Shri Krishna Puja, Cabella 1996

Campus, Cabella Ligure (Italy)


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Shri Krishna Puja. Cabella Ligure (Italy), 1 September 1996.

English transcript: IBP verified
Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.

Aujourd’hui nous allons célébrer Shri Krishna.

Voyez comme il fait froid depuis presque trois heures. La raison en est que Shri Krishna a joué un petit tour à Indra, Indra qui est un dieu ou vous pourriez dire un demi-dieu qui gère la pluie. Ainsi Indra est très fâché. Comme vous pouvez le voir, ces demi-dieux sont des gens très susceptibles. Pour la moindre petite chose ils se fâchent et deviennent irrités et commencent à utiliser leurs pouvoirs pour exprimer leur colère.

Alors il a commencé à pleuvoir sur tous les bergers et Shri Krishna qui surveillaient les vaches. Et la pluie était si dense qu’ils pensèrent que tout le pays serait complètement englouti. Ainsi Indra était très heureux de contrarier le jeu de Shri Krishna. Il pensait avoir totalement réussi mais Shri Krishna souleva une montagne sur son doigt et tous les bergers qui étaient submergés par la pluie, trouvèrent refuge sous la montagne.

C’est la façon de procéder de Shri Krishna. Mon style est différent. J’ai dit à Indra : « Tu ne peux pas mal te comporter avec Moi. Tu ne le peux pas. Jusqu’à maintenant Je ne t’ai blessé en aucune façon et Je ne t’ai pas irrité. Bien sûr on va procéder au Puja de Shri Krishna mais cela ne signifie pas que tu doives mettre en avant tes pouvoirs devant Moi. »

Parfois Je me demande [si] ces devas, ces demi-dieux, s’il s’agit d’âmes réalisées ou non. Pourquoi en effet se mettent-ils en colère pour de si petites choses. Quoi qu’il en soit, il doit s’être réconcilié et maintenant Je dois dire que le temps s’est réchauffé.
Dans Sahaja Yoga vous pouvez faire beaucoup beaucoup de choses mais vous devez savoir ce que vous faites.

Shri Krishna en est un bon exemple. Il a débuté la Culture Sahaj. Je parlerais plutôt de culture car il n’a donné la Réalisation à personne mais il a apporté l’idée de ce qu’est la Culture Sahaj. Comment ? Avant lui est venu Shri Rama qui était Maryada Purushottama, qui était un homme très exigeant en toute chose.

Ainsi par exemple Je veux dire qu’il a renvoyé son épouse parce qu’il était un roi et un roi ne peut pas être le sujet d’un scandale, spécialement à cause de son épouse. Aussi il l’a rejetée. Ce n’était alors pas l’époque de Kali Yuga. Et son père lui ordonna de partir. Ce n’était pas tellement son père mais sa belle-mère qui ordonna de l’envoyer en exil dans une forêt. Et il a accepté. Après tout il était Maryada Purushottama. Aussi, quoi que son père demanda, il l’accepta. Quoi que sa mère demanda, il l’accepta et se rendit dans la forêt pour y rester 14 années. Il s’agit ici d’obéissance au père. Mais cela n’était pas nécessaire ! Son père n’était pas Dieu. Lui était Dieu. Mais à cette époque il était important que les gens non seulement respectent les parents mais également qu’ils leur obéissent. C’était le moment approprié pour [apprendre] cela.
A cette époque il y avait beaucoup de moonies, de saints et de hatha-yogis. Et ceux-ci, même avant lui, avaient l’habitude de faire pratiquer aux gens une discipline très stricte. Et, pour le cas où ils ne pratiquaient pas cette discipline, alors ils devaient faire de nombreuses pénitences. Et c’est ainsi que beaucoup de gens qui essayaient cette pratique, n’atteignaient jamais le but à cause de cette discipline stricte et totale pour suivre le chemin de la spiritualité.

Récemment Je lisais un livre appelé « Combattant Pacifique ». Ils y décrivent un Américain à la recherche de la vérité et le gourou de cet homme lui fait réellement faire un travail réellement si difficile que Ma petite-fille m’a dit : « Je suis très fâchée avec un tel gourou. » Elle ne pouvait pas le supporter. Ainsi il découvre finalement qu’il est l’existence elle-même.

