Hamsa Puja in New York 1991

(United States)

1991-04-28 Hamsa Chakra, New York, 98' Download subtitles: EN,PT,TR,ZH-HANS,ZH-HANTView subtitles: Add subtitles:
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Hamsa Puja. NewYork (USA), 28 April 1991.

English transcript: UNverified
Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014

Aujourd’hui nous nous sommes rassemblés sur le territoire du Vishuddhi. Dans la Gîta Shri Krishna a décrit ce territoire sous le nom de Kshetra, et celui qui connaît cette zone est nommé Kshetrajna. « Jna », comme Je vous le disais hier, signifie « celui qui connaît » sur votre système nerveux central. Celui donc qui est le « connaisseur » de ce territoire, est le Kshetrajna.
Aujourd’hui nous allons découvrir le chakra du Hamsa c’est-à-dire la zone qui se trouve entre les deux sourcils, appelés « brukutis ». Cette zone se situe à la base du cerveau qui se nomme « moordha » et elle exerce l’entier contrôle de toute la base du cerveau – Je le répète, de la base du cerveau – et cela constitue toujours encore une partie du Vishuddhi qui est un centre d’une extrême importance pour ce qui est de la conscience [ou capacité de perception] humaine. En effet ces deux nadis [canaux], Ida et Pingala, avant que ceux-ci pénètrent dans l’Agnya et s’y croisent, une partie de ceux-ci se croise déjà au-dessus de ce Hamsa chakra.
Ainsi lorsque l’ego et le superego se développent dans notre cerveau et qu’ils recouvrent notre région limbique à partir des deux côtés du cerveau [ego et superego], les filaments qui viennent du Vishuddhi se placent sur eux. Ainsi ces filaments contrôlent également de l’extérieur ces deux entités.
Par exemple ils se croisent ainsi [Shri Mataji montre par des gestes comment ces croisements ont lieu]. Certains filaments remontent ainsi depuis le Hamsa. Les autres montent encore [jusqu’à l’Agnya] et se croisent ainsi et forment l’ego et le superego. Donc ces deux filaments [provenant de l’Hamsa] remontent à l’arrière de la tête et s’installent par-dessus ceux-ci [l’ego et le superego].
Vous savez tous que le chakra du Hamsa vous confère le discernement. Nous ne comprenons toutefois pas bien ce que nous entendons par « discernement ».
Le premier centre et le plus important à l’intérieur de nous est le chakra du Mooladhara. Si nous ne possédons pas le discernement correct au niveau du Mooladhara, nous nous égarons dans le désert, devrais-Je dire, ou encore nous nous ouvrons les portes de l’enfer.

Comme vous le savez il n’y a que l’Ida Nadi qui commence depuis le Mooladhara. Cela signifie que le désir, que le pouvoir du désir commence au Mooladhara. Mais le mental, lui, qui est le Pingala Nadi, ne commence pas au Mooladhara. Il commence plus haut. Aussi pour avoir une compréhension complète à ce sujet … [Shri Mataji s’interrompt à cause de pleurs d’enfant].
Quel enfant pleure ? S’il vous plaît emmenez l’enfant. C’était déjà la même chose hier. Voilà un manque de discernement : rester sans bouger avec un enfant qui pleure ! Vous devriez l’emmener aussitôt. Si lors d’une réunion un enfant pleure, emmenez-le immédiatement. C’est que quelque chose ne va pas avec cet enfant et il faut le sortir immédiatement. Encore une fois il s’agit d’avoir du discernement.

Une chose que chacun devrait donc savoir, c’est que le chakra du Mooladhara ne peut pas être contrôlé par notre activité mentale. Mais si vous le déplacez vers votre activité mentale, alors le contrôle du Mooladhara est complètement perdu.

En plus de tout ce qui a déjà pu arriver en Occident, le chakra du Mooladhara est intégralement passé sous le contrôle de l’activité mentale des êtres humains. C’est un tel sujet de conversation et de discussion. On passe tant de temps à le décrire, à écrire et à lire à son sujet, et à nous le mettre dans la tête que c’en est devenu une activité mentale.
Alors le Mooladhara n’agit plus spontanément comme il devrait le faire. C’est pourquoi il y a tant de problèmes et que les gens ne peuvent pas avoir d’enfants. Il y en a tellement qui deviennent impuissants très tôt parce que le chakra est actionné non pas par le pouvoir du désir mais par l’activité mentale. Il y a eu un déplacement.
Vous voyez cette lumière ici. Elle brûle parce qu’il y a de l’huile et qu’il y a une mèche, ce qui lui permet de brûler. Mais si, à la place de cette huile, vous ne mettez que de l’eau, brûlera-t-elle ? Elle ne pourra pas ! Parce que l’eau n’a pas la capacité de nourrir cette lumière.

Ainsi plus vous avez d’activité mentale, plus votre Mooladhara s’abîme et échappe à tout contrôle. Par contre s’il est laissé au bon vouloir de votre désir, alors il devient spontané. Je crois que c’est là un principe fondamental qui fait défaut à la pensée occidentale, à savoir qu’ils remettent à l’activité mentale tout ce qui est spontané.

Chaque fois qu’on a besoin de l’activité mentale, alors utilisez l’activité mentale. Mais lorsque vos désirs et vos émotions sont requis, alors vous devez faire appel à votre pouvoir de désir. Mais s’il s’agit de spontanéité, alors cela ne devrait pas devenir une obsession.

Une obsession, quelle qu’elle soit, ne peut pas être spontanée. Simplement à un moment donné vous avez le désir. C’est tout. Mais si c’est tout le temps dans votre tête, alors cela veut dire que vous utilisez de l’eau pour alimenter le feu !
Il en va de même pour le chakra du Swadishthan. Le Swadishthan sert à la créativité. On peut créer n’importe quoi : on peut créer un sari, vous pouvez créer un superbe motif, un magnifique dessin, vous pouvez créer une belle œuvre d’art ou quoi que ce soit ! Mais aussitôt que vous ramenez cela au niveau mental, c’est fini !
Il faut dire qu’également en Occident on discute beaucoup trop de l’art : « Ceci c’est de l’art, cela n’est pas de l’art, on aurait dû faire comme ceci ou on aurait dû faire comme cela. » Mais enfin ! C’est de la créativité, c’est spontané ! Et si l’artiste veut produire quoi que ce soit, laissez-le créer ! Qui êtes-vous donc pour juger et critiquer ? Vous êtes incapables d’apprécier quoi que ce soit sans le ramener au niveau mental.
Alors maintenant nous avons des critiques et les artistes eux ne sont plus spontanés : ils ont peur et se demandent seulement ce que les critiques vont dire. Même lorsque Moi J’écris un livre et que Je le donne à lire à des Sahaja Yogis, on Me dit : « Mère, si Vous écrivez cela, alors ils diront ceci. » Alors Je réponds : « Eh bien qu’ils le disent ! Qu’est-ce que cela peut faire ? »

Ainsi donc les critiques se mettent à critiquer et dire : « Ce n’est pas bon. Ceci n’est pas de l’art pour telle et telle raison. » Et c’est ainsi que les artistes disparaissent, que l’art disparaît

Et ce qui reste, ce sont les critiques. Les critiques ne savent plus quoi faire de leur métier alors ils se critiquent mutuellement. Ainsi il ne nous reste plus que des critiques qui se critiquent les uns les autres. Mais comme maintenant il n’y a plus d’art, qu’est-ce qu’il leur reste à critiquer ?

