Sahasrara Puja Vous devez vous sentir responsables, mais humbles

Nirmal Temple, Cabella Ligure (Italy)

1996-05-05 Sahasrara Puja Talk: You Must Feel Responsible But Be Humble, Cabella, Italy, DP-RAW, 57' Download subtitles: CS,EN,ITView subtitles: Add subtitles:
Download video (standard quality): Download video (full quality): View and download on Vimeo: View on Youku: Listen on Soundcloud: Download audio:
Transcribe/Translate/Verify using oTranscribe


Feedback
Share

Sahasrara Puja « Vous devez vous sentir responsables, mais être humbles », Cabella, Ligure (Italie), 5 mai 1996

FrTVD 2020-0229

Aujourd’hui nous célébrons l’ouverture du Sahasrara.

Je dois dire que ce fut un grand événement pour toute l’humanité. Ce fut un immense succès que Je n’avais jamais atteint auparavant. Maintenant Je peux voir que, sans la Réalisation du Soi, il n’aurait pas été possible de parler aux gens.

Quand cela est arrivé, Je pensais : « Comment vais-Je en parler aux gens, car personne ne va Me comprendre, et ce serait une grande erreur de Ma part de dire quelque chose au sujet du Sahasrara, car au sujet du Sahasrara on ne trouve aucune description dans les textes sacrés. Il n’y est donné qu’une description très ambiguë, Je dirais, dans laquelle l’idée d’un Royaume au-delà du Sahasrara ne pouvait même pas effleurer les gens. Or chacun doit entrer dans ce Royaume où se trouve la réalité. Cette fois-ci, ce que J’ai vu autour de Moi, ce que J’ai senti, c’est l’obscurité totale. Et tant qu’il n’y aura pas de lumières en grand nombre, les gens ne réaliseront jamais combien il est important d’avoir des lumières.

C’est une erreur humaine aussi, tout le temps, de mettre « sur une étagère » les personnes qui ont réussi quelque chose. Par exemple : « Christ — d’accord, Il était le Christ, nous ne sommes pas le Christ —. Mohammed Sahib — Il était Mohammed Sahib, nous ne sommes pas Mohammed Sahib. Rama était Rama, Krishna était Krishna. Nous ne sommes pas ces Incarnations. Comment pouvez-vous attendre des êtres humains qu’ils se comportent comme eux ? » Donc, la séparation est nette : les personnalités divines sont loin, bien loin des personnalités humaines.

C’était juste de l’adoration, Je dirais, de la foi. Mais quand ils disaient : « Nous essayons de suivre leur exemple », ils n’y arrivaient pas. Ils n’arrivaient pas à les suivre car Je pense que le mouvement de l’humanité s’effectue parallèlement à celui du Divin, et que ces lignes ne se rencontrent pas, à moins que les humains reçoivent leur Réalisation du Soi.

Les humains évoluent sur un autre plan [que celui du Divin] et ils doivent atteindre un plan supérieur pour comprendre que ce qu’ils connaissent n’est pas la réalité.

Je ne dirais ce qu’il est nécessaire de faire pour cela, car dans Ma propre expérience, [J’ai vu que] toutes sortent de gens viennent à Sahaja Yoga. Il y a des gens décrits comme très méchants, cruels, et d’autres qui ont été très licencieux, ceci, cela ; puis d’autres qui étaient des tricheurs. Alors on m’a dit : « Mère, ce sont des gens horribles ! » Mais J’ai vu que chaque être humain est fait d’une même nature en ce qui concerne à l’Esprit. A l’extérieur ils peuvent avoir une apparence différente, leurs manières de parler peuvent être différentes, leurs styles peuvent être différents, leurs passions pour les choses peuvent être différentes, mais intérieurement, ils sont tous magnifiques. Et cela Je l’ai remarqué chez un humain après l’autre.

Vous n’imaginez pas combien cela M’a donné de la joie ; pas seulement de la joie, mais aussi un encouragement, un soutien, de la patience. Et ensuite, maintenant, vous voyez combien Sahaja Yoga a grandi. La plus grande chose qui est arrivée maintenant — Je le réalise, J’en suis très heureuse — c’est que les Sahaja Yogis se sentent très responsables du Sahaja Yoga. Et ils sentent qu’ils doivent répandre cette illumination partout. C’est un désir inné maintenant de répandre Sahaja Yoga.

D’abord, il a fallu qu’ils deviennent l’Esprit. Avant cela, il y avait aussi des personnes qui ne cherchaient pas vraiment l’Esprit, mais ils sont devenu eux-aussi des Sahaja Yogis.