Telle était la pratique suivie après Shri Rama : les gens devaient abandonner leurs épouses et leurs enfants, aller dans les Himalayas et s’installer là en pratiquant la méditation. C’était suivi très rigoureusement. Nous devrions dire qu’il s’agissait d’une société très morale, si fortement morale, mais cela se faisait par la peur. Toute la moralité passait par la peur ce qui s’est également répété dans d’autres religions. Je dirais maintenant que l’Islam de nos jours a pris cette forme, celle de la peur. Ils n’agissent pas en toute liberté. C’est également la même chose pour les Chrétiens, et les Hindous, Je ne sais pas, à moitié ce côté-ci et à moitié ce côté-là. Même parmi les Sikhs il y a une discipline terrible, si forte que, comme punition, vous devez nettoyer les chaussures de tout le monde. Je ne sais pas si c’est pour se battre soi-même avec des chaussures ou n’importe quoi d’autre, mais il y a là tout un tas de punitions.
Alors vint Shri Krishna et il vit la situation où se trouvait les gens qui maintenant jeûnaient réellement.

Si vous voulez observer strictement les rituels de la religion Hindoue, durant une semaine vous allez jeûner au moins six jours ! Un autre jour vous devez manger une sorte spéciale de nourriture. Ensuite vous devez visiter toutes sortes d’endroits.

Récemment, comme vous le savez, ils devaient se rendre à Ambarnath et beaucoup moururent là. Alors ils dirent : « Nous avons atteint le Nirvana. Nous sommes morts là. En accomplissant cela nous avons obtenu le Nirvana. » Ce genre d’idée folle existait que : « Nous avons atteint maintenant le Nirvana. Nous avons obtenu ce que nous désirions. Et maintenant nous sommes morts. » De si nombreuses personnes sont mortes. Ceux qui ne sont pas morts se repentissent en se demandant pourquoi ils ne sont pas morts. Ils pensent que cela aurait pu se passer beaucoup mieux, qu’ils auraient pu atteindre leur Nirvana.

Ainsi, même au cours de ce Kali Yuga, ces idées prévalent. Même en Inde les gens suivent ce genre de vie très sévère, spécialement dans le Sud comme J’ai pu le constater. Ils font toutes sortes de choses insensées pour expier ou peut-être pour obtenir quelque chose qu’ils ont demandé.
Tout ce non-sens était de trop pour Shri Krishna. Il ne pouvait pas comprendre qu’ils allaient gâcher toutes leurs vies avec cette sorte d’épreuve éreintante. Alors que resterait-il d’eux pour Sahaja Yoga ?

Ainsi il fut celui qui commença avec la Culture Sahaj. Il dit : « Réjouissons-nous. Nous devons nous amuser, nirmal ananda, ressentir la pure Joie [Divine qui est Une]. » Comment obtenons-nous cette Joie pure ? Il apporta ce système de rakhi bandhan par lequel, à part votre épouse [ou époux], chacun est votre sœur ou votre mère [ou votre frère ou votre père].

Je dois dire que c’est tout à fait la réalité en ce qui concerne les Indiens, pas tellement ceux du Nord à cause de l’influence islamique, mais c’est ainsi dans le Sud, cela se passe ainsi au Maharashtra.

Et alors il mit également en route ce Holi au cours duquel vous devez jouer avec des couleurs, peut-être pour se libérer des barrières de couleurs que nous avons. Peut-être qu’en Amérique ce serait une bonne idée de jouer avec les couleurs et de mettre du noir sur les blancs ou un peu de blanc sur les noirs. Et ils pourront ainsi voir combien c’est stupide de se battre au nom de la couleur.
Il avait l’habitude de jouer avec les enfants qui s’occupaient des vaches, juste comme une personne très ordinaire. Il n’a jamais essayé de mettre en avant ses pouvoirs, n’a jamais essayé de sortir de la masse, ne s’est jamais habillé d’une manière spéciale, jamais. Il s’est comporté comme un gardeur de vaches ordinaire.