Et maintenant il faut convertir l’art en argent. Par conséquent les critiques doivent délivrer des certificats. Tout le planning de ces critiques est tellement axé sur l’intérêt humain qu’il n’en résulte jamais aucun art. On tire une ligne et ils disent : « Voilà de l’art ! » D’accord. Si le critique assure que c’est de l’art, mieux vaut l’accepter comme de l’art ! Mais qu’y a-t-il de si artistique dans une ligne ? Alors de nouveau le mental explique : « Il s’agit d’un être qui se tient là, dans la solitude, etc… »

Mais ce devrait être spontané ! Pourquoi disséquer l’art ?
Ainsi donc le mental est tellement agile, tâchant de voir toute chose selon certaines normes. Et toutes ces normes sont créées à propos de choses aussi spontanées que le sexe et l’art. Tout ce que le cerveau programme n’aboutit qu’à une culture de W-C. Plus rien n’est spontané ! C’est une telle farce, Je vous le dis !

Ainsi les gens deviennent artificiels, l’art devient artificiel, votre Mooladhara devient artificiel, parce que désormais tout est de fabrication humaine ! Toute la spontanéité est perdue.

S’il vous arrive de regarder une œuvre d’art d’un quelconque pays, contentez-vous donc de la regarder. Pourquoi devez-vous y réagir ? En tant que Sahaja Yogis, regardez simplement et tout va se mettre à couler à travers vous.
Prenons cette tragédie grecque du romantisme ou la romance de Roméo et Juliette. Tout cela est imaginaire, c’est tout du mental ! Il n’y a là aucune spontanéité. Et pour finir vous n’acceptez de relations avec les autres que lorsqu’elles sont artificielles, même entre mari et femme ! Comme ce mari qui doit apporter chaque jour une fleur à sa femme, lui présenter une fleur comme si elle était une prêtresse, et la femme à son tour doit – Je ne sais pas ce qu’ils font – il ne s’agit que d’artificialités. Et alors il doit dix fois la remercier et elle doit lui dire pardon cent fois ! Mais enfin ils sont mari et femme, ils forment la roue gauche et la roue droite d’un même chariot ! Et alors les hommes s’attendent à telle chose, les femmes s’attendent à telle autre… Les hommes pensent que les femmes doivent se comporter comme des hommes et les femmes, elles, pensent que les hommes devraient se comporter comme des femmes !
Les hommes sont très pointilleux sur les questions d’horaires, les femmes ne le sont pas, alors les femmes doivent aussi devenir pointilleuses à cet égard, autrement ils vont penser que c’est la pire personne qu’ils aient jamais rencontrée. La femme, elle, est plus concernée par sa cuisine par exemple ou peut-être par sa toilette, alors on voit le mari se fâcher parce qu’elle est trop longue à se préparer !

C’est réciproquement le signe d’un tel manque de discernement que la relation en devient parfaitement absurde. On devrait comprendre qu’elle, elle représente le côté gauche et que vous, vous devez être le côté droit, et que tous deux vous devez agir selon votre nature. C’est le contraire, et vous faites paraître la personne tellement bizarre car imaginez qu’un homme devienne une femme et qu’une femme devienne un homme, voyez-vous, c’est une farce ! Et c’est bien cela qui se passe. Et ce que les hommes sont censés faire, il ne sont pas capables de le faire et ce que les femmes sont supposées faire, elles ne peuvent pas le faire non plus, et ce que les enfants sont censés faire, ils ne le font pas !
Par exemple, en Occident, les enfants demandent continuellement « Pourquoi ? ». Mais qui sont-ils pour demander pourquoi ? Quelle est donc leur grandeur, quelle est leur intelligence, quelle est leur maturité ? Ils ne peuvent pas être traités comme des juges siégeant au tribunal ! Ce sont des enfants ! Mais dès qu’ils viennent à Sahaja Yoga, ils ont ce discernement. D’abord, avant qu’ils soient venus à Sahaja Yoga, mari et femme se disputaient continuellement, toujours un pied au tribunal. Après être venus à Sahaja Yoga, ils collent l’un à l’autre comme s’ils étaient soudés ensemble ! C’est impossible ! Au point que, pour le bonheur de leur femme, ils quitteront Sahaja Yoga et par là ils se détruiront l’un l’autre, collés qu’ils sont ensemble. Avant Sahaja Yoga, ils négligent leurs enfants et ne s’en préoccupent pas. Après Sahaja Yoga, ils sont soudés à leurs enfants, personne n’ose dire un seul mot contre l’enfant, l’enfant peut aller frapper n’importe qui, on n’ose rien dire. Et alors ils détruisent aussi l’enfant.

Ainsi on a perdu tout discernement dans ses relations avec les autres, que ce soit dans la sexualité, dans la créativité, dans la famille, en toute chose.

Cela fait partie du Hamsa chakra.
Puis nous en arrivons au chakra du Nabhi.

Pour ce qui est du Nabhi Chakra nous n’arrivons pas non plus à comprendre que manger n’est pas quelque chose de si important ! Cela ne fait rien si vous ne prenez pas votre repas aujourd’hui. Qu’est-ce que cela peut faire ? Est-ce tellement important ? Mais non !

Vous savez, à Pune nous avons eu un Puja et il y avait des enfants occidentaux assis au Puja et également des enfants indiens. Comme d’habitude le Puja avait lieu tard mais c’était le soir, c’était le Sankrant Puja. A huit heures les enfants occidentaux se sont levés, que ce soit un Puja ou non, et ils sont tous partis manger. Cela a fait très mauvaise impression ! Les Indiens n’arrivaient tout simplement pas à comprendre comment cela était possible ! Mais il fallait qu’ils aient leur repas à huit heures ! Supposons qu’ils ne mangent pas leur repas à huit heures, que va t-il arriver ? Vont-ils en mourir ?
Ainsi d’une certaine manière nous limitons nos enfants en leur imposant nos propres conditionnements et par ailleurs nous leur permettons également de se conduire comme s’ils étaient des adultes mûrs. Nous sommes tellement subjugués par nos propres enfants, comme si c’était une prouesse d’avoir des enfants ! Tout le monde peut avoir des enfants, qu’est-ce qu’il y a de si extraordinaire ? Vous devez vous occuper de vos enfants, c’est vrai, mais cela ne veut pas dire qu’il faut en être fou, penser à eux constamment, s’inquiéter sans cesse à leur sujet et de plus personne d’autre.
Alors si vous devez entrer dans la région limbique qui est le domaine du Virata, qui va du Vishuddhi au Hamsa puis vers le Virata dans la région limbique, alors vos centres d’intérêts doivent s’élargir.

Ainsi l’autre discernement consiste à se demander : « Est-ce que je pense à mon propre enfant seulement ? Est-ce que je ne pense qu’à ma femme ? Est-ce que je pense seulement à eux ou bien est-ce que je me soucie des enfants des autres également ? Est-ce que je pense aux enfants des autres ? » Je vous dis cela parce que c’est un style très curieux de préoccupations dont nous faisons preuve. Et aussi vous détruisez vos enfants en adoptant ce genre de préoccupations sans discernement.

Comme cette école que nous avons en Inde. Les enfants séjournaient à Poona et J’avais Mon Puja. Je leur avais dit de ne pas amener les enfants parce que Je savais que ces enfants étaient des enfants occidentaux, que ce n’est pas facile car ils ne savent rien endurer. Mais les enfants insistèrent et les professeurs durent les amener. Donc le Puja se termina très tard comme d’habitude. Je pense qu’il devait être onze heures du soir et il n’y avait aucun moyen de transport et c’est la raison pour laquelle J’avais dit de ne pas les amener. Il a donc fallu trouver une espèce de camion car ces jours-là on ne trouvait plus d’essence et c’était une période très difficile pour nous. Les enfants ont par conséquent dû grimper dans le camion et ils arrivèrent vers deux heures du matin.