Et Je suis surprise, pour certains d’entre vous, Je ne m’attendais pas à ce vous alliez si loin. Et soudain, vous entendez dire que telle et telle personnes sont allées là, ont fait ceci, ont fait cela.

Ainsi, quand vous êtes entrés dans le Royaume de la Réalité. Je ne sais quel principe vous avez accepté en premier — cela est de votre ressort — mais vous avez réalisée une chose, c’est que vous êtes définitivement reliés au Divin. Certaines personnes ont eu des expériences intenses, d’autre des expériences légères. Mais la plupart, Je l’ai vu, ont commencé à croire en eux, à se comprendre, à avoir confiance en eux.

Car il y a tant de mythes au sujet de Dieu, la religion, les gurus, que, quand ils virent la lumière de l’Esprit qui leur donna le sens de la Réalité, ce fut comme s’ils avaient stabilisé leurs mentals. Ils s’étaient stabilisés eux-mêmes. Tout ceci arriva, Je dois dire, dans un temps très court. Je n’ai pas dit que cela M’avait pris longtemps, où que J’avais dû pour cela passer par de nombreuses expériences, parce que pour Moi, toutes ces expériences ne sont rien. Si un bateau est apte à la navigation en mer, il peut faire face à toutes tailles de vagues et à toutes sortes de requins et autres sans aucune difficulté, parce qu’il est bon pour la navigation en mer. Ainsi, Je n’ai pas senti cela. Mais J’ai senti que, [lorsque vous passez] du plan humain au plan spirituel — à ce plan divin —, lorsque vous arrivez, des scories [du plan humain] persistent, sont encore présentes. Cela doit être nettoyé, cela doit être éclairé — devrions-nous dire — ou absolument illuminé.

Mais ce qui fut une grand chose pour Sahaja Yoga, c’est que c’est vous qui avez fait tout cela. C’est gentil de dire : « Mère, Vous avez fait ceci, Vous avez fait cela » — peut-être la partie illumination. Mais voyez, maintenant il y a des lumières ici, et ces lumières [lampes à huile], si on ne leur donne pas de l’attention, si on ne s’en occupe pas, si on ne leur donne ni huile, ni amour, comment peuvent-elles continuer à brûler ?

C’est une chose, Je dois dire, que vous — d’une manière ou d’une autre — avez réalisée : l’importance de devenir de bons Sahaja Yogis. Peut-être par l’introspection, Je ne sais. Peut-être qu’une autre personne vous en a parlé. Peut-être l’avez-vous vous-même compris. Quelqu’en fut la cause, vous avez tous essayé de devenir de bons Sahaja Yogis.

Bien sûr, il y a des personnes qui sont parfois très en colère après moi. Par exemple : « Pourquoi ne guérissez-Vous pas ma soeur », ou « Pourquoi ne guérissez-vous pas mon père, si Vous êtes Dieu ? » Là, ça se passe ici [Shri Mataji montre un chakra ?]. Mais cela ne fait pas de différence pour Moi, parce que [Je sais] qu’ils sont si frustrés, si énervés et que c’est pour cette raison qu’ils parlent ainsi. Si vous voyez une ou deux personnes [de ce type] ici ou là, regardez les milliers d’autres Sahaja Yogis, ces personnes magnifiques !

Être responsable engendre certains problèmes que vous devriez connaître. Quand vous vous sentez responsable, sachez que primo [en réalité] vous n’êtes pas responsable.

Secondo, vous devez aussi savoir qu’il existe tant d’autres énergies, tant d’anges et ganas à vos côtés. Vous n’êtes pas seul. Donc, penser que vous faites quoi que ce soit peut, éventuellement, vous rendre égotique. Dans ce cas-là, ce que vous avez de mieux à faire est de dire : « D’accord, je ne fais rien. C’est le Divin qui mène cela à bien. »

Ce n’est pas que le Divin veuille se voir attribuer un quelconque mérite de vous ! Mais en disant cela, le ballon de l’ego ne se gonflera pas, et vous deviendrez humble. Et cette humilité renforcera définitivement ce grand arbre de spiritualité en vous. Définitivement cela vous donnera une personnalité très évoluée. Sans aucun doute  ! Mais d’abord vous devez dire : « Je ne fais rien. » C’est très important de comprendre cela, quand vous avez une autorité spirituelle pour agir.

