, mon, c’est mon honneur.
Shri Mataji: Dire tout cela, c’est trop pour vous.
Debu Chaudhuri: Merci de le dire.
Shri Mataji: Vous voyez, c’est un- si mon amour peut vraiment créer tout cela, je suis reconnaissante à cet amour d’avoir fait tout ce bon travail pour vous tous.
Que Dieu vous bénisse.