Certains des pères qui séjournaient dans Ma maison vinrent Me dire le lendemain : « Mère, notre cœur droit catche ». « Que s’est-il passé ? » leur dis-Je. « Tant de cruauté ! » répondirent-ils. Je demandai : « Quelle cruauté ? » « Les enfants sont arrivés à deux heures du matin à l’école ! » « Et alors ? » « Le cœur droit est bloqué. » Quels attachements ! Vos enfants, s’ils rentrent à deux heures, qu’est-ce que cela peut faire ? Pourquoi cela vous inquiète-t-il autant ? Ce sont des âmes réalisées ! Dieu est là qui prend soin d’eux ! Pourquoi vous en faites-vous tant à leur sujet ? Laissez-les tranquilles ! Envoyez-les dans une école indienne ! Et alors les mères viennent s’asseoir là : « Les professeurs n’aiment pas cela, personne n’aime cela. » Elles ont simplement décidé d’y aller, ces mères ! Il n’y a aucune école qui permettrait une chose si insensée mais dans Sahaja Yoga elles estiment qu’elles ont un droit. Quel droit ont-elles donc ? Ont-elles payé pour cette école ? Ont-elles fait quoi que ce soit pour l’école ? Quel droit ont-elles donc d’aller s’asseoir dans l’école ?
Le discernement devrait nous dire ceci : « Nous devons élever nos enfants dans la culture Sahaja ».

Le tout premier des principes de Sahaja Yoga est la force intérieure (fortitude). Sahaja Yoga n’est pas fait pour des chers mignons. Ce sont des soldats de Sahaja Yoga qu’il vous faut devenir. Vos enfants doivent être les soldats de Sahaja Yoga et non pas des chéris mignons. Sinon ce n’est pas pour eux ! Bien qu’ils soient nés réalisés, vous les détruisez si vous en faites des petits mignons. Il faut les aguerrir, les rendre robustes. Vous devez leur donner le respect d’eux-mêmes, vous devez leur inculquer la dignité, la force de caractère et la constance.

Ainsi ce Nabhi gauche, ce Nabhi droit, mais en particulier le Nabhi gauche, est un très gros problème. C’est là où il faut que la femme soit une Gruha Laxmi et que le mari ne soit pas un Roméo mais un mari. C’est à lui de veiller au comportement de sa femme, de la corriger. C’est son travail, son devoir et il ne doit pas l’esquiver. Gruha Laxmi est la femme qui sait qu’elle a la haute responsabilité de créer une grande société de Sahaja Yoga. Elle n’est pas une femme ordinaire. Combien de femmes ont-elles pu avoir leur Réalisation auparavant ?
Pourtant dans Sahaja Yoga, si vous prenez les femmes, vous en trouverez à peine quelques-unes qui soient vraiment éveillées. La plupart d’entre elles sont dans une sorte de transe. Elles ne savent rien. Elles ne savent rien. Elles ne connaissent pas grand-chose en matière de cuisine. Si vous leur demandez quoi que ce soit, elles l’ignorent. Quand vous leur parlez, vous avez l’impression qu’elles ont pris quelque drogue. Il n’y a rien qui entre dans leur tête. Parfois on se dit que ce serait mieux de faire les choses soi-même. C’est impossible.

La faculté d’éveil (d’être alerte) a disparu parce que cette faculté, qui vient par le côté droit, est gaspillée en futilités. L’attention est gaspillée en bêtises et c’est pourquoi les femmes qui sont à la maison ont perdu ce discernement qui leur permet de réaliser combien elles doivent être extrêmement alertes et faire preuve d’intelligence et de sagesse. Elles devraient tout savoir en détail. Mais ce n’est pas le cas. Elles se contentent de vivre accrochées quelque part dans les nuages. On ne sait pas quoi leur dire, comment leur demander quoi que ce soit, comment leur expliquer quelque chose. C’est tout simplement impossible comme situation !

Donc il faut qu’il y ait cet état d’éveil chez une maîtresse de maison, c’est une chose capitale.
Par exemple Fatima, lorsqu’elle était très jeune, avait ces deux adorables enfants qui moururent à la guerre à Karbala. Mais quelle femme courageuse. Quand on sait comment elle a établi le système « Shia » (les règles islamiques) ! Son mari mourut également et tout cela Elle l’a accompli en étant toute seule. Vivant cachée derrière le purdah (le voile), vivant derrière les murs, Elle a réussi à tout faire !

Dans notre pays nous avons eu de nombreuses reines semblables. Il y avait une veuve de 17 ans qui était la belle-fille de Shivaji. Elle combattit Aurangzeb et le vainquit dans notre pays à Taravai. Et il y en eut tant d’autres ! Mais si vous n’êtes pas dans cet état d’éveil, vous ne pouvez pas être une Gruha Laxmi, vous ne pouvez pas être une bonne mère, vous ne pouvez pas être une bonne épouse. Cette attitude ne comporte pas de servilité. Les femmes ne savent même pas ce qui ferait plaisir à leur mari, comment apporter la paix dans le foyer, ce qu’il convient de dire, quand il faut exprimer des compliments ou quand il faut se montrer strict. Le discernement n’y est pas. Ou bien ce sont des mégères, ou bien ce sont des esclaves !
Donc Sahaja Yoga est fait pour des femmes qui sont alertes, qui ont de la sagesse, qui savent tout de la vie.

Il y en a qui ne connaissent même pas la localisation des chakras au niveau des pieds ! Regardez votre Mère. Elle est une femme, Elle sait tant de choses ! Tandis qu’elles ne savent rien en ce qui concerne le passage de la Kundalini à travers les différents centres, quel effet cela a, de quoi Elle est capable.

Alors que la Kundalini Elle-même est le pouvoir féminin ! Elle connaît chaque détail à votre sujet, au sujet de Son enfant. Beaucoup de mères ignorent si leur enfant prend de la drogue ou comment il se comporte. Elles ne savent que les gâter ou les battre. Il n’y a rien entre les deux ! Si elles avaient du discernement, ces mères seraient capables de faire de ces enfants déjà spéciaux, des êtres qui ressemblent à la vision que J’ai d’eux. Mais avec leur manque de discernement, elles sont capables de tout à fait détruire ces enfants.

C’est tellement important que notre Hamsa soit en bon état afin que nous soyons capables de créer un beau foyer, un foyer paisible, et pas seulement pour notre propre famille, mais pour tous les autres Sahaja Yogis qui viennent chez nous.

J’ignore comment cela est entré dans la tête des femmes indiennes, Je n’en sais rien mais pour leur faire plaisir, il suffit de dire : « Ma belle-sœur, est-ce que tu voudrais me cuisiner quelque chose demain ? », et c’est tout ! Ou bien si vous leur annoncez que vous venez pour le déjeuner ou pour le dîner, c’est la meilleure chose que vous puissiez dire pour leur faire plaisir. Elles se demanderont aussitôt ce qu’elles vont bien pouvoir vous préparer, ce qu’il aime manger. Pour chaque personne elles savent ce qu’elle aime. Il n’y a là rien de servile. Si vous voulez faire plaisir à quelqu’un, ce n’est rien de servile. La nature tout entière n’est là que pour nous faire plaisir ! Est-ce une chose asservissante ?
Un autre aspect de la femme est qu’elle devrait être une Raja Laxmi et l’homme être le roi. Là le discernement consiste à savoir si vous avez de la dignité ou non.
Une fois nous étions allés au Japon et on nous traita avec un immense respect même dans un village. Nous venions d’entrer dans un magasin parce qu’il pleuvait et en fait les gens du village s’inclinèrent littéralement devant nous. Nous ne comprenions pas ce qui se passait et ils nous firent des cadeaux. A la fin nous demandâmes à l’interprète pourquoi ces gens se montraient si humbles devant nous. Ils répondirent : « C’est parce que vous appartenez à une famille royale ». Je dis : « Mais non ! Nous n’appartenons pas à une famille royale. Et comment le sauraient-ils ? » « Non ils ne le savent pas mais c’est parce que vos cheveux sont bien peignés, les cheveux de vos filles sont soignés et ils brillent et vous n’allez pas chez des coiffeurs ». « Ah ! » dis-Je, « Est-ce là le signe de la royauté ? » « Oui, c’est ainsi dans la famille royale. Ils ne confient pas leur tête aux mains d’autrui ! » Nous fûmes vraiment étonnés ! Imaginez les Japonais qui pensent ainsi !
Le discernement veut que vous soyez semblables à une reine et que le mari soit pareil à un roi, mais non pas comme ce roi qui tua ses sept femmes mais comme un roi qui respecte sa femme.