Ce n’est pas un terrain de tests, Je peux vous le dire. Beaucoup de gens pensent : « Mère est en train de nous tester. » Je ne suis pas en train de vous tester, vous vous testez vous-mêmes ! Je ne vous dis pas : « Ne faites pas ceci ! » ou « Ne faites pas cela ! ». Vous vous testez vous-mêmes, et maintenant vous devez savoir que vous êtes dans le magnifique jardin de la Réalité, dans lequel peu de gens ont pénétré. Et là, dans ce jardin, quand vous arrivez, ce que vous voyez c’est que tout y est magnifique, que chaque personne a quelque chose de charmant en elle, parce que tous les autres Sahaja Yogis ont les mêmes sortes d’expériences de la Réalité, qui ne peut être décrite avec des mots. Mais vous commencez à ressentir cette unité, cette proximité, cette amitié sans aucune attentes. Vous commencez à ressentir : « Oh ! c’est un Sahaja Yogi ! »

Une sorte d’organisme complètement intégré, comme vous, se développe. Vous devenez [ensemble] une organisation, Je devrais dire, qui est une organisation vivante. Dans celle-ci, vous n’avez pas l’impression d’être une entité séparée d’un autre Sahaja Yogi, qu’il soit un grand leader, ou qu’il soit peu actif dans la vie.

Cette intégration, cette unité, ce ressenti d’identification avec les autres vous donne une telle expansion, une telle grandeur, une telle importance, un tel pouvoir ! Vous n’êtes pas seule, et vous dites : « Je ne fais rien. »

Ainsi vous devenez si humble que vous oubliez toutes ces fausses idées de conscience de classes, de religions ou Je ne sais quoi, toutes ces sortes de consciences que les gens ont. Je ne sais de combien de ces sortes de consciences les êtres humains souffrent ! Mais j’ai vu comment cela arrive. Et lorsque cette humilité fait partie de votre caractère — non que vous soyez humbles parce qu’il y a quelque chose à faire — vous êtes humbles. Quand les gens  feront du business, ils seront extrêmement humbles et gentils. Mais ils seront très rudes sinon [sans cette humilité].

Ensuite, vous devenez totalement humbles, et il n’y a plus de dualité dans votre personnalité. Partie ! Mais cela ne veut pas dire que vous devenez faible.

L’humilité n’existe que chez les personnes fortes, parce qu’elles n’ont pas besoin de réagir, qu’elles n’ont besoin d’aucune protection. Leur humilité les protège aussi, beaucoup. Ainsi, vous commencez juste à penser, ou ressentir — penser est un drôle de mot — ressentir que vous êtes une petite particule de poussière. En même temps vous ressentez que vous êtes le ciel tout entier. Cela dépend de l’endroit où vous êtes, de ce que vous faites, de ce que vous voyez, de ce que à quoi vous assistez en témoin.

Parfois vous sentez que tous ces grands grands pontes sont inutiles. Vous ressentez : « Rien à craindre à leur sujet ! Ils sont tout petits ! ». Et avec certaines personnes vous sentez que vous êtes très petits. Un tel tempérament flexible devrait se développer en vous. Et cela vous rend de plus en plus subtils, parce que vous pouvez pénétrer dans toute chose, tout sujet, toute personnalité, toute compréhension, toute entreprise, d’une manière très subtile. Et vous voyez immédiatement ce qui doit être fait, parce que vous devenez si subtil. Et lorsque vous devenez très grand, alors vous commencez à penser — ou ressentir devrais-Je dire — : « Que puis-je faire pour aider tant de gens, pour faire ce job important, pour faire cela ? »

Quand ça vous arrive, personne ne pense que vous êtes égoïstes, ni que vous devriez penser que vous êtes tout petits. La seule chose est que maintenant vous êtes l’Esprit, et l’Esprit est très subtil. C’est une lumière très subtile, qui peut tout pénétrer, qui peut se répandre dans toutes choses. Elle peut demeurer n’importe où, ou disparaître n’importe où. Cette personnalité subtile que vous êtes, qui est l’Esprit, ce n’est même pas vous qui l’utilisez, mais c’est Lui [l’Esprit], qui vous utilise tout le temps. Sans que vous le sachiez, Il vous utilise.