Et sa relation avec sa mère Yeshoda. Elle n’était pas sa mère et était également extrêmement belle. Il y a de si nombreux poèmes magnifiques écrits sur sa jeunesse alors qu’il est celui qui est responsable de tout l’univers. Comme un petit garçon, il avait l’habitude de mettre son doigt en bouche quand il se posait des questions. Comment un Virata Divin peut-il faire cela ? A quoi pensait-il quand il était enfant ? Toutes ces habitudes d’enfants !

La chanson que vous avez entendue hier décrivait très bien toutes ces petites petites actions, spécialement [décrites aussi] par un autre très grand poète Sudhas qui était aveugle. Sa jeunesse a été décrite d’une très belle manière. Et la description de sa relation avec [sa] mère est très naturelle et très douce.

Ce n’est pas comme dans ces temps modernes. Un tapis est abîmé : « Oh le tapis. Vous l’avez abîmé ! Je vais vous frapper fort car vous avez abîmé ce tapis. » Ils s’intéressent plus à leurs affaires qu’à leurs propres enfants. Mais, d’après notre culture [indienne ou sahaj], si l’enfant casse quelque chose, nous devons dire ceci : « C’est très bien de l’avoir cassé. Un baddha s’en est allé. » Il ne faut jamais réprimander un enfant pour avoir fait quelque chose que vous pensez être destructif parce qu’alors il deviendra sûrement destructif.

Ainsi, pour comprendre un enfant, Je pense que vous devriez lire ces poèmes, ces beaux poèmes qui ont été écrits sur Shri Krishna. Je ne sais pas comment leur imagination à atteint ce niveau de beauté de la Joie pure.

Envers nos enfants également nous devons être extrêmement doux, gentils et pardonner. J’admets que certains enfants évidemment sont difficiles mais ils peuvent aussi être corrigés si vous appliquez réellement les méthodes de Shri Krishna avec eux.
Et lorsqu’il se rendit au collège ou nous pourrions dire à l’école d’un sadipani mooni, un gourou, la femme du gourou était très gentille mais le gourou était strict. Sa femme avait l’habitude de faire attention à lui et un jour elle lui donna quelque chose à manger alors qu’ils se rendaient dans la forêt pour ramener du bois. Vous savez, toute cette histoire est très subtile. Il se rendit là-bas et son ami portait la nourriture. Son ami portait la nourriture et Shri Krishna était occupé à couper le bois. Imaginez Shri Krishna qui coupait du bois pour la mère. Je veux dire que pour la mère, il pouvait tout faire. C’était un Dieu mais aucun travail pour la mère n’était bas ou méprisable. Mais l’autre garçon, son ami, avait très faim et alors il mangea la nourriture et il ne resta rien. Aussi, quand il revint, il était très tracassé. Il vint dire à son gourou que : « J’ai mangé toute la nourriture. Je ne l’ai pas partagée avec Shri Krishna. » Le gourou se fâcha très fort. Il était très fâché et il dit : « Dorénavant tu seras poursuivi par une pauvreté permanente. » Mais la mère dit : « Non, pas de façon permanente mais jusqu’à ce que tu rencontres à nouveau Shri Krishna. » C’est ainsi qu’elle essaya de donner ce que l’on appelle « upashaap », avec quoi vous donnez une autre punition qui peut partiellement neutraliser la précédente. Cet ami était Sudhama et il fut très très pauvre.