Si vous n’êtes pas capables de respectez votre femme, vous ne pourrez jamais être un Sahaja Yogi. Le respect est différent du fait d’être romantiquement amoureux. Dans ce dernier cas Je pense que vous n’avez aucun respect.

Le fait de respecter votre femme est un élément très important dans Sahaja Yoga. Et à cet égard Je dirais que les Indiens ne sont pas très bons mais Je connais aussi certains Occidentaux assez bizarres. Votre dignité est diminuée si vous n’êtes pas capables de respecter votre femme. Chez les Indiens, et particulièrement les Indiens du Nord, pas ceux du Sud, ce respect de leur femme fait défaut. Ils n’ont pas non plus le discernement qui permet de voir que si la femme n’est pas respectée, les enfants à leur tour n’auront pas de respect pour elle alors qu’elle a la responsabilité des enfants.
Mais le pire effet du manque de discernement au niveau du Nabhi, est le fait de ne pas écouter ce que vous dit votre gourou. Cent fois Je peux répéter quelque chose aux Sahaja Yogis et ils ne M’écoutent toujours pas. Ils feront encore et toujours ce que la mode exige ou ce qui correspond aux normes dans leur tête. Il est dit qu’écouter son gourou est identique à obéir à Dieu Tout Puissant. Quoiqu’Il dise, cela doit être accepté comme une grande bénédiction, comme une grande occasion d’être corrigé et il faut s’y plier et non pas éviter d’en tenir compte comme c’est le cas.

Comme vous le savez, votre Mère est votre Gourou et Elle est votre Mère. Elle est également Mahamaya. Elle est aussi Adi Shakti. Et Elle a tant de douceur et tant de bonté ! Elle vous dit certaines choses pour vous corriger. J’ai fait tant de discours pour vous dire ce qui est important ! Mais vous, vous devriez ouvrir votre cœur et vous en remettre totalement à votre gourou, alors seulement la maturité vous viendra. Ce n’est pas possible autrement, Je regrette de le dire.

Je ne tiens pas spécialement à ce qu’on s’abandonne à Moi ou qu’on touche Mes pieds ou que l’on tombe à Mes pieds, c’est quelque chose que Je ne comprends pas. Je veux dire que c’est quelque chose dont Je ne suis pas consciente, cela ne Me touche pas, cela ne fait aucune différence pour Moi. Même lorsque vous chantez le « Jai » de Mon Nom, J’ai l’impression que vous le chantez à une certaine Mataji Nirmala Devi et que c’est son « Jai », à la troisième personne. Et quelquefois il Me semble que Je vais dire le « Jai » avec vous ! Lorsque vous chantez Swagatam, Je crois toujours qu’il doit y avoir un chant « Mataji Nirmala Devi Swagat » et qu’on le chante à quelqu’un d’autre.

Mais pour votre bien, pour cette croissance pour laquelle vous êtes venus ici – vous n’êtes pas venus ici seulement pour gaspiller votre temps mais pour vous élever – et, dans ce but, il est essentiel d’obéir à tout prix quelle que soit la chose que Je vous dise.

Pourtant Je ne dis jamais rien qui puisse vous incommoder. Je ne vous dis jamais de renoncer à manger ou de cesser de boire de l’eau, rien de cela. Mais c’est par paresse que les gens ne font pas grand chose et, si ce n’est pas de la paresse, c’est qu’ils ne savent tout simplement pas combien c’est important. Ou bien encore ils ne se sentent pas à l’aise.
Le discernement consiste donc à savoir que le Gourou est Parabrahma, n’importe quel Sat Gourou (gourou authentique). Alors combien plus lorsque c’est le Parabrahma lui-même qui est votre Gourou !
Moi Je ne dis pas les choses avec autant de dureté que les gourous en avaient l’habitude. Je veux dire que, si vous lisez des choses à leur sujet, vous serez choqués. Tandis que Moi, quoi que Je dise, chaque mot, vous devez le remarquer, est pour votre bien et pour le bien du monde entier. Et en n’y obéissant pas, non seulement vous compromettez vos propres chances mais aussi les chances du monde entier. Vous comprenez donc combien il est important si, étant le disciple, vous êtes béni par votre gourou. Toutes ces choses ont été écrites au sujet des gourous mais Moi Je dis que vous n’êtes pas seulement Mes disciples mais vous avez obtenu votre Réalisation. Vous êtes des Sahaja Yogis. Vous avez reçu tous les pouvoirs. Vous savez toute chose. Vous êtes des personnes si spéciales.
Parmi de telles gens, il ne devrait pas exister de différence d’opinion parce qu’à tout moment vous avez la même connaissance d’une chose et qu’il ne peut alors pas y avoir de dissension, pas de querelle, il ne peut y avoir aucun conflit. Mais le discernement devrait vous dicter : « Notre Gourou est une Mère. Elle est très douce, Elle est très tendre, Elle est très bonne. Je sais cela ».

L’autre jour Mon frère Me disait : « Mais quelle sorte de gourou es-Tu ? Quand mon gourou m’enseignait le tabla, il avait l’habitude de me casser le tampura sur la tête et, même si je ne jouais faux qu’une seule note de percussion, il allait chercher son marteau et menaçait de me casser les ongles ! » Je lui dis que Je n’avais pas besoin de faire tout cela, que ce n’est pas nécessaire dans Sahaja Yoga parce qu’ils sont disciplinés d’eux-mêmes. »

Il faut donc qu’il y ait ce processus d’autodiscipline, comme on peut l’appeler, au niveau du chakra du Hamsa qui est celui qui sait ce qui est juste et ce qui est faux, qui est celui par lequel nous pouvons accomplir cela, c’est-à-dire que, quelle que soit la chose qui est juste, c’est celle-là que nous faisons, autrement nous renonçons à tout ce qui est faux.
Puis vient le chakra du Cœur. Nous parlons d’amour, nous parlons de ceci, de cela. Oh on peut tellement parler d’amour en Occident – ce qui n’est jamais le cas en Inde – mais il n’y a en fait aucun amour ! C’est un tel amour de l’argent, un tel amour pour obtenir des places élevées mais ce n’est pas de l’amour pur, nirvach. Il n’y a pas cet amour-là.
Ainsi le discernement entre votre famille et la famille des autres, c’est cela qu’il faut voir très clairement, et vous saurez alors que vous commettez une erreur. Le cas est plus fréquent en Inde qu’ici à l’étranger.