Alors, la deuxième chose devrait être que vous ne déterminiez pas [à l’avance] ce que vous allez faire. « Que dois-je faire ? Si je prends une décision, je dois la suivre. » Quoi que vous décidiez est correct, mais si cela ne se matérialise pas, il n’y a pas de raison de s’en inquiéter, pas de raison de s’énerver, pas de raison de perdre ses nerfs. Je vais vous donner un exemple : Un jour, Je partais en Amérique, et bien sûr, vous savez comment c’est : comme tous les Sahaja Yogis, ceux qui étaient avec Moi ont commencé à s’exciter. « Vite ! Mère doit partir en Amérique ! » Cela sous-entendait que tout le monde devait s’exciter. Ils regardaient l’heure : « C’est l’heure, c’est l’heure ! » Moi, Je souriais simplement ! J’ai dit : « C’est Moi qui vais en Amérique, pourquoi vous inquiétez-vous ? » Et soudain l’une des enfants de Sahaja Yogis tomba et se cassa la main. Elle ne pouvait plus bouger les doigts. Je venais juste de sortir et dès que il [son père] m’amena l’enfant, Je dis : « Bon, Je ne vais pas partir tout de suite à l’aéroport. » Et ils se sont alors vraiment énervés — « Comment ça, Elle ne va pas l’aéroport ? » — comme si les cieux allaient leur tomber sur la tête, ou quoi ? Mais J’ai dit : « Maintenant, laissez-Moi voir l’enfant. » J’ai soigné l’enfant. L’enfant allait bien. « D’accord, ai-Je dit, à présent partons à l’aéroport ! »

Et ils disaient : « Mère, l’avion doit être parti ! » [J’ai répondu] : « C’est bon, ce n’est pas grave, allons à l’aéroport. » Nous sommes allés à l’aéroport et l’avion que Je devais prendre était encore là parce qu’il avait un problème ; et il y avait un autre avion en partance pour Washington ; et justement Je voulais aller à Washington plutôt qu’à New York. C’est ainsi que J’ai pu prendre l’avion s’envolant bien gentiment pour Washington !

Mais n’oubliez pas que ce n’est pas vous qui faites cela. Tout est arrangé et planifié et magnifiquement retenu pour vous. Vous décidez d’une chose, d’accord. Si votre décision est bonne, si c’est ce que vous devez faire, cela marchera. Si cela ne marche pas, c’est que cela ne devait pas marcher. Ici est la différence entre une personne qui est réalisée et celle qui n’est pas réalisée : Une âme réalisée n’est pas préoccupée par ce qu’elle veut, ce qu’elle aime, ce quelle adore. Non. Quoi qu’elle reçoive est bien.

Ici-même, Je peux voir que vous vivez sous ce toit qui est vraiment horrible (rires), et qu’il n’y a pas d’aménagements corrects ici, rien. Je ne sais pas comment vous pouvez vivre ici, Je veux dire, Je ne sais pas quoi faire. Et nous essayons d’avoir un terrain, et ce propriétaire foncier est un type si avide ! Mais son avidité n’est pas ce qui M’importe. Mais il ne nous donne toujours pas le terrain. D’accord. Que faisons-nous ? Vous restez joyeux, cela vous est égal ! Normalement, les gens communs diraient : « Oh non ! je veux cette sorte de pièce et je veux cette sorte de maison, et ceci et cela… » Vous, vous pouvez vivre dans n’importe quelles conditions parce que vous ne vous souciez plus de votre confort physique. Ce qui vous importe, c’est votre confort spirituel.

J’ai vu des personnes, des Sahaja Yogis, si magnifiques. Des enfants aussi. S’il y a dans un film une scène bizarre, immédiatement ces derniers ferment les yeux. « Nous ne voulons pas voir ça », [disent-ils]. Personne n’a besoin de le leur dire parce qu’en eux ils ont construit cette personnalité subtile qui ne peut supporter l’absurdité. Ils ne diront peut-être rien, ils ne critiqueront peut-être pas, mais ils rejetteront  simplement [cette situation] et s’en iront automatiquement.

Donc, pour décrire cette nouvelle personnalité, voici un moyen [une métaphore] dans la nature qui est très claire : dans la nature nous voyons qu’un arbre pousse. S’il peut occuper plus d’espace [en poussant], il le fera. S’il ne le peut pas, il ne ne le fera pas. De plus il essaie d’exposer toutes ses feuilles à la lumière du soleil, d’une manière ou d’une autre. Bon, Je ne pense pas que les arbres soient si intelligents qu’ils puissent organiser cela. Mais il y a quelque chose qui les organise si magnifiquement. Maintenant, il ne s’agit pas que d’un arbre ! [mais] Des milliers et des milliers et des milliers et des milliers ! Celui qui fait tout cela est Celui avec qui vous êtes connectés. Les arbres, eux, ne le sont pas. Ils sont juste entre les mains de la nature. Ils ne peuvent pas manipuler, ni manoeuvrer, ni comprendre ce pouvoir divin. Ils ne le peuvent pas. Les animaux ne le le peuvent pas. Même les êtres humains ne le peuvent pas. Mais vous, vous le pouvez. Car êtes passés au-delà de la condition humaine de servitude, et maintenant vous êtes juste comme des grands citoyens de l’Immense Royaume de Divinité.