Maintenant voyez les manières sahaj de Shri Krishna. Il s’est toujours rappelé Sudhama et il dit à son épouse : « Je ne sais vraiment pas [comment il va]. Il subit une malédiction. Je ne sais pas quelle est sa situation ni où il peut être. » Une telle amitié. Il était un roi et avait une telle proximité de sentiment avec un ami. Il disait : « J’avais l’habitude d’aller avec lui chercher le bois. » Imaginez toutes ces petites minuscules choses qui avaient une si grande importance pour lui. Ainsi il ne se préoccupait pas seulement du monde entier comme il l’aurait dû mais aussi à propos de Sudhama : « Quand vais-je le rencontrer ? Quand le verrai-je à nouveau ? Où peut bien se trouver sa maison ? Comment vit-il ? » Il avait tous ces sentiments très délicats pour son ami.
Il vécut juste comme un Sahaja Yogi. C’est le style sahaj de se préoccuper du monde entier et aussi de nous soucier des individus. S’il nous arrive de savoir qu’une personne est tombée malade ou a un problème, quelque chose de sérieux, tous les Sahaja Yogis pensent à elle et s’en préoccupe. Ils peuvent tout avoir mais ils continuent à se soucier de ce qui arrive à telle ou telle personne. Combien d’entre nous se connaissent par leurs noms, Je veux dire que nous connaissons pratiquement le nom de tout le monde, et combien nous prenons soin d’eux, nous les respectons, combien nous les aimons et combien nos relations sont pures.
Aujourd’hui c’est également le jour du Raksha Bandhan qui est très important parce qu’il signifie que nous devons avoir des relations pures [entre nous].

Par exemple J’ai vu qu’au Maharashtra les hommes ne vont pas beaucoup parler aux femmes et les femmes ne vont pas beaucoup parler aux hommes. Et un jour un homme remarqua : « Et alors que vont faire les femmes, seulement parler aux femmes ? » Alors Je répondis : « De quoi allons-nous parler avec vous ? Vous parlez de votre bureau et nous parlons de nos maisons et de nos foyers. Qu’y a-t-il là à discuter avec vous ? »

Mais la culture occidentale est différente. Ils vous forcent [à parler]. Ils vont faire s’asseoir un homme ici et une femme doit s’asseoir à côté de lui, ensuite un autre homme puis l’épouse d’un autre homme. Comment pouvez-vous avoir un peu d’intimité ? Cette façon de penser, qui est tout à fait anti-sahaj, a glissé vers l’immoralité. Il n’est pas nécessaire pour les hommes et les femmes de s’asseoir ainsi. Je n’en comprends vraiment pas l’utilité. Mais vous devez obligatoirement vous asseoir de cette façon. Je dois vous dire que J’ai eu des moments difficiles à cause du travail de mon mari. Je n’ai jamais aimé cela. Après tout de quoi aurais-Je pu discuter avec ces hommes ? Je ne connais rien aux banques, ni aux actions, ni au stock exchange ou n’importe quoi d’autre. Je ne connais rien aux profits ou ceci ou cela. Tout cela c’est zéro pour Moi. Puisque Je ne connais rien des bureaux ni de toutes ces autres choses dont parlent les hommes, alors de quoi parler avec eux ? C’est vraiment très difficile. Et chaque fois que Je disais quelque chose, Je laissais vraiment tomber une brique.

Une fois au cours d’une soirée ils offraient des boissons à tout le monde et Je demandai : « Donnez-Moi une boisson sans alcool. » Alors le valet est venu M’apporter cette boisson. Le valet portait un nœud papillon, une chemise et tout cela – ce sont des méthodes tout à fait anti-sahaj – un nœud papillon noir, une chemise blanche, une veste noire, des pantalons noirs, tout à fait le même vêtement qu’il soit ambassadeur ou valet. Vous ne pouvez pas déterminer qui est qui. Alors vous savez, Je bus Mon verre et quand J’eus fini, Je le donnai à un ambassadeur, un ambassadeur très connu. Pour Moi il n’y avait aucune différence car ils marchaient et parlaient de la même façon. Tout cela est tellement anti-sahaj.

Ils disent qu’ils ont de si nombreuses ambassades, Je ne sais pas pour quoi faire. Et qu’ont-ils avec cela ? Il y a toujours des cocktails, des réceptions, des poignées de main, des poignées de main – vos mains vont se casser Je pense. Serrer la main est un style très anti-sahaj. Pourquoi ne pas juste dire « namaste » ? C’est bien mieux. Et vous savez que parfois cela Me donne tellement de chaleur.