Ainsi qu’un couple reste en arrière et qu’ils viennent [Me parler] l’un après l’autre, c’est d’accord. C’est bien, les couples ça va, mais qu’ils n’amènent pas leurs oncles, leurs tantes, les parents de leurs tantes, leurs propres parents et encore les grands-parents et tous ces gens en même temps ! Ils viennent tous ensemble, jamais un à un. Ils viennent toujours groupés en peloton, tous sur la même ligne. Je l’ai vu ! Il n’y a aucun discernement alors pour se dire : « Pour ce qui concerne Mère, nous sommes des individus. Elle est notre Mère, Elle est notre Gourou et nous devons lui faire face individuellement et non pas prendre tout cet attirail familial avec nous, toutes nos connaissances : « Mes frères ou mes sœurs ou mon ceci et mon cela. »

Ainsi le discernement, en ce qui concerne le Gourou, est extrêmement important dans Sahaja Yoga.
Vous m’avez demandé de vous expliquer comment la force de la gravité agit à travers le Nabhi. Cela ne fait plus aucun doute.
Mais, au travers du chakra du cœur, si vous gravitez autour de gens ou de ce que vous nommez le charisme d’une personne ou d’une sorte de non sens ou du charme de quelqu’un, cela veut dire que vous êtes attirés par quelque chose d’extrêmement superficiel et non pas par quelque chose qui comporte de la gravité en elle.
Par conséquent, au niveau du cœur, le discernement consiste à entretenir une relation qui est tellement détachée que vous en nourrissez tout, chaque partie de votre famille.

En fait l’une est attachée au mari, l’autre est attachée aux enfants, le troisième est attaché aux chiens, un autre n’est attaché qu’aux plantes. Tout cela fait preuve d’un grand manque de discernement ! Vous devriez être pareillement attaché à toute chose, Je veux dire que vous devriez être tellement détachés que votre attachement est égal pour chacun.

Le détachement ne signifie pas que vous ayez insuffisamment de vêtements. Ce n’est pas cela. C’est une idée fausse. Le détachement cela signifie que vous regardez toute chose et que vous ne vous impliquez avec personne. Vous êtes extérieurs à cela et vous voyez tout. En l’observant vous êtes en état de témoin. Si vous avez ce genre d’amour pour quiconque alors vous recevrez encore bien davantage les bénédictions avec une telle personnalité.
Voici maintenant le discernement du Vishuddhi qui est un autre point très important.

L’autre jour quelqu’un est venu me voir et sa main droite était glacée. Je lui ai demandé ce qu’elle faisait, elle m’a répondu qu’elle travaillait comme secrétaire, cette dame. « Que faites-vous ? » « Je tape beaucoup à la machine ». Je lui dis : « Pratiquez Sahaja Yoga et, avant de vous mettre à la machine, dites seulement ‘Namaskar’ à ce travail que vous devez faire, ainsi ce sera comme si ce n’était pas vous qui deviez le faire. Vous ne faites que taper à la machine mais ce n’est pas vous qui faites le travail, vous ne faites rien. »

Il y a des gens qui Me disent que Je voyage tellement mais Je ne voyage jamais ! Je suis assise ou bien Je marche. Où est-ce que Je voyage ? C’est l’avion qui voyage, Moi Je suis seulement assise dans l’avion ! Je ne voyage jamais comme le fait Superman ! Moi, Je suis assise bien confortablement. Où donc est-ce que Je voyage ? Si je commence à penser que Je voyage tellement, que Je fais tel travail et encore tel travail, certains diraient : « Mère, vous travaillez tant ! » Je veux dire qu’en fait, Je ne fais rien ! Vraiment Je vous assure que Je ne fais rien ! D’accord ? Voici que Je parle. Eh bien, Je me contente de parler, c’est tout. Et même ce discours, ce n’est pas Moi qui le fais, il sort de Moi simplement, comme une radio. Est-ce que vous diriez que la radio fait un travail quelconque ? C’est juste une radio !
En réalité Je ne fais rien du tout. Alors, quand Je ne fais rien, pourquoi devrais-Je Me sentir fatiguée ? Pourquoi serais-Je épuisée ?

Ainsi c’est ce sentiment de : « Je fais ceci et c’est moi qui fais cela » qui est à l’origine de la création de vos problèmes d’ego à l’intérieur de vous. Aussi, afin d’utiliser le discernement sur cet ego et le ramener à sa juste place, il existe ces filaments de Ida et Pingala qui s’étirent [depuis le Hamsa Chakra] à leur sommet [de l’ego et du superego] afin de les faire descendre. C’est comme un frein et un accélérateur.
Si quelqu’un a trop d’ego, alors le discernement lui fait défaut. Dès qu’il fait quelque chose, il pense : « J’ai fait ceci, j’ai fait cela ». C’est le style « Humpty Dumpty » [qui est grimpé sur un mur et qui est tombé] comme ils disent. Et alors il s’aperçoit tout à coup que c’est fini et qu’il a été bien stupide d’avoir eu tant d’ego. Que va-t-il dire alors ? Il dira : « D’accord Mère, c’est Vous qui faites à ma place. C’est Vous qui accomplissez le travail. » Et voilà, c’est fait !

Evidemment ni Moi, ni vous, nous ne faisons quoi que ce soit. Si simplement vous dites : « Mère, s’il vous plaît, faites cela à ma place », c’est fait ! Si vous dites : « Mère, venez dans ma tête », Je viens dans votre tête ; « Venez dans mes yeux », Je viens dans vos yeux. Dites ce que vous voulez, Moi Je ne fais rien, ni vous non plus vous ne faites rien, cela se fait tout seul ! C’est quelqu’un d’autre qui fait les choses. D’accord ? Vous n’avez pas besoin de vous en préoccuper : « Quelqu’un le fait, mais tant que ce n’est pas moi qui le fait, je suis détendu et je ne me fais pas de souci. Cela ne me dérange pas. »
Le Vishuddhi est donc un centre très très important et particulièrement pour vous les Américains, les Sahaja Yogis américains. Vous devez savoir qu’être dans le Vishuddhi cela veut dire que vous êtes « en charge de » tout en ne faisant rien, mais « en charge de ». Comme ces deux mains sont ici.
Et vous devez savoir que c’est le chakra du Vishuddhi qui contrôle les deux chakras les plus importants que sont le Lalita Chakra et le Shri Chakra. Pensez donc à cela, combien le Vishuddhi est important et combien importante est l’Amérique ! Rendez-vous compte ! Mais personne n’en est conscient. L’Amérique, cela veut dire Las Vegas puis toutes ces plages épouvantables. Horrible, horrible, horrible ! Personne ne sait ce qu’est l’Amérique, ce que cela signifie d’être en Amérique, quelle est notre responsabilité.
Tout cela vous viendra lorsque vous permettrez à votre Kundalini de se trouver là-haut. Là, vous êtes absolument détachés, vous êtes branchés à la centrale, comme ce micro, et tout le travail est fait par la centrale. Vous, vous n’avez rien à faire.

Alors, quand vous êtes détachés du fait de faire quelque chose, d’apprécier quelque chose ou de le condamner, ou de le juger, quand vous ne faites rien de toutes ces absurdités, alors cela veut dire que vous êtes totalement détachés au sens réel du terme.

Et cela se prolonge jusqu’à l’Agnya Chakra. On peut dire que tous ces pouvoirs de discernement sont à l’intérieur de vous. Ils sont innés, ils sont spontanés. Et vous, il vous suffit simplement de leur permettre de grandir en méditant, en vous observant vous-même à chaque minute, à chaque seconde, pour voir si vous êtes en train de vous réjouir vous-même ou non.
Ainsi tout le discernement repose sur un point, à savoir combien vous éprouvez de joie d’être dans Sahaja Yoga. Quelle bonne chose !

Comme hier J’ai rencontré toutes sortes de personnes et certaines pensaient que Je Me fatiguais trop. Mais non, non, non, non, pas du tout ! J’étais heureuse de chacun d’entre eux ! En fait c’était grandement plaisant, extrêmement plaisant.