Ainsi, cette Force divine vous aide, Elle fait tout. Et aussi Elle vous porte, Elle vous guide, Elle vous gère. Donc, ce que vous devez faire, c’est rester prêts à accueillir la guidance. En même temps, vous devez agir, parce que la guidance sera faite aussi depuis l’intérieur ; par Elle vous saurez : « Voici ce que je dois faire ».

Supposons maintenant que, même à ce moment-là, vous ayez le sentiment que vous n’y êtes pas parvenu et que vous ressentez que : « Tout de même, je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas obtenu ce que je voulais ». Essayez de comprendre ceci : c’est ce qu’il y a de mieux pour nous [tous]. Mais cela ne signifie jamais que vous devriez abandonner, que vous ne devriez pas désirer. J’ai vu que les désirs des Sahaja Yogis sont bien plus puissants que les Miens. La raison en est que Je suis sans désir. Je n’ai pas de désir. Quand J’essaie de voir — comprenez bien — si J’ai un désir, Je constate que Je n’en ai d’aucune sorte. Ou, honnêtement, Je ne veux rien. Vous pouvez voir cela comme [le signe d’] un tempérament frivole. Mais c’est tout à fait différent en ce qui vous concerne. Vous, vous êtes des créatures complètement différentes parce que vous avez accompli quelque chose ; Moi, Je n’ai rien accompli. Vous savez d’où vous venez et où vous en êtes aujourd’hui. Vu votre succès, Je pense que c’est une aide précieuse que vous quoi que vous désiriez arrive. Car vous avez travaillé si dur, c’est un avantage, c’est une bénédiction spéciale pour vous, quoi que vous désiriez. Bon, tant de fois Je vous ai dit : « Maintenant, ne désirez rien qui soit impropre ! » Car quoi que vous désirerez se manifestera et sera effectif.

, parce que vous avez accompli quelque chose ; Moi, Je n’ai rien accompli. Vous savez d’où vous venez et où vous en êtes aujourd’hui. Vu votre succès, Je pense que c’est une aide précieuse que vous quoi que vous désiriez arrive. Car vous avez travaillé si dur, c’est un avantage, c’est une bénédiction spéciale pour vous, quoi que vous désiriez. Bon, tant de fois Je vous ai dit : « Maintenant, ne désirez rien qui soit impropre ! » Car quoi que vous désirerez se manifestera et sera effectif.

Maintenant essayez de comprendre que vous n’êtes plus des êtres humains ordinaires. Vous avez dépassé l’état d’esclave, et à présent vous n’êtes même plus dans le Sahasrara, vous êtes au-delà ! Le Sahasrara est le système limbique, et ce système limbique est fermé comme un lotus et quand votre Kundalini pénètre dedans, alors ce lotus s’ouvre ainsi. Et c’est ce qui est écrit [ainsi] dans la Bible : « J’apparaîtrai devant vous sous forme de langues de feu. » C’est le Divin qui s’exprime. Ces pétales ne sont autres que les nerfs qui sont illuminés, comme celles-ci [Shri Mataji montre du doigt des bougies], et ils ressemblent à des flammes. Mais ces flammes ne dégagent aucune chaleur. On les appelle en sanskrit tapahina — pas de chaleur — extrêmement rafraîchissant, adoucissant, se consumant merveilleusement.

Donc, quand le lotus du Sahasrara s’ouvre, la Kundalini perce votre fontanelle et vous obtenez votre Réalisation. C’est ce qui vous est arrivé. Maintenant, il s’agit de garder ce lotus ouvert. Et là, nous échouons, parfois. Car il reste des défauts humains en nous. Cela est dû tout d’abord à l’ego et aux conditionnements — ou nous pouvons dire le superego —, deux ballons. Ces deux ballons, à maintes reprises, essaient de fermer le Sahasrara. Alors vous devez être sur vos gardes et vous demander : « Qu’est-ce qui ferme mon Sahasrara ? »

D’abord l’ego. Comment l’attaquer ? Si vous voulez attaquer votre ego, vous devrez attaquer avec votre ego, car c’est le seul véhicule. [C’est pourquoi] nous avons cet état de conscience sans pensée dans lequel nous devons entrer. Mais [déjà], [il y a ] une chose simple à faire, tout à fait réalisable : essayez de comprendre pourquoi vous êtes égoïste. Contre qui êtes-vous en colère ? Pourquoi êtes-vous en colère ? Qu’est-ce qui vous incite à dominer, à contrôler ou à corriger quelqu’un ? Pourquoi ? Le mental ne répondra pas. La chose simple, si vous pouvez l’appliquer est que  : quelque soit la raison de votre énervement ou de ce qui vous fait vous sentir très important, essayez de comprendre que rien n’est plus grand que vous. Rien n’est plus important que votre compassion, car dans celle-ci coule la Lumière du Divin.

