Shri Krishna Puja, Cabella 1991

Nirmal Temple (Cabella Ligure)

1991-09-01 Krishna Puja Talk, The technique of the play, Cabella, Italy, 66' Download subtitles: EN,JA,PTView subtitles: Add subtitles:
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Shri Krishna Puja. Cabella Ligure (Italy), 1 September 1991.

English transcript: IBP verified
Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.

Aujourd’hui nous avons décidé d’honorer Yogeshwara. Je pense qu’il s’agit là pour nous du plus grand nom de Shri Krishna. Cela signifie qu’Il est l’Ishwara du yoga [le Seigneur du Yoga].

« Yoga » signifie « l’union » avec le Divin, comme vous le savez. Mais le terme « yoga » a également une autre signification qui veut dire « yukti ». Traduire ce mot correctement en anglais n’est pas possible. Nous pourrions l’appeler « yukti » qui signifie « le truc », la ruse. En général la ruse est toujours reliée à quelque chose de bizarre et négatif. Mais ce yukti signifie « la technique ». Et comme ce terme « technique » sous-entend quelque chose de mécanique, alors Je ne peux pas trouver aucun mot valable pour « yukti ». Mais on pourrait dire qu’il s’agit de « connaître la technique » et « le truc de la technique » est également une autre signification du yoga yukti.
Ainsi même si vous êtes connectés, si vous ne connaissez pas le truc de l’union, alors cela ne sert à rien. Cela n’a aucune utilité. Aussi ce que l’on doit apprendre après avoir reçu la Réalisation, c’est non seulement la technique mais le truc de la technique.
Le niveau de Shri Krishna, quand on l’atteint, est celui d’une incarnation qui vient après celle de Shri Rama.

Comme Shri Rama est venu en tant que mariada purushottoma, c’est-à-dire une personne qui possède en lui un idéal complet des mariadas et d’un roi bienveillant, dans le cas de Shri Krishna il s’agira d’un enseignement différent car les gens étaient devenus extrêmement sérieux, très disciplinés et menaient une vie que l’on pourrait appeler de sur-dharmique. Et cette attitude avait bloqué l’évolution des gens à ce niveau bien fixé et ils pensaient que si vous faisiez toutes ces choses chaque jour, alors c’était l’idéal : « Nous y sommes enfin arrivés. »
Alors Shri Krishna dut venir en personne. Shri Vishnu vint sous les traits de Shri Krishna pour nous donner des explications sur l’ascension et nous dire que tout cela n’était qu’un jeu et que seule une personne qui est un maître du jeu peut jouer à ce jeu. Alors pour connaître le jeu …

Supposons que vous possédez des moyens de communication, des moyens électriques de communication et que vous ne sachiez pas comment jouer avec eux : jouer, pas comment apprendre à s’en servir ou comment se connecter mais jouer avec eux.

Supposons que vous connaissiez seulement toute la technique, alors tout cela devient un casse-tête parce que vous pensez tout le temps que c’est vous qui vous en occupez, que vous devez faire ceci et que cela est à faire, et que cette connexion n’est pas bonne et que cette autre devrait être connectée correctement. Vous devenez fatigués et dégoûtés. Mais s’il s’agit juste d’un jeu pour vous, seulement d’un jeu – pour n’importe quel maître tout est un jeu – s’il s’agit juste d’un jeu pour vous alors vous n’allez pas vous fatiguer mais vous amuser. Ce sera de l’amusement.

Et en vérité c’est ce dont il s’agit : « leela » [un jeu]. C’est pourquoi Il est appelé Leeladhar [Maître du Jeu] parce qu’Il est un maître. Il vint en tant que maître: maître, non pas en tant que guru mais en tant que maître de tous les arts de ce yoga yukti.
Il est si habile. Il est si capable que pour Lui c’est un jeu. Tout ceci est un jeu pour Lui et ce que nous devons apprendre, c’est que dans le yoga tout ce que vous faites devrait juste être un jeu.

Disons que se lever à cinq heures du matin devrait être un jeu. Le matin vous devez vous lever, disons, ce n’est pas encore … Le soleil n’est pas encore venu pour vous suggérer ce que vous devez faire [dans la journée] et la lune est partie et dans ce demi jour ou légère obscurité vous vous levez. Cet instant de la matinée est très beau et à ce moment vous vous asseyez pour « dhyana » [la méditation].
Il ne s’agit pas d’une chose sérieuse. Ce n’est pas quelque chose d’ennuyeux. Mais pour cela vous devez être un maître. Si vous êtes le maître du yoga, alors c’est un jeu.

Mais en premier l’état de Shri Rama doit être là, quand vous devenez réellement Vishwa Nirmala Dharmi, de sorte que cela devienne votre jeu.
Maintenant la communication avec le Divin doit s’écouler dans le monte entier. Le monde entier doit recevoir cette communication que vous avez reçue.

Dans ce but Shri Krishna a arrangé quelque chose durant Son temps de vie d’une façon très simple comme celle d’un enfant. Cela semble très enfantin, très enfantin. Ainsi quand les gopis [bergères] prenaient leur bain, Il cachait leurs vêtements. Mais les femmes indiennes ne sont jamais totalement nues. Jamais. Il prenait leurs saris et tout cela et alors ce petit garçon pouvait voir leur dos. Qu’y a t-il là de spécial pour un petit garçon ? Il était assis sur les branches d’un arbre et Il essayait d’élever leur Kundalini. Elles sortaient de la rivière Yamuna qui avait été vibrée par Radha. Il y avait déjà là des vibrations et il y en avait dans leur Kundalini. Alors elles prenaient de l’eau dans des cruches [qu’elles mettaient sur leur tête] et Il cassait le bas des cruches qui étaient remplies d’eau vibrée. Ainsi l’eau vibrée tombait sur le dos de ces femmes et Il essayait ainsi d’éveiller leur Kundalini.
Voyez le jeu d’un enfant, comment Il a essayé de jouer dans son enfance, juste comme un enfant, et ainsi Il démontra par la suite Son expertise d’enfant dans les domaines de la politique, dans les relation avec les gens, dans le domaine de la communication et autres.