Prenez une personne qui vient vous parler. Vous parlez à cette personne. Il y a un véritable décor dramatique derrière chacun et vous découvrez de quelle mise en scène cet individu faisait partie. Il n’y a pas besoin d’aller au théâtre ou au cinéma ! Chacun est une pièce de théâtre. C’est très amusant si vous vous contentez seulement de voir le spectacle et si vous savez que tout ce qu’il faut faire c’est de regarder le décor dramatique. Vous devez le voir.
La seule partie pénible c’est que, en tant que Gourou, Je dois vous dire que telle ou telle chose n’est pas bonne. C’est la seule chose qui Me fait mal. Je souhaiterais pouvoir l’éviter d’une manière ou d’une autre mais ce n’est pas possible. Car de l’obscurité vous devez venir à la lumière et vous tenez Ma main, aussi dois-Je vous dire : « Faites attention, c’est un sentier très très étroit et vous pouvez dégringoler des deux côtés, dans Ida et dans Pingala.

Alors tenez Ma main bien fort. Nous devons aller plus loin. Plus loin. Plus loin. Ne regardez ni de ce côté-ci, ni de ce côté-là. C’est tout.

Et voilà ce qu’il en est lorsque vous avez le discernement de mettre votre main dans la main de votre gourou. Alors vous ne faites rien. Simplement vous regardez chacun, vous voyez chacun et la seule chose que vous faites, c’est vous réjouir.

Que vous le fassiez ou non n’est pas la question mais vous êtes dans l’état où vous jouissez de tout, complètement dans cet état de joie, et c’est cet état que nous devons atteindre et cet état devrait faire partie intégrante de notre être.
Vous êtes arrivés jusqu’au Hamsa Chakra et la Kundalini est maintenant prête à l’ouvrir beaucoup mieux car Elle sait que vous êtes dans cet état. Elle vous connaît désormais. Elle vous connaît très bien et la Kundalini sait que vous êtes maintenant capable de traverser l’Agnya. L’attention peut passer à travers l’Agnya parce que vous possédez le discernement. Vous vous êtes dégagés vous-mêmes de tous ces fardeaux et des autres choses, et vous arrivez maintenant à passer à travers cet Agnya.

Avant la Réalisation, ces gens qui ont fait preuve de discernement sont les mieux équipés pour s’élever. Ce sont des gens solides. Mais tous ceux qui sans cesse sont tombés et sont remontés, sont tombés et sont remontés, sont tombés et sont remontés, ils catchent [leurs chakras se bloquent] toujours et encore.
A ce point là, le discernement consiste à savoir que vous êtes ici pour votre ascension spirituelle et rien d’autre. Et c’est une chose qui doit seulement se produire spontanément en recherchant simplement la Joie et les choses qui donnent de la Joie.

Ce n’est pas si difficile si vous voulez bien permettre à la spontanéité d’opérer. Mais des gens M’ont dit : « Mère, nous devons faire ceci, nous devons faire cela. Quoi faire ? Ceci et cela? » Mais laissez donc quand c’en est là ! Laissez-le donc et tout se fera tout seul. Ce n’est pas vous qui faites quoi que ce soit. Vraiment vous ne faites rien. C’est ce pouvoir omni-pénétrant qui est tellement efficace, c’est lui qui fait toute chose pour vous.

Il y a un point que Je voulais soulever avec vous au sujet de la vie d’ashram comme on l’appelle. Nous avons des ashrams et des ashrams et encore des ashrams partout. L’ashram est un monde en miniature qui est le symbole du monde idéal des êtres illuminés. Il n’est pas seulement destiné aux gens qui n’ont pas de maison : « D’accord, vous n’avez pas de maison. Eh bien venez puisque vous n’arrivez pas à payer votre loyer. » C’est destiné aux personnes d’une certaine qualité.

De plus, dans l’ashram, vous devez vous rendre compte que vous êtes sous la loupe et qu’il vous faut donc être attentifs. Quelqu’un vous observe. Vous êtes maintenant dans le champ de la caméra. Vous êtes maintenant dans l’ashram.

Alors commençons par le commencement, comme Je le disais, par le Mooladhara dans l’ashram.

Je crois que la plupart d’entre vous avez résolu cette question, à savoir qu’il faut maintenir une atmosphère extrêmement pure. Pourtant J’ai vu certains fous, même dans l’ashram, qui commencent à se comporter d’une manière qui ne montre pas du tout que ce sont des ashramites. Leur attitude est quelquefois si bizarre concernant le sexe que Je n’arrive seulement pas à comprendre. Il en est de même en ce qui concerne la relation entre mari et femme : ou bien ils se disputent à coups de poings ou à coups de pieds, ou bien ils sont totalement soumis et asservis l’un à l’autre.
C’est un tel malentendu qui se crée quand le Hamsa Chakra n’est pas illuminé. Il nous fait adopter juste comme allant de soi des comportements qui, déjà depuis si longtemps, se sont avérés dangereux pour nous et notre société. Et nous recommençons à faire la même chose. Et même si nous ne nous abaissons pas jusqu’à un tel niveau, malgré tout nous essayons de frayer avec de telles personnes, nous essayons soi-disant de les aider, nous essayons tout le temps de faire quelque chose pour eux de quelque manière.

Nous avons si peu de discernement que nous essayons de tout faire pour les autres, n’importe quoi. Soit il s’y mêle une passion quelconque ou une sorte d’obsession ou bien une sorte de gain ou quoi que ce soit. Alors cela est dépourvu de discernement, absolument sans discernement puisque vous, vous n’avez rien faire, cela coule tout seul et va vers chacun.

Par conséquent, dans l’ashram, la vie devrait être très pure, les relations devraient être très pures, et on devrait respecter les plus âgés. Ceux qui ne sont pas capables de respecter leurs aînés auront toujours un problème au Vishuddhi droit. Ils doivent savoir comment respecter leurs aînés et avoir un respect adéquat pour celui qui représente votre gourou.
Les autres chakras doivent être considérés de la même manière.

Veillez dans l’ashram à avoir des choses qui soient spontanées et repoussez ce qui est artificiel ou qui ne plaira pas à votre Gourou.

Je n’aimerais pas, par exemple, y voir des peintures bizarres, ou bien des espèces de sigles bizarres et stupides. Dans un ménage qui est Sahaj, chacun qui y vient devrait avoir ce sentiment que c’est un ashram, propre, soigné et rangé, et l’ashram devrait également être un lieu de paix, de bonheur et de joie. Si quelqu’un vient dans cet ashram, il devrait ressentir : « Quel endroit extraordinaire j’ai trouvé ! Quel merveilleux endroit ! J’aimerais aussi pouvoir y habiter ! » Il n’y a que votre discernement qui puisse engendrer cela, à savoir que tout ce que vous créez, tout ce que vous faites, c’est pour le mieux-être.
Et maintenant qu’est-ce que Je fais ? Si vous M’apportez de l’eau, J’y mets simplement Ma main. Je ne la vibre pas, Je ne fais rien pour la vibrer, J’y trempe seulement Ma main. Quand c’est fini, elle est vibrée ! Alors pourquoi devrais-Je accepter quelque crédit que ce soit pour cela ? C’est juste vibré. C’est tout ! Mais Je n’ai rien fait, Je n’ai rien fait d’autre. Je ne fais rien. J’y met juste Ma main. C’est tout ! C’est vibré !

De la même manière, lorsque vous faites quelque chose, il vous suffit de penser : « Je ne fais rien ». Si cette main, Je la mets ici et qu’il y a de la couleur rouge sur Ma main, l’eau deviendra rouge. Alors qu’ai-Je fait ? Rien ! Rien du tout ! De même il y a des vibrations dans Ma main. Si Je la mets dans l’eau, l’eau sera vibrée. Et alors ?
Et dans les ashrams, Je l’ai vu, les gens ne sont pas alertes du tout.

S’il y a un appel téléphonique, il se perd ou on ne laisse pas le message. Pire: celui qui l’a reçu ne transmet pas le message à la personne voulue.