[Imaginez : ] Vous haïssez quelqu’un, vous êtes en colère contre quelqu’un, alors que maintenant, vous devez aimer cette personne. Comment aimerez-vous cette personne ? Il n’est pas possible de concevoir cela. Mais l’amour lui-même va indiquer combien vous vous sentez satisfait,

combien vous vous sentez heureux. Je vous donne un exemple : L’autre jour, J’ai reçu une lettre de quelqu’un qui me défiait vigoureusement, de Pologne. [Elle m’écrivait] que sa mère était très malade – du cancer ou autre chose —, et elle me défiait tout le temps : « Si Vous êtes Dieu, vous devez guérir ma mère ! Si Vous êtes Dieu, faites ceci, faites cela! ». Très amusant. J’ai dit : « D’accord ! Je mets Mon attention sur cette femme, peut-être ira-t-elle mieux ». Au lieu de M’éverver, J’ai dit : « Elle est si frustrée, elle est si tendue, elle est si inquiète ! Même si elle dit : ”Si Vous êtes Dieu…” et qu’elle me défie, c’est bon, ça ne change rien. Qu’elle M’appelle Dieu ou non, ça ne fait pas de différence. Quoi que Je sois, Je suis. » Donc, au lieu de M’énerver, J’ai ressenti une immense compassion pour elle. Elle est humaine, et sa mère est si malade ; et si c’est la seule source de sa vie, alors Je peux comprendre qu’elle soit si nerveuse.

Essayez simplement — vous pouvez le faire très facilement, très facilement, ce n’est pas difficile, parce que vous êtes des âmes réalisées. Je parle à des saints. Si vous mettez simplement votre attention sur une personne avec amour, alors ce qui se passe est que vous comprenez cette personne. Vous la comprenez, comme si vous étiez identifié à elle. Alors vous réalisez : « Si j’étais à sa place, en tant qu’être humain, qu’aurais-je ressenti ? Ce désespoir, cette colère ? Si j’étais ainsi, une personne de ce type, avec le même genre de problèmes, alors qu’aurais-je fais ? » Cela résout le problème. Donc, la partie identification : vous avez de tels pouvoirs, Je vous ai dit que vous pouvez pénétrer [un corps subtile]. L’identification avec un autre être est très importante. Et vous pouvez y arriver. Parce que vous êtes des âmes réalisées, vous pouvez le faire. Mettez-vous simplement dans la même position que l’autre personne et vous réaliserez que vous avez des pouvoirs d’amour. Et l’identification est la seule manière, Je pense, de comprendre l’amour. Cet ego sera immédiatement résorbé aussitôt votre attention aimante dirigée vers cette personne.

Tout au long de votre vie vous expérimenterez cela si souvent que vous serez étonné de vous-mêmes : « Comment puis-je faire toutes ces choses ? » Parce que vous êtes une âme réalisée.

Aussi, comme Je l’ai dit, quand vous vous identifiez à une autre personne, vous mettez cette personne sous la responsabilité du Divin. Juste en vous sentant un [avec l’Esprit]. Parfois, aussi, nous avons de fausses idées sur nous-même et sur les autres. Dans les petites, petites choses aussi, nous avons nos propres idées sur quelque chose. Par exemple, nous apprécions le niveau de vie que quelques personnes ont. « J’apprécie ceci » et « Je n’apprécie pas cela »… Aucun saint, jamais un saint ne dit cela !

Dans ce cas, si vous dites cela, vous vous identifiez à tort avec l’autre personne. Par exemple, supposons que quelqu’un a fait une magnifique composition florale, et au lieu de l’apprécier et de vous en réjouir, vous arrivez et dites : « Je ne l’aime pas ; il aurait été mieux comme ceci. » Je ne sais pas pourquoi les gens parlent ainsi ! Par contre, si vous vous identifiez à l’homme qui a l’a fait — ou au gentleman — vous vous réjouirez comme lui s’est réjoui en faisant cette composition florale . C’est parce que vous ne pensez qu’à vous, que vous [votre ego] croyez tout savoir, que vous pensez : « Ce n’est pas si bien fait que cela, cela aurait pu être mieux, cela aurait pu être mieux ! Qui êtes-vous pour juger ?

Cette tendance à critiquer provient d’un terrible malentendu sur soi-même. Que sommes-nous ? Pourquoi devrions-nous juger quiconque ? Sommes-nous payés pour cela ? Alors pourquoi gaspiller de l’énergie à juger les autres ?