Et Son pouvoir était celui de Radha : « Ra-Dha », « Ra » signifiant « énergie » et « Dha » signifiant « celui qui soutient. » Ra-dha comme ils le prononcent, de la même façon : Radha, celle qui soutient l’énergie.
Ainsi la première qualité qu’Il reçut d’Elle fut qu’Elle est « alladh dhyani. » Il n’existe pas de mot. Je ne pourrais trouver aucun mot en anglais pour « alladha ». « Allahd » signifie que, lorsque vous voyez soudainement quelque chose de beau, la Joie commence. Vous vous sentez juste très heureux. Mais il existe très peu de termes de traduction en anglais comme vous le savez pour « la Joie » ou au mieux « le bonheur. » Alladh est une sorte de Joie qui, comme vous dites, apporte de l’air frais. C’est ainsi que vous le ressentez. C’est cela allahd.

Ainsi Elle est allahd dhyani. Elle est celle qui procure allahda. Et ainsi, avec Ses pouvoirs, Elle arrivait à procurer cet allahd à tous les gens avec lesquels Il était connecté.
Ainsi tous les gopes [bergers] et gopis [bergères] qui étaient avec Lui devaient faire « Ras » : « Ra » est l’énergie, « Sa » veut dire « avec. » Il devaient danser avec l’énergie qui est Raddhaji. Il avait l’habitude de jouer de la flûte et Elle de danser. L’énergie passait ainsi à travers Ses mains vers les autres gens et leur Kundalini serait alors éveillée.

Et il s’agissait là d’un autre jeu. Ainsi Il élevait les Kundalini seulement par le jeu. Mais c’est très difficile dans nos temps modernes. Il n’est pas facile d’élever les Kundalini de cette façon à notre époque moderne. Je veux dire que, de plus, personne ne comprendrait.
Aussi à notre époque moderne, alors que Sahaja Yoga n’élève pas seulement la Kundalini mais donne la complète connaissance sur Sahaja Yoga ainsi qu’il habilite les personnes avec le pouvoir de donner la Réalisation aux autres, cela constituait une tâche immense. Et c’est pourquoi nous devions découvrir ces méthodes grâce auxquelles nous pourrions donner la Réalisation aux gens.
Donc en ces temps anciens les Kundalini furent éveillées mais le Sahasrara ne fut pas ouvert et ainsi la Kundalini devait rester suspendue quelque part dans l’Agnya peut-être ou au niveau du Cœur. Et de telles personnes devinrent les chercheurs. Et c’est ainsi que nous trouvons aujourd’hui ces gens qui sont ici en tant que Sahaja Yogis dont les Sahasrara sont ouverts et qui connaissent tout le yukti de Sahaja Yoga.

Mais il existe des yuktis de Sahaja Yoga de plus en plus subtils que vous devez maîtriser.

Le premier est que Son caractère était « madhurya » ce qui signifie « la douceur ». La douceur. Il disait toujours : « Doux comme du miel. »
Aussi lorsqu’Il parlait à quelqu’un ou qu’Il communiquait avec quelqu’un, Il le faisait avec douceur et si vous n’avez pas développé cette façon de communiquer, alors vous n’êtes nulle part en yoga.

Quand vous parlez à quelqu’un avec douceur, automatiquement tout devient madhuri avec lui : sa façon de parler, ses actions, son visage. Tout est madhuri.
Alors quand nous parlons de communication, tout d’abord la chose la plus importante est la communication entre les êtres humains. Et quand vous devez penser aux communications entre les êtres humains, beaucoup de gens pensent qu’ils vont mieux communiquer en étant agressifs, ce qui n’est pas vrai.

Ce que Je veux dire c’est que, si par exemple quelqu’un veut avoir quelque chose de quelqu’un d’autre, il va vers lui et ils parlent ainsi : « Je dois avoir cela. » « Comment vais-je faire ? » « Fais comme ceci, fais comme cela. » « Puisque c’est comme cela, c’est non. »

Mais si vous êtes doux et commencez à parler doucement, alors le problème sera effectivement résolu (dissout) à nonante neuf pour cent.
Ainsi pour faire fondre (dissoudre) les gens par la douceur, comment faire ? On doit apprendre ce truc. Comment, par la douceur, vous pouvez faire fondre les gens, ceci est une de Ses qualités spéciales, de parler à quelqu’un d’une telle manière, sincèrement, d’une façon douce, et le problème entre vous et cette personne va être totalement résolu (dissout).
Maintenant il existe plusieurs trucs. Comment parler à quelqu’un est une des choses les plus importantes que l’on doit apprendre.

Avant tout chose vous devez toujours montrer que vous êtes moins intelligent qu’une autre personne.

Ainsi si Je parle à des hommes de science, Je dirai : « Je suis désolée, je ne connais rien à la science vous savez. Je ne suis pas forte en science. » Alors ils se sentiront à l’aise et penseront : « Ah très bien. »

Si vous devez parler à des musiciens, vous devez dire : « Je ne connais rien à la musique. Non. J’ai juste … j’ai appris un tout petit peu mais pas beaucoup. » Alors le musicien se sentira très heureux.

Vous pouvez appeler cela dorloter l’ego, vous pouvez l’appeler ainsi. Mais il n’y a aucun mal à dire que : « Je ne suis rien comparé à vous. »
Ainsi le premier truc est une complète humilité quand vous parlez à une autre personne. C’est un signe de grandeur, c’est un signe d’accomplissement tout comme les arbres s’abaissent lorsqu’ils sont chargés de fruits.
Alors la première chose de toutes c’est de dire : « Je suis quelconque. Je ne comprends rien mais j’aimerais bien écouter cela. » Ceci est la première, toute première qualité dans la communication, c’est de vous montrer vous-même extrêmement humble. L’autre personne ne devrait pas savoir qui vous êtes. Et c’est très amusant d’agir ainsi.

Disons par exemple maintenant que Je pourrais dire à propos de Moi-même que Mon mari est très haut placé en Inde. Ainsi J’ai rencontré une amie à Delhi qui avait étudié dans les mêmes écoles primaire et secondaire que Moi et elle Me demanda : « Où vis-Tu ? » Je lui ai répondu à Miabag qui était juste un petit endroit sans intérêt destiné aux officiers ordinaires parce qu’ils ne nous avaient attribués aucune maison ni rien. Alors temporairement nous habitions là. Elle dit : « Quoi ?. Que fait ton mari ? » Je dis : « Il est un des fonctionnaires du gouvernement. » Je ne lui ai rien expliqué. Et Mon mari entra, Me regarda seulement et sourit. Mon amie dit : « Tu le connais ? ». Je répondis : « C’est mon mari. » Elle fut choquée : « Il est Ton mari ! Oh mon Dieu, pourquoi ne l’as-tu pas dit ? » Immédiatement toute l’atmosphère changea et elle se sentit si honteuse d’elle-même parce qu’elle venait de Me regarder de haut pensant que J’étais mariée à un quelconque employé ou pire encore.
Aussi la meilleure chose est de se la jouer bas, se la jouer bas avec tout.