Comme hier vous avez montré que la glace fondait, la même chose se passe habituellement avec Moi. La plupart étaient des gens vraiment bouillants et Je ne savais pas quoi faire. J’avais l’habitude de Me tenir à l’écart en Me sentant juste gênée. Cette habitude de serrer les mains est absolument anti-sahaj. Et, pire que cela, il y a la méthode française de s’embrasser. Que vous le vouliez ou non, on vous embrasse. Ou bien étreindre quelqu’un. La première fois que Je donnais la Réalisation à un gentleman anglais, il M’a juste soulevée comme cela. Je lui dis : « Cela va comme ça ! » Il a juste fait cela tellement il était content. « Cela va, cela suffit ! »

Mais il n’y a dans ce domaine aucune ouverture d’esprit, aucune compréhension.

Si vous allez à une soirée, vous devez vous habiller seulement de cette façon. Si vous n’êtes pas habillé comme cela, alors vous n’êtes d’aucune utilité.

Egalement quand vous allez à un enterrement. Un homme est mort. C’était un grand ami, un homme bien. Alors on M’a dit que Je devais porter un sari noir, une blouse noire, tout en noir. J’ai dit : « Vous savez, Je n’ai pas de sari noir non bordé. » Alors ils dirent : « Ne venez pas. » J’ai répondu : « Très bonne idée. » En fait Je ne connais pas ces systèmes anti-sahaj. Vous n’êtes pas supposés pleurer ou geindre là [lors d’un enterrement] vous savez, mais vous devez rester calmes. Alors, quand vous y allez, le corps est étendu là et, après que la prière soit dite, vous êtes supposé boire du champagne. Pouvez-vous imaginer cela ? Comment pouvez-vous agir ainsi ? Aucun égard pour ce corps mort étendu là. Et tout le monde est très heureux. Et si quelqu’un semble malheureux, ils vont demander : « Quel est le problème ? Vous sentez-vous bien ? » Aucune conscience ici d’avoir perdu un ami. C’est le style anti-sahaj lorsqu’on en arrive à être accablé de chagrin.

Que l’on déborde de joie ou que l’on soit accablé par le malheur, c’est anti-sahaj [pas équilibré].
Nous devons être sahaj dans le sens que tout ce que nous faisons, nous le faisons spontanément, pas délibérément.

En Inde également nous avons des gens très anglicisés et la maîtresse de maison mourut et Je suis allée pour la voir. En Inde le corps est placé sur le sol. Ils étaient en train de discuter quoi faire, à quelle heure commencer les funérailles et tout cela. Alors une dame qui est une personne bien connue en Inde dit : « Vous ne devriez pas commencer avant douze heures. » Je demandai : « Pourquoi ? » Elle dit : « Parce que je vais devoir porter du blanc – ce qui est exact – et je vais devoir aller à la banque pour porter mes diamants qui conviendront au sari blanc. » Je dis : « Qu’est-ce que cela ? » Un tel matérialisme si tenace ! Cela va trop loin !

Nous nous éloignons de nos sentiments, de nos émotions authentiques, qui sont tout le temps présents en nous. Vous ne devez pas y penser, ils existent en tout temps. Mais [au contraire] vous vous mettez à penser : « Maintenant je devrais pleurer ou pas, je devrais rire ou pas ? » Ils sont si spontanés [les émotions et les sentiments]. Si vous ressentez de la joie, vous êtes spontané. Vous exprimez votre joie spontanément. Bien sûr vous ne le faites pas de manière inculte mais d’une façon vraiment bienséante.

Maintenant quelle est la signification de la culture sahaj ? La culture c’est quelque chose qui provient de ce que vous êtes bien élevé, que vous avez grandi d’une manière très naturelle grâce à laquelle vous développez une culture. Cela se rapproche le plus de l’attitude simple et innocente d’un enfant.

C’est l’introduction par Shri Krishna de l’idée de la Joie pure, nirmal ananda, qui apporta un grand réconfort au peuple Indien parce qu’ils étaient en train de suivre Shri Rama. (…)
Mais alors le laisser-aller a commencé. Le problème c’est que, si vous les rendez stricts, ils deviennent comme des vêtements empesés et tellement que Je pense que vous ne pouvez pas les porter. Ou si vous leur permettez quelque chose : « Non, vous devez vous réjouir, vous devez ressentir de la joie. » D’accord, vous le leur permettez : « Faites ce que vous voulez. » Si vous leur permettez de faire ce qu’ils veulent, alors ils commencent à faire toutes sortes de choses.