Nous devrions voir ce qui est bon en l’autre. Car dans le Royaume de la Réalité, tout est bon, tout est fin, tout est de première classe. Mais si vous cherchez ce qui ne va pas en l’autre, alors vous n’êtes pas dans la Réalité. Vous pouvez regarder, vous pouvez être témoin, mais cela ne vous agace pas ; ou vous ne dites même rien qui pourrait agacer les autres.

Vous la regardez [la composition florale] —  elle est toute magnifique ! Je veux dire, simplement la joie de la personne qui l’a faite, avec toutes ces choses magnifiques, de toutes ces personnes, bouillonne à travers cela. Mais à moins d’être identifié à celui qui l’a fait, vous direz sans doute : « Cela aurait pu être mieux, cela aurait dû. »

Vous pouvez être dans la même situation. Supposez que vous faites quelque chose, et qu’une personne vienne et dise : « Oh, tu aurais dû faire comme ci, comme ça ! » C’est du gâchis de notre énergie pour rien du tout ! Notre énergie est une énergie spirituelle.

Donc, J’insiste : vous devenez comme le ciel, l’immensité. Vous êtes trop immense pour vous soucier de ces choses, pour gâcher votre énergie sur des choses très très futiles et inutiles qui ne font que vous rapetisser.

Mais si votre énergie spirituelle est utilisée — car vous pouvez l’utiliser, vous êtes les seuls à pouvoir la manipuler. Pas les arbres, pas les fleurs. — alors ce que vous ferez, c’est créer des océans de joies.

Bon, nous arrivons à Sahaj. Ce que Sahaj vous a donné est correct, mais qu’avez-vous donné à Sahaja Yoga ? « Qu’ai-je donné à Sahaja Yoga ? Ai-je créé des océans de joies pour les autres ? Quelle gentillesse ai-je montré, quelle compassion ai-je montré, quel amour ai-je exprimé ? »

D’accord, quoi que Sahaja Yoga ait donné, nous le prenons comme allant de soi. Quelqu’un entre dans Sahaja Yoga, croit qu’il y a un contrat, déjà signé, et si quelque chose ne fonctionne pas, alors [il dit] : « Comment cela ? j’ai un contrat avec Dieu et il n’a pas été complètement honoré, malgré ce que j’ai payé, malgré ce que j’ai fait ! »

Mais qu’avez-vous fait dans ce Royaume de la Réalité ? Avez-vous apprécié la Réalité ? Avez-vous ressenti la joie de ce véritable amour du Divin ? Êtes-vous dissout en lui, ou êtes-vous toujours debout sur la rive en train de regarder ? Vous pouvez créer, vous êtes tout à fait capables de créer une joie formidable, un bonheur et une paix formidables !

Regardez le monde aujourd’hui, dans quelle état il est : tout y est tourment, confusion ; toutes sortes de corruptions et de choses destructives s’y passent. Ce monde est devenu si laid. Pouvez-vous l’embellir ? Vous le pouvez, parce que vous pouvez transformer les gens. Mais si vous n’êtes pas vous-même un magnifique Sahaja Yogi, comment le pouvez-vous ?

Donc, c’est cette attention sur nos esprits quand nous fonctionnons que nous devons apporter aux autres, dans ce Royaume de la Réalité. C’est un aspect, nos esprits, où nous devons comprendre nos subtilités. L’autre aspect est que nous sommes encore identifiés avec des choses auxquelles nous n’aurions pas dû être identifiés.

Découvrons-les  : identifiés à des idées, identifiés à une sorte de conscience. Toutes ces choses vous rendent vraiment,— pour être très franche… — elles vous rendent stupides. Tous les imbéciles, vous voyez, qui sont conditionnés sont vraiment… Je ne sais pas quoi dire sur eux, car ils sont comme un train sans conducteur. Dieu sait quand la collision arrivera !

Car ces personnes qui sont dans l’identification, Je connais… Maintenant vous devez avoir vu aussi, ceux qui vont à l’église, se font proprets, vont à la messe, s’assoient, chantent des hymnes, rentrent à la maison et de nouveau se disputent et s’affrontent. Pourtant, s’ils voient une église, ils s’inclinent. Mais rien ne rentre à l’intérieur, rien qui vienne de cette église.

Ou encore il y a ceux qui sont comme— vous savez, vous devez avoir vu — les juifs, voyez-vous. Ce mur des lamentations qu’ils ont, ils se mettent devant, font toutes sortent de choses, et que leur arrive-t-il ? Rien !