Mais même dans les ménages il faut faire attention et être alerte. Ainsi placez là une feuille ou un calepin où vous pourrez noter les appels téléphoniques du jour. Notez-les l’un après l’autre, ainsi quand la personne concernée aura vu le message, cette personne pourra rappeler.

Ce n’est qu’un exemple que Je vous donne pour vous montrer combien vous devez être alertes à tout propos. Si par exemple vous allez cuisiner, vous devriez savoir combien de personnes seront à table. Mais s’il y a dix personnes, il n’y aura de nourriture que pour deux. Et s’il y a deux personnes, alors il y aura de la nourriture pour dix ! Et ensuite, on jette la nourriture parce qu’après tout… Tout cela est absurde !
J’aimerais vous raconter une histoire sur Mahatma Gandhi. J’étais dans son ashram. J’étais très jeune à cette époque mais cela est resté gravé dans Ma mémoire. Ainsi il voulut que tout le monde reste à manger à midi. Mais les gens dirent qu’ils devaient aller quelque part. Il leur dit : « Ca va, vous pouvez quand même prendre votre repas avec moi. » Ils tenaient une conférence, tous des gens importants qui siégeaient là. Alors il se leva, il avait les clés attachées à son cordon sacré. Il sortit et avec sa clé il ouvrit le garde-manger et prit les quantités voulues, une once par personne. Il était là debout. Tout fut pesé et sorti pour être cuisiné. Et tous ces gens étaient là dont Maulana Azad qui dit : « Nous ne savions pas, Monsieur, que vous deviez faire tout cela vous-même, rester là avec vos clés, sortir la nourriture. Vous avez gaspillé tant de temps pour nous. » Il dit : « Quoi ? Gaspillé quoi ? » « Oui, pour cela vous avez dû venir ici et prendre la nourriture ! » « Savez-vous, leur dit-il, que ceci est le sang de mes paysans ? »

Il y a tant de gens qui meurent de faim dans ce monde et si vous jetez de la nourriture comme cela, Je vous assure qu’un jour vous aurez faim. Vous ne pouvez pas insulter pareillement la nourriture mais vous devez faire attention.
Même dans un ashram – Je l’ai vu se produire en Autriche et cela se passe partout – vous allez leur demander : « Est-ce que vous avez du ghee [beurre clarifié] ? » – « Non. » – « Alors qu’est-ce que vous avez comme huile ? » Ils vous disent : « Quelle huile ? » et ça continue tout le temps comme ça. « Mais voyons, quelle huile avez-vous ? » Mais personne ne sait quelle huile ils ont. Ils ne le savent pas. Ils ne lisent pas le nom de l’huile qu’ils ont. Alors quelqu’un amène une bouteille d’huile. Je lis : huile de ricin. « De l’huile de ricin ? » « Oui, nous en avons plusieurs bouteilles » Je leur demande : « Est-ce que vous savez à quoi sert l’huile de ricin ? » « Non, Mère. » « Est-ce que vous l’utilisez pour faire la cuisine ? » « Je ne sais pas. » Mais d’où venez-vous ? D’un asile de fous ou quoi ?

Le problème c’est que vous n’êtes pas alertes. Alors il faut vous lever à quatre heures ou quatre heures et demie. Je ne dis pas « Vous devez le faire » mais disciplinez-vous vous-même car c’est à cette heure-là que vous recevrez cette faculté d’être alertes. C’est le premier jet des rayons du soleil qui vous donne cela. Vous Me verrez toujours éveillée tôt le matin, non pas que J’en aie besoin mais c’est pour votre bienfait à vous que Je me lève. Vous pouvez vous recoucher plus tard mais à ce moment-là, levez-vous. Ce sont les premiers rayons, le soleil apparaît beaucoup plus tard. Les rayons viennent les premiers. C’est cela qui vous permet d’être alertes. Ensuite faites votre toilette, faites vos Pujas, vous voilà prêts. A six heures, vous voilà prêts et alertes.
Mais cette faculté d’être alerte devrait se manifester à propos de tout.

Supposons que Je vous demande : « Où avez-vous acheté ceci ? » Vous ne devriez jamais l’ignorer. Ou bien : « Où avez-vous fait faire cela ? » Moi Je sais tout, si vous Me le demandez. Je ne saurai peut-être pas pour une telle chose mais Je peux trouver où vous l’avez acquise et Je saurai. Il faut être alerte à tout propos : au sujet de ce que nous possédons, des choses que nous avons dans l’ashram, les tenons-nous propres ou non, ou bien sommes-nous négligents, totalement négligents, ne connaissant rien ? C’est la grande mode de dire : « Je ne sais pas ». Je ne pose pas de questions absurdes comme de savoir combien de cheveux vous avez sur la tête ou combien il y a d’étoiles. Mais c’est une question simple que de demander : « Combien avez-vous de tasses ? »
C’est la même chose pour les hommes. Ce ne sont pas seulement les femmes mais les hommes non plus ne sont pas alertes comme ils devraient l’être. Il n’y a pas de communication entre nous Ils sont plus alertes parce qu’ils sont du côté droit mais ils ne sont pas alertes quant aux sentiments des autres.

Comme ce mari qui est très dur envers sa femme et qui l’insulte sans cesse. Pour qu’il devienne alerte, il faudrait demander à cet homme dans un ashram de se raser la tête, de raser sa moustache et de se promener uniquement en pyjama (tenue blanche), et s’il se conduit encore mal, allez chercher un âne et faites-le asseoir dessus. Et s’il se conduit encore mal, dites-lui : « Pas d’eau pour toi ! Débrouille-toi ! ». Voilà les châtiments qui devraient être infligés à un homme qui se conduit de la sorte, qui n’a pas de sentiments émotionnels pour sa femme ou qui la maltraite. Ou bien quelqu’un qui est très romantique, il faut aussi se moquer de lui !

Chez les hommes aussi la capacité d’être alerte doit être considérée comme très importante. Ils devraient également être alertes quant à savoir comment on dépense l’argent. Vous savez très bien comment ils ont mal dépensé Mon argent à l’ashram de San Diego. Personne ne s’est même inquiété de savoir ce qui s’était passé. Ils paient leur loyer, point final ! Où passe l’argent ? Que font-ils pour y remédier ? Personne n’est au courant. Vous leur demandez : « Avez-vous trouvé où ils envoyaient l’argent ? M’ont-ils envoyé Mon argent, Mes loyers ? » Ils n’en pensent rien : « Nous ne savons pas, Mère. Nous n’avons rien vu. Nous ne nous en sommes pas inquiétés. »
Il faudrait être alerte et savoir quelle somme va où, où l’argent est dépensé, combien vous en avez encore et toutes ces choses. Vous allez dans un ashram et vous leur demandez : « Alors, combien d’argent vous reste-t-il ? En résumé vous ne savez pas combien d’argent il vous reste. » « Non Mère. Vous savez, on est allé à tel endroit et on a acheté 20 boîtes de poisson et alors tout l’argent a été dépensé. » « Mais pourquoi ? Pourquoi avez-vous acheté 20 boîtes ? » « Parce que les femmes ont dit que c’était mieux d’acheter 20 boîtes. » « Mais combien êtes-vous à manger ? ». Et c’est comme ça, ils n’ont aucune idée, aucune vivacité, rien. Tout est incohérent.
A quelle heure les gens se lèvent-ils ? A quelle heure vont-ils se coucher ? Que font-ils et à quelle heure ? Personne n’est au courant à ce sujet parce que dans Sahaja Yoga vous êtes votre propre gourou. Tout le monde est un gourou. De grands gourous que voilà !