En Inde nous faisons des tas de choses horribles au nom de la réjouissance dont Je n’ose même pas vous parler. Et Shri Krishna lui-même a été très fortement mal représenté par des gens stupides comme Vidyapati. C’était un grand poète et il a fait jouer à Krishna et Radha le rôle de Roméo et Juliette, ce qui représente la plus grande insulte envers la pureté de leur relation. Vous devez avoir vu plusieurs images comme cela à Cangra, ici ou là [dans certains endroits, des temples, etc.]. Tout cela est insensé. Ils ne savaient pas représenter la réalité de leur relation alors ils en ont juste exprimé une expression très vulgaire.

Je pense que la raison en est que ces poètes et ces artistes, à cette époque, devaient refouler en eux certains sentiments et ils ont utilisé Shri Krishna pour les exprimer. Toute cette sorte de romantisme y est attachée.
Parfois Je ressens que les gens n’ont pas compris Shri Krishna.

Mais il existe une jolie histoire à son sujet qu’une fois ses femmes… Il avait beaucoup d’épouses, ce qui constitue également un autre point controversé. Il avait beaucoup d’épouses parce que celles-ci représentaient les seize mille pouvoirs de Shri Krishna qui avaient pris naissance. Elles avaient été capturées par un roi et maintenues en prison. Donc il devait les libérer et elles furent libérées.

Maintenant comment allèrent-elles vivre avec Shri Krishna ? C’était un homme jeune alors et il les épousa toutes. Ce fut également le cas de Mohammed Sahib. Il épousa seize femmes et elles étaient ses pouvoirs. Un jeune homme qui garde seize mille femmes comme un harem, qu’est-ce que les gens auraient pensé ? Alors il les a toutes épousées.

Et, un autre point sur sa vie est que, une fois qu’il eut toutes ces femmes, il eut également cinq épouses. Ses cinq épouses étaient la causalité des cinq éléments. Il devait agir ainsi.

Un jour ces femmes durent aller voir un grand saint et la rivière qui était là, était totalement en crue. Alors elles vinrent auprès de Shri Krishna et lui demandèrent comment elles pourraient traverser la rivière alors qu’elle était en crue. Il dit : « C’est très facile de traverser cette rivière. Cette rivière est appelée la rivière virginale, Narvada [de nos jours il y a beaucoup de grandes discussions politiques et autres à ce sujet], alors vous allez lui dire ceci : « Oh rivière, si Shri Krishna possède une totale personnalité de célibataire, s’il est un parfait brahmacharya, si c’est la vérité, alors tu baisses le niveau de tes eaux. » Et la rivière diminua et elles la traversèrent. Alors elles allèrent vénérer le saint et, quand elles revinrent sur les bords de la rivière, elle était à nouveau fortement en crue. Elles retournèrent ainsi auprès du saint et lui demandèrent : « Comment allons-nous retourner chez nous ? » Il dit : « Comment étiez-vous venues ? » Elles dirent : « Voici ce que Shri Krishna nous a demandé de dire à la rivière. » D’accord allez dire ceci à la rivière : « Ce saint n’a mangé aucune nourriture, absolument rien du tout », tandis qu’elles le voyaient manger plats après plats. « Si c’est la vérité, alors tu ferais mieux de faire reculer tes eaux. » Alors elles descendirent à la rivière et lui parlèrent, et la rivière diminua ses eaux. Elles étaient surprises par cet homme qui mangeait une telle quantité de nourriture et cette rivière qui s’était reculée, pensant : « Ceci est la vérité. »

Cela montrait quelle avait été leur personnalité [à Shri Krishna et au saint]. Ce sont des abhogies. Ils sont abhogies, ce qui signifie qu’ils ne sont pas attachés à cela. Ils mangent, d’accord, mais cela ne les préoccupe pas. Ils n’ont pas ce sentiment de manger et de se nourrir, de se réjouir de la nourriture, rien de cette sorte. Ils sont juste en train de manger. Et ce gentleman avec ses seize mille et cinq épouses est appelé brahmacharya parce que ces hommes ne sont pas attachés, ils sont dans cet état spécifique de détachement.