Je connais certains Sahaja Yogis qui disent : « Oh Mère m’a donné tellement de pouvoirs. Je peux faire ceci, je peux faire cela. » Cette vantardise ne sert à rien. [Dites plutôt,] « Je n’ai aucun pouvoir vous voyez. Je suis juste un Sahaja Yogi, c’est tout. Mais si vous voulez, je peux essayer. »

C’est ainsi qu’il faut se la jouer bas le plus possible, là est la subtilité. Tout d’abord pratiquez cela puis ensuite sortez à l’extérieur en vous comportant ainsi.
L’humilité est donc une des plus grandes qualités de communication avec les autres.

Je pense que la deuxième se trouve dans la Gita si vous l’avez lue en entier, c’est une chose très importante qui est : « Krodh ath vijaya ti samodh « .

Voyez, selon la Gita, toutes les pires choses que nous avons [en nous] sont au nombre de six ennemis.

Dans la Gita Shri Krishna a commencé avec krodh. Il a dit de commencer avec krodh qui est la colère.

Si vous avez de la colère en vous, alors vous n’êtes pas du tout un maître. Il n’est pas nécessaire pour un maître de se mettre en colère parce qu’il peut jouer avec tout. Il peut vous faire danser comme il l’entend. Alors quel besoin de perdre votre sang froid ? Mais si vous n’avez pas cette maîtrise de manier les gens alors, après cinq à six minutes de discussion, votre voix commence à s’élever et une sorte de chose commence à aboyer. Comme cette humeur est encore en vous, alors vous brûlez. Mais il ne devrait pas y avoir ce genre d’humeur chez un maître. Ce n’est pas nécessaire.

Ainsi Il a commencé avec krodha parce que avec krodha tous les problèmes commencent les uns après les autres, en amène un autre et encore un autre.
Aussi nous devrions nous observer pour voir si nous sommes des gens colériques. La colère vient du Vishuddhi. Elle commence depuis Deva Vishnu [Nabhi] puis s’étend au Vishuddhi. Le visage devient rouge, les yeux deviennent rouges. Vous voyez, vous commencez à sortir de votre bouche toutes sortes de choses horribles et toute votre expression devient si différente lorsque vous êtes en colère.
Afin de vous maîtriser vous devez clairement vous faire face à vous-même.

J’ai vu beaucoup de gens qui disent : « Mère, vous connaissez cette dame, c’est une femme si colérique. Elle est si dominatrice. Elle fait ceci ou cela. » Mais si vous le lui dites, alors elle répond : « Non, non, non et non, je n’agis pas de cette façon. Oh non, je suis très bien. » « Mais alors pourquoi les autres disent-ils cela ? » « Je ne sais pas mais je suis très bien. » Terminé !

Si quelqu’un dit cela de vous, alors vous devez vous observer vous-même. Vous arrive t-il de vous mettre en colère ou non ? Perdez-vous votre sang froid ? C’est très facile de le découvrir et de faire face. Ainsi le truc dans cette affaire est de faire face à vous-même et de voir pour vous-même combien vous avez de manques dans ce domaine.
Ainsi la première des qualités dans la communication est l’humilité qui devrait être sincère et la deuxième est l’équanimité (l’égalité de caractère) : ne pas être sujet aux sautes d’humeur.

Il n’est pas nécessaire de se fâcher. Tout au plus vous pourriez dire : « Que faites-vous ? Pourquoi agissez-vous ainsi ? Vous savez, si vous faites maintenant quelque chose dont je pourrais peut-être dire que je n’approuve pas, je préférerais ne pas avoir à le dire. » De cette façon. Tout au plus. Jusqu’à ce point cela va, vous pourriez dire cela : « Je n’apprécie pas. » Mais il ne faut pas aller plus loin. Si vous stoppez juste à ce point alors cette habitude de vous énerver va s’en aller, cette arrogance va partir. Tout ce qu’il faut doit partir, cette morgue doit s’en aller, cette colère doit partir et alors vous serez surpris, vous allez vous sentir très fortement délivrés car cette colère, dès qu’elle entre en vous, réagit et bloque votre Vishuddhi gauche et vous commencez à vous sentir coupable. Vous vous sentez très mal : « Pourquoi ai-je dit cela ? Je n’aurais pas dû parler ainsi. » Et ainsi le Vishuddhi est bloqué.
Et si vous êtes fâché contre quelqu’un, ne vous sentez pas coupable mais allez devant votre miroir et giflez-vous délicatement une fois, deux fois, trois fois. Alors vous allez devenir fâché avec vous-même : « Laisse-moi me fâcher !. » Alors vous vous tenez devant le miroir et vous faites comme cela : « Sssh, sssh, sssh ! »
De la même façon que vous vous mettez en colère, essayez d’agir et alors vous ne vous sentirez jamais coupable. Ou peut-être que devenir encore plus fâché serait préférable de sorte que vous allez vider ainsi votre Vishuddhi gauche. La prochaine fois vous ne le ferez plus.

Mais vous sentir coupable signifie que vous allez répéter, répéter et répéter toujours et encore la même chose. Et cette humeur est exprimée de façon différente par les hommes et les femmes.

Je suis parfois très contrariée avec les femmes parce qu’elles en viennent à utiliser le pouvoir de l’eau et Je ne sais plus quoi faire. Car celles qui ont beaucoup trop d’ego, pleurent beaucoup plus. C’est caractéristique. J’ai vu que, si l’on essaye de leur dire quelque chose, immédiatement elles se mettent à pleurer parce que leur Vishuddhi gauche est déjà plein, comme un ballon totalement gonflé, et dès que vous les touchez, cela se transforme en eau.

Mais les hommes ont un caractère d’un style différent. Comme vous le savez bien, lorsqu’ils se fâchent, ils peuvent se battre entre eux, boxer tout le monde et ensuite ils se calment gentiment et vont boire quelque chose : « Allons, passons à autre chose » vous voyez. Ils vont dire : « Cela suffit. »

Mails ce n’est pas la même chose avec les femmes. Elles gardent tout ici [dans le Vishuddhi gauche] et une fois qu’elles l’ont placé là, alors cela devient des larmes. Les larmes commencent à sortir.