Vous êtes votre propre gourou, cela ne fait pas de doute mais vous devez avoir cette autodiscipline. Pour être un gourou vous devez avoir de l’autodiscipline et de la détermination. Une détermination totale pour vous élever plus haut, vous élever par tous les moyens possibles, faire n’importe quoi qui sera nécessaire à votre ascension. Voilà le signe d’une personne qui sera un gourou !

Il n’y a pas de communication. Il y a un manque de communication. Il n’y a pas de compréhension mutuelle. Il y a des problèmes. Il n’y a aucun lien émotionnel avec qui que ce soit. Ce n’est pas cela un ashram !
Une autre histoire que Je peux vous raconter parce que J’ai vécu dans l’ashram de Gandhi. Evidemment nos ashrams ne ressemblent en rien au sien. Dans son ashram vous deviez vous lever à 4 heures, vous laver à l’eau froide et vous rendre à vos prières (prathana) et vous pouviez voir tous les serpents circuler autour de vous. Et quand vous étiez là à faire vos prières avec tous ces serpents, il pouvait bien y en avoir un sur lequel vous vous étiez assis, mais aucun serpent n’a jamais mordu personne. Et vous n’étiez pas supposé dire quoi que ce soit ! Et aussi ce monsieur, vous voyez, Gandhi, il marchait tellement vite, il ne pesait presque rien aussi avait-il l’habitude de juste sautiller. C’est ainsi que J’ai appris à marcher vite parce qu’avec lui il fallait vraiment courir !

Et puis toute la nourriture était juste bouillie sans sel. Vous pouviez bien en mettre si vous vouliez et alors il ajoutait de l’huile que vous n’auriez pas appréciée en telle quantité. Si vous le désiriez vous pouviez avoir encore de l’huile en plus. Il disait : « Il faut dompter votre langue. Pourquoi votre langue exigerait-elle une certaine sorte de nourriture ? » C’était pire que le Zen, Je peux vous l’assurer. Même Zen a beaucoup essayé de pratiquer cela avec ses disciples. Il avait l’habitude de préparer des plats qui étaient aussi amers que la quinine à la puissance 108 et, pour compenser cela, des douceurs sucrées à la puissance 108, de telle sorte que votre langue fût enfin à sa place. Ainsi en était-il de l’éducation de la langue.
Ensuite, la manière dont vous parlez. Que dites-vous ?. Ne faites-vous que bavarder ? Mais vous êtes un Sahaja Yogi ! Chaque mot que vous prononcez est un mantra !

Ces ashrams sont bien plus élevés et bien plus extraordinaires que tous les ashrams du monde, même plus que l’ashram de Gandhi ! Savez-vous que vous êtes les instruments de Dieu Tout-Puissant, que lorsque vous parlez chacune de vos paroles est un mantra et quel que soit votre désir, c’est un ordre?

A moins que vous ne vous rendiez compte de cela, que vous soyez alertes à ce sujet, nos ashrams ne ressembleront qu’à des orphelinats !

Les gens aimeraient que le leader soit gentil, soit un « petit trésor », pour pouvoir bien le manger. Ou alors il en arrive un qui est super strict, c’est un nouveau Hitler. Il n’y a aucun discernement pour comprendre qu’il faut être strict et en même temps aimant, avoir de la sollicitude et être un protecteur.

Tant de choses pourraient être dites avec humour afin que ce ne soit pas comme un coup de poing que l’on décoche aux gens.
Mais un Sahaja Yogi devrait s’estimer hautement honoré que Mère lui dise qu’il faut faire ceci ou cela, honoré qu’Elle ait tant de sollicitude pour vous, votre famille, vos enfants et votre ashram.

Cette faculté d’être alerte devrait également apparaître dans la mentalité des hommes de l’ashram pour savoir comment se comporter, s’exprimer, que dire. Vous êtes les bouches de Dieu Tout-Puissant ! Comment pouvez-vous donc gaspiller votre temps en bavardages ?

Il faut donc réaliser comment il faut que se comporte une personne qui est la bouche de Dieu – vous Le représentez, c’est un fait réel – comment il convient de s’habiller, comment il convient de marcher, de s’asseoir, de manger.

J’ai été surprise d’apprendre que des gens buvaient de la bière dans l’ashram ! Je veux bien qu’elle soit sans alcool mais c’est de la bière faites de mélasse. Et de toute façon c’est de la bière. Comment pouvez-vous boire cette mélasse ? Vous êtes-vous jamais approchés d’une usine de canne à sucre, l’odeur de la mélasse ? Et c’est cela que vous avalez !
Alors quoi que vous mangiez, quoi que vous dépensiez, quoi que vous prononciez, Je veux dire quelle que soit la manifestation extérieure, ce qui se manifeste à l’extérieur doit exprimer ce qui se trouve à l’intérieur de vous.

Il vous faut donc développer votre Hamsa Chakra au moyen de l’autodiscipline et de l’introspection : « Je suis un Sahaja Yogi, pourquoi est-ce que je fais une telle chose ? » Posez-vous cette question chaque matin et chaque soir. Je vous en prie mettez par écrit la réponse à : « Qu’ai-je fait pour Sahaja Yoga ? »

Nous nous divertissons, nous avons de la musique, nous avons tout mais toutes ces choses devraient être faites avec dignité.

Même en ce qui concerne la danse, J’ai demandé d’apprendre certains rythmes. Autrement il y en a qui trottent et d’autres qui galopent ! Et alors vous ressemblez à des chevaux. Cela paraît tellement bizarre ! Il devrait y avoir de la douceur, de la compréhension du rythme et des modèles de rythme. Apprenez à mieux danser. Exercez-vous ! Cela peut très bien se faire à la maison, apprendre comment il convient de danser pour les femmes, comment elles devraient marcher. Parce que votre expression tout entière est l’expression de Dieu Tout-Puissant.

Ainsi apprendre quelles doivent être vos relations entre vous, comment vous devez vous exprimer, quand vous devez vous lever, quand vous devez vous coucher…
Tout peut changer si vous devenez réellement conscients du fait que vous représentez Dieu Tout-Puissant qui est la source du discernement.

Par le discernement vous apprendrez tant de choses dont la première est la tolérance : « Ca va, nous arrangerons cela, cela marchera ». Vous apprendrez ce qu’est l’amour qui est détaché. Vous apprendrez ce qu’est l’humour qui chatouille mais qui ne blesse pas. Vous apprendrez également ce qu’il faut dire dans vos exposés et ce qu’il faut écouter. Grâce à toutes ces choses vous apprendrez comment accomplir les visions de Dieu Tout-Puissant.
Il Me fallait dire tout cela aujourd’hui qui fait évidemment partie du Vishuddhi.

Mais un autre aspect du Vishuddhi, c’est que vous êtes une partie intégrante du Tout, du Virata, et vous devenez des océans.

Vous devez donc être comme des océans. Les océans sont partout. C’est ainsi que vous réaliserez que cet océan qui est le vôtre est sans limites. Pas seulement l’océan mais la beauté de l’océan et la créativité de l’océan. Tout réside à l’intérieur de vous. Vous devez l’utiliser, vous devez le développer et le manifester. Car si vous êtes une partie intégrante du Virata, alors vous êtes le Virata, aussi combien vous devriez avoir de discernement !

J’espère que chacun d’entre vous saura que son comportement doit refléter un certain niveau, non pas superficiel ni timide, ni avide, évidemment pas concupiscent mais empreint de dignité, saint, royal, rempli de magnificence, de beauté et donnant la Joie.

Que Dieu vous bénisse.

Aujourd’hui Mon discernement Me disait tout le temps – J’ai donc dû Me forcer – que ce serait mieux de ne pas vous dire toutes ces choses déjà maintenant car sinon vous risquiez d’être choqués. J’espère que vous n’êtes pas choqués de tout ce que Je viens de vous dire.

Que Dieu vous bénisse.