De même pour les musulmans : ils sont si conditionnés ! Je veux dire, vous ne pouvez décrire leurs conditionnements, tellement ces derniers sont stupides. Et ces conditionnements continuent à faire de nous des idiots. J’ai connu tant de gens comme cela. Une fois, dans Ma propre vie, J’étais avec une de mes connaissances. Ce gentleman avait pour habitude de se lever à quatre heures et d’entonner une sorte de Ramraksha.

Toute la maison est endormie, les enfants dorment, et il crie le plus fort possible. J’ai dit : « Que se passe-t-il ? Même Rama doit être en train de dormir à cette heure-ci ! » Mais il continuait à crier. Et son bain était une autre histoire : tout le monde savait qu’il prenait son bain car il chantait toujours des shlokas ou autre chose. Mais un jour, J’étais dans la pièce voisine, et J’entendis une sorte de bang, bang, bang. Je dis : « Que se passe-t-il ? » J’ai pensé : « Il souffre d’épilepsie, non ? » Alors J’ai couru vers les autres personnes et Je leur ai dit : « Ce gentleman souffre d’épilepsie ! ». L’un m’a dit : « Non il n’est pas malade ! » J’ai dit : « Alors d’où vient ce bruit ? » « Non, non ! il frotte ce chandan, ce bois de santal ! » C’est ce bruit sourd continu de la pierre sur le sol qui M’avait fait croire qu’il était épileptique. L’homme Me dit : « Quoi qu’on lui dise, il n’écoute jamais ! Il fait cela tous les jours. » Qu’est-ce que c’est ? C’est, nous le comprenons, de la bêtise. Quand nous voyons les autres, nous voyons des êtres humains. Cependant, même âmes réalisées dans le Royaume de la Réalité, vous acceptez parfois des choses irréelles, à cause de conditionnements très anciens. Vos ancêtres étaient comme ceci, son père était comme cela, et les ancêtres des vos ancêtres étaient comme cela. Ainsi cela revient encore. On les appelle des gènes. Mais dans Sahaja Yoga, ces gènes changent aussi.

Donc, cette sorte de conditionnement qui s’accroche encore à vos corps, à vos mentaux, à vos émotions, doit être vu et nettoyé, parce que cela tue la joie. Cela tue la pleine expérience de la Réalité. Si vous voulez avoir une totale expérience de la beauté de la Réalité, alors vous devriez vous débarrasser de toutes ces choses qui vous rendent vraiment stupides du matin au soir.

Les gens profitent de telles personnes, beaucoup. Comme Je vous ai dit au sujet des entrepreneurs : ils commencent par [lancer] une mode, et tout le monde suit. Mais nous, nous ne sommes pas écervelés. Non seulement nous avons un cerveau, mais en plus il est illuminé. Nous ne ne suivons pas les choses à la mode ou qui sont n’importe quoi. Nous ne faisons pas cela. Ce que nous faisons, c’est être à notre propre mode. Ce n’est pas de l’ego, c’est une identification à notre propre esprit. Vous ne suivez pas tout ce qui est stupide et absurde, si vous avez la sagesse de votre esprit.

Ainsi, dans le Royaume de la Réalité, nous avons les sept chakras, totalement illuminés, intégrés et nourris. À ce stade, ce que nous voyons c’est nous-mêmes, comme Je l’ai dit, sans aucune limite. Absolument illimité.

Lorsque nous disons que nous pénétrons, nous le faisons . Lorsque nous disons que nous nous déployons, nous le faisons. Lorsque nous [disons que nous] nous contractons, nous le faisons. C’est une personnalité entièrement flexible, et une personnalité créatrice de paix, de joie, d’harmonie.

Avec l’ouverture du Sahasrara, Je suis sûre que le monde entier sera intégré un jour, et que nous comprendrons ces problèmes auxquels nous faisons face à cause de la stupidité.

Cette intégration, J’en suis sûre, aura lieu. Et lorsqu’elle arrivera, nous verrons que la vie du Divin éclipsera toutes ces ténèbres ou forces destructrice. Cela va arriver. Si un grand nombre de Sahasraras ont pu être ouverts, alors pourquoi pas le Sahasrara de ce monde ne serait-il pas aussi ouvert à la Vérité et à la Réalité ? Il le sera.

Alors aujourd’hui, en ce jours si important pour nous dans l’histoire de la spiritualité — Je pense que c’est un jour très important — nous devrions réaliser que nous sommes illuminés, nous sommes la lumière de joie, lumière de compassion, lumière d’amour, comme les flammes silencieuses du Sahasrara de différentes couleurs qui dansent magnifiquement.

Alors nous saurons ce qu’est la jouissance de la Réalité.

Que Dieu vous bénisse.

S.S. Shri Mataji Nirmala Devi