Si c’étaient seulement des larmes de Joie ou de bonheur, ce serait différent, ou provenant de sentiments que l’on éprouve pour les autres, mais ce n’est pas cela. Il s’agit juste de larmes pour donner l’impression à une autre personne que vous êtes très tristes ou n’importe quoi d’autre.
Ainsi le second truc est de savoir comment maîtriser votre propre tempérament. Et le troisième est de savoir comment maîtriser le caractère des autres. C’est même encore mieux.

Je ne sais pas si Je vous ai parlé du tour joué à Gagangiri Maharaj quand Je suis allée le voir. C’est un abdutta très colérique toujours assis sur quelque chose. En effet il a perdu l’usage de ses jambes car, quand il se sentait bouillir, il s’asseyait tout le temps dans l’eau et ainsi ses pieds étaient devenus inutiles, et ils disent que depuis il se déplace sur un tigre. Je n’ai évidemment jamais vu le tigre mais il Me connaissait et il parlait de Moi à tout le monde, aussi Je suis allée le voir. Et il était supposé contrôler la pluie.

Ce fut une montée très escarpée de quatre heures et demie et dès que Je l’ai commencée, il s’est mis à pleuvoir, pleuvoir, pleuvoir très fort tout le temps et l’abdutta ne pouvait pas l’arrêter. Alors il s’est senti très contrarié. Quand Je suis arrivée au sommet il était assis fort en colère sur sa propre pierre à l’extérieur de sa grotte. Il ne savait pas quoi faire. Je l’ai regardé puis Je me suis rendue dans sa caverne où Je me suis tranquillement assise. Alors il vint. Ils l’ont transporté. Il parla, vint toucher Mes pieds, il fit toutes sortes de choses et finalement dit : « Voudriez-Vous me dire maintenant pourquoi Vous ne m’avez pas permis d’arrêter la pluie ? Vous avez été complètement trempée. Je suis très fâché à cause de cette pluie. Je sais l’arrêter mais pourquoi avez-Vous fait cela ? Est-ce pour contrôler mon ego ? » Je répondis : « Non, pas du tout. Je n’ai jamais entendu dire que vous aviez de l’ego ou n’importe. » « Alors pourquoi ceci car je suis un maître comme Vous le savez ? » Je dis : « Vous voyez, vous êtes un sanyasi [un homme ascétique] et vous avez également acheté un sari pour Moi de couleur orange et Je n’aurais pas accepté ce sari orange venant de vous. Je n’aurais d’ailleurs accepté aucun sari parce que vous êtes un sanyasi et alors Je devais être trempée pour recevoir ce sari n’est-ce pas ? » Immédiatement sa colère tomba. Mais J’avais dû être le maître.
La partie la plus subtile est tout d’abord de savoir comment l’émouvoir et deuxièmement devenir le maître de son mental. Vous pouvez ainsi être le maître d’une personne. De cette façon vous pouvez savoir ce qu’il a fait pour vous, ce qu’il vous a préparé, ce qui va vous arriver. Je ne vais pas dire que vous allez connaître tout du futur mais si vous essayez simplement de connaître une personne, alors vous pouvez tout savoir à son sujet. C’est très simple.
Aussi essayez tout d’abord de comprendre une personne.

Je sais que Mon père avait un tas de trucs et il avait beaucoup d’humour. Un jour mon frère Babamama Me dit qu’il avait un ami qui chantait très bien. Alors J’ai demandé à mon père : « Comment chante t-il ? » Il répondit : « Oh il est très courageux. » Je dis : « Pourquoi ? » « Qu’il connaisse ou non, il chante. C’est ce qui est extraordinaire. » Quelle description exacte il M’avait faite de ce gentleman ! Vous voyez : « Il est très courageux. Il ne connaît pas mais il chante tout à fait bien. Il est très courageux. » Je veux dire qu’il n’avait rien dit contre lui. Il a juste dit : « Il est très courageux » et il M’a donné ainsi l’image complète de ce gentleman : « Tu dois faire attention, Tu vois, car il peut commencer à chanter d’une façon bizarre. Tu ne devrais pas rire. » Et tout cela était exprimé par ce mot « courageux ».
De la même façon voyez-vous, si vous étudiez quelqu’un, alors vous allez juste décrire cette personne d’une manière intéressante et ainsi vous ne sentirez pas que cette personne a ces mauvaises habitudes ou ces autres mauvaises habitudes ou que ceci est mauvais chez lui, que cela ne va pas avec lui, mais vous décrirez cela comme étant une partie de cette personne. C’est une façon de connaître une personne dans sa totalité, avec tous ses défauts, avec toutes ses qualités, avec tout et d’accepter cette personne telle qu’elle est.
S’il est possible d’obtenir cette maîtrise, maintenant comment allez-vous l’avoir ? Si votre attention n’est pas portée sur ses qualités alors vous connaîtrez seulement ses mauvais côtés. Et si vous connaissez ses qualités alors ses défauts sembleront justement très peu présents et ils ajouteront seulement un peu de masala [condiment, piment] à sa personnalité vous voyez. Vous ressentirez : « Ah c’est ainsi vous voyez. Il est juste un peu comme cela. » Ce sera comme un ajout d’un peu de swaras [caractéristiques musicales] à son caractère. Et une telle personne ne vous dérangera pas tellement mais vous vous en réjouirez vraiment.

Comme par exemple mon beau-fils aime beaucoup les chiens et son épouse a dit : « Pas de chien chez nous. Il s’agit d’un appartement. » Et il y avait ainsi un débat entre eux à propos du chien. Et Prabat [Son beau-fils] dit : « Ne venez plus jamais me voir. » Je répondis : « Ce n’est pas bien de dire cela. Mais la prochaine fois J’ai décidé d’être un chien. » Il a compris immédiatement.
Voyez ainsi la façon de parler avec une personne, vous pouvez lui suggérer ce qu’il y a de si spécial à propos de cette personne ou les défauts de cette personne. Mais il n’est pas nécessaire de lui dire quelque chose directement. Si vous parlez indirectement, de façon humoristique, la personne comprendra.
Aussi dans votre communication avec les autres vous devez être une personne ayant beaucoup d’humour.

Mais la plupart du temps J’ai remarqué que les gens ont de l’humour quand il s’agit d’une personne qui ne peut pas marcher droit. Ils vont rire de personnes qui ont un problème physique. Si une personne ne s’est pas coiffée correctement alors ils vont rire. Ils rient d’une sorte de chose très superficielle. En fait il ne s’agit pas d’humour mais d’une sorte de critique par le rire.