Et comment, à partir d’une personnalité immaculée d’une telle importance comme Shri Krishna, ont-ils créé ce non-sens de romantisme ?
Pour ce qui est de l’Amérique, Je pense qu’ils sont allés trop loin avec leur liberté. En tant que personnes ayant les bénédictions de Shri Krihna, nous nous sommes libérés de toutes les lois et règlements, et nous nous sommes laissé aller. Mais l’Amérique est devenue bien pire et, non seulement cela, mais les films qu’ils produisent sont des films dangereux et qui font réellement du tort au monde entier. Ils ne savent pas quel péché ils commettent car des milliers et des milliers de personnes dans le monde se sont mises à avoir de mauvaises idées très destructives. D’accord Freud est supplanté, fini. Il a déjà occasionné beaucoup de mal. Mais qu’en est-il de ces films ? Ils sont actuellement en train d’impressionner grandement nos directeurs Indiens. Je pense que tous ces directeurs guident les Indiens en enfer. Toute cette histoire est si absurde et si laide. Pour un citoyen Indien, c’est réellement inconcevable. J’ai vu que même les Américains ne peuvent le supporter tellement c’est allé loin dans le mal.
Ensuite d’autres erreurs ont commencé suite à cette liberté que nous avons. Imaginez, si Shri Krishna était ici, il n’aurait jamais mis d’huile sur sa tête, n’aurait jamais peigné ses cheveux parce qu’il aurait dû couper court ses boucles et il aurait dû porter des vêtements américains bizarres sans lesquels vous ne pouvez pas exister.

Maintenant toute cette camelote s’est répandue dans le monde entier. Ils la vendent à Moscou et dans tous les pays développés. La seule chose c’est que, lorsqu’il fut connu qu’ils avaient le sida, les gens ont commencé à acheter en seconde main auprès des touristes et ils ont rejeté tout cela. Ils répandent le sida partout ainsi que la drogue. Il s’agit d’une force destructrice. C’est une force destructrice qui est très active durant ce Kali Yuga. Et nous devons donc avoir beaucoup de Sahaja Yogis pour combattre cette force destructrice. Et quand ces gens sont destructeurs, ils ne sont pas hypocrites car ils pensent qu’il s’agit d’une très grande qualité. Au pire vous pouvez en parler hypocritement à certaines personnes. Mais, quand il s’agit de quelque chose fait ouvertement, alors chacun commence à le faire.

Pensez donc au temps où vivait Shri Krishna et les beaux moments qu’ils ont eu à avoir une vie si pure et comment il a tué tous ces démons, c’était quelque chose de si beau, procurant tant d’énergie. Mais, de nos jours, combien existe-t-il de démons dans ce monde ? Un ou deux ou dix ? Quand l’un est exterminé, un autre survient comme un champignon. Celui-là est tué, un troisième surgit comme un champignon. Et le pays le plus fertile est l’Amérique.

Aussi vous devez tous faire attention à ce pays de Shri Krishna. Shri Krishna devrait réellement spécialement commencer à utiliser son sudarshan chakra. Ce serait une bonne idée.
Ce temps est venu. C’est pourquoi Je vous ai donné la conque afin de déclarer que le temps est venu de nettoyer cette Amérique. C’est la chose que nous devons accomplir.

Aujourd’hui, tandis que nous vénérons Shri Krishna, vous devez éveiller dans cette vénération cette conscience que maintenant Shri Krishna est en vous tous. Et par votre communication puisqu’il est collectif, par vos paroles, par vos chants, par tout ce que vous avez l’habitude d’utiliser pour communiquer avec les autres, vous devriez passer ce message de paix, d’amour, de compassion, de vérité et, par-dessus tout, celui de Sahaja Yoga.

Que Dieu vous bénisse tous !