Ou bien certaines personnes vont avoir ce genre d’humour de dire des choses sarcastiques. Ce n’est pas bien. Vous voyez, si vous dites un seul mot sarcastiquement à quelqu’un en pensant que vous êtes très brillant, alors vous êtes perdu à jamais pour cette personne car elle se souviendra : « Il m’a dit telle et telle chose. »
Donc le sarcasme vous est totalement néfaste et est contre Sahaja Yoga. Si vous avez quelque chose à dire à quelqu’un, dites-le d’une manière qui ne va pas heurter la personne et la personne appréciera cet humour subtil et comprendra aussi que : « C’est là qu’est mon problème. »
D’une façon humoristique cela veut dire, disons par exemple, si Je dois vous dire quelque chose, Je ne vais pas vous dire directement : « Vous êtes comme ceci, vous êtes cela » mais Je dirai : « Vous voyez il y avait une corneille qui est entrée dans ma maison » et de cette façon Je peux transférer toute votre personnalité à cette corneille et vous décrire. Je dirai que cette corneille a fait ceci et a fait cela. Immédiatement vous allez commencer à penser : « Mère parle t-elle de moi ou bien de la corneille ? »
Aussi faites le transfert avec quelqu’un d’autre. Transférez-le sur quelqu’un d’autre. C’est la meilleure façon.

Par exemple si vous désirez dire que tous les noms de tous les gens qui viennent au puja devraient être ici en dû temps – alors disons cette fois qu’il s’agit maintenant des Américains, d’accord ? – [alors vous dites] : « Les Américains ont envoyé un mot – ils ne l’ont pas fait – ont envoyé un mot disant que tous les noms devraient être ici. » Cela ne fait aucun mal de dire un tel mensonge, aucun problème. De sorte que les gens ne vont pas vous en vouloir, ils ne seront pas fâchés. Au pire ils seront fâchés sur le moment contre les Américains, ce qui n’est pas grave.

Aussi faites ce transfert et cette façon de transférer est appelée astana, comme ils disent, pour passer d’une main à une autre main. Shri Krishna était un expert dans ce domaine.
Il y a une histoire sur Lui où Il est appelé Ranchordas ce qui signifie qu’Il a couru hors du champ de bataille. Cela ne le dérange pas, alors quoi ? C’est une fuite. Alors quoi ? La raison en était celle-ci. Il existait un très méchant rakshasa qui avait obtenu toutes sortes de faveurs de Brahmadeva et Shri Krishna ne savait pas comment le contrer. Personne ne le savait. Et il tuait tellement de gens. Alors Il a pensé à un truc : faire un transfert sur quelqu’un d’autre. Il connaissait un autre grand yogi vous voyez d’un genre spécial qui avait médité et avait obtenu une faveur du même Brahmadeva c’est-à-dire : « Si je suis en train de dormir et que quelqu’un dérange mon sommeil et si j’ouvre les yeux et que je regarde cette personne, cette personne va être transformée en cendres. » Aussi Shri Krishna a pensé à lui : « C’est mieux de transférer cette charge de Moi à lui. » Alors Il se mit à courir loin du champ de bataille et ce rakshasa l’a suivi. Alors Shri Krishna est entré d’un pas ferme dans la caverne de cet abdutta et plaça son propre châle sur lui, le couvrit et Lui-même se cacha dans la caverne. Et ce rakshasa arrive. Il pensait que c’était Shri Krishna qui dormait : « Ah maintenant Tu es fatigué et Tu dors ! Alors je vais voir comment Tu peux Te sauver Toi-même » et il commença à le réveiller. Cet abdutta se leva, regarda vers lui et il devint « basma » [des cendres].
Ainsi transférez vos tâches à une personne plus capable qui peut mieux s’en sortir que de prendre la charge sur vous-même et aller directement : « Très bien, viens ici. Je vais me battre avec toi. » Vous ne pouvez pas vaincre ainsi. C’est une affaire d’amour sanglante comme vous pourriez l’appeler. Transférez-la.

Et vous pouvez faire le transfert sur quelqu’un, vous pouvez vous faire un ami de cette personne, gonfler son ego. Faites ce que vous voulez mais le but le plus important est de se débarrasser des gens mauvais, des méchants, des rakshasas. Alors vous pouvez effectuer le transfert sur n’importe qui.

Et Il joua tellement de tours ainsi.
Dans le Mahabharata Bishma avait obtenu la faveur qu’à moins de décider de mourir, personne ne peut le tuer. Alors Shri Krishna décida qu’Il utiliserait quelques trucs. Aussi Il dit à Arjuna, « Tu le places … » – Il dit à Arjuna et Il ne le fit pas Lui-même. Il fit juste son travail de conducteur de char. – Alors Krishna lui dit : « Tu le noies juste sous tes flèches. Place son corps sous le feu de tes flèches et il devra décider de mourir. » Mais Dronacharya était aussi un grand guru d’Arjuna et il se cachait au milieu des Kauravas. Et maintenant comment tuer ce Dronacharya. C’est un grand problème parce que, vous voyez, il connaît tous les secrets du tir à l’arc. Comment allez-vous sauver la situation ? Parce que le tir à l’arc est une telle spécialité et il était le maître du tir à l’arc tandis qu’Arjuna était son disciple. Alors comment le stopper ? Comment l’empêcher de répondre au lancer des flèches, des flèches envoyées par Arjuna ? Comment faire pour qu’il ne réponde pas ? Parce qu’il était un maître.

Alors Krishna organisa cela d’une façon très spéciale. Il alla chercher un shakundi, vous voyez, qui était un eunuque. Quel est l’avantage d’avoir un eunuque ? Bien sûr il y a toute une histoire, comment ils sont devenus eunuques et tout cela, mais Il l’amena en face d’Arjuna. Un eunuque en Inde est considéré comme une femme. Alors Dronacharya dit : « Je ne peux pas tuer une femme. » Et c’est ainsi qu’Il tua Dronacharya.

D’où l’utilité de ces trucs, parce que le fait de se débarrasser de ce qui est mauvais est le plus important, Comment se débarrasser de la négativité ? Si vous n’en êtes pas capable, c’est mieux de demander à quelqu’un d’autre de le faire parce que c’est très important de se débarrasser du diable. Et si vous pouvez transférer cette tâche chez quelqu’un d’autre que, dans votre humilité, vous trouvez plus capable que vous, faites-le. C’est beaucoup mieux que d’attaquer directement cette [mauvaise] personne. C’est de la stupidité. Cela ne sert à rien.
Tels étaient les trucs de Shri Krishna et, si vous avez parcouru le Mahabharata, Shri Krishna dit à Arjuna : « Soit tu peux avoir toute Mon armée ou tu peux M’avoir Moi. » Il dit la même chose aux Kauravas. Les Kauravas dirent : « Nous voulons avoir Votre armée. » Mais Arjuna dit : « Soyez avec Moi Krishna, Vous serez ainsi à nos côtés. » Mais Krishna fit remarquer : « Non, Je serai seulement sur le chariot. Je ne porterai aucune arme. » Mais Il est un maître pour jouer des tours. Il n’a pas besoin d’avoir aucune arme avec Lui. Sans arme Il peut également tout faire. Aussi Arjuna dit : « D’accord, Vous serez le conducteur de mon char » et c’est ainsi qu’Il était là.
Parce que Shri Krishna savait tout sur toutes choses, Il avait l’habitude de sourire.

Par exemple si quelqu’un Me dit quelque chose, vous verrez que parfois aussi Je souris mais J’essaye de Me contrôler car Je ne désire pas qu’ils le voient mais Je sais ce qu’ils font, ce qu’ils sont sur le point de faire, quels sont leurs trucs. Parce que, si vous êtes un tel maître du trucage, alors vous connaissez tous les tours et vous savez quel est leur jeu avec vous, aussi cela vous fait seulement sourire. Vous souriez juste d’une manière très douce : « Ah, c’est cela. Ah évidemment, bien sûr. Ce que vous dites est vrai. Sans aucun doute. » Grâce à ce genre d’attitude, vous serez surpris de la façon dont vos communications avec les autres vont grandement s’améliorer.
D’autre part J’ai vu que, dans Sahaja Yoga, il est très commun, vraiment très commun, de dire : « Mère ils sont venus me dire, notre leader m’a dit que : ‘Tu es bhootish’. Que veut dire « bhootish ? » Un autre yogi dit : « Mais c’est lui qui m’a dit que tu es un bhoot. » Alors un autre dit : « Non, il m’a dit que tu avais attrapé un bhoot en toi. »

Et que sont ces trois catégories, dites-le nous ? Pourquoi dire à quelqu’un : « Vous êtes bhootish » ou n’importe quoi ? Ce n’est pas nécessaire. Si vous savez comment corriger ce problème, dites seulement : « Swadishthan gauche » et corrigez-le. Remettez-le en ordre. Demandez à la personne si elle est un guru ou quelqu’un dans ce genre. D’accord ? Si la personne a une bonne nature et est une bonne personne, alors c’est d’autant plus important. Vous ne devriez rien dire de tel [« Vous êtes bhootish »]. Vous devez seulement y voir un baddha venant de l’extérieur que nous allons devoir enlever.

Mais une personne qui bloque à l’Agnya et toutes ces choses et qui, en plus, a attrapé ce problème au Swadishthan gauche, alors évidemment [dans ce cas] vous devriez dire : « Bien, nous ne pouvons pas vous aider » parce que vous savez qu’il est fourbe. Quelle est la nécessité de jouer avec cela ?
Mais dans Sahaja Yoga nous oublions. N’importe qui se présente : « D’accord, venez, venez, venez. »

Tout le monde n’est pas capable de suivre Sahaja Yoga. On doit savoir cela. Ce n’est pas pour le monde entier. Sahaja Yoga peut seulement être donné aux gens qui le méritent, qui sont des chercheurs et qui sont courageux, viras. Il n’est pas fait pour les gens ordinaires.

Et nous ouvrons notre porte à tout le monde et tous ces gens viennent et alors nous travaillons dur sur eux. Nous faisons toutes sortes d’efforts puis nous découvrons qu’ils nous créent des problèmes.

Aussi occupez-vous d’abord des gens qui sont simples, tout comme Shri Krishna s’occupait des gopes et des gopis et ensuite nous pourrons voir, d’une façon collective, si nous pouvons faire face à quelqu’un de compliqué. Mais ce n’est pas utile de transformer Hitler ou Rajneesh. Ce n’est pas possible.
On ne devrait ainsi pas essayer de réaliser des tâches impossibles dans Sahaja Yoga, ce que Shri Krishna nous a montré par Sa propre personnalité en évitant les choses qu’Il ne désirait pas faire. Non. Et Il a agit ainsi parce qu’Il était un tel maître. Evidemment ce n’était pas nécessaire pour Lui de faire face à Lui-même, de se maîtriser Lui-même parce qu’Il Se connaissait. Il est le Ishwara du Yoga. Il connaît toutes choses. Quand vous connaissez tout, ce n’est plus nécessaire pour vous de maîtriser quoi que ce soit. Qu’allez-vous maîtriser ? Au contraire, vous voyez, parfois vous allez être effrayés de vous-même qui connaissez tant de choses.
Aussi la meilleure chose est de nous connaître nous-même très bien quand nous nous occupons en tant qu’êtres humains de Sahaja Yoga : « Ce que je viens de faire, oh c’est ma spécialité. » Dans ce domaine vous devez voir à vous faire face vous-même tout le temps : « Pourquoi ai-je dit une telle chose ? Qu’est-ce qui se cache dans mon mental ? » La négativité est quelque chose que vous devez voir très clairement en vous-même.

J’ai déjà dû vous donner tellement d’exemples comme la négativité en Occident où leur mental ne sert tout le temps qu’en tant qu’appareil à éviter le travail. Ils n’aiment travailler nulle part.

Par exemple si vous leur dites que vous voulez téléphoner à quelqu’un, immédiatement ils vont vous trouver dix explications : « Il n’est peut-être pas là. Sa femme ne sera pas contente. Il est peut-être parti au travail. Il est dix heures. Ceci, cela. » Mais si vous téléphonez, il sera là. Donc quand ils ne veulent pas téléphoner, ils vont trouver mille excuses. Et maintenant ils ont commencé avec de nouvelles excuses : « Le PC était en panne. Le fax ne marchait pas. » A part vos cerveaux, tout marche !

Mais en fait c’est tout le contraire. Votre cerveau ne marche pas et rien ne marche. Ce que Je veux dire c’est que quoi qu’il en soit : « Les lumières n’étaient pas allumées. »
Mais vous devez apprendre : « Pourquoi ne puis-je pas trouver la solution ? Je dois faire quelque chose. »

Ainsi que la pointe d’une racine, comme Je vous l’ai dit, qui essaye de tourner et tourner pour rechercher la source d’eau, de la même façon faisons-nous quelque chose dans ce sens ? D’accord, si cela n’est pas disponible, faisons cela et si ceci n’est pas disponible, faisons ceci. Vous pouvez arriver à faire tellement de choses à partir de rien ! Mais si vous voulez vous persuader tout le temps que cela ne peut pas être fait, alors cela ne pourra pas être fait !
Ce n’était pas le cas de Shri Krishna car après tout Il était l’incarnation du Virata, nous pourrions dire qu’Il était le maître des maîtres.

Comme quand Draupadi avait eu un problème – Draupadi était en fait Vishnumaya, Sa sœur – Elle pensa à Shri Krishna. Elle était en train de retenir Son sari [avec ses dents, ses mains étant liées dans son dos] alors que Duryodhana [chef des Kauravas ennemis d’Arjuna] tirait dessus. Et Elle tenait son sari et commença à crier « Kri ». Elle voulait appeler Krishna mais Elle Se dit : « Si Je prononce ‘Krishna’, alors mon sari va tomber » aussi Elle essaya de le retenir. Mais dès qu’Elle eut prononcé « Shna » [avec ce son la bouche doit s’ouvrir], le sari commença à tomber. Alors vient la description de la façon dont le son de son appel arriva à Shri Krishna, comment son nom atteignit Dwarika. Maintenant où se trouve Dwarika [où est Shri Krishna] et où est Hastinapur [où se trouve Draupadi] ? Ils étaient à une distance d’au moins deux mille miles. Mais vous voyez le cri passa au travers de la Chaitanya [des vibrations] et le son fut transporté là-bas avec une grande puissance.

Et Il prit toutes Ses armes, qui sont comme vous le savez Ses Shaka, Sudarshan Chakra, Gadhapad, et vint porté par son Garuda [l’aigle, véhicule de Shri Vishnu et Shri Krishna] pour sauver la chasteté de Sa sœur. Il fit cela immédiatement. Spontanément. Sur le champ. Il aurait pu dire : « D’accord, voyons voir. Laissons tomber un sari ou deux, alors J’irai ensuite. »

Je suis sûre qu’Il aurait volé Mes saris, ceux que vous Me donnez pour Mes pujas et qui sont nombreux. Ce que Je Me demande c’est d’où a t-il eu tous ces saris qu’Il Lui a donnés ? Ils doivent sûrement venir de Mes propres réserves. J’en suis sûre et c’est pourquoi vous M’avez donné de si nombreux saris afin de pouvoir sauver la chasteté de beaucoup de femmes.
Tout ceci est tellement relié, si connecté, si unitaire, si uni. Un si grand drame est en train de se passer mais vous ne pouvez pas le voir.

Mais si vous croyez en vous-même et si vous croyez réellement que vous êtes un Sahaja Yogi, si vous croyez en vos qualités, à ce que vous êtes et à ce que représente votre valeur, alors Je suis sûre que vous pouvez devenir des maîtres.

Mais tout d’abord nous n’accordons aucune valeur à notre Réalisation. Nous ne savons pas ce dont nous sommes capables, ce que nous pouvons faire. Vous pensez encore : « Oh je suis une personne si ordinaire. Mère m’a donné la Réalisation après que je sois allé à l’université. » Personne n’est allé à l’université. Le Christ n’a jamais été à l’université. Si vous voyez, Je veux dire que Rama n’est jamais allé à l’université, Krishna n’a jamais été à l’université, Christ n’a jamais fréquenté aucune université car c’était un homme ordinaire, un fils de charpentier.

Tandis que vous, vous êtes des âmes réalisées mais vous ne réalisez pas votre mérite ni votre valeur. Aussitôt que vous l’aurez réalisé, vous sourirez seulement à tout parce que, vous ne le savez pas, mais vous êtes assis au sommet du monde. Dès que vous saurez cela, alors seulement votre maîtrise agira. Sinon, imaginez un maître assis au pied de son disciple. A quoi cela ressemblera t-il ?

Mais cela ne veut pas dire que vous dominez mais que vous avez la responsabilité. Vous en avez totalement la charge. Vous connaissez tout, vous savez comment vous y prendre et vous savez comment gérer.
C’est cela la maîtrise. Vous devez l’obtenir. C’est possible. C’est tout à fait possible pour vous tous d’y arriver. Mais la première et plus importante chose à faire est que nous devons nous maîtriser nous-mêmes.

Alors immédiatement les gens disent : « Mère, nous maîtriser nous-même est le plus difficile à faire. » Je ne peux pas comprendre ceci. Pourquoi pas ? Vous essayez de maîtriser tout le monde, pourquoi ne pouvez-vous pas essayer de vous maîtriser vous-même ? Votre Soi est avec vous. Vous êtes avec votre Soi, c’est le vôtre, c’est votre propre propriété. Vous pouvez corriger les affaires des autres, pourquoi ne pouvez-vous pas corriger ce qui vous appartient ? Cela devrait être la chose la plus facile à faire.

Mais vous n’êtes pas sûrs que ceci vous appartient. Vous ne savez pas que vous êtes capables mais vous l’êtes. Et maintenant vous avez la Connaissance du Soi, aussi pourquoi ne pas le faire ? Pourquoi n’essayeriez-vous pas d’observer votre Soi et voir pour vous-même, et alors vous saurez que vous connaissez tous les trucs, le yukti.
Je n’ai pas à vous dire : « Faites ceci. Faites cela. » Je n’ai rien à dire. Vous vous-même savez comment faire : « Venez avec nous. Nous connaissons tellement de choses – de très petites choses – à propos de choses matérielles ordinaires. Si vous voyez que quelque chose tombe, d’accord, mettez-y un support. Quelque chose d’autre arrive, alors placez-le de cette façon. »

Mais dans la vie spirituelle c’est la chose la plus facile à faire parce que vous nagez dans l’Océan de la Connaissance. Et si vous ne savez pas que vous êtes dans l’Océan de la Connaissance, vous ne connaîtrez pas les trucs pour communiquer avec les autres car le principal but de notre communication est d’émanciper le monde entier, de le libérer, de le sortir de son ignorance.
Dans ce but nous devons développer cette maîtrise et ne pas nous perdre dans des choses insensées. Et cette maîtrise doit être développée car la méditation tôt le matin est nécessaire pour commencer et ensuite il vous faut faire face à vous-même tout le temps : « Pourquoi ai-je dit une telle chose ? Ah cela doit être pour cela. Cela je l’ai pris de cette personne. »

Alors, quand vous commencez à faire face à vous-même, vous serez surpris de constater que vous êtes en train d’essayer d’éviter la réalité et que vous utilisez seulement votre mental. Là vous verrez, comme Je le dis, que votre mental vous trompe et vous dit : « Cela va, oublie. »
Et enfin et surtout Shri Krishna est celui qui est un expert en théâtre. Il crée le drame, Il agit dedans et Il en est aussi le spectateur.

Vous devriez vous voir vous-même sous ces trois formes. Vous créez un drame vous-même : « Ah ah celui-là. Maintenant, vois maintenant comment j’agis ici. » Ainsi vous devenez également le spectateur. Devenez le spectateur de vos propres histoires et alors vous réaliserez ce que vous êtes en train de faire, comment vous solutionnez tout. Alors la déception de nous-même que nous éprouvons tout le temps va juste s’en aller. Car si un artiste sait qu’il est le spectateur, si celui qui est en train d’agir sait qu’il est le spectateur, il ne peut jamais se décevoir lui-même parce qu’il sait qu’il est en train de jouer.
Ainsi cette déception de soi est celle que vous devriez essayer d’éviter : « J’y fais face. »

Mais il existe également une autre manière que les gens ont trouvé. Je veux dire qu’il existe plein de manières.

Par exemple vous dites à quelqu’un : « Pourquoi n’avez-vous pas écrit une lettre ? » « Je sais. » Ce « Je sais » en est une. « Mais ne pensez-vous pas que vous auriez dû écrire une lettre à cette personne qui a tant fait pour vous ? » « Je sais. » « Mais ne pensez-vous pas que c’est très méchant et cruel de votre part de ne pas avoir écrit la lettre ? » « Je sais. » Ce « Je sais », que signifie t-il ? « Je sais que je suis méchant. Je sais que j’ai été stupide. Je sais que je n’aurais pas dû le faire mais je sais aussi que c’est comme ça. Quoi d’autre ? » C’est parce qu’ils pensent que, si vous vous êtes confessé : « Je sais », alors c’est terminé [cela suffit].

Il s’agit d’une nouvelle échappatoire qui n’existait pas du temps de Shri Krishna. C’est une nouvelle échappatoire moderne où les gens disent : « Je sais. D’accord. Et alors quoi ? C’est d’accord, je suis un pécheur, et alors quoi ? » et c’est le deuxième côté de cet échappatoire.

Tout d’abord : « Je sais que je suis un pécheur » et le deuxième côté se trouve à un niveau ‘plus’ élevé qui est de dire : « Et alors quoi ? Qu’y a t-il de mal à cela ? »
Et c’est ainsi que le développement commence et l’on passe de l’un à l’autre [du superego à l’ego].

Si je sais quelque chose alors pourquoi ne me corrigerais-je pas moi-même ? C’est ainsi que cela devrait être : « Je sais que je suis comme cela. Je sais ce que c’est. » Si vous savez alors vous devriez aussi connaître le truc pour vous en débarrasser car vous êtes détaché de cette personnalité que vous connaissez, vous pouvez vous corriger vous-même.

C’est cela le yoga, lorsque toute votre attention est une avec le Divin. Je veux dire que vous êtes si détaché que vous pouvez Le voir. Les attachements à toutes les choses sont terminés et maintenant la force qui vient à vous est en train d’agir à travers vous et agit également sur ces attachements.
Dans Sahaja Yoga la situation change totalement. D’une façon très différente, au lieu que : ‘s’il y a un mauvais Sahaja Yogi qui y entre, soit il est jeté dehors, soit il doit se comporter correctement’, cela va dans l’autre sens : ‘n’importe quelle personne qui est un mauvais Sahaja Yogi, si elle entre dans Sahaja Yoga, alors elle doit se corriger elle-même, autrement elle se fera automatiquement rejeter dehors.’

Je pense qu’il existe maintenant un état plus évolué qu’il n’était du temps de Shri Krishna parce qu’alors Il parlait de cette connaissance à seulement une seule personne, Arjuna, tandis que Moi J’en parle à des milliers de gens.

A son époque, Il parla seulement au moment de la guerre tandis que Moi Je parle durant une période de paix.

Et il s’agit de quelque chose de plus évolué parce que Shri Krishna ne lui avait pas donné la Réalisation [à Arjuna]. Vous avez reçu la Réalisation. Vous avez reçu la connaissance. Vous savez tout. Vous avez toutes les idées subtiles.
Et aujourd’hui voilà ce qu’il en est. En vérité vous êtes dans la situation où vous êtes déjà devenus partie intégrante du Virata. Vous n’avez pas vu le Virata mais vous en faites partie. Vous ne le regardez pas, vous êtes à l’intérieur.

Aussi le fait de ne pas commencer à vous regarder vous-même sera la seule chose qui va vous rejeter hors de Sahaja Yoga, alors il vaut mieux que vous vous observiez vous-même, que vous vous corrigiez vous-même et que vous deveniez un avec le corps du Virata.
C’est le signe d’un Yogeshwara. C’est ainsi que vous devez être avec une attitude très souriante qui connaît tout, et pas sarcastique mais avec un sourire très paternel, très aimant, un sourire rempli d’affection que vous devriez avoir pour tout le monde et immédiatement les gens vous reconnaîtront.

J’ai vu que les petits enfants étaient comme cela. Ils sont parfois extrêmement protecteurs vous voyez. Ils voient leurs parents et ceci et cela. Alors ils viennent vous dire : « Ne vous tracassez pas. Tout va bien aller. Après tout Dieu est là pour s’occuper de vous. » Et ils peuvent être extrêmement extrêmement aimants et gentils, et de la façon dont ils parlent, ils vont neutraliser tout le problème.
Ainsi nous devons apprendre beaucoup de nos enfants, de tous les petits bébés, et nous avons et devrions avoir nous-même ce principe de Ganesha en nous. Nous devrions réussir cela grâce à l’innocence. L’innocence est la chose la plus intelligente et la plus efficace.

Aussi Je vous demanderais à tous de faire face à vous-même et de ne pas vous haïr vous-même mais de vous corriger vous-même. Ayez du respect pour vous-même et essayez de faire évoluer votre propre gloire.

Que Dieu vous bénisse !